ENTREPRISES, TRAVAIL : LES SOCIALISTES PRIS D'UN ACCES DE REALISME ?

Publié le par JEAN DU TERROIR

               Comme si la crise des "Bonnets rouges" avait été comprise, je lisais ce matin la nouvelle ministre de l'Ecologie Ségolène Royal indiquer qu'il fallait taxer les "camions étrangers" ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Au même moment, l'exécutif prépare ce qu'il appelle un "choc  de simplification" des formalités administratives subies par les entreprises qui pourrait s'avérer beaucoup plus positif que les allègements de charge du "pacte de responsabilité" dont on a dit qu'elle profiteraient essentiellement aux grandes entreprises qui, en dehors de leur impact sur les taux d'O.A.T., ne profitent pas tellement à l'emploi français.

A quand un plan de dévaluation qui relancerait les exportations ou une augmentation de la T.V.A. qui serait essentiellement subie par les importateurs?

Quant à la proposition du S.M.I.C. allégé formulé par le patron du Medef, elle peut paraître choquante au premier abord mais elle doit avant tout s'accompagner d'"avantages matériels" (logement, alimentation, transports) qui la rendrait tout à fait recevable et fournirait des "pistes de réflexion" qui certes, sortirait d'une logique strictement "consumériste".

Bien entendu, dès avant cette annonce non avalisée par le gouvernement, l'"aile gauche" manifeste sans comprendre que, pour douloureux que cela puisse paraître dans un premier temps, faciliter l'emploi va dans l'intérêt des "couches populaires" et consititue d'ailleurs la meilleure façon de remettre en cause l'aberration libre-échangiste.

                 Reste que, comme l'affaire des infimes primes-comparées à celles des patrons-voyous (souvent en réalité issus des mêmes réseaux que les politiques et patrons d'entreprises publiques) le montre encore actuellement, l'indécence de ces derniers pose un vrai problème déontologique qui, sur le plan de l'efficacité, doit être contré paradoxalement par une certaine "austérité budgétaire" alliée d'une "relance monétaire" qui pénalise les produits d'importation même si ce n'est pas ce que comprennent les autoproclamés défenseurs des "classes populaires".

Sur le plan de l'image seule, on pourrait en effet imaginer que, dans le cas d'une violation manifeste de sa responsabilité territoriale, un "manager"-naturellement moins responsable que le patron en raison de la quête de "rentabilité immédiate"-soit traité comme il le mérite par les pouvoirs publics au besoin avec des mesures humiliantes comme l'interdiction de passeport ou l'exclusion des enfants du systèmé éducatif public.

Cela doit rester cependant l'exception car ces "managers" peuvent aussi être instrumentalisés dans un sens géopolitique, tant nous avons besoin de partenariats avec certains "B.R.I.C.S"-je pense au Brésil et  à certains des ses satellites comme l'Angola- à la proximité culturelle évidente et à la complémentarité réelle par rapport aux Etats latins de l'Union européenne.

                      Il convient avant tout d'expliquer que l'on ne peut sans cesse opposer les "patrons" aux "salariés" et qu'il s'agit surtout de remettre en cause les "intérêts de court terme" de tout un ensemble de "rentiers" allant des politiques et financiers aux bénéficiaires de la redistribution sociale qui consiste non seulement  à empêcher la remise au travail mais, c'est plus subtil mais un texte de la Commission de Bruxelles est allé jusqu'à proposer une interdiction du jardin potager, à décourager la reconstitution de "sociétés traditionnelles" dotées d'une certaine capacité d'autonomie.

 

Certains politiques comme Laurent Wauquiez semblent aujourd'hui comprendre certaines choses...

Commenter cet article