LA SECURITE, COMMENT ET A QUEL COUT POUR LA COLLECTIVITE?

Publié le par JEAN DU TERROIR

          Attaché aussi bien à la sécurité publique qu'à la maîtrise de la dépense publique, il me semble important d'expliquer comment concilier ces objectifs apparemment contradictoires.

Tout d'abord, il importe de préciser qu'une plus grande sécurité peut  contribuer à éviter les gaspillages publics-qu'on pense aux établissements scolaires des banlieues défavorisées- et, même, à augmenter l'attractivité d'une région déterminée, qu'on pense au dynamisme économique des régions considérées comme sûres.

Ensuite, elle peut s'inscrire en complément du nécessaire contrôle, du moins de la nécessaire taxation des des importations et des produits illicites, ce qui implique une plus grande collaboration des services des douanes avec les forces de police, ce qui semble finalement du bon sens et qui serait encore plus efficace si elle se faisait au niveau des frontières, contribuant ainsi en outre au contrôle de l'immigration illégale. Ainsi utilisées, les forces de police pourraient contribuer à des "économies" pour la collectivités sans accroître outre mesure leur "coût".

Cela implique il est vrai aussi, aussi bien pour ces missions aux frontières que dans les banlieues sensibles que certains régiments ou compagnies rapatriés d'Afghanistan épaulent forces de police et douane pour assurer leur sécurité et celle de l'entrée des zones "protégées" à la discrétion du préfet.

 

              De plus, les unités militaires, gendarmerie comprise puisqu'elle s'y connait en terme d'escorte des délinquants, pourraient surveiller des jeunes condamnés ou prévenus de délits "légers" en termes de peine mais attentatoires à la sécurité dans le cadre de Travaux d'Intérêt Général dans les espaces géographiques en voie de désertification pouvant aller jusqu'à l'aide à l'installation d'entreprises en termes d'infrastructures et aux travaux saisonniers pour les agriculteurs, les "meilleurs" d'entre eux pouvant se voir  attribuer un lopin de terre dans les régions du centre de la France en récompense d'un bon comportement à cette occasion.

Cela serait un remède intelligent à la surpopulation carcérale, les bénéficiaires de la présomption d'innocence pouvant ainsi être interrogés en toute sécurité sous la surveillance publique sans avoir à cotoyer les dangereux crimminels reconnus qui purgeraient leur peine dans des conditions méritées. Je n'exclus pas le rétablissement de la peine de mort pour certains d'entre eux à condition que le crime ait été flagrant et qu'il ne bénéficie pas de "circonstance atténuante" et que le Code Pénal mentionne la possibilité théorique dans d'autres circonstances réélles.

Par ailleurs, considérant que les commerces constituent souvent la vitalité économique et sociale de certains quartiers, les collectivités favoriseraient la vidéosurveillance à proximité de ces derniers, avec connexion permanente auprès des forces de police et la justice privilégierait la punition des auteurs de "braquage" sans exagérer la punition des victimes lorsqu'elles ont fait preuve d'exaspération.

Et de manière plus générale, les "solidarités naturelles" seraient favorisées afin qu'elles constituent un palliatif à une éventuelle défaillance des pouvoirs publics, étant précisé que les dépositaires de l'autorité publique doivent être marginalisés y compris auprès de celles-ci en cas de défaillance ou de corruption afin qu'elles n'y trouvent pas refuge.

Des mesures d'incitation existeraient à cette fin mais aussi de pénalisation comme par exemple la réduction des allocations familiales pour les familles ne jouant pas leur rôle éducatif comme cela avait déjà été proposé par le député Ciotti ce qui constituerait une économie "transférable" sur le coût éventuel des T.I.G.

 

 

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