Mercredi 4 juin 3 04 /06 /Juin 10:14

Aides agricoles : la France négocie pour éviter une amende de 3,6 milliards d'euros

 

 

Le pays est le premier bénéficiaire de la Politique Agricole Commune avec des subventions d'un montant de l'ordre de 10 milliards d'euros reçu chaque année.

Le pays est le premier bénéficiaire de la Politique Agricole Commune avec des subventions d'un montant de l'ordre de 10 milliards d'euros reçu chaque année. Crédits photo : REMY GABALDA/AFP

VIDÉO - Cette somme correspondrait aux pénalités que la France pourrait devoir payer, en lien avec les aides agricoles versées aux exploitants entre 2008 et 2012, selon Le Parisien-Aujourd'hui en France. La France négocie ce montant.

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Les aides agricoles distribuées par la France seraient dans le collimateur de Bruxelles. L'État français pourrait ainsi devoir rembourser pas moins de 3,6 milliards d'euros à la Commission européenne, selon Le Parisien-Aujourd'hui en France. Cette somme correspondrait aux pénalités que la France pourrait devoir payer suite à des versements erronées sur les subventions agricoles versées entre 2008 et 2012.

La France conteste la facture potentielle mais 300 personnes seraient à pied d'œuvre pour «actualiser le registre des parcelles agricoles servant de base de calcul aux aides européennes», avance le Parisien-Aujourd'hui en France. Michel Sapin, ministre du Budget, affirme ce matin sur France 2 que le montant de cette amende est «au conditionnel. Il y a des conditionnels de cette nature dans beaucoup de discussions entre chaque pays et la Commission européenne qui vérifie pour chaque pays la régularité du versement de ces aides. On est dans ce type de débat. Cela fait partie des choses nécessaire, discuté avec la Commission, après chacun a le droit de faire du sensationnalisme».

Dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC), les agriculteurs Français reçoivent près de 10 milliards d'euros par an, mais chaque année l'Hexagone paie des pénalités en lien avec des erreurs de versement ou des fraudes. En 2013, la France a ainsi dû reverser 46 millions d'euros. Mais, sur 2014 et 2015, les montants réclamés par Bruxelles au titre de ces erreurs seraient bien supérieurs à ceux acquittés habituellement, qui se chiffre en dizaines de millions d'euros. La Cour des comptes craint en effet que le pays ne soit redevable d'une somme comprise entre 406 millions et 1,8 milliard d'euros par an, soutient le journal local. Soit au total, un montant maximum de 3,6 milliards d'euros sur cette année et 2015.

Des surfaces agricoles mal mesurées

Bruxelles a plusieurs griefs à l'égard de la France et le principal porte sur la mesure des surfaces agricoles. De fait, les subventions versées aux paysans sont établies en fonction de la taille des exploitations. Or, à la suite des contrôles, Bruxelles a relevé de nombreuses erreurs. En cause, selon la Commission, un logiciel utilisé par la France qui ne serait pas adapté.

Le pays est le premier bénéficiaire de la Politique Agricole Commune avec des subventions d'un montant de l'ordre de 10 milliards d'euros reçu chaque année. Toutefois, le Parlement européen a adopté une réforme des allocations de ces aides afin de rendre la PAC plus équitable et plus respectueuse de l'environnement. Ainsi, Bruxelles pourrait revoir les aides agricoles allouées à la France.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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Mercredi 16 avril 3 16 /04 /Avr 10:54

               Comme si la crise des "Bonnets rouges" avait été comprise, je lisais ce matin la nouvelle ministre de l'Ecologie Ségolène Royal indiquer qu'il fallait taxer les "camions étrangers" ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Au même moment, l'exécutif prépare ce qu'il appelle un "choc  de simplification" des formalités administratives subies par les entreprises qui pourrait s'avérer beaucoup plus positif que les allègements de charge du "pacte de responsabilité" dont on a dit qu'elle profiteraient essentiellement aux grandes entreprises qui, en dehors de leur impact sur les taux d'O.A.T., ne profitent pas tellement à l'emploi français.

A quand un plan de dévaluation qui relancerait les exportations ou une augmentation de la T.V.A. qui serait essentiellement subie par les importateurs?

Quant à la proposition du S.M.I.C. allégé formulé par le patron du Medef, elle peut paraître choquante au premier abord mais elle doit avant tout s'accompagner d'"avantages matériels" (logement, alimentation, transports) qui la rendrait tout à fait recevable et fournirait des "pistes de réflexion" qui certes, sortirait d'une logique strictement "consumériste".

Bien entendu, dès avant cette annonce non avalisée par le gouvernement, l'"aile gauche" manifeste sans comprendre que, pour douloureux que cela puisse paraître dans un premier temps, faciliter l'emploi va dans l'intérêt des "couches populaires" et consititue d'ailleurs la meilleure façon de remettre en cause l'aberration libre-échangiste.

                 Reste que, comme l'affaire des infimes primes-comparées à celles des patrons-voyous (souvent en réalité issus des mêmes réseaux que les politiques et patrons d'entreprises publiques) le montre encore actuellement, l'indécence de ces derniers pose un vrai problème déontologique qui, sur le plan de l'efficacité, doit être contré paradoxalement par une certaine "austérité budgétaire" alliée d'une "relance monétaire" qui pénalise les produits d'importation même si ce n'est pas ce que comprennent les autoproclamés défenseurs des "classes populaires".

