LA RESPONSABILITE NE PEUT S'OPPOSER A LA SOLIDARITE

Publié le par JEAN DU TERROIR

                      A la lumière des reproches faits au gouvernement concernant la prétendue atteinte à la solidarité que constitue la réforme des retraites dans un contexte où les problèmes de finances publiques n'empêchent pas le rallongement de l'espérance de vie, et où l'on découvre que les antibiotiques risquent d'être bientôt inefficaces face à certaines maladies et bactéries en raison des excès de prescriptions, je voudrais tout d'abord rappeler à la génération issue de "mai 68" qu'elle a souvent utilisé l'"Etat-Providence" pour ses intérêts individualistes et que, philosophiquement, la solidarité ne s'oppose pas à la responsabilité que je prônais lors d'un récent article.

 

Il me semble évident qu'une solidarité responsable exclut dans le principe le fait de "vivre au-dessus de ses moyens" et ce, avec la complicité de l'euro fort qui n'a fait qu'inciter les loisirs et voyages de nos concitoyens à l'étranger.

 

Non pas que je pense que le voyage soit condamnable en soi, j'y suis moi-même régulièrement amené- et l'on pourrait généraliser le débat à ceux qui placent leur fortune à l'étranger et leurs enfants à l'école publique-pour des raisons professionnelles et il enrichit indiscutablement comme l'avait remarqué Rabelais mais qu'il y a comme une contradiction entre le fait de dépenser tranquillement ses devises à l'étranger, et le fait de priver les commerçants indigènes de sa consommation tout en exigeant  de la "solidarité nationale" qu'elle pallie les lacunes en termes de pouvoir d'achat alors qu'elle est elle-même défaillante financièrement.

 

Je voudrais tirer deux leçons de la mini-"reprise" à laquelle nous venons d'assiter et qui apparaissent intimement liées:

La première est que, c'est le point négatif, l'Allemagne ayant seule tiré partie de la baisse de l'euro au niveau de son secteur "productif", ce sont les secteurs peu "productifs" à savoir la reprise de la consommation à l'aide de la "prime à la casse", celle du tourisme cet été et, véritable scandale dans la mesure où il touche davantage les prix qu'une réelle augmentation de l'accession à la propriété et augmentation la surconcentration urbaine, le re-"boom" de  l'immbilier dont on imagine facilement qu'il n'est pas durable.

La seconde, point positif, est que l'on a observé une baisse du déficit public d'une bonne dizaine de milliards d'euros en juillet 2010 par rapport à juillet 2009  et que, si elle est insuffisante pour enrayer l'aggravation drâmatique de notre dette publique, permet au moins de valider les "plans de rigueur" mis en place par le gouvernement Fillon après des "plans de relance" qui ont peut-être permis de sauver des emplois le temps de la transition mais ont invalidé la théorie keynésienne de la "relance".

C'est que, à la lumière de ce qui s'est passé en 1982, où la situation économique était beaucoup moins grave malgré une vraie période de "stagflation", il faut être conscient que la consommation et les secteurs "non productifs" permettent certes d'entretenir le Produit Intérieur  Brut en valeur mais qu'elle entraîne surtout soit une inflation soit une dégradation des comptes publics en faisant fonctionner les secteurs "productifs" des autres pays et autres régions du monde.

Il est vrai que cela est avant tout la conséquence d'une mondialisation aux effets tragiques et mal assumés autant que par une financiarisation de l'économie que je dénonce aussi mais ma conviction intime est qu'il est temps de réapprendre à nos concitoyens à produire et, s'ils ne produisent pas, à se passer de l'Etat-Providence dans la mesure du possible en faisant jouer les "solidarités naturelles". L'idée pour moi est de réencourager le "capitalisme entrepreneurial" , ce qui implique une baisse des charges et de décourager la "concurrence déloyale" mais, concernant  cette dernière, il s'agit surtout de la pénaliser en "profitant" de sa mauvaise qualité sanitaire ou écologique ce qui implique une certaine responsabilité des entrepreneurs qui doivent mesurer les conséquences des départs "en pré-retraite" sur leurs charges et de nos concitoyens qui, pour que les systèmes de solidarité continuent à fonctionner, doivent avoir la responsabilité de ne pas se ruer sur les produits à "bas coût" tandis qu'ils entretiennent l'inflation sur les secteurs non productifs.

