EDDY PUYJALON: LE DEVELOPPEMENT DURABLE, IL Y A CEUX QUI DISENT ET CEUX QUI FONT

Eddie Puyjalon

laisse l'opacité gérer le dossier tout en critiquant les agissements assumés des autres, c'est toute la crédibilité d'une politique de développement durable qui en prend un coup…
Ainsi, dans ce cas précis, le déversement de cadmium, PCB, plomb, mercure, antibiotiques, principe actif des contraceptifs et autres molécules actives de nos boues résiduelles qui sont déversées dans la nature avec la bénédiction de responsables politiques ou administratifs en charge de l'environnement ne sont-elles pas alors des cas aggravants ? On peut se poser la question…
Ainsi face au coût du traitement et de destruction de ces résidus, on privilégie leurs épandages chez Dame Nature…. N'est-ce pas un procédé facile et moins onéreux ?… Alors même qu'il s'agit “purement et simplement” de pollution durable non évaluée, non suivie, non affichée, non assumée quand il ne s'agit pas de pollution dissimulée.
De même, sur la qualité de l'air et de l'eau, qui a le plus d'impact entre le visuel et le caché ? Le local et le mondial ? Le pêcheur, le chasseur et le pollueur ? L’agriculteur et le consommateur ?
En fait, c'est la somme de nos agissements quotidiens, annuels et personnels qui devraient en partie servir d'évaluation. Mode de consommation et mode de vie pour un bilan d'impact final de sa propre existence avec des mises en évidence. Là où l'écologiste utilisateur d'avions, de téléphones et d'ordinateurs portables, de voitures et du grand confort intérieur se retrouve avec un impact d'existence largement supérieur à celui de l'agriculteur ou le chasseur du fin fond d'une zone rurale !
En d'autres termes, le développement durable n'a toujours pas intégré toutes les mesures transversales nécessaires. Ainsi, dans de nombreux projets, la rentabilité et les retombées de l'affichage politique, de ses effets d'annonce ou d'incantation, sont bien souvent privilégiées à l'indispensable bilan carbone total : fabrication, vie et recyclage.
Dernièrement, des chasseurs d'une petite commune de Gironde se sont opposés à l'épandage de boues résiduelles provenant des stations d'épurations de la CUB dans leurs zones humides. Et ils ont eu la satisfaction d'être entendus par le Préfet de la Gironde qui a du fait interdit l'épandage.
De même, des citoyens-chasseurs ont mis œuvre une Journée de nettoyage de la nature. Cette opération était à l'initiative de leur “petite” association de chasse sur la commune de Landiras, aujourd'hui rejointe par la Fédération des chasseurs à l'échelle du département. Ainsi, au niveau de la Gironde, ce sont des tonnes de déchets qui sont ramassés dans la nature…
Comme quoi, on peut-être chasseur, pêcheur, et avoir un comportement responsable vis-à-vis de l'environnement, quoi qu'en disent leurs opposants ! La chasse, l'écologie qui agit, en somme !
Gardons-nous des accusations simplistes, pour que le citoyen lambda ait un comportement responsable envers le développement durable, il faut que la représentation politique donne d'abord l'exemple…
Le développement durable, il y a ceux qui en parlent et … ceux qui le font

Communiqué CPNT du Mardi, 05 Avril 2011

Semaine du Développement durable : il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font !
Pour CPNT, assurer le développement durable, c'est assumer son propre mode de vie en y intégrant son impact sur l'environnement, en évaluant ses propres incidences, en diminuant rationnellement ses impacts. Mais c'est aussi et surtout assurer l'équilibre, dans toute décision ou comportement, entre environnement, économique et social sans hégémonie de l'un par rapport aux autres. Cette notion de Développement durable a ainsi été galvaudée par les extrémistes de l'écologie qui ont voulu faire prévaloir le volet environnemental sur la dimension économique et sociale, fragilisant ainsi ce bon concept alors même que la notion équilibrée, portée par CPNT, de préserver l'environnement en respectant la place de l'Homme et de ses activités dans la Nature répond pleinement aux objectifs du développement durable.
Un exemple de ce déséquilibre néfaste et contre-productif porté par les tenants de l'écologie punitive et sanctuarisante ? Être chasseur et aimer la nature : contradictoire ? Non ! Il doit évaluer l'impact de ses agissements, savoir s'ils sont compatibles « durablement » avec son environnement et quelles mesures il apporte en contrepartie pour celui-ci. Inversement, lorsque le citoyen ne se pose pas la question de la destination des rejets de “sa” station d'épuration et qu'il