Sur le plan de l'image seule, on pourrait en effet imaginer que, dans le cas d'une violation manifeste de sa responsabilité territoriale, un "manager"-naturellement moins responsable que le patron en raison de la quête de "rentabilité immédiate"-soit traité comme il le mérite par les pouvoirs publics au besoin avec des mesures humiliantes comme l'interdiction de passeport ou l'exclusion des enfants du systèmé éducatif public.

Cela doit rester cependant l'exception car ces "managers" peuvent aussi être instrumentalisés dans un sens géopolitique, tant nous avons besoin de partenariats avec certains "B.R.I.C.S"-je pense au Brésil et  à certains des ses satellites comme l'Angola- à la proximité culturelle évidente et à la complémentarité réelle par rapport aux Etats latins de l'Union européenne.

                      Il convient avant tout d'expliquer que l'on ne peut sans cesse opposer les "patrons" aux "salariés" et qu'il s'agit surtout de remettre en cause les "intérêts de court terme" de tout un ensemble de "rentiers" allant des politiques et financiers aux bénéficiaires de la redistribution sociale qui consiste non seulement  à empêcher la remise au travail mais, c'est plus subtil mais un texte de la Commission de Bruxelles est allé jusqu'à proposer une interdiction du jardin potager, à décourager la reconstitution de "sociétés traditionnelles" dotées d'une certaine capacité d'autonomie.

 

Certains politiques comme Laurent Wauquiez semblent aujourd'hui comprendre certaines choses...

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Samedi 12 avril 6 12 /04 /Avr 12:24

Faute d’une forte reprise de l’activité, la baisse des charges promise par François Hollande aux entreprises ne devrait pas entraîner de baisse du chômage.

 

François Hollande, dans ses vœux de nouvel an, a proposé au patronat un pacte de responsabilité, accueilli favorablement par Pierre Gattaz. La proposition du Président a été formulée sur le mode du donnant-donnant : il propose de réduire une nouvelle fois les charges qui pèsent sur les entreprises, au-delà des 20 milliards du crédit d’impôt compétitivité-emploi (Cice), et leur demande, en échange, de souscrire des engagements sur le plan de l’emploi.

Un tel contrat peut-il se révéler efficace ? Tout dépend si l’on s’en tient à l’objectif affiché ou à l’objectif implicite de François Hollande. Une chose est sûre : baisser les charges n’aura pas d’effet à court terme sur le niveau du chômage. En fait, la population active occupée dans le secteur marchand devrait continuer de diminuer en 2014, faute d’une forte reprise de l’activité, et cette diminution va s’ajouter à celle de l’emploi public, compte tenu des coupes dans les dépenses publiques. En revanche, si l’objectif réel que poursuit François Hollande est d’améliorer la compétitivité-prix des entreprises françaises, dans un Europe où la concurrence l’emporte sur la coopération, la mesure fait sens.  

Le Président a renoncé, trop rapidement, à obtenir que des mesures fortes de relance de l’économie soient mises en œuvre au niveau européen après son élection. Depuis lors, son véritable objectif est moins de relancer l’emploi à court terme, que d’accroître la compétitivité de l’entreprise France, sachant que les emplois aidés sont là pour tenter de limiter les dégâts sur le plan social et d’obtenir la désormais fameuse « inversion de la courbe du chômage ».

Au fond, cette baisse des charges, associée à la hausse de la TVA appliquée au 1er janvier 2014, sert de substitut à une dévaluation, rendue impossible par l’euro. François Hollande met en œuvre la TVA sociale que Nicolas Sarkozy proposait en 2007, mais qu’il n’a pas voulu ou osé mettre en œuvre durant son quinquennat…

Dans ces conditions, le marchandage baisse des charges contre créations d’emplois apparaît d’abord comme une mise en scène propre à rendre acceptable par la gauche la politique de l’offre suivie par le gouvernement. Les contreparties ne sont là que pour l’affichage. Il suffit pour s’en convaincre de regarder la façon dont le crédit d’impôt compétitivité emploi est mis en œuvre. Contrairement aux promesses faites, les directions d’entreprise se sont dispensées de rendre compte de l’usage fait des milliards perçus aux représentants du personnel. Et les créations d’emplois attendues sont loin d’être au rendez-vous pour l’instant.

Les politiques de compétitivité, dont on peut par ailleurs discuter la nécessité, n’ont pas d’effet à court terme sur l’emploi. Surtout, leur efficacité suppose que l’offre soit au rendez-vous – que les entreprises soient prêtes à gagner des parts de marché en interne et à l’export… – mais aussi la demande. Ces politiques se révèlent efficaces dans des économies très ouvertes et pour autant que l’environnement international soit favorable : c’est ce dont ont bénéficié la Suède ou le Canada dans les années 1990. Mais, pour un pays comme la France, où le niveau de l’activité dépend d’abord de la demande intérieure et dans un contexte où les voisins pratiquent la même politique de rigueur, cela ne peut marcher.