 

En fait, je crois à la logique du "juste prix" qui doit permettre à chacun de "vivre de son travail" comme ce n'est pas, et tragiquement le cas, avec les agriculteurs que, après avoir poussé à un endettement en vue d'un "productivisme" aux effets douteux, on "subventionne" pour "compenser les effets de la grande distribution. Alors qu'ils devraient pouvoir vivre et leur travail et non des subventions pour jouer leur rôle dans la solidarité nationale...

Lorsque l'on constate la part croissante du logement dans le budget des ménages et ce, alors que ces derniers se plaignent de l'augmentation récurrente des fruits et légumes alors que l'on recourt aux importations "à bas prix" et à la "grande distribution", on se dit qu'il y a comme un problème!

Pourquoi est-ce la course aux bas prix pour ce qui concerne les secteurs productif-agricole et industriel-quitte à prendre le risque d'asphyxier notre "économie réelle" alors que c'est les secteurs "à bulle" comme l'immobilier peinent à sortir d'une spirale inflationiste?

La réponse réside malheureusement dans la liberté des ménages que certes l'on encourage pas assez à "produire" eux-mêmes que ce soit ou non dans la "sphère marchande" et à vivre d'une mauvaise conception de la solidarité qui les encourage plus au loisir qu'au travail. Par exemple, on peut se demander s'il n'est pas pernicieux de faire jouer la solidarité publique, comme le P.T.Z., même si c'est un mieux par rapport au dispositif actuel sous le juste prétexte de la nécessité d'accession à la propriété, à entretenir la bulle immobilière parisienne alors que l'on n'aide pas les gens à "acheter français", du moins comparativement...quitter à intervenir publiquement au profit du "pouvoir d'achat", je voudrais bien que l'on pense à encourager ce qui finance notre dispositif de solidarité et non ce qui le concurrence!

Les emplois "non délocalisables" contribuant à l'économie verte "directement ou "indirectement" (l'agriculture "bio" par exemple) doivent notamment être spécialement favorisés..

Tout le débat sur les "niches fiscales" est là et je me réjouis au moins que les dons aux associations restent défiscalisés, nous allons voir pourquoi..

 

Il faut "valoriser le travail" insistait à juste titre Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, ne se rappelant que plusieurs mois plus tard qu'il ne fallait pas que cette valorisation du travail valorise surtout la spéculation, irresponsable par nature. Or, cette recherche du "juste prix" reste le seul moyen d'être absolument dépendant de l'Etat pour "faire marcher la machine" car il n'est pas "responsable" que les activités censés financer nos dispositifs de solidarité s'expatrient et que les bénéficiaires de ces mécanismes, c'est-à-dire l'essentiel de nos concitoyens lorsqu'on y réfléchit- c'est cela qui limité la crise dans un premier temps, effectivement- s'accrochent à ces mécanismes..

 

Il est vrai que l'Etat français emprunte aujourd'hui à de très faibles taux d'intérêt mais, outre que cela devient relatif devant l'accroissement de la dette publique, ne serait-ce pas au détriment de, sujet sensible aux souverainistes dont je suis toujours mais à la différence qu'il faut "se donner les moyens de sa souveraineté", d'une certaine perte d'indépendance comme le  scandale de la grippe A où la coûteuse intervention-je parle bugétairement car la mort de soldats "pour la France" constitue un drâme mais non un scandale- en Afghanistan le laissent penser?

 

 

Comme une société, un individu ne peut avoir "le beurre et l'argent du beurre" et c'est cela la solidarité qui ne s'oppose pas à la responsabilité,

la loi sur les R.T.T. a fait bien des ravages tout comme certains phénomènes "sociétaux" comme l'extention du féminisme qui, conduisant à l'éclatement des familles, ont échoué dans leur thématique utopique d'égalité des sexes tandis que le coût de la vie est devenu aussi important pour un couple que pour un homme seul..

