Comme vous avez pu le remarquer, à l'instar de notre inénarrable Président de la République, les tenants de la majorité présidentielle aux élections européennes
n'hésitent pas à reprendre les problématiques "euroréalistes" voire "souverainistes" inspirées par l'excellent nègre Henri GUAINO. Simplement:
COMMENT SE DIRE CONTRE L'ENTREE DE LA TURQUIE DANS L'UNION EUROPEENNE EN SOUTENANT L'INTEGRATION TOTALE DANS L'O.T.A.N.
D'ailleurs, Nicolas Sarkozy qui s'était engagé à cesser toute négociation a ouvert huit chapitres supplémentaires pendant la présidence française, a supprimé le
referendum obligatoire avant l'adhésion de la Turquie et demande encore aux eurodéputés comme Madame Grossetête de voter les crédits de pré-adhésion. A moins que cette dernière ne le
fasse d'elle-même...
COMMENT PARLER DE L'EUROPE QUI PROTEGE EN SOUTENANT LE TRAITE DE LISBONNE
D'ailleurs, ceux qui défendent aujourd'hui le traité de Lisbonne qui interdirait tout ce que la présidence française a eu de bon, sont les mêmes que ceux qui
défendaient hier la constitution européenne (normal puisque c'est le même texte), traité qui interdit toute restriction aux mouvements de capitaux qui ont permis la crise et au libre-échangisme
qui permet les délocalisations comme dans l'industrie automobile où l'argent du contribuable versé par le Gouvernement a été gaspillé bêtement récemment.
COMMENT DEFENDRE NOS "PRODUITS DU TERROIR" TOUT EN SOUTENANT LE PARTI POPULAIRE EUROPEEN QUI SOUTIENT LA COMMISSION DE BRUXELLES ET L'INFAME
BARROSO
D'ailleurs, M.Barnier, lui-même ancien commissaire et aspirant à le redevenir, a donné le 27 janvier son accord pour le "vin de coupage" en tant
que ministre de l'Agriculture. Face à cela, Madame Grossetête ne propose que "l'Europe unie" comme solution...comme si les producteurs de "mescla" catalans avaient les mêmes préoccupations que
les viticulteurs provençaux.
Je finirais bien sûr sur cette notion de terroir car elle fait appel à des considérations très concrètes
et c'est pourquoi les "duplicateurs" ont du mal à les "verbaliser".
Elle fait appel notamment aux notions de "territoire" et de "vitalité" à l'heure où les délocalisations massives conjuguées à l'hyper-concentration parisienne (voire bruxelloise) ont laissé des
pans et des régions entières en friches agricoles ou industrielles. C'est d'ailleurs ici que l'on s'aperçoit que le mouvement "Chasse Pêche Nature Traditions" défend bien davantage
l'environnement que les euroécologistes à la sauce "Cohn-Bendit".
La Division Internationale du Travail qui enrichit les riches des pays pauvres en appauvrissant les pauvres des pays riches
constitue un énorme bombe à retardement où les "pays riches" s'endettent pour financer leur mode de vie consumériste tandis que les "pays pauvres" se prolétarisent en abandonnant leur agriculture
vivrière pour les industries d'esclavage des temps modernes. Avec les désastreux mouvements de populations que cela implique.
Je finis par une réflexion de politique nationale à partir des inquiétudes légitimes que beaucoup éprouvent
concernant l'explosion progressive de notre dette publique, laquelle s'explique bien sûr par de trop lourdes dépenses-qui jouent néanmoins un bon rôle d'"amortisseur" de crise-mais surtout par un
trop important "manque à gagner" qu'explique la désertification de certaines régions.
Je ne reviens pas sur le système d'"écluses douanières" que nous proposons pour les protéger de la mondialisation mais, tant qu'à dépenser de l'argent public, autant faciliter la délocalisation
"interne" (de la capitale vers la province) des services, fonctionnaires et retraités qui permettront peut-être de faire vivre un territoire.
De manière plus active, il s'agit aussi, contrairement à ce que la Commission de Bruxelles nous oppose y compris face au pantin Sarkozy, d'aider nos entreprises à s'y développer au besoin par des
subventions "déguisées" voire ciblées.
Plus profondément encore, et comme le montre la réussite du spectacle "son et lumières" du Puy-du-Fou et le bilan économique du conseil général de la Vendée, la culture, l'identité et le
sentiment d'appartenance ne s'opposent en aucun cas à la réussite économique d'un territoire donné.
Evidemment, cela implique que la "réussite économique" se mesure à l'echelle d'une
région, d'un pays ou, pour parler comme les "euromondialistes", d'une zone et, non à l'échelle d'une entreprise dont le capital déconnecté du travail propère stérilement en bourse
jusqu'à...l'éclatement de bulles spéculatives provoquant la crise financière et économique.
Il n'est donc pas si caricatural que cela de défendre les traditions et produits du terroir qui contribuent alors à la prospérité d'un territoire. D'autant plus qu'ils contribuent à la cohésion
des régions et des nations, seule garantie de stabilité pour l'Europe et le monde.
Par JEAN DU TERROIR
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Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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