Les exemples espagnol et britannique sont là pour en témoigner. Côté espagnol, on observe effectivement un redressement spectaculaire des comptes courants du pays, mais cela n’a pas permis de réduire significativement le chômage qui dépasse toujours 25 % de la population active, et touche plus de 50 % des jeunes. Seule une reprise de l’activité, associée à une diminution du poids de la dette, peut faire réellement repartir l’emploi. Le Royaume-Uni, à l’inverse, va mieux. Il a renoué avec la croissance, mais ce mieux n’est pas tiré par les exportations. La politique de coupes dans les dépenses pratiquée par George Osborne, le chancelier de l’échiquier, masque une politique économique demeurée très expansionniste, comme en témoigne le haut niveau persistant des déficits publics, la vive progression de la dette et une politique monétaire très accommodante. Au final, la reprise de l’économie britannique est d’abord tirée par la demande intérieure, comme en témoigne le retour de la bulle immobilière, et non par les exports. Une double leçon à méditer.

Philippe Frémeaux
Je me contenterais pour ma part à dire que, bien sûr, il vaut mieux ménager les grandes entreprises que les taxer ce qui ne sert à rien d'autant plus qu'elles ont un rôle en termes de soutenabilité de la dette publique, mais il faut garder à l'esprit que ce sont les P.M.E. qui "créent de l'emploi et, si on n'est pas capable de leur libérer de la marge de manoeuvre, autant associer une nécessaire austérité budgétaire avec..une relance monétaire. Mais c'est un autre sujet...
Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Jeunes Entrepreneurs
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Mercredi 26 février 3 26 /02 /Fév 11:10

Nous connaissions déjà le rôle de la francophonie comme garant d'une solidarité entre la France et, essentiellement, ses anciennes colonies mais aussi les Etats avec qui elle est liée par des traditions diplomatiques comme le Liban ou, même, certaines provinces comme le Québec. Cette francophonie n'est pas suffisemment organisée dans le sens d'accords militaires, économiques et...migratoires!

Il n'est pas utile de rappeler que l'hispanophonie s'étend essentiellement dans ce que l'on appelle l'Amérique Latine-moins le Brésil, nous allons y venir- à ceci près qu'il faudrait déplorer son recul dans les Philippines et nous féliciter  de son avancée, dépassant désormais une simple "reconquête", sur le territoire des Etats-Unis d'Amérique où elle jouxte désormais les rares régions restées francophones.

En revanche, l'intérêt stratégique de la lusophonie est moins connu, certainement plus complexe mais au moins aussi intéressant depuis la montée en puissance d'une Angola qui, désormais débarassée du marxisme, profite à fonds de ses ressources énergétiques un peu au "profit" de son ancienne métropole, et surtout de l'appartenance désormais acquise, malgré les revendications sociales en cours assez classiques de ces pays, du géant sud-américain qu'est le Brésil au club assez fermé des "B.R.I.C.S.".

               L'on pourrait bien sûr déplorer, comme concernant l'espagnol aux Philippines, un recul du portugais et du français dans les anciens comptoirs chinois ou indiens comme dans ce qui reste des colonies au Vietnam ou au Timor oriental mais l'on pourrait aussi en tirer une problématique d'organisation face à l'avancée du "globish", principalement justement sur le continent asiatique.

Car, contriairement aux colonies anglaises ou hollandaises, les puissances latines-le cas italien étant beaucoup plus limité que les trois autrespuissances des  temps modernes- ont utilisé le vecteur de l'évangélisation et, dans les régions reculées dans la forêt équatoriale ou dans certains autres cas spécifiques comme l'Altiplano à la limite du Pérou et de la Bolivie où les missionnaires ont préfére l'emploi des langues indigènes comme meilleures garantes de la préservation des coutumes, la latinité a été un vecteur d'échanges tandis que, ailleurs, elle s'est imposée comme un référentiel culturel.

                       Or, qu'il s'agisse de la question latente du "Québec libre", des évènements actuels du Venezuela, malgré tout puissance pétrôlière, ou de la résistance sur le continent asiatique-où de toutes les façons les multinationales ne pensent le plus souvent qu'en termes de délocalisations, il est un fait qu'un bloc "latin" pourrait s'organiser et ce, suffisemment pour faire poids au bloc anglo-saxon s'il sait en outre user des traditions géopolitiques de certains de ses Etats-membres.

Mais il y a plus que les "traditions géopolitiques", il y a la stabilité culturelle, qui a ses défauts mais qui, à l'heure où la domination objective de l'Union européenne par l'Allemagne réduit les Etats latins privés de la marge de manoeuvre monétaire à un rôle de "quémandeur" qui aggrave inéluctablement leurs dettes publiques malgré le discours convenu et ce, alors même que des pays comme l'Angola montrent la voie par rapport à leur ancienne métropole.

 

Le monde latin a des ressources- y compris si l'on utilise la théorie que je conteste habituellement des "avantages comparatifs" de Ricardo- si les habitants des Etats à la société de consommation finissante consentent des petits sacrifices de court terme, et il aurait tort de s'en priver, pour le plus grand bien de l'Humanité.

Faire reculer le "globish" dans les zones tampons n'est pas un objectif vain.

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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Mercredi 22 janvier 3 22 /01 /Jan 10:23

Virage intellectuel réel, pragatisme électoral ou, peut-être aussi, pression insoutenable visant à ce que, enfin, quelque chose soit fait pour relancer l'économie dans notre pays dont j'ai déjà dit qu'elle passait par une relance monétaire, non permise par l'euro et par une austérité budgétaire à condition qu'elle implique un allègement des prélèvements obligatoires pesant sur la production nationale? Certains signaux inquiétants concernant la dette, ses taux-à un niveau encore historiquement faible-et l'épargne, garantie de la dette menacée elle-même de taxation, laissent à penser que le gouvernement, n'en déplaise à son aile gauche, n'avait de toutes les façons pas le choix.

