LIBERER LES ENERGIES PAR UNE BAISSE DES PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES

Publié le par JEAN DU TERROIR

LIBERER LES ENERGIE PAR UNE BAISSE DES PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES
 
 
            Une fois n’est pas coutume, je vais cette fois-ci abonder dans le sens des économistes et politiques libéraux que je pourfends ordinairement lorsqu’il s’agit d’actionnariat universel,de suppression des frontières et de délocalisations.
Car il est bien évident que ces délocalisations qui déstructurent tout notre tissu économique et social ne se dérouleraient pas sans un une multitude de contraintes juridiques parfois absurdes (les 35 heures) et surtout sans un montant exorbitant de prélèvements obligatoire lié à l’excessif champs d’application de l’ « Etat-Providence » caractérisé notamment par une « sphère publique » tentaculaire génératrice d’irresponsabilité et, disons-le, d’assistanat public.
 
            Concernant l’activité étatique, j’ai déjà eu l’occasion d’exprimer mes deux principales propositions : décentralisation voire privatisation maximale des activités non régaliennes (entraînant gestion « de terrain » et suppression des doublons fonctionnels) et établissement d’un régime indemnitaire (tant pis pour les agents de BERCY et des Affaires Etrangères) exclusivement au mérite (encourageant l’implication des fonctionnaires et facilitant la mobilité inter-ministérielle en fonction des besoins). Je ne parlerais pas ici des collectivités territoriales qui au moins présentent une obligation d’équilibre budgétaire qui les responsabilise davantage.
 
            Mais il y aussi la Sécurité Sociale, dont les charges pénalisent extrêmement nos entreprises et partant notre activité économique-sans parler des salariés qui voient ainsi leur pouvoir d’achat amputé- et, sans même remettre en cause la plupart de ses dépenses (notez que je suis favorable à une augmentation des allocations familiales pour les mères choisissant d’élever leur enfant à domicile) : il importe de les contrôler et les moraliser (en termes d’assurance maladie notamment) et, surtout, de remédier à leur origine même. En effet, le montant excessif des charges salariales constitue une aberration dès lors (et c’est le cas en France) qu’elles dissuadent les entreprises d’embaucher (contribuant à l’alimentation des recettes) et entretiennent le chômage et l’assistanat (contribuant à l’alimentation des dépenses).
Je fais mienne cette formule de bon sens « mieux vaut l’artisanat que l’assistanat » il va de soi qu’un maillage du territoire par des petits commerces, professions indépendantes et autres PME entretiendrait un « cercle vertueux » alimentant les recettes publiques et…diminuant les dépenses d’assistanat.
 
            En effet, les personnes ayant perdu et/ou ne pouvant retrouver d’emploi n’ayant d’ailleurs souvent pas les moyens de se loger dans les agglomérations pourvoyeuses d’emplois et constituent, ne serait-ce que par le versement du Revenu Minimum d’Insertion effectué par les collectivités locales (sans parler des allocations-chômage ou de pré-retraite versées par la Sécurité Sociale) autant de dépenses à prélever sur les chiffres d’affaires des entreprises localisées. Ajoutons à cela les dépenses relatives à l’ immigration d’assistanat puisque, à travers le regroupement familial, la France accueille la « misère du monde » dont ne veulent ni les pays d’origine ni les autres pays européen (la suppression des frontières internes à l’union européennes facilitant ainsi leur arrivée dans notre pays).
Entendons-nous bien, l’ « immigration choisie » chère à notre actuel président de la République, forme de « traite des bras et des cerveaux » n’est pas une bonne formule non plus car elle empêche le développement des pays d’origine (entretenant indirectement l’immigration d’assistanat) en pénalisant les petites professions indépendantes françaises…exactement comme la scandaleuse directive Bolkenstein (que le TCE rejeté en mai 2005 comme le traité de Lisbonne encouragent indirectement) défavorise nos professions indépendantes françaises au profit d’une nouvelle « concurrence déloyale » sur notre propre territoire.
Car à mon sens, la véritable concurrence, forme de jeu à intérêts convergents, est nécessairement « loyale » ce qui implique qu’elle ne saurait s’appliquer qu’à des acteurs économiques présentant les mêmes règles en termes de réglementation et de coût du travail…elle exclue donc l’idée d’une mise en concurrence avec des ressortissants bénéficiant de conditions plus favorables.. il n’empêche que le travail et plus généralement l’activité économique ne sont pas suffisamment encouragés dans notre pays, constituant un problème structurel qu’il est urgent de résoudre par l’abrogation des dispositifs juridiques anormalement contraignants (les 35 heures) et une véritable baisse des prélèvements obligatoires au profit de l’Etat et de la Sécurité Sociale car « trop d’impôt tue l’impôt ».
 