 

 

                            Donc, si l'on veut sauver les mécanismes de solidarité publique, il faut réformer, comme le rappelait le député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca à l'adresse des manifestants de cette fin d'été, et aussi favoriser l'emploi mais, comme cela ne suffit pas, il faut aussi rendre moins dépendant des mécanismes de solidarité artificielle ce qui passe avant tout par les personnes "marginalisées"et c'est cela la solidarité qui ne s'oppose pas à la responsabilité et non le "solidaire solitaire" où l'on transforme l'être humain en "numéro" "bénéficiaire de minima sociaux" et autres allocations contenant autant de "trappes à pauvreté"...

Plutôt que leur maintenir un "confort artificiel" sans effort de leur part ce qui les enfonce dans une marginalité psychologique, affective et professionnelle désastreuse, il est plus important de les aider à "se débrouiller" avec le moins d'efforts possible de la part de la collectivité.

   

Mais, me direz-vous "consommer malin", c'est une bonne formule mais pas au prix d'un abandon..des emplois...au vu de ce que je viens de dire à l'instant! Je veux être clair: je suis surtout pour que, dans le cadre de leurs attributions sociales, les collectivités locales conditionnent le versement des allocations et autres minima à la recherche effective d'un emploi mais surtout pour qu'elles interviennent elle-même auprès de employeurs pour éviter la "marginalisation" des personnes concernées, comme l'a fait avec courage et volontarisme le conseil général de la Vendée mais aussi, dans une moindre mesure, celui des Alpes-Maritimes! 

 

Mais je tiens tant à ce que les bénéficiaires de minima sociaux se reconvertissent dans "l'économie durable de proximité", commerciale ou non, tout comme je crois qu'il faut réhabiliter  l'agriculture vivrière, chez nous comme dans le Tiers-Monde, ne serait-ce que pour sortir de la thématique malsaine des subventions à l'exportation contre la "concurrence déloyale" et renvoyer les deux dos à dos.

De plus, dans le contexte du blé généré par la canicule et les incendies de cet été en Russie qui vont nécessairement se répercuter sur le prix des céréales mais aussi de la viande un peu comme en 2008, l'agriculture vivrère permettra au moins d'échapper à ce grand mal qu'est la spéculation. J'ai dit que les agriculteurs devaient pouvoir "vivre de leur travail" et je le maintiens: mais je ne suis pas contre une "économie parallèle" des produits agricoles en passant par la distribution "directe" et le "troc" qui permettraient là aussi de repenser la solidarité sur un plan plus responsable et pour le coup de laminer la "concurrence déloyale".

 

De manière générale, la situation des personnes privées d'emploi me conduit à l'idée d'une "solidarité responsable" qui passe d'abord par une recherche d'occupation par les pouvoirs publics. Or, pourquoi ne pas relancer les Travaux d'Intérêt Général au lieu de "traquer" les travailleurs "au noir" dans les exploitations agricoles? Cela pourrait contribuer à renforcer une certaine solidarité, de "voisinage", d'ailleurs... évidemment , le cadre des "grands ensembles" urbains de banlieue y est peu propice mais certains pavillons dans des zones dévitalisées un peu aussi!

 

Cela nous conduit à aborder  un volet "pénal" à cette analyse : le bénéfice de la solidarité, surtout lorsqu'elle est publique, se mérite : on pourrait "priver" les bénéficiares lorsqu'ils se rendent indignes de la "solidarité nationale" et les travaux "punitifs" à des fins publiques mais aussi privées, pourraient remédier le cas de ceux qui en seraient techniquement dépendants.

Et concernant les personnes d'origine étrangère, puisqu'il est difficile d'être étranger dans notre pays étant donnée la législation (trop) laxiste que constitue le "droit du sol" mais que l'on ne peut remettre en cause que progressivement, on peut aussi considérer que, bénéficier de la nationalité française et des avantages que cela amène-je ne parle même pas de l'Aide Médicale d'Etat qui s'applique aussi aux étrangers" implique un comportement pénal irréprochable et qu'il n'est pas illégitime d'en priver les auteurs d'infractions pénales d'ordre crimminel ou délictuel. Avec toujours l'alternative du service rendu, au besoin dans leur pays d'origine au titre du "co-développement, qui ne se limite heureusement pas au renvoi des délinquants! Mieux que le volet "pénal", le volet "assistanat" via une plus grande responsabilisation constitue le meilleur moyen de limiter l'immigration et la "pompe aspirante" qui attire la "misère du monde".

