LA PERIODE DE VACHES MAIGRES ARRIVE: LA RIGUEUR S'IMPOSE N'EXCLUANT PAS UN CERTAIN INTERVENTIONNISME INTELLIGENT

Publié le par JEAN DU TERROIR

 

                    La période de vacances scolaires semble avoir quelque peu précipité les choses en termes d'évènements rappelant la nécessité d'un désendettement public et privé  des pays occidentaux et cela tombe mal pour notre pays indiscutablement "béni des dieux" aux niveaux climatique, culturel, historique car l'élection présidentielle approche à grand pas et il faut redouter l'arrivée au pouvoir des utopistes socialistes, profitant de la dépendance des citoyens envers l'Etat-Providence mais aussi de l'échec du gouvernement Fillon à faire prévaloir la nécessité de la prise en compte des dimensions nationale et locale y compris dans la sphère strictement économique. Je note d'ailleurs que, ce que cette crise révèle au niveau européen, la propension des régions "périphériques" au climat privilégié du Sud et de l'Ouest du continent qui apparaissent les plus en difficulté après avoir davantage misé sur le tourisme et l'immobilier que sur l'industrie ce qui devrait commencer à nous inquiéter en France où, à la seule exception alsacienne, les régions au plus fort P.I.B. ne vivent "en fait de la spirale de l'endettement public et privé (songeons seulement au poids des dépenses publiques et des organismes bancaires dans les régions au plus forts prix immobiliers où la valeur de la terre n'a encore aucune dimension marchande). A vrai dire, comme l'Espagne et l'Italie mais contrairement à la Grèce, nous disposons encore un peu d'un potentiel industriel mais celui-ci est peu exploité en raison de la monnaie forte que nous impose l'Allemagne qui, comme je ne suis pas un partisan aveugle de l'Union européenne, pourrait très bien servir (c'est le cas de le dire), de "monnaie d'échange" contre la préservation de la survie budgétaire de l'Europe de l'Ouest, condamnée à terme de toutes façons.Que l'Allemagne paye pour les pays latins (le cas grec est "désespéré" car le tourisme nécessite une grosse importation de produits pétrôliers et il vaut mieux un retour brutal au mode de vie traditionnel qui servira d'exemple) ou abandonne l'euro fort qui pénalise ce qui leur reste d'industries (et donc leurs finances publiques), cela doit être aussi simple que cela!

 

Toujours est-il que, loin de reprocher au gouvernement Fillon d'envisager enfin un plan de rigueur à travers quelques mesures plus symboliques que réelles comme la taxation des plus hauts revenus ou l'atténuation des dispositifs d'entretien de la "bulle immobilière" -je préfèrerais d'ailleurs que l'on introduise des contreparties en termes de dépenses sur le territoire à l'abbatement fiscal des retraités plutôt que l'on touche à l'emploi à domicile qui constitue une solution au problème de la dépendance-et de maintenir pour l'instant le dispositif de baisse de TVA dans la restauration ne serait-ce que pour évaluer sérieusement les contreparties après l'échéance présidentielle, je voudrais, tout en me réjouissant du principe d'une taxe Tobin sur les transactions financières qui pourrait comporter un impact plus symbolique que réel, simplement que la seule proposition non totalement dénuée de fondement de Martine Aubry, à savoir une taxe "aux frontières" sur critères écologiques soit envisagée.

 

Explication : comme il s'agit à la fois de concilier l'exigence de maintien de la note "AAA" et de limitation du nécessaire mécontentement des populations ce qui implique avant tout une certaine pédagogie sur l'entraide privée et le retour d'un certain mode de vie traditionnel, il faut apprendre effectivement à aller chercher l'argent où il se trouve sans que cela ne pénalise ni l'appareil productif national ou ce qu'il en reste, ni le patrimoine utile des personnes. On favorisera ainsi évidemment une certaine diminution du pouvoir d'achat mais cela fera prendre quelques bonnes habitudes sans lesquelles la pauvreté deviendra vite insupportable et  ne concernera "que" des produits d'importation-lesquels appauvrissenet au total la nation par les délocalisations et le chomage qu'ils génèrent"-et encore, des produits aux aspects plutôt nuisibles. Encore faut-il, et la référence à l'utopiste socialiste s'arrête là, que cet argent soit utilisé intelligenment  ce qui exclut sa disparition dans le budget général. En clair, le produit de cette taxe doit servir à la fois à une économie durable et, ce qui va ensemble à mon sens, à des emplois localisés là où il y en a besoin: des sommes verséees sur une zone rurale avec friches industrielles ou une caserne venant de former pourraient aider des fabriquants de panneaux solaires à s'y installer sous la condition d'employer et de former des habitants tout en aidant ces derniers à s'équiper en véhicules électriques et à pratiquer l'agriculture biologique ou la chasse. Ainsi, certaines de ces zones deviendraient sans effort budgétaire relativement riches et de manière durable car pilotes, attendu que l'enrichissement consiste aussi à ne pas dépenser plus que de besoin. Ce serait plus efficace économiquement et écologiquement que les mesures de défiscalisation.