 

Surtout, il est à craindre que cette mesure ne profite qu'à des "grandes entreprises"-or, ce sont les P.M.E. bien réparties territorialement qui "créent" des emplois- et que l'exécutif en profite surtout, par le biais des allocations familiales, à régler ses comptes idéologiques avec les familles françaises-et d'origine étrangère mais cela est moins gênant-.

 

Nous avions dit aussi que le C.I.C.E, moins efficace parce plus bureaucratique que la "T.V.A. sociale" stupidement abrogée au tout début du quinquennat, constituait un moindre mal grâce à ses allègements de charges même si l'augmentation de la T.V.A.-à laquelle je reste favorable lorsqu'elle ne concerne que peu les activités non délocalisables telles que la restauration, le batiment, les ambulances ou parcs de loisirs- a provoqué à l'opposée l'inquiétude légitime de nombreuses P.M.E. puis, notamment, les "Bonnets rouges" que j'appuie fondamentalement. Réaction par rapport à des derniers, peut-être, il semble que, cette fois, le "compte y soit" au moins partiellement et, qui plus est, avec des conditions de "créations d'emplois" qui, certes ne se décrètent pas mais, enfin, il vaut mieux que la population soit employée qu'assistée.

 

Mais, justement, pour que la population sorte de l'assistanat, il faut à la fois que les entreprises "jouent le jeu" lorsqu'elles le peuvent-ce qui pose la question de la rente- et que la population ne dispose pas du minimum nécessaire pour vivre en société de consommation sans travailler.

 

                       Concernant l'économie de rente, et l'on voit y compris à travers l'affaire Dexia, que les aides étatiques directes ou indirectes aux entreprises notamment financières sont régulièrement détournées de leur objectif qui est la "création" et le financement de l'économie réelle, par les dirigeants eux-même, souvent d'ailleurs des anciens politiques ou technocrates "recasés".

Comme nous ne parlons pas ici de P.M.E. "dont les fonds propres sont les propres fonds", il faut donc trouver d'autres solutions lesquelles peuvent être, n'en déplaise à beaucoup, la taxation des produits de consommation qui découragerait les importations et donc les délocalisations-les entreprises qui le peuvent se débrouillant de toutes les façons pour importer leur matériel avant l'entrée en vigueur de la mesure-mais, plus généralement, l'abandon de la politique anti-inflationniste qui favorise les rentiers et les profiteurs de la redistribution sociale qui sont d'ailleurs parfois les mêmes. C'est là le caractère inquiétant de ce virage hollandais dont le véritable motif pourrait être la négociation avec les détenteurs de dette publique et privée et autres "rentiers" du maintien du dogme absurde de l'euro fort qui ne sert qu'à rapporter du chiffre d'affaires aux industries déjà performantes mais minoritaires-sauf en Allemagne- et à garantir la capacité d'emprunt des ménages et surtout des Etats au lieu d'encourager l'activité. L'aggravation "ponctuelle" des finances publiques occasionnée par la baisse des prélèvements obligatoires pourrait permettre de tenir tête à Bruxelles arguant cette fois de sa nécessité.

 

Concernant le phénomène d'assistanat, il faut profiter de l'aggravation des finances publiques pour inciter les ménages à revoir leur mode de consommation et à se réapproprier certaines habitudes de la société traditionnelle. Comme cela ne se décrète pas, il "suffit" effectivement de diminuer les prestations sociales-diminuant d'ailleurs par ailleurs le mécanisme de "pompe aspirante" migratoire-par rapport aux revenus du travail normalement renforcés par le "pacte de responsabilité" mais aussi-cela vaut aussi pour les "rentiers" à la différence que  ceux-ci ont souvent les moyens de  choisir eux-même leur résidence- mieux les répartir sur le territoire afin qu'ils recouvrent un mode de vie plus rural et cessent d'encombrer les agglomérations supeuplées. Et si cela pose un problème de consommation énergétique, je ne suis pas contre pour le coup la généralisation des agences de location de véhicules électriques ou des transports en commun car il s'agit là de dépenses potentiellement "utiles". D'ailleurs, l'exemple de la réforme des cantons le prouve, ce n'est pas en supprimant les services publics ruraux qu'on réalise des économies mais en diminuant les administrations elles-même, ce qu'aurait permis la fusion des assemblées délibérantes départementale et régionale.

Bien sûr, il faut différencier les régions "à forte identité" où les mécanismes de solidarité traditionnelles n'ont qu'à être soutenues et les régions "en désertification" où il faudra peut-être faire preuve d'un minimum de volonté politique pour y installler les populations réduites à l'assistanat mais les banlieues ne coûtent-t'elles déjà pas cher? Et puis, le logement y étant moins cher, il n'est pas exclu que certaines activités s'y reconstituent d'autant plus que, l'entassement des populations déracinées étant moindre, la volonté de travailler ensemble y sera plus importante.