 
             Les premiers mois de la Présidence Sarkozy me semblent plutôt positifs à ce niveau mais, n’en déplaise à ceux qui se croient des libéraux orthodoxes, la mondialisation et la construction européenne constituent un triple blocage :
-la Commission de Bruxelles se permet illégitimement et inopportunément d’empêcher la nécessaire baisse de la TVA dans la restauration
-la construction européenne sous sa forme actuelle empêche l’avènement d’une véritable TVA sociale qui empêche les pouvoirs publics français de baisser les charges sociales des PME au moyen de prélèvements sur les produits d’importation
-la mondialisation et le système actuel d’actionnariat pénalise également l’activité économique en encourageant les multinationales au rendement immédiat au profit de l’actionnariat et au détriment de l’investissement et des emplois
D’autre part, l’euro contribue à une flambée des coûts de la vie qui rend difficile une baisse des salaires nets et c’est pourquoi l’absurdité que constitue la politique de l’euro fort mené par la BCE mérite d’être réformée en même temps que la nécessaire baisse des prélèvements obligatoires en France.
Nicolas Sarkozy qui a su éclipser la question de l’européo-mondialisation lors de sa campagne présidentielle pour unir les électorats correspondant à la France du travail (classes moyennes et professions indépendantes) et le monde de l’usure et de la finance (correspondant au CAC 40 et à la « jet-society ») autour d’un objectif de nécessaire encouragement à l’initiative et à la responsabilité, serait bien inspiré de s’attacher aussi à ces derniers points…
 

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JEAN DU TERROIR 18/01/2008 14:16

Pour répondre à Lou Landès: non, je ne suis pas gaulliste même si je suis favorable à l'actionnariat salarié comme dispositif d'intéressement (ainsi qu'à la vision gaullienne de la France face à l'impérialisme américain); c'est d'ailleurs aussi la vision "non marxiste" du syndicalisme, certes minoritaire aujourd'hui (mais les syndicats actuels sont-ils représentatifs).

Par ailleurs, quoique non militant de CNPT, je me retrouve totalement dans le manifeste suivant:

Pourquoi CPNT ? Les origines ?
Chasse - Pêche - Nature - Traditions est un mouvement rassemblant des femmes et des hommes, citoyens de toutes sensibilités politiques, qui en ont assez de voir leurs conditions de vie et leur environnement se dégrader de jour en jour et qui refusent de voir disparaître leur identité, leur culture, ainsi que leurs valeurs, parce qu’ils y sont traditionnellement attachés et qu’elles sont porteuses d’avenir.

Son but ? Aménager le territoire de façon harmonieuse et équilibrée, dans le respect des différences, des identités et des besoins de chacun, à la ville comme à la campagne, pour garantir à tous, et ensemble, une meilleure qualité de vie.

Aujourd’hui, ces questions ne sont abordées que politiquement et idéologiquement.

La plupart des hommes politiques traditionnels abandonnent, en effet, trop souvent leurs responsabilités au profit de technocrates.

Ils ne défendent plus assez les intérêts locaux de leurs électeurs. Ils sont trop souvent prisonniers des directives des états-majors de leur parti. Comment alors leur faire confiance ?

Aussi, dès 1989, CPNT a donc du s'engager en politique, par obligation.

Sans agir comme les autres et en se démarquant des partis politiques classiques, CPNT défend, notamment, des valeurs permanentes de proximité, de bon sens et de réalisme, d'écoute et de respect pour défendre les libertés, le droit à la différence et la tolérance pour bien vivre au pays.

CPNT veut avant tout agir avec courage et dévouement pour défendre les femmes et les hommes des terroirs et des quartiers, dans UNE FRANCE DES DIFFERENCES.



Pourquoi le mot « Traditions » ?
Dans le sigle CPNT, Chasse Pêche Nature Traditions, le dernier élément est semble-t-il le plus fédérateur. Car dans "Traditions" se mêlent à la fois la chasse, héritage populaire révolutionnaire, la pêche, économie et passion ancestrale et la nature qui offre une palette large des activités parfois spécifiques d'une région, que ce soit le tourisme ou les sports verts, la communion de l'homme avec son environnement qu'il tend de plus en plus à perdre et qu'il tente de plus en plus de retrouver.

