COMME LA LYBIE, LE JAPON ET LE RISQUE NUCLEAIRE NE DOIVENT PAS NOUS ELOIGNER DE NOS PREOCCUPATIONS DE RECHERCHE D'INDEPENDANCE IMPLIQUANT DES SACRIFICES DE COURT TERME

Publié le par JEAN DU TERROIR

                  Le terrible séisme qui vient de frapper le Japon vient "opportunément" de nous éloigner des problématiques économiques, sociales et environnementales avec menace de crise grave "masquée" en France par le début de la campagne présidentielle. Indépendamment du drâme qui toûche les populations, cet évènement naturel a le mérite de "rabattre les cartes" dans un monde touché par la dangereuse ascension de l'Extrême-Orient en ce début de troisième millénaire et de ramener la problématique du nucléaire au devant de l'actualité.

Et d'éclipser par la même occasion la problématique posée, dans la foulée du "printemps arabe", par la répression menée sur le peuple lybien par l'ubuesque Khadafi qui malheureusement détient des arguments à notre endroit, sachant que nous ne pouvons nous permettre une intervention militaire (pourquoi pas quelques  frappes aériennes ciblées toutefois pour retarder l'inéluctable victoire des forces loyalistes) et que nous pouvons encore moins nous permettre un afflux de réfugiés de la rive méridionale de la Méditerranée sachant que le problème que pose l'ouverture des frontières imposée par les traités européens avec  la moindre attractivité de l'Italie par rapport à la France, les dictatures "arabes" amenant au moins le mérite d'une certaine stabilité.

 

                                Le risque d'accident nucléaire au Japon doit-il pour autant nous inciter à renoncer au nucléaire comme le voudraient certains écologistes gauchisants? Je ne le pense pas car, indépendament de l'arme atomique qui elle seule peut nous permettre de faire d'autres économies bien ciblées, l'entretien de forces spéciales d'élites et la sécurité intérieure devant redevenir la priorité à mon sens pour être au moins capable d'imiter Khadafi si besoin est et de pratiquer un certain contrôle du territoire, l'électricité nucléaire constitue pour l'instant le moyen le plus sûr d'assurer notre indépendance énergétique et de continuer à investir dans un "savoir-faire" de haute technicité.

Il reste que cela n'empêche pas à la fois d'inciter à la limitation de la consommation d'électricité, par le retour de certaines "bonnes habitudes" mais aussi par le financement par ceux qui consomment beaucoup des nécessaires soutiens aux énergies renouvelables et notamment au secteur photovoltaïque! En effet, il ne s'agit pas ici de favoriser une "bulle" inflationniste couteuse mais bien d'aider nos producteurs de panneaux solaires à équiper le pays ce qui ne signifie pas la même chose qu'aider E.R.D.F. à acheter l'électricité solaire à des prix prohibitits en important des panneaux solaires chinois! Le rapport coût/utilité n'est pas le même.

Il s'agit d'admettre une fois pour toutes la nécessité d'une certaine limitation à la consommation lorsqu'elle se trouve directement financée par l'argent public sans contrepartie en termes d'emplois "durables"!

Par ailleurs, l'écologie ne doit pas donner lieu à une lecture idéologique visant à une application qui ne défavoriserait que nos producteurs  agricoles (comme nos producteurs industriels alors même que la seule façon de "profiter" intellegemment de la désindustrialisation serait de pénaliser spécialement les produits que l'on sait être importés)alors même que la "grande distribution profite à fonds su système mais plutôt d'encourager ménages et secteur associatif à court-circuiter cette dernière pour revenir à l'idée d'un mode de vie traditionnel générant une alimentation saine et à la portée de tous sans dépense excessive d'argent public.

 

                         Surtout, à l'approche de l'élection présidentielle où le risque de présentation et d'élection de Dominique Strauss-Kahn se précise, risque important en termes moins de gabegie publique que les marchés ne permettraient pas avec ses challengers socialistes que de perte d'indépendance sachant les justes prétextes que peut employer le F.M.I. pour inviter la France non à se désendetter elle-même au détriment de l'extérieur comme ol le faudrait mais à préserver son modèle social surconsumériste à l"aide" de l'extérieur-on commence déjà à le voir avec l'achat d'aéroports par les Chinois, le maintien d'un euro surévalué par la préservation de nos capacités d'endettement et surtout le maintien des frontières ouvertes aux marchandises et aux hommes-, n'en déplaise aux déclarations tonitruantes d'un chef d'Etat qui semble ne plus contrôler la situation.

Mais au fait, omnubilée par sa complaisance envers un monde de la finance qui a rapidement reversé dans les excès ayant conduit à la crise comme par le maintien d'un mode de vie "occidental" au besoin-le paradoxe est de taille mais seulement apparent si l'on mesure la logique similaire à l'endettement public et à l'endettement privé- grâce à l'usage massif de "l'Etat-Providence",  la droite gouvernementale française est-elle restée crédible pour empêcher ce cauchemar?

