LE VERITABLE PRINCIPE DE SUBSIDIARITE N'EST PAS CELUI DE LA COUR DE JUSTICE DES COMMUNAUTES EUROPEENNES

Publié le par JEAN DU TERROIR

A l'heure où la Commission européenne prétend abusivement prôner le principe de subsidiarité  énoncé par l'Eglise et bafoué pour mieux le bafouer (c'est en effet la Cour de Justice des Communautés Européennes qui en interprête l'étendue..) en s'arrogeant des compétences réglementaires de niveau national voire infra-national (la taille des nains de jardins!), il importe de préciser que ce principe de subsidiarité se traduit par la défense d'une certaine "complémentarité harmonieuse"..

Il convient de remarquer que les extrêmistes féministes et les intégristes islamistes se retrouvent paradoxalement dans le rejet de cette  complémentarité harmonieuse qui correspond bien à la civilisation gréco-latine largement affinée par le christianisme....la "mission" spécifique de la femme ne devant pas la réduire à un rôle de figuration. Le dénonciation du "communautarisme islamiste" (avec sa rigidité un peu "rétrograde") me semble donc complémentaire de la dénonciation de l'excessive permissivité "libertaire" de notre société post-soixante huitarde (dont les atteintes à la vie ne sont que l'avatar le plus monstrueux)

de la même façon que communautaristes et jacobins se retrouvent dans le rejet de la complémentarité harmonieuse entre nations et régions: nous pouvons être patriotes, souverainistes ou nationalistes, tout en étant européens (dans le sens que les nations européennes peuvent et doivent coopérer dans l'intérêt de l'Europe concernant les grands enjeux civilisationnels et diplomatiques) et décentralisateurs (l'action du conseil général de la Vendée constitue un exemple s'agissant des instituts de formation "connectés" à la vie économique locale où du RMI transformé en revenu minimum de travail).

tout comme les marxistes et les mondialistes se retrouvent dans le rejet de la complémentarité entre travail et capital qu'incarne la "PME enracinée", entreprise dont le capital n'est pas déconnecté au travail et au territoire (comme dans les multinationales du CAC 40 dont les managers ne recherchent que la rentabilité à court terme au profit des actionnaires, faisant malheureusement mentir la fameuse phrase d'Helmut Schmidt "les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain") et qui, permettant un véritable maillage du territoire (gage d'un aménagement du territoire harmonieux) constituent un véritable vivier potentiel d'emplois.

Ceux qui opposent ce qui est complémentaire ne sont que des adeptes de la dilalectique et de la lutte des classes et...de trop grands lecteurs de Karl Marx (lesquels ont abusivement dans le passé fait usage de ce concept, par exemple pour assurer la "libération" des pays du Tiers-Monde de la "tutelle" coloniale).


Jean du Terroir

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Jacques 09/11/2008 19:22

Excellent article!

JEAN DU TERROIR 03/11/2008 17:39

J'ajoute que le principe de subsidiarité devrait conduire, sur un plan économique, à n'importer que les seules "marchandises" que nous ne sommes pas capables de produire.

Principe évidemment remis en cause par l'"euromondialisme"

JEAN 24/10/2008 15:10

La remarque fort judicieuse de PL résume très bien l'article.

PL 24/10/2008 10:05

Le principe de subsidiarité a été inversé par la CJCE:
normalement, cela signifie que la décision est prise au plus bas niveau compétent;
selon la CJCE, c'est uniquement si l'Europe n'est pas "compétente" que l'on fait intervenir l'échelon inférieur.