Mais les traditions ne sont pas résolument tournées vers le passé : elles puisent dans l'identité nationale ce qui pérennise notre culture qui évolue chaque jour davantage. Un peuple sans racines est un peuple qui se meurt car pour voler de ses propres ailes, il faut se nourrir de toutes les acceptions des traditions : pratiques, rites, coutumes, habitudes, usages, héritage, légendes, mythes, observance, rituels, folklores, croyances, modes de vie, mémoire. C'est le poids d'une civilisation qui permet à une société d'être singulière et d'avoir envie de s'enrichir des différences des autres.

C'est dans la logique de cette histoire et dans la diversité de ces traditions que nous mobilisons notre force et notre ferveur à maintenir ces dernières, à les développer et à les transmettre. Pour que les traditions nous portent, il faut préserver le savoir, le savoir-faire et le faire savoir pour que la chaîne humaine ne se rompe pas.


Quelques exemples des aspects actuels et modernes des traditions :

L'architecture, colonne vertébrale d'une tradition paysagère

Socialement, le rôle de notre patrimoine est fondamental car il est le témoin de nos origines culturelles et la trace de l'histoire de notre civilisation. Les vestiges architecturaux constituent la partie visible de l'iceberg et nous racontent les coutumes de nos ancêtres : des monuments gallo-romains aux forteresses de Vauban, des églises romanes aux cathédrales gothiques, des châteaux renaissance... Nos villages sont autant d'écrins mettant en valeur ce patrimoine, qui est une tradition vivante : bastides, maisons de maîtres, fontaines, chapelles... CPNT s'attachera, avec vigilance, au maintien et au développement du recensement et à la rénovation des sites et des monuments pour leur mise en valeur constante.


Les métiers traditionnels portent la vie

Mais ne dénaturons pas les choses : faire des fermes pédagogiques, c'est bien, mais transformer l'espace rural en musée est le début de la fin ! Les traditions doivent continuer à se poursuivre dans les villages et les quartiers, tout simplement pour redonner goût à une vie de qualité aux citoyens. Le forgeron, l'artisan-menuisier, le palfreunier, l'agriculteur, le mercier ou le bouilleur de cru sont autant de métiers traditionnels menacés par la mondialisation et l'économie à tout crin. Est-ce "ringard" de vouloir retrouver une société à taille humaine à laquelle rêve en secret tous les candidats à la rurbanisation ? Il faut favoriser l'apprentissage en milieu rural, organiser des "stages-vacances" destinés à susciter des vocations chez les jeunes dans l'espace rural.


Faire connaître nos traditions culturelles

La sauvegarde de nos traditions historiques, littéraires, artistiques, linguistiques - et notamment les langues régionales qui doivent être enseignées sans se juxtaposer à la langue nationale-, culinaires, ludiques et sportives constituent l'un des objectifs majeurs de CPNT. En ce sens, CPNT propose :
L'élaboration et la diffusion d'une information destinée au plus large public
Le développement d'échanges culturels et touristiques, national et européen, de façon à faire découvrir et partager le meilleur de nos traditions. Cet héritage culturel nécessite de former des personnes, dépositaires de cet indispensable transmission
La structuration de l'accueil des touristes en milieu rural et la promotion des vacances à la ferme, des marchés fermiers, des actions pour que les traditions citadines se conjuguent avec celles de la campagne.
L'organisation des journées découvertes, notamment en direction des jeunes avec des animateurs spécialisés du monde rural.
Le développement de séjours d'initiation pour sensibiliser les enfants aux loisirs à la campagne.
La promotion des parcours natures invitant le public à rencontrer la faune et la flore sauvages
Les rencontres intergénérationnelles qui créent des échanges et la transmission de savoir et de savoir-faire.


La cuisine des politiques hypothèque notre tradition culinaire

Parmi nos traditions, il en est une mondialement reconnue : la gastronomie française. Elle traduit nos sources hédonistes, voire rabelaisiennes, une mentalité tournée vers la convivialité et tirer profit de la richesse plurielle de nos terroirs. Le vin, par exemple, participe à notre rayonnement à travers le monde.

