L'ECONOMIE NE PEUT PLUS ETRE ARTIFICIELLE ET DECONNECTEE DES REALITES

Publié le par JEAN DU TERROIR

                            Dans notre soutien estival à la décision d'expulsion des Roms, au nom de la préservation de nos campagnes et à la réforme des retraites-au nom de la recherche d'accompagnement dans la transition vers des finances publiques assainies- face aux scandaleuses grèves qui s'annoncent en cette fin d'été 2010, je ne peux toutefois qui'appeler le Gouvernement à faire preuve de davantage de réalisme et ce, dans la finalité positive de connecter l'économie aux "réalités".

Car, pour absurdes qu'elles soient dans leur négation d'autre autre réalité qui est l'impossibilité de continuer "à vivre au-dessus de ses moyens", les idéologues gauchistes et gauchisants mettent parfois le doigt, en stigmatisant certes abusivement les connexions entre le Gouvernement actuel et le monde des "milliardaires", sur la réalité du monde de la Bourse, de l'économie virtuelle admirablment décrite par le fim "Krach" et de la dissociation du capital et du travail que, faute d'une refonte en profondeur d'un système qu'il a fallu sauver dans l'urgence avec l'argent du contribuable, se caractérise effecivement par une trop grande part du profit spéculatif au détriment du capitalisme entrepreneurial et/ou du moins de l'actionnariat salarié que nous prônons ce qui implique d'alléger les prélèvements obligatoires sur le monde du travail quitte à augmenter les prélèvements liés à la spéculation et-nécessairement- à son corollaire qui est la mondialisation. Pourquoi pas en jouant sur les critères écologiques, dans le sens du "développement durable" qui diminueraient ainsi l'avantage comparatif de l'agriculture "productiviste" issu de la P.A.C. à l'intérieur mais aussi à l'extérieur du territoire-l'élevage industriel du lait allemand ou danois et les cultures industrielles de produits maraîchers en Espagne ou en Italie comme l'élevage "hors-sol" de porcins en Bretagne- mais aussi et surtout des redoutables produits industriels asiatiques qui, sous prétexte de moindre coût, ruinent nos économies occidentales en réduisant nos couches populaires à l'assistanat.

C'est justement dans ce domaine que Madame LETARD, secrétaire d'Etat au Développement Durable et ancienne assistante sociale, vient de prendre une excellente initiative à travers "une formation aux gestes du développement durable" à l'attention des 30000 travailleurs sociaux de la fonction publique territoriale, visant à allier préoccupations sociales et environnementales en aidant les personnes à faibles revenus à faire des économies par l'écologie!

C'est cette vision-là de l'écologie politique que je défends où l'on apprend aux gens à moins dépendre de l'Etat-Providence et de l'inflation-pour conserver son pouvoir d'achat apparent- en les responsabilisant et en leur redonnant l'habitude de moins consommer en réapprenant à vivre de manière traditionnelle-le jardin potager, le chauffage au bois, l'entraide et la solidarité de voisinage- avec en plus l'usage des progrès technologiques bien utilisés sources par ailleurs d'emplois non délocalisables. N'en déplaise aux nostalgiques du keynésianisme inadapté de toutes façons à une mondialisation dont il faut limiter les effets, ce n'est donc pas la "décroissance que je prône!

La reprise timide et apparente de la croissance s'est paradoxalement accompagnée d'une reprise des importations par rapport aux exportations comme en 1982! Ce qui me renforce dans l'idée de normes voire de prélèvements de nature "écologique" comme en matière agricole où il ne nous semble pas opportun de compter uniquement sur le bugdget communautaire de la P.A.C-en pratique alimenté par les Etats-membres-pour maintenir le niveau de vie des agriculteurs au plus bas, alors que, cet été encore, le prix des fruits et légumes a encore augmenté de 11% pour les consommateurs! Ce qui prouve que, en comptant bien sûr sur la diminution des intermédaires, c'est ailleurs qu'il faut voir le problème!

 

En effet, révèle surtout que la baisse de l'euro n'a comporté un véritable effet positif que pour l'Allemagne et l'on se demande bien à vrai dire en quoi a consisté la consommation si ce n'est via des hausses de prix notamment dans des secteurs à bulle comme...l'immobilier! A propos de ce dernier, il est un fait que, cumulée à la baisse des taux d'intérêt qui toûche naturellement toutes les régions, les "niches fiscales aux noms divers (Scellier, Besson, Périssol) servent avant tout à entretenir les prix dans les agglomérations surpeuplées alors même que l'on pourrait profiter des "plans de rigueur" pour augmenter l'impôt sur les plus-values au détriment de la spéculation en région parisienne et dans certaines régions comme la Côte d'Azur ou la Côte Basque où les locaux ne peuvent souvent plus se loger alors que l'argent des retraités en mal d'authenticité pourrait servir à réaménager des fermes dans l'arrière-pays...

