L'ABROGATION DU CONTRAT NOUVELLE EMBAUCHE S'INSCRIT-ELLE DANS LE CADRE DE LA RUPTURE VOULUE PAR NICOLAS SARKOZY?

Publié le par JEAN DU TERROIR

Le Parlement s’apprête à examiner un projet de loi tendant à abroger le Contrat Nouvelle Embauche.

On peut s’interroger sur l’opportunité et l’efficacité de cette mesure (qui avait pourtant créé huit cent mille emplois depuis sa mise en application) ; toujours est-il que, même s’il n’allait pas aussi loin qu’on aurait pu le souhaiter, le C.N.E. avait eu au moins le mérite d’inquiéter et atteindre les groupes de pression syndicalo-gauchistes en soulevant leur violente opposition.

La majorité issue des urnes au printemps dernier fait preuve de beaucoup plus d’empressement lorsqu’il s’agit de démolir ce que ses propres amis ont fait (y compris, et surtout, quand ce sont de rares et timides avancées), plutôt que de s’attaquer une fois pour toutes aux tabous démago-idéologiques tels que les charges sociales des PME, l’ISF ou les 35 heures, par exemple, qui sont pourtant régulièrement dénoncés et stigmatisés dans des discours verbeux et stériles.

Nicolas SARKOZY a toujours dit qu’il serait un Président de rupture.

Rupture par rapport à qui ? Rupture par rapport à quoi ?

Publié dans Jeunes Entrepreneurs

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Etienne 02/03/2008 13:55

Il ne faut pas exagérer, il y a bien eu des bonnes réformes comme le service minimum, la réforme des universités ou même la loi TEPA.

Pour les entreprises, on parle d'un dispositif d'intéressent pour le printemps.

Mais c'est vrai qu'on aurait pu (et du) s'intéresser à la question des charges sociales..à l'heure où le chômage des jeunes réaugmente..d'accord avec l'idée de "TVA sociale" défendue par Nicolas Dupont-Aignan.

JEAN DU TERROIR 29/02/2008 14:00

Concernant la baisse des charges sociales, il s'agit d'un domaine où, quitte à faire abstraction des critères de Maastricht, il faut savoir raisonner sur le moyen terme (approche économique) plutôt que sur le court terme (approche comptable).

Je m'explique: en refusant d'embaucher ou, pire en délocalisant pour des motifs de charges sociales, les PME rompent un cercle vertueux qui normalement alimente les recettes publiques en général, que l'on peut très bien reverser ensuite à la Sécurité Sociale, de plusieurs façons.
Tandis que les dispositifs d""assistanat" (RMI, chômage, "pré-retraite, CDD précaires dans le public qui ne sont pas indispensables) constituent un coût important pour la Sécurité Sociale et l'Etat.
On ne gagne donc rien en raisonnant sur le "court terme".

Mais je vous réponds tout de même par l'acception souverainiste de la "TVA sociale": des prélèvements sur les produits d'importation qui alimenteraient la Sécurité Sociale.
N'allez pas me parler de l'étranger car la plupart des pays développés opèrent ce type de prélèvements, qui ne vont certes pas à la Sécurité Sociale (puisqu'ils n'en n'ont pas) mais au désendettement des collectivités publiques. Et cela limite de toutes façons la "concurrence déloyale"...

Joke 29/02/2008 11:56

ON supprimerait !
1000 excuses pour la "typo"

Joke 29/02/2008 10:28

A propos de baisse des charges sociales, il faudra que vous, ou d'autres, nous expliquiez qui financerait le manque à gagner ou quelles prestations ont supprimerait.
Si Sarkozy ne supprime pas les charges sociales des PME, les 35 heures et l'ISF – et, pourquoi pas, la VRAIE rupture le SMIC et la Sécu par répartition, c'est parce que Sarkozy n'est pas un imbécile et il sait que ce faisant il ferait à la Gauche le cadeau qu'elle n'ose plus espérer pour refaire une très large et réelle unité.