CONFERENCE SOCIALE: LAURENCE PARISOT A MIEUX A FAIRE QUE DE S'EN PRENDRE A LA PRESENCE DE SALARIES DANS LES CONSEILS DE REMUNERATION

Publié le par JEAN DU TERROIR

                  Décidément, le haut patronat et la droite affairiste aiment donner aux gauchistes les bâtons pour se faire battre? En s'opposant de manière quelque peu irrationnelle à la présence de salariés dans les conseils de rémunération, Laurence Parisot ne s'en prend pas seulement à cette vieille revendication gaullienne reprise par les souverainistes à l'instar de Jimmy Goldsmidt d'intéressement des salariés en vue de lutter contre la dissociation du capital et du travail -à l'origine directe de la crise financière qui a certes propospéré grâce à l'incurie budgétaire de l'Union européenne et de ses membres et au refus des concitoyens de reconsidérer leur mode de vie- mais surtout semble s'être opposée aux nécessaires transparence et exemplarité dans les rémunérations des dirigeants d'entreprises alors que que, c'est d'ailleurs la seule mesure utile du nouveau gouvernement avec le rapatriement des troupes d'Afghanistan en vue je l'espère d'un meilleur emploi, l'on s'apprête justement à revoir les salaires des dirigeants d'entreprises publiques (ainsi d'ailleurs que des ministres) afin d'encourager à la modération des revendications de la base.

                  Car cette modération est désormais indispensable et ce, d'autant plus que le nouveau gouvernement a pris la stupide décision d'abroger la "T.V.A. sociale" laquelle aurait certes du entrer en application beaucoup plus tôt si l'ex-Président Sarkozy avait été plus prévoyant et qui seule aurait pu freîner la drâmatique dissociation entre une consommation massivement assistée et une production massivement taxée et encouragée à la délocalisation et donc à l'appauvrissement de tous. L'Allemagne n'a-t'elle pas suivi cette voie et ne s'en porte-t'elle pas beaucoup mieux que les autres Etats de l'Union européenne; par contre, si son dynamisme industriel permet indiscutablement d'entretenir un vivier d'emplois profitant à la zone germanique zones frontalières incluses comme l'Alsace (avec le risque de dissocier cette dernière de la nation française malgré son histoire et son identité qui ne s'opposent pas), son attachement absurde à l'"euro fort" a largement contribué à la faillite de l'industrie nord-italienne, incité l'économie française à une logique d'assistanat et les pays du "Club Méd" à se reposer abusivement sur l'Union européenne en termes de capacités d'endettement.

                          Nous y voilà justement et, s'il est indiscutable comme l'a souligné Valérie Pécresse que la possibilité toute récente de la France d'emprunter à des taux négatifs doit être mise au crédit des derniers efforts sarkoziens-le décret sur la T.V.A sociale notamment-, il s'agit surtout d'un processus de "rapatriement" des détenteurs d'obligations grecques ou espagnoles purement ponctuel qui ne serait pas amené à durer malgré l'importance des "actifs" liés à la richesse historique et géographique qui ne peut suffire à compenser la désinsustrialisation et la "désagricolisation" à moins qu'il ne s'agisse d'une tentative de la "dernière chance"...Surtout, il faudrait qu'elle se pérennise en vue d'une éventuelle diminution de la charge de la dette.

Quoiqu'il en soit, Laurence Parisot ne doit pas sortir de son rôle d'incitation aux efforts, efforts qui valent pour tous les acteurs de l'économie et qui sont nécessaires à la préservation de notre économie "réelle" si tant est que ce soit encore possible.

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