 

  D'ailleurs, un Etat redevenu stratège pourrait à la fois installer des secteurs d'avenir dans des régions en souffrance et renforcer les liens avec des partenaires à forte proximité culturelle, je pense au Brésil, et cela n'implique pas seulement un allègement certes bienvenu-qu'implique nécessaire un nécessairement allègement des charges-mais un certain volontarisme visant à diminuer à la fois les phénomènes de rente et d'asistanat, à partir du recouvrement des solidarités traditionnelles, de terroir et d'identité,garantes d'une véritable notion de cohésion antionale-ni raciale, ni administrative-, permettant une meilleure projection de la nation française dans un monde redevenu multipolaire pour le plus grand bonheur des visionnaires et entrepreneurs brimés actuellement par les institutions technocratiques telles que l 'Union européenne. 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Mardi 10 décembre 2 10 /12 /Déc 15:20

              Une fois n'est pas coutume, laissons la parole à Rachida Dati, je me contente simplement d'indiquer la nécessaire conclusion: il est déjà scandaleux que les entrepreneurs français paient des charges sociales supérieures à celles d'entrepreneurs avec lesquels ils sont mis en concurrence mais il est encore plus scandaleux que des salariés puissent bénéficier de l'Etat-Providence tout en cotisant dans leurs pays d'origine, selon une interprêtation désastreuse mais sans doute logique de la directive Bolkenstein, contre laquelle nous nous sommes tant mobilisés en 2005 pour préserver notre tissu économique et social.

Bien entendu, les contrôles renforcés ne règleront pas ce problème d'inéquité qui constitue un véritable encouragement à employer des travailleurs étrangers. Le beurre et le beurre au détriment de nos employeurs!

Dans les couloirs feutrés de la Commission européenne, M. Barroso entend-il la colère de ceux à qui on avait promis une Europe forte, politique, incarnée, à même de les protéger ?

Entend-il ceux, toujours plus nombreux, qui crient « c'est de la faute de Bruxelles » ?

Tout n'est pas de « la faute de Bruxelles ». Mais on a laissé s'installer cette idée, par manque de courage, d'action forte et de réalisme. Les Français veulent l'Europe. Ils ne veulent pas de celle qui leur est proposée aujourd'hui.

Un texte est en train de cristalliser toutes les colères : c'est la directive de 1996 sur le « détachement des travailleurs », bonne dans son principe mais qui s'est révélée désastreuse dans son application.

Comme trop souvent, la Commission européenne n'a pas su anticiper en proposant une révision plus tôt ! Elle était pourtant essentielle lorsqu'on est passé d'un groupe de 15 Etats, tous ou presque du nord et de l'ouest de l'Europe, à 25 puis 27 et aujourd'hui 28, intégrant pour grande partie des pays de l'est et du sud de l'Europe.

Car cette directive était censée protéger les peuples européens. Et elle s'est retournée contre eux.

Elle prévoit notamment de faire bénéficier à un travailleur détaché le droit du travail du pays d'accueil. L'objectif ? Eviter des écarts de salaire entre les travailleurs, un recours abusif aux travailleurs « à bas coût » et donc un dumping social intra-européen.

Le problème, c'est que le dumping social a bien eu lieu. D'abord parce que lorsqu'un travailleur est détaché, les charges sociales restent payées dans son pays d'origine, ce qui crée une différence de coût importante pour l'employeur. Le différentiel de charges peut aller jusqu'à 30 % entre un pays comme la France, aux charges excessives, et un pays comme la Pologne.

Dans un pays comme l'Allemagne, où il n'y a pas pour l'instant de revenu minimum, les entreprises qui y sont implantées ont le beurre et l'argent du beurre ! L'exemple de la filière porcine est frappant : profitant des failles de la directive européenne, en dix ans les exportations de pièces de porc désossées auraient augmenté en Allemagne de 550 % contre seulement 20 % en France.

Il y a eu un dumping social, ensuite, parce que nombreux sont les subterfuges, pour ne pas dire les cas de fraude, que l'application de cette directive a engendrés : des travailleurs détachés non déclarés, exploités, des prestations sociales impayées et un contrôle très compliqué. Les Etats ont de plus en plus de mal à lutter contre ces fraudes de plus en plus organisées. Le gouvernement français, affaibli comme rarement il ne l'a été sur la scène européenne, a toutes les peines du monde à faire adopter la directive d'exécution, censée mieux encadrer ce texte mortifère et mieux protéger nos emplois. Pendant ce temps, la concurrence déloyale prospère.

Le Parlement européen a ouvert la voie en réclamant notamment que l'entreprise qui accueille les salariés détachés vérifie que le salarié a bien été embauché dans des conditions légales. C'est une première étape indispensable.

Aujourd'hui résignés, le gouvernement français et les « eurobéats » de tous bords s'inquiètent des effets d'une telle contestation sur les élections européennes de mai prochain. Nous, nous accueillons cette révolte comme une nouvelle occasion d'avancer vers une autre Europe.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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Dimanche 24 novembre 7 24 /11 /Nov 15:33

                          La sortie de l'euro prônée par le Front national comporte évidemment l'alourdissement de la charge de la dette comme les irréductibles défenseurs d'une Union européenne lui rétorquent...malheureusement!