L'humanité a besoin que chaque pays lui apporte son savoir-faire pour continuer à s'enrichir. Malheureusement, toutes nos spécialités, la qualité de nos produits sont aujourd'hui dangereusement remis en cause par des normes européennes uniformisantes. Normes établies par des technocrates déconnectés du terrain qui n'hésitent pas à appeler "chocolat" des matières végétales et d'appeler "camembert" du fromage pasteurisé. Ce cortège arbitraire de contrôles obligatoires prône la standardisation industrielle des grosses firmes qui proposent de plus en plus aux consommateurs des denrées médiocres, voire néfastes pour la santé. La tradition agricole est elle aussi mise à mal, on l'a constaté encore dernièrement dans la succession des crises alimentaires. CPNT se battra pour continuer la commercialisation des produits traditionnels ou innovants, issus de nos terroirs comme les foies gras, les fromages, les vins et autres saveurs régionales.


Le label local est catalyseur de l'appartenance sociale

Maintenir l'homme au contact de ses traditions, lui permettre de vivre dans son milieu, là où sont ses vraies racines, c'est lui assurer dans une société qui se cherche, un équilibre, une sérenité et un bien-être. La France est en couleurs, pas en noir et blanc, elle a besoin de se retrouver aussi dans ses corridas à Nîmes, dans ses cafés pour le Beaujolais nouveau, dans les bois pour son muguet du premier mai, sur les Champs-Elysées le 14 juillet ou sur la promenade de Nice pour son carnaval.

La réglementation reconnaissant "l'exception culturelle" (récemment mise à mal par le patron français de Vivendi, J.M Messier qui a dit par le passé qu'il n'y aura plus d'exception française ce qui condamne notamment le cinéma français d'auteur) et visant à empêcher le déferlement de productions cinématographiques ou musicales étrangères, notamment en provenance des Etats-Unis, a permis la mise en place de quotas. C'est une mesure protectionniste vitale pour la survie de notre culture. Traditions a un "s", pourquoi vouloir tout formater à la même enseigne. CPNT refuse cette dérive que leurs défenseurs jugent inéluctables. De la même manière, la chasse - ou plutôt les chasses- et la pêche - les pêches- font partie aussi de ces traditions culturelles et doivent bénéficier de mesures visant à sauvegarder leurs particularités. Le respect de l'univers de l'autre est la première base de la tolérance qu'autorisent les traditions.

CPNT veut ouvrir les traditions de ses terroirs au plus grand nombre, partager celles des autres car ce n'est pas parce que cela émane de la terre qu'il faut se taire ! Les traditions, vision d'aujourd'hui de la passion qui saute les générations...

Lou Landès 18/01/2008 13:50

Citation :Petite rectification que les lecteurs me pardonneront au sujet de ma phrase d'introduction. Nous sommes favorables à l'"actionnariat universel" ouvert aux salariés des entreprises comme dispositif d'intéressement (et donc comme outil contre la propagande marxiste de "lutte des classes") mais défavorables à la détention des fonds propres de l'entreprise par les seuls actionnaires étrangers à l'entreprise elle-même qui, par la recherche de rentabilité immédiate au profit de ces derniers, nuit à l'investissement et à l'emploi.
/Citation

Donc, vous êtes gaulliste ?

JEAN DU TERROIR 14/01/2008 17:15

Autre petite précision: je n'ai strictement rien contre les fonctionnaires de l'Economie et aux Finances ni contre aucun fonctionnaire en particulier (à l'exception des hauts fonctionnaires qui élaborerent des réglementations absurdes et de ceux qui harcèlent les honnêtes gens et notemment ceux qui "créent de la richesse) mais je suis favorable à ce que l'on supprime l'enveloppe indemnitaire actuelle (très mal répartie) et que l'on la remplace par des seules primes de mérite ou de résultat au niveau interministériel.
Question de gestion des ressources humaines et d'encouragement individuel...

JEAN DU TERROIR 14/01/2008 14:18

Petite rectification que les lecteurs me pardonneront au sujet de ma phrase d'introduction. Nous sommes favorables à l'"actionnariat universel" ouvert aux salariés des entreprises comme dispositif d'intéressement (et donc comme outil contre la propagande marxiste de "lutte des classes") mais défavorables à la détention des fonds propres de l'entreprise par les seuls actionnaires étrangers à l'entreprise elle-même qui, par la recherche de rentabilité immédiate au profit de ces derniers, nuit à l'investissement et à l'emploi.

JEAN DU TERROIR 07/01/2008 11:19

Puisque l'on parle chômage et pouvoir d'achat, j'ajoute qu'il est grandement temps de procéder à des réformes qui voient la situation du petit salarié substantiellement valorisée par rapport à celle du demandeur d'emploi.

Bien que nombre de demandeurs d'emploi le soient de par la responsabilité des pouvoirs publics plus que de par la leur, il s'agit à la fois d'une question d'éthique et de valorisation du travail