LE PROBLEME DES RICHES N'EST PAS QU'ILS PAIENT DES IMPOTS MAIS QU'ILS "CREENT" DES EMPLOIS EN FRANCE

Publié le par JEAN DU TERROIR

     Avec son projet d'imposition à 75% sur les plus hauts revenus, François Hollande vient autant de remporter un coup politique sur un Nicolas Sarkozy confronté à son bilan que d'émettre une proposition ridicule et même nuisible.

Qu'est-ce qui empêche des fortunés de délocaliser leurs avoirs en Suisse où le niveau d'imposition est moindre et où le handicap de la monnaie unique ne se pose pas? Surtout, est-ce en soi amoral que les riches gagnent beaucoup d'argent?

 

            Je commence par la deuxcième question: s'il s'agit de pure spéculation et s'il s'agit d'appauvrissement de régions entières-comme cela se fait dans le  cadre des délocalisations-, la réponse est clairement "non" et cela pose la question de la dissociation du capital et du travail, posée dès le début des années  90 par un Jimmy Goldsmidit, sachant qu'il est préférable d'encourager l'"actionnariat salarié" mais aussi l'entrepreneuriat traditionnel, dont l'entreprise appartient à une famille, s'inscrivant dans la durée et le terroir. Mais justement, les socialistes s'y opposent pour raisons idéologiques alors que cette richesse-là se fait pour le bien de tous...

 

Car, ce que ces derniers ne comprennent pas est que c'est bien le modèle de surendettement, avec distorsion entre (sur)consommation et production qui provoque ce poids de la finance et seule la taxation des produits d'importation-avec allocation des recettes au bénéfice d'infrastructures accueillant des entreprises "durables" dans les régions "en souffrance" peut pénaliser les agissements de personnages aussi odieux que Carlos Ghonem ou, du moins, les faire contribuer au financement de l'Etat. S'endetter pour consommer ne sert qu'à enrichir la finance-même si l'on abroge la loi de 1973 qui rendrait la finance totalement "publique"-et taxer les riches ne sert qu'à les pousser à la délocalisation..

 

Le  vrai problème est qu'il faut inciter les Français à moins acheter  à l'étranger pour limiter leurs agissements et, s'ils s'endettement, au moins que ce soit pour soutenir la production locale et, à ce niveau-là, une "T.V.A. sociale" avec taux réduits pour les produits alimentaires "made in France" constitue la vraie solution.

 

En revanche, rien n'empêche, comme le font les Etats-Unis d'Amérique d'inciter certains milliardaires indélicats à assumer leur libéralisme en les privant du bénéfice des services publics (école public, sécurité publique) au moindre prétexte, l'affaire Ghonem aurait pu "créer" un exemple, ou en leur infligeant des traitement humiliants comme le retrait du passeport et ne pas hésiter à généraliser cette formule aux retraités aisés qui dépensent leur argent à l'étranger et se soignent en France.

Mais, pour le reste, la meilleure solution reste une plus grande sobriété pour tous, sauf dans le cas de produits innovants, et cela peut d'autant plus briser à terme la mécanique de "pompe aspirante".

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