L'AFFAIRE DOMINIQUE STRAUSS-KAHN TRADUIT UNE EVOLUTION BRUTALE ET MAJEURE DANS LES RAPPORTS DE FORCE ECONOMIQUES ET GEOPOLITIQUES CONFIRME PAR LE RENVOI AU 8 JUILLET DU DOSSIER DE L'AFFAIRE TAPIE

Publié le par JEAN DU TERROIR

 

 

 

 

   Il est inutile de s'attarder sur les faits mêmes qui font heureusement l'objet d'une instruction judiciaire, dont on peut regretter qu'elle se fasse à grand renfort de battage médiatique et d'argent facile, dans les deux "camps",  et faire simplement remarquer que, si "complot" il y a eu, force est de constater que la personnalité de "DSK", prompte au sexe, à l'argent et à la malsaine "ivresse du pouvoir" qui en découle, s'y prêtait tout à fait.

Il reste que l'on pourrait se poser la question "à qui profite le crime?" et se dire que, si c'est une incontestable bonne nouvelle pour la France que cet individu n'accède pas aux destinées de notre pays bimillénaire-imaginez les incidents diplomatiques avec les pays "puritains" ou musulmans-, on peut a contrario se demander si les "pays émergents", désormais lassés de payer pour un Occident surendetté et incapable d'envisager la vie autrement qu'en achetant à crédit leurs produits pas chers mais ruineuses en raison des pertes d'emplois induites, ne seraient pas prêts d'en profiter pour inverser le "rapports de force" introduit par-et c'est là qu'apparait le socialisme authentique du personnage- la dimension keynésienne de l'ex-directeur du F.M.I. qui, plus conciliant envers la zone euro qu'avec l'Argentine ou la Malaisie il y a quelques années, a incité à des "plans de relance"  qui, pour nécessaires qu'ils aient été au début-contrairement à la jurisprudence stupide de la Cour de Justice des Communautés Européennes- ont dévoilé dans un second temps leur caractère excessivement coûteux pour les finances publiques et obsolète, une partie de cet argent déversé n'ayant aucune chance d'être remboursé autrement que par une vente massive des actifs infrastructurels et patrimoniaux aux plus puissants des "pays émergents".  Effectivement, ces achats constituent une rentrée d'argent pour l'Union européenne qui, compensant en petite partie-le niveau effrayant du déficit commercial de la France montre bien le caractère illusoire de cette "compensation"-l'impact des délocalisations vers les "pays émergents", permettent pour partie à la très américanisée-rappelons que l'affaire "DSK" a éclaté quasiment le jour même de la mise en faillite des Etats-Unis d'Amérique- ministre de l'Economie et des Finances de se féliciter d'une certaine reprise de l'activité et baisse du chômage, elle dont le dossier judiciaire relatif au "règlement douteux" de l'affaire Tapie (au détriment du contribuable là encore ce qui prouve que les "élites" ne montrent pas encore l'exemple aux Français en termes d'argent public comme il le faudrait) vient d'être renvoyé au 8 juillet, faisant du coup peser une "incertitude" délicate sur la validité de sa candidature au poste rendu vacant par la démission de "DSK".

 

                    On peut d'ailleurs douter de ses compétences d'économiste mais puisque l'argument est évoqué et qu'il n'y pas d'autre Français "crédible", jouons donc le jeu avec la réserve judiciaire que je viens de donner et à la condition d'une véritable marge de maneouvre pour nous laisser le temps de nous préparer aux périodes de "vaches maigres" à venir au besoin en contrant les intérêts des pays émergents et même des Etats-Unis d'Amérique, que les difficultés budgétaires mettent directement en concurrence avec nous pour la rechercher des fonds au moindre coût possible . L'idéal serait qu'elle sollicite un accord avec la toute jeune Aurélie Trouvé, qui, en tant que président d'A.T.T.A.C., présente au moins l'avantage de soutenir l'idée, dont on peut douter de la réalisabilité en l'état ceci dit, de taxes sur les mouvements de capitaux alors que, à mon sens, taxer les produits d'importation en fonction de système d'écluses serait déjà pas mal, à condition d'allouer directement le produit de ces taxes à certains investissements favorisant l'autonomie énergétique et alimentaire et non d'alimenter un "Etat-Providence" qui continuera de favoriser les importations en pénalisant la production.  Le fait est que, sous l'impulsion notamment des députés de "Droite Populaire" mais aussi du ministre Laurent Wauquiez, peut-être aussi de la semonce provoquée par des sondages donnant Marine Le Pen en deuxième position derrière "DSK", la droite gouvernementale a fait "bouger les lignes" plutôt dans le bon sens ces derniers mois, retrouvant un peu les accents de la présidence française de l'Union européennne, comme je l'ai évoqué dans mon dernier article en rappelant quelques propositions de lois en matière judiciaire ou sociale. Le ridicule désavoeu infligé par une classe politique gavée d'utopie social-libérale aux propositions de bon sens de Monsieur Wauquiez concernant le cancer de l'assistanat, lequel aurait eu indirectement en outre le mérite de s'attaquer indirectement à ce deuxième cancer lié que constitue l'une immigration massive qui alliène nos forces vives et de manière plus réaliste que ce que proposent les ténors de "l'extrême-droite", pourrait en soi être infirmé intelligemment. Par exemple, le plan d'aide aux éleveurs victimes de la sécheresse-l'idée de faire acheminer du foin depuis le Béarn et le Pays Basque avec l'aide de la S.N.C.F. et de l'armée étant excellente en soi- renforce encore la dépendance des agriculteurs envers l'argent public et c'est peut-être justement le moment d'obliger ces derniers à accepter de prendre en charge des personnes bénéficiaires de minima sociaux afin de faciliter un "retour à la terre" comme moyen de rompre la logique de l'assistanat.

