UN SOUTIEN CONDITIONNE A...UNE RECHERCHE D'INDEPENDANCE STRUCTURELLE

Publié le par JEAN DU TERROIR

            Un éventuel soutien au chef de l'Etat de notre part ne peut se comprendre a priori que pour contrer une opposition irresponsable, ne comprenant d'ailleurs pas le lien entre l'endettement public et la finance spéculative, tout comme les pseudo-écologistes ne comprennent pas le lien entre keynésianisme mondialisé et pollution de la planète! Il ne peut évidemment être inconditionnel tant, malgré les insuffisances du régime et de la société de consommation de masse qui doivent bien entendu aussi être réformées à terme, nos exigences en termes de résultats doivent commencer à s'imposer peu à peu, et avant l'élection présidentielle 2012 en vue d'éviter un "clash" financier et sociologique et de favoriser la nécessaire transition vers l'économie durable, responsable et locale que j'appelle de mes voeux.

Nous comprenons l'indignation devant les mécanismes spéculatifs mais nous approuvons la réduction du train de vie de l'"Etat-Providence" qui, par ailleurs, contribue à cette toute puissance des banques "too big to be fall".

Bien sûr, il faudrait rétablir le pouvoir régalien de "création" monétaire mais aussi limiter les pensions ou allocations diverses de ceux qui dépensent exagérément à l'étranger, limiter les subventions ou remboursements d'impôt aux entreprises qui délocalisent, taxer les produits d'importation et la plus-value immobilière davantage, voire les dividendes d'actions exagérés-taxes qui, pour qu'elles puissent comporter un effet bénéfique, doivent se traduire par une privation du bénéfice des "services publics" pour les personnes physiques ou morales concernées-, mais cela pose le problème de l'indépendance réelle de l'Etat par rapport au secteur spéculatif, puisque la privation de la "création" monétaire explique ce paradoxe apparent d'une finance alliée aux excès du "Welfare State"!

 

Et c'est par rapport aux taux d'intérêt et aux O.A.T. que l'on constate cette perte effective d'indépendance économique puisque leur niveau-d'ailleurs en partie décidé par Bruxelles ce qui posait aussi problème lorsque les taux correspondaient à peu près, "artificiellement"-, constitue un véritable enjeu puisque les créanciers souhaitent évidemment s'y retrouver..à terme aussi  : la question du remboursement direct et indirect des médicaments constitue ici un véritable enjeu, ayant épargné à la  France une crise financière aussi précoce que le Portugal ou l'Irlande mais...pour l'instant! Or, l'euro "fort" ne sert que les intérêts allemands mais qu'en sera-t'il de ceux-ci lorsque le grand voisin germanique sera amener à financer l'Europe du Sud et de l'Ouest, alors que les anciens pays communistes ne sont pas encore remis de leur passé récent?

 

                     Cette recherche d'indépendance doit bien sûr s'avérer militaire et diplomatique : étant données les difficultés de financement posées par l'usage des équipements et des primes des soldats en O.PE.X., il vaudrait mieux que ces derniers viennent contribuer à des "barrages" administratifs pour quadriller les banlieues "à problèmes" quitte à laisser quelques militaires expérimentés de temps en temps pour épauler les troupes régulières afghanes puisque la recherche de terroristes "taliban" constitue le seul objectif de l'opération! La France a davantage intérêt ) préserver ses intérêts en termes d'approvisionnement de matières premières et en tarissant son immigration "à la source"-par le maintien d'une société traditionnelle dans le Tiers-Monde et le rétablissement d'une certaine société traditionnelle chez elle-, préservant l'ordre public à moindre coût, expulsant de temps en temps les délinquants et crimminels légitimement condamnés comme la Suisse et certains députés français veulent le faire, et...utiliser son potentiel de recherche non à alimenter un système éducatif inefficient mais à réformer le financement des universités-allant plus loin que la loi Pécresse- et à valoriser son "économie durable" à tous niveaux!

