AU DELA DE L'AFFAIRE CLEARSTREAM, PLAIDOYER POUR UN RETOUR DE L'ETHIQUE DANS LA GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES

Publié le par JEAN DU TERROIR

 

                    L’affaire Clearstream pose évidemment la question de l’indépendance de la justice face à l’exercice de la politique, on se  souvient des combats du procureur de Montgolfier sur la Côte d’Azur, mais aussi plus généralement des questions d’éthique dans la politique.

L’éthique, c’est aussi une société où l’on punit les coupables de crimes et délits, en expulsant notamment les auteurs d’origine étrangère qui n’ont pas respecté les usages du pays d’accueil.

Ce qui va d’ailleurs de pair avec, le terrible séisme qui a ravagé Haïti l’a montré, la générosité que notre pays doit afficher dans sa vocation universelle, attendu qu’il ne s’agit pas d’accueillir la « misère du monde » chez nous mais à pallier la misère chez nous et, si possible, chez nos partenaires du Tiers-Monde mais avec des principes sains qui sont par exemple ceux du Co-développement entre le Bénin et le conseil général de la Vendée.

 

                                   Il est évident que la politique au sens noble du terme, c’est-à-dire, au sens aristotélicien, se doit de prôner l’éthique dans la gestion de la chose publique notamment dans l’économie, tout spécialement en ce moment délicat où les spéculateurs menacent les Etats surendettés de la zone euro de relèvement des taux d’intérêt ce qui peut mener à un « krach obligataire »…et à la fin de la société de consommation de masse dont ils pâtiraient nécessairement.

Bien sûr, le fait de « travailler à la sueur de son front » prôné par l’Evangile ne correspond qu’à moitié au mode de vie contemporain mais, outre que le travail manuel et les travaux agricoles ne sont pas suffisamment valorisés par rapport aux besoins ô combien modernes de notre société-il n’est que de constater les plaintes des consommateurs devant le prix des aliments dans les grandes surfaces alors que les agriculteurs ne vivent plus du « fruit de leur travail » et que les importations de fruits et légumes issues d’autres pays européens donnent une fausse impression de « surproduction-, la quête désespérée de « l’argent facile » , surtout lorsqu’elle est déconnectée du réel-c’est le principe même de la logique spéculative- constitue une violation basique à la nécessaire éthique sur le plan économique. Et qu’il appartient aux politiques de pallier, au niveau national et aussi au niveau international sous la forme de la « coopération interétatique » car  des liens un peu trop privilégiés apparaissent facilement entre organisations internationales « indépendantes », elles-mêmes déconnectées des besoins des populations et des Etats, et « lobbies » proches des investisseurs institutionnels dont l’intérêt réside dans le fort rendement « sur le court terme ».

En vendant les titres de sa dette à ses dernier pour continuer à alimenter un système exagérément consumériste où la société entière vit au dessus de ses moyens, l’ « Etat-Providence » participe à cette « violation » de l’éthique d’autant plus qu’une fiscalité confiscatoire pénalise pour le coup réellement ceux qui « travaillent à la sueur de leur front »

 

                 Ethique de conviction et éthique de responsabilité face à la spéculation et à l’assistanat généralisé. Cette préoccupation est d’ailleurs rappelée par Benoit XVI dans « Caritas in veritate » .L’éthique de manière générale consisterait à permettre aux gens de vivre du fruit de leur travail aux dépends aussi bien de l’assistanat que de la spéculation.

Et, dans le cas des « rentes de situation », que cela  corresponde au moins à une « utilité sociale » précise : où est l’intérêt de « parquer » des retraités dans l’agglomération surpeuplée et exorbitante de la région parisienne, ce qui constitue autant de logements en moins pour les jeunes actifs ? Alors qu’un cadre familial et provincial plus stable serait davantage conforme à nos préoccupations. La défense des « communautés naturelles » en général et de la famille en particulier implique de s’intéresser à la dimension la plus fondamentale et la plus évidente de l’éthique qui est la défense de la Vie. Ceci alors que la négation de l’ordre naturel et de la justice incarnée par la « Culture de Mort » a  transformé les mentalités : contraception, stérilisation, avortement, euthanasie, eugénisme, manipulation embryonnaire invitant à la débauche et au meurtre.