Mais il est une solution qui, si elle ne plaira pas davantage aux investisseurs institutionnels, en comportera l'avantage d'un "retour sur investissement " fiscal rapide :

au moment où le gouvernement socialiste semble n'utiliser la nécessaire augmentation de la T.V.A. qu'à l'endroit des activités non délocalisables par nature, pas seulement la restauration et le bâtiment mais aussi les parcs d'attraction ou les professions paramédicales, il importe de signaler qu'il serait plus utile d'effectuer une augmentation généralisée, via une exclusion ou des compensations justement pour ces activités-là. En effet, la consommation pure de produits d'importation serait alors découragée ou les finances publiques se rétabliraient et, si jamais cela ne devait se traduire par une stimulation de l'activité, nous assisterions à une reconstitution des "sociétés parallèles" par nature moins gourmandes en argent public...et mieux réparties sur le territoires!

 

 

                          Sans doute la question de la Bretagne et des "monnaies parallèles" -je pense à l'eusko-mériterait d'être posée dans les régions à forte identité mais peut-être aussi la meilleure répartition de l'argent public sur le territoire..

Il est parfaitement normal et souhaitable que les anciennes provinces enracinées se battent pour leur survie et c'est le devoir de l'Etat de maintenir la cohésion nationale non par une répression inspirée du jacobisme mais par une redistribution d'un argent public destiné aux infrastructures de transport, à une forme d'économie durable"  et à une modulation du système fiscal en fonction des nécessités territoriales qui se baserait le plus possible sur la seule consommation et non sur l'activité dès lors que celle-ci continue à entretenir la trappe à importations, véritable destructeur des sociétés traditionnelles qui n'ont normalement pas besoin d'un assistanat profitant généralement à des populations non assimilées et non asssimilables dans ces circonstances.

De manière plus précise, les taxes directes sur les importations ne comporteraient pas les mêmes conséquences qu'une sortie de l'euro-au contraire-et en présenteraient les avantages en termes de recouvrement  de compétitif avec d'ailleurs un effort citoyen moins brutal permettant aux solidarités privées de se préparer à prendre le relai du système défaillant  de "solitaire solidaire".

 

Bien sûr, cela impliquerait de modifier le rapport de force en orientant les trésors publics nationaux non contre leurs anciennes provinces laborieuses mais contre les importateurs étrangers et leurs alliés bruxellois, préservation des identités régionales comme de la cohésion nationale en seraient la conséquence.

Et cela serait aussi un moyen de maintenir  chaque échelon administratif dans sa limite légitime, des directives bruxelloises ne venant pas se mêler des semences des agriculteurs au moment -même où l'on parle d'écologie dans l'agriculture, laquelle passe à mon avis surtout par la préservation des sociétés traditionnelles rurales.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Coordination Rurale
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Lundi 11 novembre 1 11 /11 /Nov 15:49

            Et ce qui devait arriver arrivât, encore faut-il préciser que nous n'avons encore vu qu'une petite parcelle des difficultés à venir sauf si...ces difficultés devaient être "accompagnées" justement soit dans le sens d'une plus grande contribution de la consommation de produits-importés le plus souvent- au redressement des finances publiques soit dans le sens d'une plus grande sobriété "citoyenne" et "identitaire" qui pourrait d'ailleurs provoquer dans un second temps un redressement "à l'allemande" même si le modèle germanique-utilisant d'ailleurs sans vergogne la main-d'oeuvre des pays slaves limitrophes- doit être considéré plus que jamais comme prédateur pour les Etats "latins".

 

Ce n'est certes pas la voie choisie par les socialistes aux commandes qui, devant les inévitables limites mathématiques-la nouvelle dégradation de "Standard and Poor's" en témoigne-de leur idéologie en l'état actuel des circonstances, ont choisi d'augmenter les prélèvements obligatoires "internes" à l'économie française, provoquant le "raz-le-bol fiscal" actuel dont la faillite pour le moins incongrue de l'agro-alimentaire breton a constitué l'élément déclencheur.

 

Gageons que si la réaction bretonne sait se cristalliser à la fois contre le socialisme étatiste spoliateur d'énergie et un européisme alliant libre-échangisme débridé et montants compensateurs réduisant à un assistanat de subventions inévitablement amenées à diminuer devant les difficultés budgétaires et l'ouverte incessante vers l'Est, et ce, à travers une saine conception de l'identité et de la solidarité, elle aura montré la voie!

 

          En effet, le modèle d'économie terrienne et enracinée préservant les solidarités naturelles constitue le véritable palliatif à la crise et l'espoir d'une solution pour des personnes, des personnes et des provinces qui n'aspirent qu'à travailler au sens le plus "concret" du terme tout en défendant légitimement leur particularisme culturel.

Cela implique aussi de respecter ce fameux principe de subsidiarité qui permettrait par exemple d'éviter les directives absurdes visant à empêcher les agriculteurs d'utiliser leurs propres semences au moment où l'on parle d'écologie!

 

Aussi, j'appelle de mes voeux que la contestation bretonne se "concrétise" en prenant une tournure politique et montre la voie d'une saine contestation qui ne soit plus celle de la grogne devant la perte d'un "pouvoir d'achat" conçue comme un droit inaliénable mais comme une volonté de "travailler à la sueur de son front" qui se généraliserait à tous ceux les anesthésiés de l'assistanat...y compris et surtout pour des personnes à l'instar de la fameuse "Léonarda" dont la présence en France n'est souhaitée que sous la stricte condition d'un effort particulier d'assimilation et de contribution au redressement collectif.