 

                      Bien sûr, au risque de me répéter, cela ne  "fonctionnerait" qu'au prix d'une (re)valorisation du "sentiment d'appartenance"-je dirais qu'à la limite, peu importe que les "bénéficiaires" soient des indigènes ou des allogènes pourvu qu'ils soient réellement attachés à notre pays et que c'est justement l'intérêt d'une diminution des prestations sociales que de provoquer un "tri" indirect".  Cela implique de réhabiliter l'idée d'une "économie informelle", fonctionnant sur les anciens réseaux de solidarité et les activités "traditionnelles", véritable alternative au "social-libéralisme" mondialisé qu'incarnait "DSK" et dont les "pays émergents" ne veulent plus avec raison-mais il faut simplement prendre garde de ne pas les laisser s'emparer des commandes trop "brutalement"-, ce qui permettra d'économiser un peu pour en réserver  à l'"économie verte", tout à fait compatible avec la première pourvu qu'il s'agisse de "créer" des emplois locaux (pourquoi pas dans le photovoltaïque) et, ce n'est pas antinomique, dans les secteurs stratégiques, réservant peut-être, après une période de transition où la surconsommation serait pénalisée au profit des usines nationales de panneaux solaires, le nucléaire aux approvisionnement d'urgence dans certains secteurs industriels à forte dimension stratégique et à l'usage militaire.

Car je crois, et c'est là encore une fois la dimension "géopolitique" de l'affaire "DSK", qu'il faut bien davantage miser sur la préservation de notre indépendance militaire que sur le F.M.I. pour assurer notre survie, ce qui implique sans doute, de "rationnaliser" nos interventions militaires. Autant c'était une excellente chose d'empêcher Khadafi de réduire l'insurrection cyrénaïque en testant nos dispositifs aériens comme c'était une excellente chose de traquer un peu les taliban afghans en "aguerrissant" un peu nos soldats, autant il serait stupide de s'"embourber" au-delà de ce que nos intérêts vitaux exigent d'autant plus que, sauf pression chinoise, on ne peut plus demander aux Américains de nous y aider. 

                               En d'autres termes, il faut davantage compter sur la rationnalisation de nos dépenses publiques amenant le recouvrement d'une certaine indépendance que sur le F.M.I. et la complaisance de son directeur envers un "keynésianisme mondialisé" obsolète pour empêcher l'engrangement d'une spirale fatale générée par l'impossibilité objective des Etats surendettés "fragile" de la zone euro de rembourser les Etats surendettés "encore solides" dont, grâce à notre climat, notre histoire et à notre patrimoine -encore faut-il que nous ne les "bradions" pas uniquement pour préserver notre train de vie artificiel- nous faisons partie...jusqu'à quand?

On peut même se demander si "DSK" n'avait pas vu l'inéluctabilité de cet engrenage ou l'incompatibilité des mesures à prendre avec son programme et ses idées "social-libérales" pour, cédant à l'un de ses travers psychico-physiologiques unanimement connus et reconnus y compris dans le "Boboland" français (comme l'affaire  Tristane Banon le laisse clairement penser) pour échapper à un destin tragique sachant que son statut de milliardaire expatrié lui laisse une chance d'espérer une fin sereine outre-Atlantique.

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