 

 

                       Il est vrai que c’est très net en matière de bio-éthique et c’est là que je m’inscris en faux avec certains milieux prônant la défense de la Vie qui, sous le couvert de la dénonciation légitime du « malthusianisme », s’en prennent au pseudo-mythe du « réchauffement climatique »-comme s’il n’y avait pas de problème environnemental et comme si les ressources naturelles étaient infinies- au lieu d’affiner leurs argumentations sur les coûteuses  manipulations génétiques à partir des « embryons surnuméraires » et aux moyens matériels d’apporter une réponse aux jeunes femmes tentées par l’avortement. Des argumentations impliquant des réponses sociologiques valorisant les familles et, à défaut, les « communautés intermédiaires » où chacun a sa place et où l’on préfèrera toujours accueillir un nouveau venu qui en est issu plutôt que de pousser à l’exil, que ce soit pour des raisons d’emploi ou de rupture familiale.

Lesquelles passent évidemment par une société conforme au « développement durable », en harmonie avec la nature-où l’on a besoin de tous pour survivre comme c’était le cas dans les familles paysannes-et non par la logique d’assistanat qui a toujours un véritable coût, plus que les « enfants à naître », pour le contribuable et entretient largement les « pompes aspirantes » migratoires qui ne rendent service ni aux pays d’émigration ni aux pays d’immigration. Et oui, la défense de la Vie  ne s’oppose pas à l’éthique de l’environnement mais la complète.

Car les atteintes insupportables à l’environnement qui illustrent l’idée d’une démesure, d’une hypothétique « toute-puissance » de l’homme sur la nature reposent sur la même « philosophie » que les atteintes insupportables à la « bio-éthique ». Dans les deux cas, loin de prôner l’idée d’une opposition frontale entre l’Homme et la Nature, nous prônons l’idée d’une complémentarité entre l’activité humaine et la gestion de l’environnement en vue de la survie de l’équilibre mondial. Ce qui est valable en bioéthique est aussi valable concernant l’environnement et c’est pourquoi nous prônons la défense de « l’agriculture biologique », ou du moins l’agriculture traditionnelle et/ou vivrière face à l’agriculture « productiviste » et mondialisée que l’on cherche à imposer aux pays du Tiers-Monde après l’avoir imposée en Occident et le maintien d’une certaine ruralité, garante d’un équilibre de vie enraciné et respectueux du sens du bonheur par l’effort. Bien sûr, il ne s’agit en aucun cas de rejeter la « technique » mais de la mettre au service de l’Homme et de la Vie, ce qui implique de valoriser les pistes comme la recherches sur les « cellules-souches »-au lieu des embryons surnuméraires-ou sur « l’économie verte » et tout ce qui a trait à l’économie d’énergie. Et, sur un plan plus « stratégique », s’il nous semble nécessaire de limiter certaines dépenses d’investissement et de fonctionnement concernant la défense-les véritables interventions militaires devraient être limitées  à la défense des intérêts et la vocation universelle de la France, je continue de prôner un effort particulier sur le nucléaire, permettant d’économiser d’autres énergies au niveau civil et de rester « inattaquable » au niveau militaire selon la vielle formule « si vis pacem, para bellum ».

 

                    Tout cela implique de soutenir plus que jamais la réhabilitation de la notion de « terroir » comme garante d’un équilibre éthique face à la mondialisation spéculative débridée et les atteintes à l’environnement et à la Vie au nom d’une logique de la démesure dans l’action humaine.

 

 

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Marc Orsatti 09/02/2010 11:29



Vous êtes culotté de parler d'éthique, Jean du Terroir, vous qui, après avoir un peu soutenu le frontiste Peyron, avez rallié Pasqua en 99 comme vos amis Luca et Camou