 

Cette dernière va du développement de la recherche, ce qui implique une progression encore plus rapide pouvant permettre une plus grande indépendance dans les domaines stratégiques (nucléaire, videosurveillance, équipements individuels militaires et policiers) et écologiques (voiture électrique, photovoltaïque,agriculture "bio") et nous ne pouvons que plébisciter la "responsabilisation" par l'augmentation personnalisée des factures d'électricité dès lors qu'elles financent le secteur photovoltaïque plus efficacement que le système actuel de rachat à gros coût par E.R.D.F., et la maîtrise du secteur nucléaire civil et militiaire..en revanche, je ne suis pas convaincu par l'idée d'augmenter les tarifs du T.G.V.

Car, dans ce domaine, la technologie ne suffira pas et un modèle de société alliant meilleure répartition sur le territoire avec aides au secteurs "durables" provinciaux comme l'agriculture "bio" et l'épanouissement d'une certaine "ruralité" par une réforme des dispositifs d'assistanat pour ceux qui n'auraient pu malgré cela s'insérer dans le milieu professionnel et des politiques publiques favorisant une plus grande cohésion familiale et "identitaire" afin que les "communautés intermédiaires" jouent un rôle palliatif au nécessaire amenuisement de l'Etat-Providence.

Nous nous réjouissons clairement que le phénomène migratoire tende de plus en plus à favoriser aussi l'Auvergne et le Limousin mais nous appelons tout de même à une "rurbanisation" nécessaire-afin de déconcentrer les agglomération et de rapprocher les citoyens du "réel"-mais contrôlable dans la mesure où elle ne doit pas laminer la ruralité mais l'accompagner-les services publics locaux et les grandes surfaces ne doivent plus inciter les gens à laisser tomber le "jardin potager", le "troc", les petits commerces et solidarités de proximité-et nous continuons de toutes façons à affirmer que l'afflux sur les zones littorales constitue, comme sur l'agglomération parisienne mais avec les problèmes de logements des "locaux" en plus-un déplacement d'argent inutile, purement spéculatif alors qu'une meilleure répartition permettrait de davantage faire vivre les friches rurales laissées à l'abandon. Sans déstructurer le tissu social traditionnel comme y  contribuent aussi bien l'héliotropisme aisé dans les régions littorales que l'immigration de masse dans les "grands ensembles" car cela conduit à cumuler le double handicap de l'argent qui s'investit inutilement au détriment des locaux et du déracinement généralisé à l'origine de troubles à l'ordre public, y compris lorsque celui-ci peut paraître légitime comme en Corse, contrairement à lorsqu'ils émanent d'"allogènes"..

 

Car  cette indépendance "passe " aussi par une prise de conscience des Français qui, se plaignant souvent légitimement de leur "pouvoir d'achat", ont parfois tendance à ne pas compter en matière de consommation d'énergie-combien de logements dépassent les températures recommandés par les médecins- ou lorsqu'il s'agit d'entretien de "bulles" comme l'immobilier ou la finance-c'est en ce sens-là seulement que l'on peut comprendre l'appel d'Eric Cantona- et trop tendance à compter au contraire lorsqu'il s'agit de dépenses pouvant contribuer à faire fonctionner leur propre économie et c'est pour cela qu'ils y perdent en pouvoir d'achat, la part du logement augmentant exagérément dans les dépenses des ménages, d'autant plus que le recours induit aux produits d'importation industriels ou agricoles augmentent encore la dépense publique pour maintenir leur train de vie.

 

Ainsi, la nécessaire réforme de l'Etat-Providence impulsée par le gouvernement Fillon doit-elle aussi se faire au détriment des puissants lorsqu'ils sont  "inutiles" et des spéculateurs, conserver l'objectif d'une revalorisation des "communautés intermédiaires" qui constituaient  autrfois le tissu social comme vecteur de l'économie "durable de proximité" et limiter les déplacements exagérés surtout lorsqu'ils ont pour origine le mirage du "consumérisme" devenu anti-économique depuis la levée du tabou des risques de faillites et encore anti-écologique si tant est que l'on considère la véritable "écologie" comme la défense des activités traditionnelles, ce qui ne semble pas le cas de la loi actuelle qui s'en prend un peu trop à la "chasse" ...

 

 

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christophe !!!!!!!!!!!!!!! 01/01/2011 17:34






BONNE ANNEE


2011