 

 

  Cela nous conduit à la notion de "solidarité naturelle" car, vous l'aurez remarqué, je préfère pour l'instant prôner le développement des alternatives aux solidarités institutionnelles et conditionner le bénéfice de celles-ci à un comportement irréprochables, au besoin par le jeu des politiques d'aménagement du territoire, que les supprimer trop brutalement même si je l'envisage à moyen terme.

Or, il faut des "solidarités naturelles" pour que cela fonctionne entre voisins afin que de limiter la "sur-consommation", le gaspillage-c'est là la contradiction majeure entre l'écologie et le keynésianisme bien entendu-et la dépendance aux aides publiques.

Ces solidarités naturelles correspondent en partie à la notion d'"identité", attendu que celle-ci ne résulte pas exclusivement d'une origine ethnique comme le croient les "identitaires" mais plutôt d'un "acte de naissance" qui correspond à un ensemble de considérations culturelles, historiques, environnementales et économiques, ces différentes considérations se complétant au lieu de s'opposer.

Et comme je crois à la "complémentarité" des identités, je crois qu'il n'y a pas d'opposition entre l'identité européenne qui n'empêche pas la vocation universelle de la France en Afrique et dans les pays arabes chrétiens, l'identité française, qui apparaît doublement menacée par l'immigration de masse "d'assistanat" qui constitue son point "faible" comme son attrait et par la mondialisation qui conduit les employeurs et les jeunes diplomés à une approche trop "internationale" des problèmes et les identités "régionales" qui consolident les "terroirs" et constituent les meilleurs garants des "solidarités naturelles".

 

Evidemment, elles fonctionnement différemment selon les régions : parfois comme en Vendée, il a fallu une volonté publique alliée à une subtile valorisation d'une histoire douloureuse alliée à un volontarisme économique et social de rupture avec l'"assistanat" pour la constituer.

Dans d'autres régions comme au Pays Basque, elles fonctionnent "naturellement" encore que l'afflux de recettes touristiques-je parle du Pays Basque "français", s'il permet d'assumer un certain niveau de revenus et d'entretenir le patrimoine, provoque une certaine "spéculation" immobilière défavorable aux locaux et décourage parallèlement les activités traditionnelles comme l'agriculture. ..sans parler de l'arrière-pays intérieur!

On va retrouver ce même phénomène entre la Côte d'Azur et l'arrière-pays niçois-et cagnois- mis à part que l'identité locale n'y est que peu respectée par les touristes et les retraités et c'est là l'un de mes combats..

Il est vrai que de manière générale, on trouve davantage d'esprit d'entrenprendre dans les régions de l'Arc Atlantique, lesquelles évitent de facto les problèmes de déracinement et de pollution par rapport à d'autres régions, l'esprit de l'utilisation des ressources touristiques dans le Sud-Est-j'excepte ici la Corse dont les excès de la spéculation continentale explique en partie la forte résistance et le cas particulier de Marseille, ville "cosmopolite" par excellence, tandis que les régions du Nord apparaissent très touchées par la désindustrialisation et le chomage de masse et que celles du Centre de la France voient leur identité menacée par la désertification.

On pourrait parler de régions "périphériques" comme la Bretagne ou l'Alsace mais, concernant l'essentiel des régions de l'ancienne "langue d'oil" comme de l'ancienne "langue d'oc", il semble que la préservation de l'identité garante des "solidarités naturelles" se vérifie ou non en fonction du degré de vitalité et/ou d'enclavement ainsi que du degré de rurarbanisation et/ou de ruralité, deux phénomènes qui peuvent en soi s'opposer et c'est pourquoi je prône une "économie durable de proximité" comme garante d'une certaine vitalité mêlée de ruralité en évitant le double écueil d'un trop forte désertification qui brise les liens sociaux et d'une trop forte rurbanité qui favorise trop l'individualisme.