 

Nous ne pouvons donc que nous réjouir que les "plans de rigueur" s'attachent aux niches fiscales liées aux bulles spéculatives et/ou entretenant artificiellement les prix de l'immobilier...sauf lorsqu'il s'agit de la province et lorsque ces "niches" ont une portée "écologique" au bon sens du terme!

 

Car la préservation de notre rang ne passe plus par des statistiques économiques artificielles longtemps rendues nécessaires mais par la revalorisation des notions de terroir et d'identité, au moment où l'on s'aperçoit que, comme nous le pressentions depuis plusieurs mois, la différence de croissance entre l'Allemagne et les pays du Sud en cette période budgétaire difficile exacerbe les tensions liées à la "concurrence déloyale"-c'est le vrai problème de l'agriculture française" et, évidemement, remet en cause l'intégration européenne elle-même basée depuis plusieurs décennies sur l'utopie intégrationniste. 

 

 

                         Par les "plans de rigueur", on peut s'en prendre à l'assistanat et ainsi diminuer le coût de la sécurité, ou plutôt de l'insécurité. Comment ne pas voir dans l'insécurité latente dans certains quartiers l'effet néfaste de l'oisiveté de "jeunes" qui, outre le fait que les plus violents d'entre eux n'ont pas leur place en France, se "construiraient" davantage à participer "bénévolement"-dans un premier temps en conservant leurs minima sociaux si possible-en aidant les paysans dans les travaux des champs!

 

La notion d'identité n'est pas strictement ethnique mais implique un ensemble de circonstances de naissance et de vie qu'il faut tendre à retrouver à travers la reconstitution des "corps intermédiaires" comme garants des solidarités naturelles en vue d'une certaine harmonie avec la nature qui ne relève pas de l'utopie et que l'inévitable désagrégation des finances publiques rend désormais nécessaire.

 

A ce compte-là, les normes BBC et la "technologie verte" n'y suffiront pas. J'ai toujours prôné et prône toujours une meilleure répartition de l'activité humaine sur le territoire en vue d'atténuer ce que le géographe Gravier appelait déjà en 1947 "Paris et le désert français" . Ceci dit, la rurbanisation, du moins comprise comme cela, c'est pas mal mais une certaine ruralité pour ceux qui ne peuvent plus s'offrir le confort contemporain sans avoir recours à "l'Etat-Providence", c'est encore mieux!

Les premières déceptions récemment constatées en termes d'économies d'énergies, même si elles sont réelles, renvoient aux travaux d'étanchéité à l'air, qui impliquent des emplois locaux de rénovation du patrimoine injustement découragés par un système éducatif lui aussi trop coûteux-et au phénomène de "surchauffage" qui renvoient à une forme d'irresponsabilité dans la recherche du confort contemporain qui ne peut se traiter pour le coup que par une certaine forme d'"austérité"...les "écologistes" réalisent-ils que l'augmentation des prix d'EDF mais aussi une logique de limitation de la "redistribution" keynésienne peuvent seuls réellement responsabiliser nos concitoyens dans la recherche nécessaire d'économies d'énergies?

 

Sur un plan plus "mondial", les drâmes observés comme les inondations au Pakistan ou la canicule en Russie impliquent une certaine coopération internationale intelligente, visant à alléger provisoirement les normes contre la déforestation pour lancer les "bio-carburants" mais renforçant aussi la logique du "chacun pour soi" dans la recherche des matières premières comme malheureusement déjà les Chinois l'ont compris, mettant en danger les sources d'approvisionnement occidentales sur le continent africain. 

 

                     Ce qui nous amène à la réflexion sur la goouvernance concernant le traitement des grandes problèmes contemporains comme l'environnement et, c'est compte-tenu de cette "divergence" dans la gestion des intérêts des différents Etats que je prône la "coopération interétatique à géométrie variable", principale variante du principe de subsidiarité, comme garante d'une concrétisation de la gestion de l'économie mondiale qui ne peut plus rester "déconnectée des réalités".

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Jérôme 28/09/2010 15:29



En clair nos concitoyens doivent choisir entre:


-se remettre à travailler dans les "secteurs productifs" pour financer leur "Etat-Providence" et système de redistribution afin d'alléger et de faciliter l'endettement public


-renoncer aux "secteurs productifs" et renoncer aussi à l'"Etat-Providence", ce qui impliquerait retour au travail au noir, au jardinage et à l'"économie souterraine"