MORALE ET RETOUR AU REEL

Publié le par JEAN DU TERROIR

               Les prises de position récentes du député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca, que nous ne pouvons qu'approuver, visant notamment à traduire les déclarations présidentielles sur certains sujets sensibles comme l'insécurité dans la réalité, ne peuvent pas sembler déconnectées d'une réflexion sur la nécessité d'un retour au réel impliquant une responsabilisation individuelle et collective et une saine valorisation de l'identité où la défense du caractère "franchouillard" illustré notamment par l'apéritif "saucisson-vin rouge" ne doit pas être conçue comme une marque d'agression à l'encontre des autres identités.
 
Qu'il s'agisse de la morale privée et publique mise en jeu dans l'affaire "DSK" comme de l'incivisme des institutions bancaires ou autres acteurs privés n'hésitant pas à imposer des mesures d'austérité dramatiques aux peuples européens pour des raisons absurdes et, surtout, à vendre des actifs (immobilier, infrastructures, terres) à des prix exorbitants pour des indigènes, il faut rappeler que c'est en ensemble, un système de valeurs qui s'est retrouvé relativisé.
 
J'élaguerais rapidement-on n'en a que trop parlé dans les media- le sujet correspondant au destin de celui qui était censé être le meilleur candidat à l'élection présidentielle 2012 pour observer simplement que, à force de se garder de tout jugement "moral" sur les hommes politiques (et peut-être les pays anglo-saxons ont ils pour une fois une certaine longueur d'avance), le voyeurisme s'installe nécessairement à la moindre suspiscion s'il s'agit d'un personnage qui, sur le plan sexuel, semble en oublier jusque les notions de limite et de crédibilité même si l'on part du principe de la "ralation consentie" (à midi, avant de prendre l'avion!). Et c'est aussi sur la question des limites à l'immoralité publique que les acteurs "investisseurs institutionnels" privés sont justement épinglés
Songe-t'on simplement que les règles prudentielles concernant les ratios de fonds propres des banques accordant un crédit se traduisent en pratique par une "tritrisation" ou un transfert de "créances douteuses", faux actifs devenant de "vrais passifs" potentiels-un peu comme les ventes de matériel militaire français à la Grèce "à découvert",  vers d'autres institutions et que c'est cette immoralité latente, encouragée  qui se trouve la vraie responsable.
 
                  A la source de cette immoralité latente? La déconnexion du réel, entretenue par les bulles spéculatives, les Etats-Providences surendettés, et leur complice, l'euro, véritable encouragement à l'incurie budgétaire autant qu'il pénalise les exportations pour la plupart des pays de l'Union européenne. Combien paraissent alors les expressions "tu travailleras à la sueur de ton front" et "tu ne voleras pas le bien d'autrui" obsolètes!
 
Bien sûr, l'on se plaint davantage, à l'instar des (ir)responsables du Parti Socialiste découvrant tardivement les vertus de la morale autant que de la présomption d'innocence et oubliant que l'incurie budgétaire favorise inéluctablement les défaillances des services publics, de la faiblesse du pouvoir d'achat quitte à, ce n'est pas le moindre des paradoxes, à encourager l'achat massif de produits issus des importations en raison de leur faible coût-tout comme leurs camarades "Verts" encouragent les produits "bio" émanant de l'autre bout de la planète- alors même que le même recours aux importations provoque inéluctablement délocalisations, déracinement, chômage et misère sociale.
 
Evidemment, une taxe aux frontières, différente-en vertu d'un système d'écluses-selon le degré de proximité économique, sociale, écologique ou "identitaire" (ce qui va ensemble comme je l'ai démontré dans un précédant article) renchérit inéluctablement le prix d'une partie des produits de consommation courants, provoquant de fait une certaine "décroissance" prônée d'ailleurs par certains écologistes. Mais outre que ce serait le moyen de lancer une certaine "économie verte" précisément, basée sur le tryptique panneaux solaires-voitures électriques-agriculture biologique sans amputer d'autres secteurs bénéficiant de subventions d'ailleurs injustifiées, ce serait un moyen certes radical, à un moment où le déficit commercial s'aggrave dangereusement, de rétablir un certain équilibre tout en responsabilisant les consommateurs. Voilà une excellente forme de "TVA sociale"!
 
Il convient aussi et surtout de limiter les dépenses de la Sécurité Sociale et  ce, aussi bien en déremboursant l'interruption volontaire de grossesse qu'en diminuant des allocations familiales qui contribuent à attirer et entretenir la "misère du monde" sur notre territoire pour, là encore, prôner un "retour au réel" basé sur la notion de famille responsable.  Il en va de même des "solidarités naturelles" de toutes sortes!
Cela permettrait de redonner une fierté aux peuples consistant à ne pas vendre leur patrimoine pour préserver un "train de vie" de court terme mais au contraire, sans cesser d'utiliser les recettes touristiques,  d'en faire un atout "identitaire" que le label "Made in France" pourrait conforter.
Cela peut être douloureux mais   davantage prometteur sur les moyen et long termes.
 
                                   Il ne s'agit pas bien sûr de réintroduire des critères ethniques dans l'identité nationale ni même au sein des identités locales mais de supprimer la seule motivation des prestations sociales versées par notre Etat-Providence surendetté comme lien "identitaire" factice qui fonctionne d'ailleurs de moins en moins. Ce n'est pas les moyens qu'il manque à nos forces de police mais la légitimité d'un arsenal répressif auprès des populations déracinées, même si des unités de l'armée de terre pourraient ponctuellement quadriller certains quartiers....ou les frontières ce qui serait davantage conforme à leur raison d'être.
 
De plus, lorsque l'on voit désormais les insurgés "piétiner" en Lybie occidentale (sachant qu'il n'est pas question d'une intervention "occidentale" terrestre qui aurait le contraire de l'effet "recherché) alors que la partition s'impose et la mort d'un soldat français du à un tir fratricide en Afghanistan (alors que je n'ai jamais contesté l'intérêt de vétérans "en mission" au sein des troupes officielles afghanes), on peut légitimement prôner désormais un usage de nos armées en fonction de nos seuls intérêts. ...et en fonction d'objectifs réalisables! Les retraits ne doivent évidemment pas se faire dans une "précipitation" surmédiatisée et doivent laisser la porte ouverte aux possibilités d'approvisionnement de matières premières. éventuellement des "biocarburants" dans les zones forestières incendiées par exemple!
  
  C'est un travail en profondeur de responsabilisation, de moralisation et de réappropriation des racines dont nos peuples ont besoin et cela devient d'autant plus urgent que la mauvaise conception du "libéralisme" lié aux bulles spéculatives a pour partie décrédibilisé la droite gouvernementale et que le recours à la gabegie socialiste serait la pire des solutions pour notre pays, empêchant précisément cette responsabilisation que j'appelle de mes voeux.

 

Il apparait de moins en moins douteux que la contagion de la "crise obligataire" va gagner peu à peu toute l'Europe, malgré l'importance des sommes déversées en Grèce et, en raison de l'inévitable austérité d'ailleurs inhérente à l'"euro fort" et que, plutôt que faire preuve autant de complaisance abusive envers les "investisseurs institutionnels" autant que de démagogie coupable à l'endroit des populations, le sentiment d'appartenance et l'économie réelle de proximité doivent être valorisés éventuellement au détriment du reste.

 

Commenter cet article