L'IRRESPONSABILITE AUX COMMANDES DU PAYS AU PIRE MOMENT

Publié le par JEAN DU TERROIR

  
                   En promettant d'abroger la "T.V.A. sociale" et en prenant certaines mesures démagogiques comme la suppression des droits de douane pour le blé ukrainien, le nouveau gouvernement vient non seulement de faire preuve d'un mépris pour les thèses "protectionnistes" en affichant un soutien sans faille à l'idéologie euromondialiste mais vient en plus de donner un signal d'alarme désastreux en termes de finances publiques, en augmentant le décallage entre consommation assistée et production non encouragée.
Surtout si l'on constate le peu d'utilité de certaines mesures comme des postes supplémentaires dans les académies franciliennes et, j'imagine, dans des "zones sensibles" où l'on a déjà assez gaspillé d'argent public au cours des dernières décennies alors que la seule solution réside dans la cessation de l'entretien de ces quartiers de non-droit , quitte à aider les individualités à s'en sortir (dans tous les sens du terme) ou à s'insérer dans un environnement plus traditionnel et plus sain loin des agglomérations.
                       Le plus grave étant que, conscient de l'optimisme démesuré des prévisions de croissance sur lesquelles le programme budgétaire a été établi, le gouvernement ne semble miser que sur les "eurobonds" censés assurés de faibles taux d'intérêt pour tous, parce que gagés sur l'économie allemande, ne voyant pas que c'est exactement la même logique qui a incité les Etats du "Club Med" à se surendetter de manière factice, l'entretien de la bulle immobilière espagnole "créant" des taux de croissance dignes des pays émergents dans un premier temps dans des zones désertifiées depuis la destruction des forêts au XVIème siècle.
Nous voyons bien aujourd'hui que le "spread" rendait illusoire cette logique dès lors que le surendettement était expliscitement encouragé et ce, d'autant plus que la "monnaie unique" limitait les capacités d'exportations et donc de rétablissement des finances publiques.
Entre les deux, la France bénéficie pour l'instant du rapatriement des obligations des Etats situés plus au Sud, l'amenant à des taux bien inférieurs à l'Italie alors que cette dernière a réussi à régler son problème de déficit commercial, nous permettant ainsi actuellement, malgré la perte du "AAA" en janvier dernier, de continuer à emprunter "normalement" ce qui permet d'éviter les plans d'austérité mais aussi...d'augmenter la dette. Car tout cela n'est que ponctuel est prendra fin lorsque ces rapatriement seront terminés à savoir bien avant l'expiration du quinquennat qui vient de commencer.
  
                Soyons objectifs tout de même : en rapatriant les troupes d'Afghanistan, en baissant les salaires des P.D.G. d'entreprises publiques et en essayant de sauver certaines entreprises industrielles, voire en envisageant de soutenir le "développement durable" grâce à la fermeture de la centrale de Fessenheim-espérons que cela suffise au lobby Vert  car la France a besoin du nucléaire et les exigences environnementales aujourd'hui relèvent d'abord d'un retour à l'équilibre dans l'aménagement du territoire, les migrations d'hommes et de capitaux et les fonctions économiques (production/consommation), le gouvernement montre aussi qu'il veut bien faire quelques économies aussi lorsque cela l'arrange idéologiquement.
Mais tout de même, s'il est indiscutable que Nicolas Sarkozy a perdu beaucoup de temps à soutenir l'économie financiarisée grâce à l'argent public, c'est bien cette méthode de dépense d'argent public pour pourvoir à toutes les solutions et pas seulement le destinataire-les institutions financières au lieu des P.M.E. structurantes pour l'aménagement du territoire-, paradoxalement encouragée par la monnaie unique qui, sauf pour les industries allemandes installées, se révèle un formidable tremplin à l'anémie économique, qui mériterait d'être révisée.
                     Comment? Il n'y a aucune recette miracle mais il y a des pistes correspondant au vrai problème qui s'avère de nature anthropologique : la société traditionnelle n'avait pas besoin de toute cette redistribution d'argent et, lorsque cela a pu se faire lors des Trente Glorieuses, c'était uniquement parce que l'appareil productif était concurrentiel en partie d'ailleurs parce que les gens n'avaient pas les mêmes besoins.
Pour que ce retour entre dans les mentalités avant que la "planche  à billets" ne mette les populations consuméristes en difficultés, il faut réhabiliter la solidarité et les valeurs familiales, les solidarités de proximités, les identités locales-au bon sens du terme-et nationale ainsi que les valeurs de sacrifice et de plaisir simple collé aux réalités de terrain.
Autant de valeurs certes antinomiques de l'idéologie hollandaise et c'est pourquoi, plutôt que vilipender ceux qui "travaillent au noir"-le problème des Grecs étant plutôt qu'ils en attendent les avantages sans les inconvénients un peu comme nos dealers d'origine immigrée-, il faut commencer à encourager les circuits "traditionnels"-circuits courts pour ce qui concerne les produits agricoles- attendu que, à la différence de certains gauchistes impliqués malheureusement dans cette saine démarche de proximité, il faut s'appuyer sur des valeurs familiales, paroissiales et identitaires, l'étranger étant bienvenu en soi à condition qu'il fasse des efforts supplémentaires pour mériter l'accueil de la communauté.

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