L'HOMME AU COEUR DE LA SOCIETE : UNE NECESSITE POUR LE BIEN COMMUN, UNE BELLE IDEE A METTRE EN APPLICATION,COMMENT?

Publié le par JEAN DU TERROIR

                  La vagues de suicides à laquelle nous assistons chez France Telecom nous amène à effectuer les précisions qui correspondent un peu à notre vision de l’homme et expliquent que nous nous reconnaissions dans l’expression « la droite humaine » telle que nous l’avons défendue notamment il y a quinze ans avec la campagne européenne de Philippe de Villiers soutenu par le juge Jean-Pierre, l’homme d’affaires visionnaire Goldschmidt mais aussi des personnalités comme Stéphane Buffetaut ou Christine Boutin..

 

               Tout d’abord, le soutien aux entreprises que nous affichons régulièrement ne signifie pas un soutien aux entreprises multinationales mondialisées toujours promptes à profiter de la spéculation que du travail, qu’elles suppriment ou délocalisent-dans des conditions souvent épouvantables si l’on pense à l’exploitation de la misère humaine dans les pays asiatiques- au maximum. Le contraste actuel entre la relative prospérité de la Bourse, comme si nous ne sortions pas d’une crise financière majeure-et la progression du chômage le prouve, ces entreprises ne contribuent que peu à la prospérité générale dès lors que leurs profits reposent essentiellement sur les échanges de titres et la valorisation des actifs, nécessairement ponctuels et artificiels. Nous y préférons le modèle de la PME enracinée telle qu’elle se trouve activement soutenue par le conseil général de la Vendée dont les « fonds propres » sont les propres fonds de l’employeur qui n’a aucun intérêt objectif à ce que son implantation locale soit remise en cause..

                   Ensuite, ce soutien n’est pas incompatible avec une véritable politique sociale dès lors que, plutôt d’en laisser le monopole à la dépense publique coûteuse selon une logique désastreuse de « guichet » et d’assistanat, on y privilégie une logique d’accompagnement en vue d’une véritable réinsertion et une revalorisation des solidarités naturelles , familiales, associatives ou « de proximité » professionnelle ou géographique.

Il faut partir du principe qu’il vaut mieux dépenser pour une personne en réinsertion professionnelle que pour deux personnes en situation de « minima sociaux » en situation d’assistanat anonyme, et dont la subsistance ne doit qu’à la contribution involontaire du « solitaire solidaire » avec lequel il n’a aucun lien..il en va de l’équilibre social mais aussi de la dignité de la personne concernée..

 Il vaut mieux aider les gens à travailler qu’à vivre de l’assistanat, ce qui implique de mettre fin à cette logique bureaucratique absurde, qui s’inspire manifestement de l’actuelle Politique Agricole Commune- pénalisant agriculteurs et  éleveurs dans leur travail de « production » alimentaire mais leur versant des compensations budgétaires parfois insuffisantes pour vivre- et qui, voyant à juste titre le coût d’un travailleur « défaillant » pour l’entreprise n’en voit pas le coût indirect que constitue les minima sociaux, assurances chômage et préretraites..puisque le coût de la protection sociale en France repose sur l’activité de nos entreprises plutôt que sur les produits d’importation ce que nous contestons par ailleurs..

Cette aide peut et doit dans certains cas être directe : par une prise en charge de la rémunération de la personne concernée-juste contrepartie aux "charges sociales"- tant qu’elle n’a pas encore tout à fait réellement sa place dans l’entreprise, ce qui implique bien sûr que celle-ci fasse preuve d’un minimum de « bonne volonté », des refus pouvant entraîner une suppression d’allocations..A l’inverse, le chef d’entreprise spécialement lorsque son activité correspond à un besoin territorial doit bénéficier d’une aide indirecte, ce qui implique bien sûr qu’il s’applique à embaucher local dans la mesure du possible, une embauche ou une délocalisation pouvant entraîner une majoration des prélèvements sociaux..

Dans les deux cas, si ce type de disposition peut donner l’impression d’un certain coût à court terme, il faut bien voir qu’il s’agit de les conditionner à des effets réels et que c’est la seule façon de stopper l’engrenage de l’assistanat généralisé dans notre pays..

Bien entendu, on doit passer d’une logique de guichet à une logique individualisée ou plutôt personnalisée de l’aide sociale allant jusqu’à l’emploi « aidé » dans la mesure possible et ce, de préférence dans le secteur privé et dans la région d’origine.

