MALAISE SOCIAL: LES ATTAQUES ENVERS L'EXECUTIF SONT COMPREHENSIBLES MAIS MERITENT DES ANALYSES ET SOLUTIONS PLUS PROFONDES ET MOINS UTOPIQUES QUE CELLES DES "OPPOSANTS"

Publié le par JEAN DU TERROIR

                         En rejetant la proposition de cessez-le feu du grotesque Khadafi, le C.N.T. de Cyrénaïque vient de changer la donne car la partition de la Lybie constitue la seule solution économiquement réaliste.

Contrairement à la présidence française de l'Union européenne il y a deux ans où l'on avait vu un Nicolas Sarkozy pragmatique et prenant acte des principales revendications "euroréalistes" , la posture internationale ne permettra pas cette fois au chef de l'Etat d'enrayer les effets du malaise social, d'autant que la présidence du G20 et du G8 se révèle bien insuffisante pour limiter les effets de la sous-évaluation du yuan, de la pénurie de matières premières amplifiée d'une certaine façon par la catastrophe de Fukushima (qui révèle davantage un problème de refroidissement que de sécurité des réacteurs proprement dits) et de spéculation interminable sur fonds de crise sans précédant des dettes souveraines européennes  qui semblent donner une limite à la capacité d'action de l'Europe et des Etats à l'économie dépendante de l'Etat-Providence, le nôtre particulièrement.

Si l'on prend en compte cette nouvelle donne économique et financière, elle-même évidement prévisible ceci dit, le seul tort de Nicolas Sarkozy est d'avoir fait naître des attentes sans se poser vraiment la question de leur concrétisation.

 

                     Car même les mesures de lutte contre la crise, et c'est là la différence majeure avec la présidence française de l'Union européenne où les "euroréalistes" se sont un peu retrouvés dénués d'arguments, semblent avoir révélé les effets néfastes du keynésianisme comme l'entretien de la bulle immobilière pour la baisse des taux d'intérêt, l'encouragement au retour des pratiques spéculatives détestables sans contrepartie pour l'économie réelle, le maintien d'un "consumérisme" assisté juste suffisant pour encourager les importations et, bien entendu l'aggravation de l'endettement public puisque tout le monde- riches,assistés, classes moyennes, compte sur l'Etat pour ne pas changer son mode de vie. Le comble reste quand même les entreprises bénéficiaires de fonds publics qui délocalisent...

 

Pourtant, quelques bonnes mesures comme la réforme des universités ou l'introduction d'une part de "mérite" dans la rémunérations des fonctionnaires d'Etat ont  bien été prises et les députés de "Droite Populaire" ont eu raison de l'évoquer...tout comme ils ont raison aussi de réclamer comme l'a fait le député Luca "on leur a promis le Karcher, il faut leur donner le Karcher". Bien sûr, cela implique des dispositifs de sécurité publique mais cela implique, plus économique, de décourager l'immigration à la source, par la remise en cause du droit du sol ainsi que de la nationalité acquise pour les délinquants condamnés et la révision des "pompes aspirantes" qui entretiennent l'assisanat et l'oisiveté, nous le verrons.

 

                         Tout le problème est que, pour éviter les analyses "simplistes" il convient de distinguer les promesses trop globales pour être appliquées dans un contexte de bulle financière et de surendettement public-dans ce cas, on peut reprocher au chef de l'Etat son imprévoyance mais pas le rendre responsable de tout-, les promesses précises non tenues sur le double plan de l'insécurité/immigration et de la mondialisation -mais sans remettre en cause l'Etat-Providence, c'est un peu difficile car c'est l'assistanat qui attire et entretient l'immigration tandis que le surendettement nous rend dépendants de la bienveillance des créanciers qui ont souvent d'autres intérêts- et les promesses tenues mais dénuées de répercussion importante et...faisant justement l'objet d'une vaine et stupide contestation comme concernant la réforme des retraites qui constituait la seule mesure propre à empêcher le début d'un cycle d'inquiétude fatal des détenteurs de la dette publique qui profitent abusivement de notre dépendance...

 

Il est évident que le retour des bénéfices et revenus indécent des stars du CAC 40 pose vraiment problème mais la "taxation" interne ne ferait que favoriser les délocalisations tandis que l'"Etat-Providence" ne fait que favoriser la spéculation internationale.

Jean-François Roubaud évoquait  il y a peu les dispositifs d'intéressement pour faite face intelligement au la flambée du coût de la vie mais cette mesure qui a toujours été de bon sens, se heurte peut-être aux intérêts des grands groupes qui préfèrent délocaliser en entretenant le surendettement public dont ils vivent indirectement. Peut-être est-ce justement ce qui empêche de sages mesures visant à limiter les importations de produits à bas coût (jusqu'à quand si l'on observe l'inflation chinoise devant la flambée des matières premières?). Cependant, les critères "écologiques" peuvent servir justement à pénaliser les produits d'importation dont le bas coût se trouve largement "compensé" par les effets de la perte d'emplois, de l'assistanat et...de la flambée des matières premières due au développement des "pays émergents" qui souvent, contrairement au Brésil avec le Portugal, n'ont pas de lien "historique" avec la France compte-tenu du maintien dans le "sous-développement" de l'Afrique Noire et des troubles géopolitiques qui touchent l'Afrique du Nord.