 

                        Cette concrétisation ne saurait passer par la simple dénonciation de la baisse des subventions européennes, surtout qu'il n'est pas si mal que cela qu'elles soient réorientées vers la petite agriculture-c'était d'ailleurs un des rares points positifs de la P.A.C. qu'elle finançait l'agriculture de montagne pendant que la grosse agriculture céréalière touchait l'essentiel des subventions- mais par la dénonciation d'un système faisant avaler la pillule du libre-échangisme le plus absurde-qui dira que la Bretagne n'est pas une terre d'agriculture- par une redistributation technocratique au mécanisme inspiré des régimes collectivistes les plus totalitaires. Les agriculteurs bretons devraient pouvoir vivre de leur travail et les pouvoirs publics n'intervenir que pour encourager la petite agriculture traditionnelle qui permet de maintenir les famille au pays...et en aucun cas en les assommant de taxes qui, dans le domaine écologique, devraient être assumées par les produits d'importation.

Décidément, dénonciation de l'européisme et de l'étatisme socialisant vont de pair et les Bretons pourraient montrer la voie...aux autres peuples de l'Arc Atlantique désormais unis face à Bruxelles plutôt que face à leur con-citoyens respectifs.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Mercredi 17 juillet 3 17 /07 /Juil 14:26

    Devant l'aberration absolue qu'a constitué, dès les premiers jours du gouvernement Ayrault et ce, au moment d'une injection plutôt incongrue d'argent public au profit de l'"Education Nationale", le Gouvermement a fait voter le dispositif du C.I.C.E. permettant tout de même un certain allègement des charges via un mécanisme d'avance de trésorerie.

 

     Simplement, si la T.V.A. sociale aurait permis d'augmenter les recettes publiques et ce, au détriment souvent des produits d'importation et, dans bien des cas aussi, de la consommation "stérile" à savoir de la consommation coûteuse qui ne bénéficie ni aux activités ni aux territoires "en besoin", le C.I.C.E. se traduit inéluctablement à court terme par une diminution de ces recettes. Il est clair qu'il vaut mieux que ce soit l'Etat que les entreprises qui fassent des économies et ce, d'autant plus que ce sont ces dernières qui relancent durablement l'activité et donc la croissance et donc les recettes fiscales mais le Gouvernement se  trouve désormais pris au piège de la contradiction entre la "Realpolitik" ou plutôt la "Réalekonomie" et...les promesses électorales de l'année dernière qui s'avèreront difficiles à réaliser sauf au profit de certains "lobbies" tels que les associations homosexuelles mais ce n'est pas le sujet!

 

                Si l'on peut douter de l'intérêt d'une diminution de la dépense allouée aux réseaux consulaires ou aux subventions aux biocarburants, il est clair que les mesures annoncées de "simplification" sont bienvenues! Le problème en est que l'on s'aperçoit aujourd'hui que l'on a "créé" une "usine à gaz" avec le C.I.C.E. qui, comme c'est souvent le cas en fait dans le cas de dispositif de subvention direct ou indirect, se trouve "répercuté" par les acteurs indirects qui ne devraient pas être les seuls concernés.

 

C'est le cas des grandes entreprises qui, toute honte bue et, malgré les problèmes de trésorerie qu'elles posent régulièrement aux P.M.E. par le non-respect des délais, se croient obligés d'augmenter la facturation au pro-rata de l'économie fiscale réalisée et ce, avant même qu'elles en aient bénéficié!

 

                     Même si je sais gré au gouvernement socialiste, incapable d'utiliser efficacement ses forces de sécurité au seul profit du bien commun et non d'intérêts de lobbies, d'avoir au moins tenté quelque chose en faveur des entreprises produisant de l'activité sur le territoire, il n'en demeure pas moins que c'était la logique initiale, un financement par l'augmentation de la T.V.A. qui était la bonne, quitte à réduire cette dernière pour les activités dont on est sûr qu'elles "créent" des emplois dans les zones en souffrance comme les friches industrielles de l'Est ou du Centre comme c'était parfois le cas de la restauration.

Sinon, rien n'interdit d'allouer directement les montants alloués aux territoires concernés, pourquoi pas, n'est-ce-pas Madame Batho, dans le secteur de l'économie durable (énergies renouvelables si possible "rentables" ou du moins fortement "créatrices d'emplois" dans ces région, chemin de fer, agriculture bio) ou des travaux d'intérêt général utilisant par exemple des jeunes délinquants!

 

Le tout serait de raisonner selon une logique de "terroir" et si l'on n'a pas d'argent, laisser les solidarités naturelles se reconsituer via des systèmes de "circuits courts" ou de "monnaies locales" attendu que, pour moi, les identités locales ne sont pas censés s'opposer à l'identité national lorsque celle-ci s'appuie sur du "réel" et non sur de la "paperasse" source de confusion notamment lorsque le nombre d'immigrés mal intégrés devient trop important comme c'est le cas aujourd'hui. Bien entendu, les zones ayant préservé (pays basque, Corse, Alsace) ou reconstitué (Vendée) des terroirs vivaces au triple sens économique, social et identitaires doivent être préservés et ce n'est pas nécessairement vers ces derniers que doivent être alloués les redistributions mis à part que, dans certaines d'entre elles, il faudrait veiller à ce que l'argent des retraités, touristes ou résidents étrangers serve vraiment à la petite économie locale ce qui implique là aussi une poltitique fiscale appropriée visant à traquer les produits d'importation quel que soit le sens que l'on entend. 

