LA DROITE EUROREALISTE S'INVITE AUX MUNICIPALES : L'EXEMPLE DE SAINT-LAURENT DU VAR

Raymond Lévy (RPF) sonne la charge contre le mairePublié le samedi 26 octobre 2013 à 07h17

 

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Raymond Lévy, le candidat de la droite sans concession, entend « remettre Saint-Laurent-du-Var à l'endroit » face à « l'immobilisme de l'équipe Revel »Philippe Lambert
 
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Petit candidat cherche vent dans le dos. Depuis qu'il s'est lancé dans la campagne pour les municipales, Raymond Lévy se démène pour tenter de jouer dans la même cour que les candidats vedettes. Las, d'une campagne laurentine qui s'apparente jusqu'à présent à une mer d'huile. L'élection serait-elle déjà pliée avant même d'avoir débuté ? Pas pour le conseiller en gestion de patrimoine à Strasbourg. A 47 ans, ce père de trois enfants s'accroche, trépigne et veut croire que son heure viendra d'ici le premier tour. Mercredi soir, à l'occasion de sa première réunion publique, salle Ferrière, le candidat du RPF s'est rapproché « des Laurentins »et a évoqué « leurs souffrances, leur impatience et leur colère ».

« Notre ville est morte »

Il ne s'est d'ailleurs pas privé d'aller mordiller les mollets d'Henri Revel. « Le maire est à bout de souffle. Son équipe aussi. À part deux ou trois qui sont actifs, ils sont tous endormis. Tout est à l'abandon.» Parmi la trentaine de personnes présentes, une dame - vraisemblablement parmi ses supportrices - ajoute : « Tout sauf Montaleigne et le stade de foot ». La bordée fait mouche. Raymond Lévy ose même : « Notre ville est morte. Cagnes nous a écrasés. Mais on ne peut pas demander à M. Nègre de venir gérer notre commune ». Les mots claquent. Le maire sortant est clairement dans l'œil du cyclone. Et de tirer à boulets rouges sur « la décision d'Henri Revel de rejoindre la Métropole ». « Il donne 16,5 Me de taxe professionnelle pour un salaire de 3000 e. Toute notre richesse part à la Métropole. »

Entre ces salves, Raymond Lévy a dressé, au cours d'un discours inaugural d'une vingtaine de minutes, la liste de ses nombreuses idées et projets pour la ville. Pêle-mêle la destruction du Point du Jour, « les logements de la honte », comme il l'indique. Mais aussi la création d'une gendarmerie et/ou d'un commissariat. Sans oublier une caserne de pompier parce que les« Laurentins ont eu aussi le droit d'être protégés ». Une liste non-exhaustive de projets qui comprend également un marché provençal - « notre Cours Saleya à nous »- et une fête de village tous les mois - « Ici quand on fait une fête, c'est un fiasco », lance-t-il au passage -. L'éducation (« un lycée »), la culture (« un cinéma multiplex »), le logement (« priorité aux Laurentins pour le logement social »), le sport (« une piscine olympique », « le réaménagement des berges du Var pour faire une piste cyclable »), ne sont pas oubliés. Autre sujet d'importance : l'économie (« soutenir les commerçants du port, la zone industrielle, les petits commerçants et artisans et attirer de nouvelles entreprises »). Pour convaincre, il a en boutique un tas de formules : « Le monde est à l'envers, il faut le mettre à l'endroit ». L'œil conquérant, Raymond Lévy, candidat de la droite sans concession est apparu« sincère dans sa démarche », comme l'a remarqué Guy, un retraité affichant son « ras-le-bol de Revel »