ELOGE DE LA PROGRESSIVITE ET DE LA CONTINUITE DANS L'ACTION PUBLIQUE ET PRIVEE

Publié le par JEAN DU TERROIR

                 Alors que les projecteurs se portent un peu vainement sur le scandale "MAM" et, plus sérieusement, sur les risques d'ébullition du monde "arabe" qui sont toutefois de nature très différente selon que l'on évoque la Tuinisie ou l'Egypte, Nicolas Sarkozy ayant eu raison d'inviter ses ministres à montrer l'exemple en termes de vacances françaises.

Il importe à mon sens de ramener les préoccupations politiques au coeurs des vraies problématiques. D'autant plus que le "tourisme" des cadres bénéficiaires de l'absurde dispositif des 35 heures vers ces pays comporte tout de même quelques effets négatifs, nous appauvrissant et déstablisant leur société traditionnelle.

 

                 Le tragique exemple de l'intervention américaine en Irak en 2003 montre que certains pays arabes, si tant est que l'on puisse considérer la Tunisie comme un "pays arabe", ne sont tout simplement pas mûrs pour la "démocratie" et que la diplomatie française s'en est accomodée au cours des siècles, utilisant cette "donnée" pour consolider la chrétienté libanaise malgré le très autocratique Empire Ottoman-il est amusant de constater que le bilan de la  Turquie laïque post-Atatürk est plutôt mauvais pour les Eglises d'Orient- et que la stabilité d'une zone ou d'un pays se "constitue" selon une certaine progressivité, "dans la durée" comme l'a indiqué le Premier Ministre François Fillon en déclarant rester à son poste, à raison sur ce point.

Tout comme une nation, un peuple, ou ses "composantes" que constituent les "communautés intermédiaires" ne se constitue pas "par décret" du jour au lendemain mais relève d'une histoire complexe qui renvoie dos à dos aussi bien les négateurs de l'identité que sont les idéologues "euromondialistes" ainsi que leurs adversaires apparents "jacobins" d'un côté que les "identitaires" purement ethniscistes de l'autre pour qui cette "historicité" n'a aucune valeur.

 

                       Cette "progressivité" se retrouve aussi bien sûr dans la nécessité des politiques conduites et, si je me réjouis de certains points de la politique gouvernementale actuelle comme l'opposition du Ministère de l'Industrie à l'O.P.A. tentée récemment sur la filiale de Safran Ingenico, je déplore le double fait que la proximité de l'échéance présidentielle 2012 commence déjà à "brouiller" la donnée aussi bien dans la communication que dans l'action présidentielle et que la proximité d'une éventuelle crise financière majeure qui cette fois serait fatale aussi bien à une zone euro mal conçue qu'à un "Etat-Providence" hypertrophié" ne soit traitée en grande partie que sur le "court terme", nous conduisant ainsi à céder aux exigences de nos partenaires chinois (rachat d'infrastructures, dépendance au tourisme, survie artificielle de l'Etat-Providence contre maintien des importations de produits à bas coût qui ne peuvent que provoquer non seulement sa ruine mais aussi celle de la société tout entière puisqu'il la vampirise à tel point qu'elle ne dépend que de lui) qui ne préparent peut-être que leur propre autosuffisance une fois les sources de matières premières maitrisées et le savoir-faire des "machines-outils" allemandes acheté. En attendant, la survie de l'euro (et du dollar lorsqu'ils signent des "contrats" avec les puissantes mais trop dépendantes industries d'armement nord-américaines) leur permet de maintenir le "yuan" à un niveau assez bas pour se livrer à leurs opérations d'achat de matières premières, d'infrastructures et de savoir-faire dans lequel ils excellent, autant que l'affaire de l'espionnage industriel chez Renault montre que leurs proches utilisent des moyens autrement moins contractuels!

                    Alors, afin d'éviter ce cauchemar que constituerait, à défaut d'un "krach" généralisé-que les marchés ne prévoient jamais en raison de leur caractère "moutonnier"- les mêmes Chinois ou leurs alliés objectifs "zinzins" commencer à racheter le patrimoine national pour commencer à "rentabiliser" un peu le maintien en subistance de la zone euro et de sa grosse économie de consommation que constitue notre pays par un relèvement des taux d'intérêt qui a d'ailleurs déjà commencé, il importe de favoriser la "progressivité" dans ce qui apparait aujourd'hui comme inévitable à savoir une diminution du "train de vie" de nos classes moyennes qui ne se fera pas sans heurt majeur mais dont, à l'exclusion d'un risque de "krach", on peut espérer un comportement plus "éco-responsable" à la faveur de la drâmatique augmentation du coût de la vie qui se prépare.