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Mouvement pour la France
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Samedi 13 avril 6 13 /04 /Avr 13:37

               Est-ce vraiment une suprise ? S'accrochant à un projet social inepte et inopportun au moment où les sociétés auront besoin des plus petits de leurs corps intermédiaires, le Gouvernement cherche manifestement, comme l'en a justement accusé le jeune député martiniquais, à "faire diversion" de problématiques qui, de l'éclatement des "affaires" en cours à l'aggravation des comptes publics et sociaux, mettent gravement en jeu sa crédibilité et sa compétence.

                 Pour nous qui avons toujours défendu la souveraineté des Etats-nations -encore faut-il préciser que cette souveraineté s'appuie nécessairement sur ses "corps intermédiaires", familiaux bien sûr mais aussi régionaux, chose en quoi nous restons adversaires des courants "jacobins"- et le caractère excessivement dogmatique de l'Union européenne dans sa version bruxelloise, il est évident que les difficultés provoqués par la conception absolutiste de l'ouverture des frontières, notamment économique, menaçant nos entrepreneurs et nos terroirs, ainsi que par une politique monétaire maintenant une surévaluation absurde en même temps que, depuis quelques temps, une "création monétaire" excessivement accomodante ne profitant qu'aux acteurs financiers purs, il n'est pas exagéré d'affirmer que, hélas, cette crise nous donne raison.

Mais une tendance de plus en plus nette touchant également des milieux souverainistes plus jacobins consiste aussi à refuser de voir le problème que constitue l'excès de la dépense publique en lui-même, c'est-à-dire indépendamment des recettes publiques qui, en général, respectent l'adage "trop d'impôt tue l'impôt", phénomène évidemment amplifié par une mondialisation que, je le rappelle, nous n 'avons pas voulue. Est-ce la raison de leur opposition à une réforme favorisant la vitalité de la région qui a le plus permis à la France de maintenir sa suprématie face au risque que la réunion de la zone germanique constituait depuis des siècles?

Toujours est-il que leurs critiques rejoignent un peu trop celles que j 'entendais encore ce matin de la part de Marie-Noëlle  Linemann qui, au nom de l'"aile gauche de la gauche" semble s'attaquer à l'austérité en elle-même- qu'elle aille donc voir ce qui se passe en Espagne ou en Grèce-, sous le juste prétexte que cette austérite mine certe notre potentiel de croissance.

Sauf, et c'est dommage que ce soit justement l'aile hostile au supranationalisme de la gauche qui entre dans ce piège, qu'il ne sert à rien de soutenir la consommation si celle-ci favorise les produits d'importation.

Il vaut mieux encore ne rien faire en terme de "souveraineté" mais prendre au moins des mesures concrètes découragant l'importation même au détriment d'une croissance calculée en pur flux financiers. Cela convient à certains, l'affaire Cahuzac l'a démontré, qui permettent à la France d'emprunter à de faibles taux? Qu'en sera-il une fois que, le patrimoine vendu aux Qataris ou aux Chinois, il n'y aura plus de possibilité externe de maintenir notre mode de vie?

                Après avoir stupidement abrogé la "T.V.A. sociale", le Gouvernement a mis en place le C.I.C.E. lequel sera moins efficace et occasionnera une activité administrative parasitaire mais ce serait mieux que rien si la T.V.A. était maintenue à taux réduit concernant les activités non délocalisables et source de lien social naturel comme la restauration.

On peut se réjouir que le Gouvernement s'attaque enfin aux pensions des retraités car on ne voit pas bien pourquoi ces derniers, ayant vécu les "Trente Glorieuses" seraient exemptés d'efforts. Il reste qu'il faudrait veiller à ce que la pression sur le pouvoir d'achat ne les rende pas encore plus dépendants des produits d'importation ce qui là encore, pose la question d'une politique sociale favorisant les "corps intermédiaires". Et les allocations familiales? A mon sens, la structure familiale doit être valorisée mais il faut convenir qu'elles concourrent en pratique au phénomène d'assistanat et de "pompe aspirante" migratoire que nous dénonçons depuis longtemps. En fait, ces mesures d'urgence méritent plus des amendements qu'une condamnation et, au moins, elles limitent l'inconséquence gouvernementale observée au début au niveau de l'Education Nationale notamment.

 

La souveraineté, nous la défendons plus que jamais mais  il faut pour cela faire accepter des sacrifices à nos concitoyens sous la double condition que cela contribue à diminuer notre dépendance économique envers les produits d'importation et que des politiques sociales permettent de  valoriser les "communautés naturelles" rendant ces efforts plus soutenables.

Sans quoi....en attendant, il va de soi que l'affaire Cahuzac doit enfin poser la double question des liens entre l'Etat-Providence et les industries pharmaceutiques et de l'usage de l'argent public à des fins "politiciennes" alors que les politiques ayant réussi l'ont fait en revitalisant leur tissu économique, social et, au bon sens du terme, "identitaire".

 

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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  • : Finalement, je m'intéresse moi aussi au concept d'"économie solidaire" mis en place par certains gauchistes à la différence que je crois que celle-ci va avec un effacement de l'Etat-Providence désormais inéluctable et par une valorisation des "solidarités naturelles" garantissant une saine vision de l'identité à travers le terroir, complémentaire de la défense des prérogatives nationales! Renvoyant dos à dos la vision fichtienne et la vision renanienne, nous privilégions u
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