A TRAVERS LE PUY-DU-FOU, LES SOCIALISTES INCAPABLES DE "CREER" DES EMPLOIS S'ATTAQUENT AU BENEVOLAT SOURCE DE LIEN SOCIAL AU MOMENT OU LES NORMES EUROPEENES ACHEVENT LES PETITS COMMERCES ET AUBERGES

L’Association du Puy du Fou vient d’être informée d’un avant-projet de loi qui sera déposé sur la table du Conseil des Ministres dans les prochaines semaines. Le Ministère de la Culture et le Ministère du Travail veulent, à la faveur de ce projet, interdire le bénévolat à travers « les groupements d’amateurs de spectacles vivants en fonction de leur fréquence et de leur importance » (par référence à l’article L.8221-4 du Code du Travail). L’Association du Puy du Fou avait déjà combattu le projet Albanel du gouvernement Sarkozy-Fillon qui était un projet identique. Il ne s’agit donc pas d’un combat politique mais d’un combat culturel qui vise à ramener les hautes sphères au sens commun. Le Gouvernement actuel s’apprête à céder à la pression syndicale qui exige l’interdiction du bénévolat.

Le Puy du Fou lance l’alerte et appelle à la mobilisation toutes les grandes associations de bénévoles qui, sans le savoir, entrent dans le champ d’application de cette loi. Si cette loi est votée en l’état, c’est la mise à mort non seulement de la Cinéscénie du Puy du Fou mais de très nombreuses associations françaises à but non lucratif et qui font rayonner les activités culturelles et sportives du monde bénévole.

Au Puy du Fou, c’est une association sans aucun but lucratif qui, en faisant vivre la Cinéscénie avec 3 400 bénévoles, est en même temps l’employeur de 1 375 salariés dont une centaine d’intermittents du spectacle. C’est bien la preuve qu’il n’y a pas d’opposition ou de contradiction entre les bénévoles et les professionnels. Le bénévolat permet au contraire à beaucoup de professionnels de vivre. Vouloir les opposer relève d’une idéologie qui met l’argent au-dessus de la création.

Les amateurs producteurs de spectacle emploient des milliers de professionnels du spectacle ainsi que des formateurs et du personnel administratif. Toutes ces associations rayonnent et font vivre un tissu économique, payent des charges et des droits d’auteur qui nourrissent la création d’emploi. Le projet de loi entend faciliter l’emploi. Il le détruira. A tous ceux qui aiment le Puy du Fou et, plus largement, à tous ceux qui pratiquent le bénévolat et qui veulent sauver le spectacle vivant sous toutes ses formes, le Puy du Fou adresse cet appel : « Mobilisez-vous ! ».

Le Puy du Fou adresse aussi ce cri d’alarme au Président de la République : « en tuant le bénévolat français, en voulant tout codifier, tout monétiser, tout soumettre à l’argent, privé ou public, en prétendant tout réglementer, jusqu’aux cris du cœur et aux larmes d’émotion, vous allez tuer la meilleure partie de la France, celle qui s’exprime par le volontariat et, en décourageant le bénévolat associatif, vous allez vous priver de tout un monde qui génère une économie puissante et riche de nombreux emplois. » Ce projet de loi nous paraît dangereux, infondé et néfaste. Il s’appuie sur l’idée que les scènes françaises ne devraient être réservées qu’aux seuls professionnels. En d’autres termes, si l’on en croit ce projet, il faudra demain percevoir un salaire pour prétendre être un artiste.

Cette loi inique représente un danger majeur pour la création artistique en France. Des millions d’artistes amateurs dans notre pays ont su prouver, depuis des décennies, que le bénévolat est sans aucun doute l’une des toutes premières sources de création artistique. Tuer le bénévolat revient à tuer l’initiative populaire et la libre expression d’une passion. Une telle mesure aura pour conséquence inéluctable la disparition de très nombreux arts et traditions largement répandus et faisant la richesse de l’exception culturelle française.