 

                      C'est que l'inflation et la pénurie écologique apparaissent de plus en plus liés et c'est pourquoi on ne saurait imaginer une généralisation du "mode de vie" à l'occidentale à terme à l'échelle de la planète et même sur notre territoire, dès lors que les emplois correspondants n'y sont plus produits. A terme dis-je car notre impressionnant potentiel touristique, historique et climatique avec le maintien d'une bulle immobilière qui peut inciter  à l'achat massif étranger et le maintien du fonctionnement de la Sécurité Sociale peuvent entretenir l'illusion quelque temps mais, sans régler les problèmes de fonds, n'empêcheraient pas la précipitation éventuelle de la crise une fois que les "pays émergents" seraient redevenus autarciques (car rien ne les en empêche...), que les spéculateurs que constituent les détenteurs de titres d'Etat comme d'actions dans les grands groupe auront changé de "cible" et encore moins, encouragée d'ailleurs par le surendettement public, le retour d'une inflation "importée" qui ne présente que l'avantage d'inciter à une moindre consommation...mais l'inconvénient majeur d'en recourir encore et toujours à un Etat insolvable pour préserver son mode de vie!

 

Alors, la révolution écologique?L'abandon des mesures au secteur photovoltaïque montre simplement un "défaut de conception intial": c'est l'usine française de panneaux solaires qu'il aurait fallu aider et ce, à la source (peut-être n'est-il d'ailleurs pas trop tard) et non obliger E.R.D.F. à acheter trop cher l'électricité à des particuliers pour générer, là encore, une nouvelle "bulle" que la collectivité ne pouvait plus se permettre. Toujours, la collectivisation, décidément... En fait, il faut tout simplement accepter de décourager la surconsommation en utilisant les recettes pour développer le secteur photovoltaïque...local!

Et il faut laisser une certaine part à l'autoconsommation, pourquoi pas en énergie solaire effectivement, mais aussi en bioéthanol ou autres énergies renouvelables locales qui ne prendront pas trop de place à l'agriculture pour peu que cette autoconsommation, alliée à une certaine autoproduction n'excluant en aucun cas les échanges de services ou de marchandises se fasse...au niveau local!

Cette notion de localité est très importante car, outre le "risque" de dépenses publiques alimentant délocalisations et importations, le sentiment d'appartenance peut seul permettre aux Français de se prendre en main contre enrayer les effets de la crise avant que les effets n'en soient trop "voyants" et c'est pourquoi les purs bénéficiaires du "regroupement  familial" n'ont rien à faire chez nous..sauf s'ils se plient à des coutumes locales correspondant dans une certaine mesure à une saine conception de l'écologie comme la chasse traditionnelle ou le maraîchage ou autres services alternatifs à la surconsommation assistée..

 

                 Car "l'oisiveté est la mère de tous les vices", si des gens ne trouvent pas de travail-chose que je regrette légitiment car je n'ai jamais soutenu ni l'agriculture "productiviste" ni les délocalisations industrielles, c'est le moins que l'on puisse dire-, et, pire, s'ils sombrent dans la délinquance sans que l'on puisse les expulser-ce qu'il faudrait faire pour certains délinquants d'origine étrangère conformément aux préconisation du collectif "Droite Populaire"-, il faut qu'ils rendent des services "en nature" aux particuliers,  ou à la collectivité et c'est cela qui palliera à la fois les problèmes d'exclusion, de pouvoir d'achat et de surendettement public. Comment? En conditionnant le versement des allocations-cela est  valable aussi pour les pensions de retraite-, en favorisant le secteur associatif-les A.M.A.P. constituent une bonne formule qui ne présente souvent comme inconvénient que d'être "noyautées" par des "gauchistes"- ainsi que les "communautés naturelles" comme la famille et en décourageant l'immigration d'assistanat et même en conditionnant l'arrivée dans une région "prisée" comme le Pays Basque ou la Corse...Le conseil général de la Vendée allait en grande partie dans cet axe, sentiment d'appartenance et limitation maximale de l'assistanat, mais il faut accepter aujourd'hui l'idée d'une limitation de la surconsommation ce qui induit une modification des mentalités impliquant un volontarisme étatique plus fort que celui de la simple et utopique satisfaction des "intérêts" électoraux comme le voudrait l'opposition actuelle. Reste que l'exécutif n'est pas dénué de reproches tout à fait fondés, chose que la "Droite Populaire" suffit a priori à rappeler mais aussi qu'une modification des mentalités dans un sens plus "traditionnel" est nécessaire ce qui, outre le sentiment d'appartenance, ne peut se concevoir sans un minimum d'efforts de la part de tout le monde car, dans le cas contraire, une victoire de la  gauche déclencherait un cycle fatal ou une victoire de la "droiche" ne servirait à rien! 

 

J'oubliais : en limitant aussi nos forces armées à l'extérieur à un rôle d'équilibre et en n'hésitant pas à les utiliser comme moyen de "maintien de l'ordre", ce qui ne devrait pas coûter un centime public! Même si je reconnais que certaines interventions comme des bombardements aériens ponctuels sur l'armée lybienne lorsqu'elle s'aventure en Cyrénaïque peuvent aussi servir d'"entraînement...

 

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