TRAITE DE LISBONNE: COMMENT REMPLIR NOTRE MISSION D'INFORMATION

Publié le par JEAN DU TERROIR

Comme vous le savez sans doute, le mini-traité simplifié présenté par Nicolas Sarkozy comme une réconciliation du oui et du non ne se trouve être dans le fonds qu'une reprise du traité constitutionnel européen rejeté par les Français le 29 mai 2005: "présidence stable" de l'Union européenne, ministre des Affaires Etrangères commun, protocole conférant à la Charte européenne des droits fondamentaux même valeur juridique que les traités, protocole additionnel consacrant le principe de concurrence "libre et non faussée" (au niveau européen, bien entendu, sinon je n'y aurai rien à redire) et..mulitiplication des domaines de décision "à la majorité qualifiée" au détriment de l'"unanaimité";

Pourtant, le mécontentement des Français suite à la flambée du coût de la vie généré par l'euro et à la précarisation de l'emploi généré par les délocalisations, sans parler des légitimes revendications corporatistes que nous soutenons intégralement (restaurateurs, pêcheurs, agriculteurs), allié à l'opportune irruption dans le débat politique de la directive Bolkenstein (permettant aux artisans d'origine étrangère de s'installer selon les normes juridiques en vigueur dans leur pays d'origine entraînant nécessairement une forme d'"immigration choisie" chère à notre chef de l'Etat et, surtout, nombre de faillite de petits commerces et d'artisans "indigènes") qui avait largement contribué à la victoire du NON en mai 2005 ne semble pas au rendez-vous cette fois-ci. On imagine que les questions européennes reviendront sur le devant de la scène au moment de la campagne des européennnes mais, en attendant, il s'agit bien, à dafaut de mobiliser les foules, de les informer..

En l'absence de débat médiatique, je ne vois qu'une solution: revenir à la source de l'électorat du "non de droite" de mai 2005 et à ses leviers naturels que sont les élus locaux et les organisations de la société civile.
Les élus locaux? Sans présenter le président du conseil général de la Vendée, nous connaissons les édiles de communes d'importance ayant milité pour le NON. J'aurai à cet égard une pensée partuculière pour Monsieur Philippe Pémezec, maire du Plessis-Robinson, auteur de l'ouvrage que je recommande "Bonheur de villle'" (maginifique présentation des grands principes de l'amaénagement urbain "enraciné" traditionnel), qui traverse une période difficile à l'heure où j'écris ces lignes. Mais je pense aussi au très souverainiste député-maire de Cambrai François-Xavier Vilain et à d'autres encore...mais surtout à tous les petits élus locaux, parfaitement enracinés, libres politiquement et disposant pour ces deux raisons d'une possibilité d'action conséquente.
Et quant aux organisations de la société civile, elles sont nombreuses celles qui représentent ces métiers ou ces adeptes de pratiques culturelles immémoriales menacées par l'Europe de Bruxelles...sans que les raisons en soi la sacralisation d'un "Etat-Providence" à la française suranné. La Coordination Rurale constitue l'organisation professionnelle la plus proche de nos vues en ce qu'elle incarne la ruralité que nous défendons, appuyée sur la petite entreprise familiale source de vie et de tissu social. Or, ses résultats aux dernières élections professionnelles agricoles lui ont donné une audience encourageante que nous pouvons utiliser dans notre dénonciation de l'Europe de Bruxelles. Les restaurateurs n'attendent de leur côté que soit mise en application de la "TVA à 5, 5%" promise par Monsieur Chirac au moment de la capmpagne referendaire et toujours remise pour raison d'opposition..de la Commission de Bruxelles! C'est à partir de la "France profonde" que nous pouvons et devons agir désormais.

Publié dans EUROPE SUPRANATIONALE

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Damien 17/02/2008 18:56

c'est une bonne idée!

Julien 16/02/2008 13:39

Alors, vers une entente MPF/DLR/frange droite de l'UMP/CPNT aux européennes pour rétablir ce qu'il en est concernant la "réconciliation du oui et du non" promise comme autres termes de campagnes?

L'alliance avec le FN pourrait compromettre cela mais on peut envisager avec ces derniers des "accords de désistement réciproque" (circo Ouest contre circo Nord par exemple)

ETIENNE CHOUARD 01/01/2008 16:45

Bonne analyse dont j'attends encore l'application concrète

electeur de droite 01/01/2008 16:43

J'ai voté Nicolas Sarkozy parce que celui-ci présentait son "mini-traité simplifié" comme une "réconciliation du oui et du non" à laquelle j'étais favorable.

Mais j'ignorais à l'époque que le traité de Lisbonne, inclus dans les traités sur l'Union européenne et la constitution européenne, était sur maints aspects une reprise pure et simple du TCE légitimement rejeté par les Français en mai 2005.

Les quelques élus souverainistes de la majorité pré&sidentielle et, plus généralement, les millions d'électeurs qu'ils représentent de facto, sont en droit de demander une réforme de ce traité qui devra intervenir le cas échéant après sa ratification (à la faveur de la campagne des européennes)

FORUM FRANCE ESPOIR 01/01/2008 16:37

Cette thématique de réseaux visant à informer les Français du contenu réel du "mini-traité simplifié" est largement débattu dans le forum "France Espoir"