On le voit, j’accorde une importance tout de même conséquente au rôle des politiques publiques des collectivités locales-et je vais jusqu’à prôner dans ce domaine un certain « fonds de péréquation » dès lors qu’elles aident à maintenir l’emploi local et dès lors qu’elles ne cherchent pas à briser les solidarités naturelles et familiales. Importance intégrant une notion de responsabilité contradictoire avec l’idée d’un « droit acquis » à vie : en matière de logement, par exemple, le logement social doit être temporaire et ne pas exclure l’aide à l’accès à la propriété qui change en elle-même la vision de l’homme par rapport à son environnement immédiat.

               Mais je voudrais aussi insister sur le rôle des associations qui constituent autant de repères pour l’Homme qui s’y investit en fonction de ses préférences peut-être davantage que dans un cadre professionnel qui peuvent avoir un rôle dans deux domaines qui me tiennent à cœur que sont le maintien des personnes âgées à domicile et la distribution alimentaire au moment où l’inflation reprendra..

Une personne âgée « chez les siens », ou chez elle car je prône l’encouragement généralisé à la donation « en usufruit » et, de manière générale, la baisse des frais de succession, correspond à l’idéal d’une politique sociale selon ma vision…outre qu’elle peut malgré tout rendre quelques services à la famille-garde d’enfant, « chauffage » écologique, entretien du jardin potager-, elle contribuerait à assurer une certaine « stabilité »..les économies publiques ainsi réalisées permettraient de relancer le secteur des « aides à domicile » ce qui, dans certaines régions, pourrait générer un effet « vertueux » en termes d’emplois permettant peut-être de maintenir une clinique ou une petite antenne hospitalière locale.

Or, avec un peu d’aides, le secteur associatif pourrait contribuer à gérer certaines des « petites structures » nécessaires permettant d’accompagner dignement les personnes en fin de vie à proximité des leurs.

Les préoccupations « sanitaires » m’amènent à un deuxième point où j’accorde un rôle central au secteur associatif. Alors que les experts s’accordent sur le fait que la qualité de l’alimentation s’est nettement dégradée au cours de ces dernières décennies, et que, bien que la part du budget alimentaire « direct » soit censée diminuer, les Français se plaignent légitimement du prix des fruits et légumes achetés dans les commerces, les réseaux associatifs de distribution alimentaire ne sont pas suffisamment développés ce qui accroît la marge de manœuvre-et donc la marge tout court-des centrales d’achat. Petits producteurs, consommateurs et travailleurs occasionnels peuvent opportunément être mis en relation dans un cadre associatif qui profiterait à tous..sauf à l’Etat-Providence et à la grande distribution bien sûr mais nous pensions que le bonheur repose davantage sur les solidarités naturelles justement.

                          Evidemment , la notion d’ « environnement » ne se limite pas à cela, elle correspond avant tout à un cadre encore trop théorique où l’écologie ne s’oppose pas à l’économie et l’économie ne s’oppose pas au social.

Par exemple , l’idée d’un aménagement du territoire équilibré permettant aux familles de vivre dans des maisons dans des campagnes non désertifiées au lieu de s’entasser dans des  barres d’immeubles inhumaines correspond à  ma vision de l’environnement. L’idéal serait de limiter le phénomène d’ « exode rural » aux strictes opportunités professionnelles et ce, aussi bien dans les pays occidentaux que dans les pays du Tiers-Monde ainsi que, entre les seconds et les premiers. Cela implique bien sûr de concevoir un mode de développement traditionnel basé sur l’environnement humain en Occident et de le transposer en Afrique afin de stopper « positivement » le mirage de la société de consommation de masse auprès des populations locales génératrice de flux migratoire, de déracinement et d’insécurité.

                       Loin d’entrer dans la « stigmatisation » de catégories de populations, exercice que l'extrême-gauche maîtrise finalement à merveille, nous souhaitons prôner un mode de développement privilégiant l’Homme et son enracinement aux mirages de la spéculation boursière, de l’Etat-Providence devenu force d’inertie, de la pollution généralisée des agglomérations surpeuplées, du productivisme agricole et des transporteurs irresponsables autant que des « zones vierges » ou désertifiées.
Une fois n'est pas coutume, je finirais en vous conseillant à ce sujet la dernière encyclique "Caritas in veritate" qui comporte sans doute des éléments plus "transcendants" sur ce thème.

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démocrate-chrétien 02/11/2009 17:14


Votre vision de l'homme n'est pas si "humaniste" que cela puisque la notion d'"enracinement" est un peu..xénophobe.


JEAN DU TERROIR 30/10/2009 13:41


Le plan d'urgence agricole me semble globalemetn s'inscrire "dans ce cadre"


forum France Espoir 17/10/2009 13:45


espèce de petite fiotte


DUCASSOU 16/10/2009 18:17


Les européennes de 1994 étaient la meilleure campagne de Villiers..justement parce qu'il était sur ces thèmes.
Il faut maintenant défendre cette idée au sein de la majorité au moment où même Estrosi défend la vieille idée de l'actionnariat salarié..