REPARTITION DU TRAVAIL : LE VERITABLE PROBLEME

Publié le par JEAN DU TERROIR

              Face à l’aggravation sans précédant de la dette publique et des comptes sociaux, le relèvement de l’age du départ à la retraite est proposé comme alternative. Comme il n’est pas envisageable de taxer davantage les salaires des jeunes actifs et délicat de réduire les retraites des personnes âgées, l’allongement des durées de cotisations est avancée comme solution universelle. Cela n’est pas sans bon sens d’ailleurs !

Rien ne sert de d’augmenter la durée de cotisations théoriques si dans le même temps on favorise les dispositifs d’assistanat « actif » comme le R.S.A. (financé par les économies des ménages) peut le devenir ou le paiement d’un salaire « complet » pendant un an après licenciement comme vient de l’annoncer le Président de la République.

Mais face à l’explosion du chômage aggravée-mais non générée- par l’explosion des bulles spéculatives consécutives à la crise du « capitalisme financier, on peut aussi se demander s’il ne serait pas plus sain de mettre les « jeunes au travail », qui, une fois le pied « mis à l’étrier » constitueront autant de cotisants au cours de leur carrière.

En revanche, le Président de la République a clairement raison de privilégier l’investissement à la consommation car cette dernière ne permet pas réellement de re dynamiser notre appareil productif et accroît notre risque dette publique…En revanche, c’est bien l’appareil productif qui permet de faire vivre l’économie locale tout en apportant des ressources à l’économie nationale. Cela peut nécessiter effectivement un rôle important pour les collectivités locales et c’est en cela que le projet de « grand emprunt national » annoncé par le chef de l’Etat au Congrès m’inspire quelques inquiétudes car c’est toujours « au plus près du besoin » que l’on dépense le plus efficacement l’argent public.

 

Personnellement, je pense que le problème-et donc la solution-réside bien dans la répartition du travail mais je reste frappé que personne ne s’intéresse aux éléments de ce double déséquilibre.

La théorie de la Division Internationale du Travail d’après Ricardo a abouti à un déséquilibre entre un Occident consommateur de richesses et un Orient producteur, le premier s’endettant auprès du second pour…continuer à consommer.

L’Organisation Mondiale du Commerce et la Commission de Bruxelles avec son combat obstiné contre « les restrictions à la libre circulation » en sont directement responsables.

 

Ce déséquilibre territorial a été amplifié, et c’est là que l’on retrouve le rôle néfaste de la mondialisation, par la faillite des industries et des agricultures aboutissant à des zones désertifiées ou dépendantes des « services publics »  et services à la personne.

Car s’ajoute là la notion d’équilibre sectoriel : face aux défis de la mondialisation, il nous semble nécessaire de ne pas tout miser sur une même carte, de ne pas mettre "tous ses oeufs dans le même panier". Lorsque la principale entreprise du pays fait faillite, la collectivité territoriale concernée doit pouvoir miser sur d’autres entreprises pour relancer l’activité.

Or, un aménagement du territoire bien conçu peut amener un ensemble d’activités agricoles à favoriser certaines industries lesquelles vont à leur tour générer des industries secondaires sous-traitantes et des services.

Cet équilibre passe évidemment par un « maillage » de petites et moyennes entreprises « enracinées », constituant en elles-même une partie des « communautés intermédiaires », ne présentant pas les défauts structurels des grandes entreprises tentées par la délocalisation ou la spéculation boursière.

 

Cet équilibre doit être garanti par un bon système d’écluses douanières mêlé d’une T.V.A. sociale consistant en des prélèvements sur les produits d’importation d’un montant au moins équivalent à ceux des charges sociales de nos entreprises.

 

 

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JEAN DU TERROIR 26/06/2009 13:48

C'est exact, c'est au niveau local que l'on investit le plus afficacement.
Par ailleurs, je redis qu'il vaut mieux dépenser l'argent public en aidant les entreprises des zones rurales à embaucher (de manière conditionnelle bien sûr) qu'à entretenir des services d'assistanat et de contrôle dispendieux.

Lionnel L 24/06/2009 11:28

Le Gouvernement actuel est sur la bonne voie...sauf sur la question des marges financières des collectivités locales sans lesquelles une vraie relance ne peut avoir lieu.