Il semble surtout que les intentions réelles ou supposées de Nicolas Sarkozy se heurtent au droit positif international et européen qu'il a d'ailleurs contribué à faire évoluer -dans le mauvais sens concernant le traité de Lisbonne qui heureusement n'était pas encore en vigueur lors de la présidence française de l'Union européenne- mais aussi à la faiblesse d'esprit de "sacrifice" de nos compatriotes qui attendent un peu toujours le confort des "services publics" sans une contrepartie fiscale devenue illusoire du fait des délocalisations et de la prexistence d'un "droit du sol" qui maintient sur notre sol des populations aggravant encore ce consumérisme ambiant. N'est-il pas "choquant" que l'on accepte de payer cher son énergie et son logement tout en passant ses vacances à l'étranger tout en refusant d'acheter des produits durables pour y préferer des produits d'importation qui se retournent contre leurs propres consommateurs par leurs effets indirects (délocalisations, chômage, faillite des services publics, mauvaise qualité)?

 

                 Les députés de "Droite Populaire" ont opportunément rappelé qu'il valait mieux faire consentir des sacrifices dans le sens d'une limitation des dépenses publiques pour leurs bénéficiaires (y compris les retraités), ce qu'a en partie commencé à faire le Premier Ministre François Fillon mais, en revanche, faire respecter par des mesures concrètes et pratiques les engagements présidentiels au niveau de la sécurité comme de la limitation de l'assistanat et la préservation des emplois privés au besoin à l'aide de mesures de rétorsion apparentées à du "protectionnisme".

Il faudrait ajouter, chose qu'aurait faite en son temps Philippe de Villiers, que ce sacrifice en termes de "services publics" doit être "compensé" par la consolidation des "communautés intermédiaires" ou "solidarités naturelles" dont les membres, plutôt que ne rien faire de leurs journées avec leurs revenus d'assistanat, se rendent utiles à leurs villages, leurs associations notamment, en cette période de flambée des prix alimentaire, les A.M.A.P. pour entretenir un tissu social pouvant accompagner la transition vers un necessaire recul de l'"Etat-Providence" qui peut-être assumerait d'autant mieux ses fonctions régaliennes que la notion de "solidarité naturelle" implique un effort pour tous et  l'exclusion-au besoin à l'aide des pouvoirs publics"-de ceux qui, bénéficiant actuellement des dispositifs d'acceuils collectifs, ne se seraient pas montrés dignes de notre hospitalité.

Bien sûr, pour des raisons strictement "électorales", je comprends que certains sacrifices que l'on devra nécessairement imposer par exemple aux retraités qui flambent le produit de leur rente dans des Etats aujourd'hui en guerre interne-cela "tombe bien" ne puissent pas être abordés aussi clairement avant 2012! Et de toutes façons, il importe davantage de les inciter à aider leurs familles dans le contexte actuel..

Il n'empêche que, pour que le projet de la droite soit crédible, il convient cette fois de favoriser doucement quelques mesures d'accompagnement vers la "société traditionnelle", aides aux bénévoles "utiles" et aux petites entreprises "stratégiques" ou "durables" tout en allégeant dès avant 2012 la pression fiscale reposant inutilement sur les mêmes P.M.E. et en recentrant l'Etat sur ses missions de sécurité, recentrage pouvant amener des économies budgétaires s'il s'agit de d'expulser les délinquants ou de réalouer nos forces à l'intérieur même du territoire.

Notons aussi que les mesures de rétorsion de la finance en cas par exemple de taxation de certains produits d'importations ne comporteront pas d'impact (en termes de relèvements des taux qui ne peuvent que monter maintenant que la part "risque" de l'O.A.T. se précise) ne seront peut-être pas aussi immédiates que l'amélioration directe et indirecte des comptes publiques provoquée sur le court terme et cela vaut le coup d'essayer, ne serait-ce que pour alléger la pression fiscale de tous ceux qui ne dépensent pas leur argent à 'létranger et essaient de construire quelque chose d'utile sur notre territoire.

Sauf "miraculeux" duel Nicolas Sarkozy/Marine Le Pen qui ne ferait pas disparaître pour autant les problématiques de transition vers l'économie durable de proximité désendettée, il me semble que la victoire de la droite est à ce prix et que, face à l'utopique gabegie qu'entraînerait un socialisme "vieille formule", le véritable adversaire qui ne nous permettrait de vivre que conformément aux voeux des nébuleuses mondialistes s'appelle Dominique Strauss-Kahn et qu'il faut surtout aller plus loin que de simples préoccupations "électoralistes" car la droite n'a je le crains plus grand chose à perdre aujourd'hui.

Publié dans Debout la France

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