On le voit, l'identité en tant que garante de la "solidarité naturelle", celle qui fait par nature appel à la responsabilité individuelle que je prône, ne peut être déconnectée de considérations économiques ou environnementales et c'est pourquoi il nous faut encore lutter contre des phénomènes migratoires excessifs-le tourisme se muant idéalement en "tourisme vert"- que contre la surconcentration urbaine ou les ravages de la mondialisation..

 

A l'"autre bout" des solidarités naturelles", il existe les liens familiaux là aussi très touchés par des considérations économiques et sociales, le modèle familial citadin actuel apparaissant plus fragile que le vieux modèle familial rural.

 

Comme l'indiquait il y a quelques jours la députée de la Vendée Véronique Besse, la réforme doit s'appuyer sur les forces vives de notre pays : les familles et les associations.

Concernant la famille, il s'agit du "cercle le plus restreint" mais aussi le plus évident où la solidarité et la responsabilité ne peuvent être séparées et doivent être recherchées conjointement

Si je prends l'exemple qui me tient à coeur de la consommation énergétique, dont j'ai déjà dit qu'une malsaine logique "consumériste" et keynésienne que soutiennent bizarrement les Verts dans leur étatisme contre-nature, même le relèvement des factures EDF-GDF peut contribuer à augmenter la responsabilité...tout en contribuant à rénover nos centrales nucléaires ou à lancer nos programmes photovoltaïques puisque les entreprises n'ont pas fait un usage "responsable" des niches fiscales en augmentant les prix...Bref, les familles ont une responsabilité dans leur surconsommation énergétique et, à l'heure où l'on parle des nouveaux problèmes viraux et bactériaux, il est temps de la valoriser au lieu de les astreindre au "chauffage collectif" comme dans maints logements..

 

On le voit, je n'oppose en rien la défense de l'environnement à la promotion de la famille, comme cela tend parfois à se développer de manière curieuse..d'ailleurs le "droit à la vie" relève de la même philosophie que la protection de la nature...à condition que l'on considère celle-ci comme un lieu où s'épanouit la vie humaine et non comme une forêt vierge!

 

Concernant l'explosif problèmes des retraites et du coût social généré par les troisième et quatrième age, il nous revient d'aider les familles à prendre leur responsabilité, ce qui implique souvent une politique d'aménagement du territoire d'ailleurs, attendu que, pour les personnes ayant passé un "certain âge", il ne s'agit pas de les faire vivre absolument mais plutôt de les accompagner en "fin de vie".

Mon idée est que les pouvoirs publics aident les familles à jouer leur rôle social, ce qui permettra au passage de contrôler d'éventuels "abus" de manière plus sereine puisque la société fonctionnera "mieux" ainsi..

 

Comme je ne m'étendrais pas ici sur le rôle des "communautés intermédiaires" entre familles et terroirs que constituent les villages et les paroisses, je renvoie à ce que j'ai toujours dit en matière d'aménagement du territoire où, loin de considérer les "clochers" comme une caricature "dépassée", il s'agit d'accompagner un certain retour "modernisé" à ce qui faisait le charme de nos anciens village où la solidarité responsable s'exerçait beaucoup mieux qu'à travers le C.C.A.S..Et je rappellerais que les communautés à base "volontaire" comme les associations ne font que compléter ma vision et heureusement que les dons "défiscalisés" vont encore exister l'année prochaine permettant un véritable lien social remplaçant parfois efficacement les pouvoirs publics et "entretenant" la responsabilité des citoyens dans l'exercice de leurs fonctions de solidarité.

 

Cela implique une nouvelle conception du "temps libre" ou, au lieu de rechercher les vacances où les loisirs à tout prix comme tendent à le faire les malheureuses R.T.T., il s'agit d'exploiter le "temps libre" existant pour valoriser sa responsabilité au profit de la solidarité et ce, tant indirectement (préoccupations agro-environnementales par exemple) qu'indirectement (solidarité de voisinage et autre champs d'action des solidarités).

 

Si la France réussit cette mutation vers la solidarité volontaire ne s'opposant pas aux "solidarités naturelles", elle aura pleinement réussi sa transition vers la solidarité "responsable"!

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

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