CICE: UN DETOURNEMENT DE PROCEDURE PAR LES GRANDES ENTREPRISES MALHEUREUSEMENT PREVISIBLE, LA LOGIQUE DE TERROIR DEVRAIT SEULE PREVALOIR

Publié le par JEAN DU TERROIR

    Devant l'aberration absolue qu'a constitué, dès les premiers jours du gouvernement Ayrault et ce, au moment d'une injection plutôt incongrue d'argent public au profit de l'"Education Nationale", le Gouvermement a fait voter le dispositif du C.I.C.E. permettant tout de même un certain allègement des charges via un mécanisme d'avance de trésorerie.

 

     Simplement, si la T.V.A. sociale aurait permis d'augmenter les recettes publiques et ce, au détriment souvent des produits d'importation et, dans bien des cas aussi, de la consommation "stérile" à savoir de la consommation coûteuse qui ne bénéficie ni aux activités ni aux territoires "en besoin", le C.I.C.E. se traduit inéluctablement à court terme par une diminution de ces recettes. Il est clair qu'il vaut mieux que ce soit l'Etat que les entreprises qui fassent des économies et ce, d'autant plus que ce sont ces dernières qui relancent durablement l'activité et donc la croissance et donc les recettes fiscales mais le Gouvernement se  trouve désormais pris au piège de la contradiction entre la "Realpolitik" ou plutôt la "Réalekonomie" et...les promesses électorales de l'année dernière qui s'avèreront difficiles à réaliser sauf au profit de certains "lobbies" tels que les associations homosexuelles mais ce n'est pas le sujet!

 

                Si l'on peut douter de l'intérêt d'une diminution de la dépense allouée aux réseaux consulaires ou aux subventions aux biocarburants, il est clair que les mesures annoncées de "simplification" sont bienvenues! Le problème en est que l'on s'aperçoit aujourd'hui que l'on a "créé" une "usine à gaz" avec le C.I.C.E. qui, comme c'est souvent le cas en fait dans le cas de dispositif de subvention direct ou indirect, se trouve "répercuté" par les acteurs indirects qui ne devraient pas être les seuls concernés.

 

C'est le cas des grandes entreprises qui, toute honte bue et, malgré les problèmes de trésorerie qu'elles posent régulièrement aux P.M.E. par le non-respect des délais, se croient obligés d'augmenter la facturation au pro-rata de l'économie fiscale réalisée et ce, avant même qu'elles en aient bénéficié!

 

                     Même si je sais gré au gouvernement socialiste, incapable d'utiliser efficacement ses forces de sécurité au seul profit du bien commun et non d'intérêts de lobbies, d'avoir au moins tenté quelque chose en faveur des entreprises produisant de l'activité sur le territoire, il n'en demeure pas moins que c'était la logique initiale, un financement par l'augmentation de la T.V.A. qui était la bonne, quitte à réduire cette dernière pour les activités dont on est sûr qu'elles "créent" des emplois dans les zones en souffrance comme les friches industrielles de l'Est ou du Centre comme c'était parfois le cas de la restauration.

Sinon, rien n'interdit d'allouer directement les montants alloués aux territoires concernés, pourquoi pas, n'est-ce-pas Madame Batho, dans le secteur de l'économie durable (énergies renouvelables si possible "rentables" ou du moins fortement "créatrices d'emplois" dans ces région, chemin de fer, agriculture bio) ou des travaux d'intérêt général utilisant par exemple des jeunes délinquants!

 

Le tout serait de raisonner selon une logique de "terroir" et si l'on n'a pas d'argent, laisser les solidarités naturelles se reconsituer via des systèmes de "circuits courts" ou de "monnaies locales" attendu que, pour moi, les identités locales ne sont pas censés s'opposer à l'identité national lorsque celle-ci s'appuie sur du "réel" et non sur de la "paperasse" source de confusion notamment lorsque le nombre d'immigrés mal intégrés devient trop important comme c'est le cas aujourd'hui. Bien entendu, les zones ayant préservé (pays basque, Corse, Alsace) ou reconstitué (Vendée) des terroirs vivaces au triple sens économique, social et identitaires doivent être préservés et ce n'est pas nécessairement vers ces derniers que doivent être alloués les redistributions mis à part que, dans certaines d'entre elles, il faudrait veiller à ce que l'argent des retraités, touristes ou résidents étrangers serve vraiment à la petite économie locale ce qui implique là aussi une poltitique fiscale appropriée visant à traquer les produits d'importation quel que soit le sens que l'on entend. 

 

 

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