 

                        Dans le même ordre d'idées, maintenant que le régime khadafiste s'apprête à tomber , il importe d'exploiter politiquement cette apparence de puissance recouvrée à la fois par rapport à d'autres éventuels régimes hostiles et par rapport aux marchés, non pour se lancer dans des aventures militairement et budgétairement aussi désastreuses que l'Afghanistan mais pour en user intelligement. N'en déplaise aux écologistes, la France doit préserver son potentiel nucléaire pour "peser" et pour exporter en finançant ainsi nos énergies renouvelables. Et en profiter en attendant pour utiliser nos forces armées au service de notre rigueur, par exemple en épaulant les forces de police dans le contrôle des frontières pour bloquer toute immigration illégale.

 

Cela peut, je le sais entraîner des rétorsions notamment contre nos exportateurs et au détriment des investissements étrangers. Mais à partir du moment où le peu de croissance qui subsiste ne se fait qu'au prix d'un endettement nous conduisant de toutes façons à la perte de la note "AAA" avec les conséquences dramatiques que cela entrainerait si nous n'avons pas préparer l'avènement de l'économie durable de proximité, pourquoi ne pas essayer de mettre en place cette dernière tout de suite de surcroit en économisant a priori des deniers publics.

 

Et puis, il s'agit aussi d'introduire une double condition de participation à l'effort individuel et collectif à la mise en place de l'économie durable de proximité-les agriculteurs "bénéficiant" eux-mêmes de subventions ne seraient pas en mesure d'y rétorquer quoique ce soit surtout si l'on pénalise un peu les produits d'importations et que l'on facilite les curcuits directs par cette occasion- et d' insertion culturelle des personnes dans la région où ils feraient souche (cela peut aller jusqu'à des efforts d'apprentissage de la langue nationale ou régionale), attendu que l'exigence "comportementale" serait particulièrement surveillée pour les personnes dont la famille serait arrivée "récemment". C'est l'occasion de valoriser les solidarités naturelles privées lesquelles excluent le déracinement individualiste qui rend les personnes paradoxalement plus dépendantes de l'Etat-Providence aussi bien que des mécanismes de (sur)endettement privé liés à la (sur)consommation.

 

En attendant la mise en place de procédures de déchéances de nationalité pour délinquants condamnés que je crois nécessaire pour ces prochains mois ne serait-ce que pour éviter un vote stérile mettant en danger notre pays lors de l'échéance présidentielle prochaine mais serai-je entendu sur ce point? Ce serait une mesure de bon sens rendant crédibles les discours sarkoziens tout en laissant à l'Etat la possibilité plus structurelle mais néanmoins urgente, au moment où la pauvreté touche de plus en plus de personnes, de travailler à réduire ce cancer de l'assistanat qui veut que les emplois "à forte valeur ajoutée", d'ailleurs menacés aussi par la délocalisation des bureaux d'études, et à l'effet économique limité par les importations nécessaires au maintien du train de vie et à la spéculation immobilière, laissent sur la touche un certain nombre de personnes que l'on préfère assister pour qu'elles ne se révoltent pas au lieu de les faire travailler lorsqu'est c'est possible...ou s'insérer dans la société traditionnnelle lorsque cela ne l'est pas.

 

Le Gouvernement n'échappera pas à cette problématique et c'est pourquoi quelques interventions publiques de bon sens, au besoin au détriment des produits et des populations issus d'outre-frontières pour pallier le problème du coût initial, doivent compenser la nécessaire cure d'austérité imposée par les circonstances...pourvu qu'il s'agisse d'emplois durables et immédiats ou que les solidarités privées puissent pallier ce qui implique une certaine intégration à un terroir qu'il faut revaloriser avant même de verser aveuglément de l'argent aux nouveaux arrivants.

 

N'en déplaise au "Capital" de cet été, le modèle économique et social actuel n'est pas si bon que cela puisqu'il génère un fort endettement et un certain retour à la société traditionnelle enracinée, en alliant des mesures de rigueur et des interventions ciblées, semble nécessaire pour préserver les éléments objectifs du potentiel qui y sont relevés (sur le plan scientifique notamment). Car ce n'est pas parce que quelques multinationales profitent de la mondialisation que la France en profite elle-même, si l'on a l'honnêteté d'admettre que l'on utilise le surendettement public comme mauvais remède à la mondialisation.

 

 

 

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