Bien sûr, me direz-vous, je reste favorable aussi bien à une limitation des droits des populations "immigrées"-je renvoie ici aux propositions du collectif "Droite Populaire" qu'il serait urgent de mettre en place- et même à l'immigration elle-même qu'à des systèmes d'écluses et  de prélèvements aux frontières pour diminuer nos importations ou du moins les faire contribuer à nos financements publics mais, étant donnée l'imbrication actuelle entre le système financier et les Etats (c'est  sans doute cela qui permet la note "AAA" de la France), je crois que ce qui est applicable en respectant une certaine "progressivité" ne suffira pas et je pense maintenant qu'il faut allier la dimension éco/écologique à la dimension nationale.

Dans les deux sens d'ailleurs et c'est pourquoi je soutiens les plans d'aides au secteur photovoltaïque tels qu'ils ont été lancés mais aussi les restrictions actuelles au motif de l'inflation/spéculation générée comme du rachat de panneaux solaires...chinois! Outre que c'est du bon sens que l'écologie rime avec l'économie, une "économie verte" basée sur des produits d'importations n'a aucun sens et c'est pourquoi il vaut mieux favoriser une certaine "autoconsommation"! Ceci dit, il est lamentable que le Gouvernement laisse se délocaliser l'entreprise photovoltaïque "Photowatt"en Pologne et c'est pourquoi je propose une période de transition où la collectivité continue à soutenir le secteur via des incitations fiscales...qui prendront fin brutalement dès que le recours à des panneaux "étrangers" aura été avéré, recours qui pourrait aussi être le bon prétexte à des avenants au système de rachat par E.R.D.F., prohibitif pour la collectivité. Sinon, il vaut mieux favoriser l'autoconsommation tant qu'à faire, qui va de pair avec la réhabilitation des "commmunautés naturelles" mais, comme je l'ai abondemment démontré dans d'autres articles, cela passe par un "changement des habitudes", qui, même s'il est rendu nécessaire par les circonstances (même si les Chinois directement et les "zinzins" indirectement peuvent maintenir la zone euro à flots quelques années, cela n'empêchera pas une "inflation" non-productive due au phéhomène "planche à billets" pour diminuer la valeur des dettes souveraines et à l'augmentation du coût de la vie en Extrême-Orient).

 

                Mais comme la progressivité implique aussi bien une continuité politique qu'une modification des perspectives des citoyens qui doivent à nouveau s'étaler sur plusieurs générations, à l'inverse des quinquas ou sexagénaires irresponsables qui manifestaient encore pour la retraite à 60 ans cet automne, il nous parait important de favoriser le maintien de la même équipe institutionnelle, avec les conditions posées qui ne se limitent pas aux légitimes exigences de "Droite Populaire" mais aussi à des considérations plus profondes comme la nécessité de réhabilitation des "communautés naturelles" en limitant la dépendance à la société de consommation de masse, en attendant mieux, en même temps que favoriser réellement la détention du capital des entreprises par des entrepreneurs stables, sans oublier les "parties prenantes" locales (pourquoi pas les salariés?) et l'accélération des réformes visant à limiter la dépendance des citoyens et supprimer celles des "faux citoyens" par la même occasion envers un "Etat-Providence"

Publié dans Debout la France

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alm 09/02/2011 17:50



je ne rentrerais pas dans l'argumentation: votre explication "si vous lisez la presse, vous y verrez beaucoup moins de "raisonnement" tant cela ressemble parfois à une déclinaison de slogans" m'a
tout à fait convaincu: puisque ceux que vous critiquez font comme ça, cela justifie que vous le fassiez.


La différence entre le bon chasseur et le mauvais chasseur... le premier, hé ben c'est un bon chasseur, le second... c'est un mauvais chasseur.


bonne chasse!


alm



JEAN DU TERROIR 09/02/2011 21:57



Très bien...et si nous passions à vos objections précises maintenant!



JEAN DU TERROIR 09/02/2011 17:31



Il me semble que j'essaie de démontrer les éléments que j'avance mais, si je le faisais davantage, une page par article n'y suffirait pas! Toute observation ne se démontre d'ailleurs pas
nécessairement et, si vous lisez la presse, vous y verrez beaucoup moins de "raisonnement" tant cela ressemble parfois à une déclinaison de slogans. Réservez donc plutôt votre reproche aux
journaux qui représentent officiellement des mouvements ou des courants et qui ne manquent pas dans les kioskes!


 


Ce que je peux vous proposer en revanche est de poser une question PRECISE sur un point qui mériterait un développement particulier!



alm 09/02/2011 17:05



Cher monsieur, je serais intéressé de connaitre les raisonnements qui vous amènent à des positions que faute de les connaitre, je qualifierais de dogmatiques.


En effet, vous ne cessez au long de vos articles d'instiller des "vérités" tellement évidentes (pour vous!) que vous ne cherchez pas à les justifier, et à sortir des solutions éculées d'un
chapeau magique troué.


Il serait plus intéressant que vous nous fassiez profitez de votre démarche intellectuelle, s'il y en a une et que vous ne soyez pas simplement une émanation de quelque mouvement improbable.


alm