LIONNEL LUCA S'OPPOSE AU NOUVEAU TRAITE EUROPEEN DE TRANSFERT DE COMPETENCE BUDGETAIRE: NOUS AUSSI AU NOM DE LA BAISSE DES CHARGES DES ENTREPRISES

Traité budgétaire européen: La droite aussi a ses nonistes

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Créé le 02/10/2012 à 03h29 -- Mis à jour le 02/10/2012 à 08h43
Le député des Alpes Maritimes Lionnel Luca lors de la convention UMP sur l'immigration, le 7 juillet 2011 à l'Assemblée nationale.

Le député des Alpes Maritimes Lionnel Luca lors de la convention UMP sur l'immigration, le 7 juillet 2011 à l'Assemblée nationale. WITT/SIPA

POLITIQUE - Nicolas Dupont-Aignan et Lionnel Luca mènent cette fronde suivie par une quinzaine de députés, notamment au sein de la Droite populaire...

Une plaque sera posée symboliquement mardi devant l'Assemblée nationale pour annoncer la transformation de la chambre en un «musée puisque le budget de la France sera désormais géré à Bruxelles». A la manœuvre de cette action contre le traité budgétaire européen: le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et l'UMP Lionnel Luca. A quelques jours du vote par le Parlement, la droite, qui a beaucoup glosé sur la division de la gauche, découvre qu'elle aussi a ses «nonistes». Une quinzaine, selon Nicolas Dupont-Aignan. «Les trois quarts des membres de la Droite populaire voteront contre le traité ou s'abstiendront», veut croire Lionnel Luca. Parmi eux, le député des Yvelines Jacques Myard, ou du Rhône, Philippe Meunier. S'y ajouteront la députée (non-inscrite) de Vendée Véronique Besse, et François-Xavier Villain (Union des démocrates et indépendants), député du Nord.

«Abandon de la souveraineté»

«Il y a deux leurres, explique Lionnel Luca. Le premier est de croire qu'on ne vote que la règle budgétaire. C'est bien plus que cela: il s'agit de la dépossession des droits du Parlement. Le deuxième est de croire que le traité est un texte sacré parce que c'est Nicolas Sarkozy qui l'a négocié.» Beaucoup de parlementaires UMP seraient en fait plus réservés sur le bien-fondé du texte, mais « leur réflexion est tétanisée» par l'ombre de l'ancien président de la République. Pas question pour autant de reconnaître une proximité dans le combat avec Jean-Luc Mélenchon. «Lui, son problème, c'est l'austérité. Nous, c'est l'abandon de souveraineté. Il y a une lecture socialiste et une autre, nationale, du traité.»