Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /2010 18:23

                            Dans notre soutien estival à la décision d'expulsion des Roms, au nom de la préservation de nos campagnes et à la réforme des retraites-au nom de la recherche d'accompagnement dans la transition vers des finances publiques assainies- face aux scandaleuses grèves qui s'annoncent en cette fin d'été 2010, je ne peux toutefois qui'appeler le Gouvernement à faire preuve de davantage de réalisme et ce, dans la finalité positive de connecter l'économie aux "réalités".

Car, pour absurdes qu'elles soient dans leur négation d'autre autre réalité qui est l'impossibilité de continuer "à vivre au-dessus de ses moyens", les idéologues gauchistes et gauchisants mettent parfois le doigt, en stigmatisant certes abusivement les connexions entre le Gouvernement actuel et le monde des "milliardaires", sur la réalité du monde de la Bourse, de l'économie virtuelle admirablment décrite par le fim "Krach" et de la dissociation du capital et du travail que, faute d'une refonte en profondeur d'un système qu'il a fallu sauver dans l'urgence avec l'argent du contribuable, se caractérise effecivement par une trop grande part du profit spéculatif au détriment du capitalisme entrepreneurial et/ou du moins de l'actionnariat salarié que nous prônons ce qui implique d'alléger les prélèvements obligatoires sur le monde du travail quitte à augmenter les prélèvements liés à la spéculation et-nécessairement- à son corollaire qui est la mondialisation. Pourquoi pas en jouant sur les critères écologiques, dans le sens du "développement durable" qui diminueraient ainsi l'avantage comparatif de l'agriculture "productiviste" issu de la P.A.C. à l'intérieur mais aussi à l'extérieur du territoire-l'élevage industriel du lait allemand ou danois et les cultures industrielles de produits maraîchers en Espagne ou en Italie comme l'élevage "hors-sol" de porcins en Bretagne- mais aussi et surtout des redoutables produits industriels asiatiques qui, sous prétexte de moindre coût, ruinent nos économies occidentales en réduisant nos couches populaires à l'assistanat.

C'est justement dans ce domaine que Madame LETARD, secrétaire d'Etat au Développement Durable et ancienne assistante sociale, vient de prendre une excellente initiative à travers "une formation aux gestes du développement durable" à l'attention des 30000 travailleurs sociaux de la fonction publique territoriale, visant à allier préoccupations sociales et environnementales en aidant les personnes à faibles revenus à faire des économies par l'écologie!

C'est cette vision-là de l'écologie politique que je défends où l'on apprend aux gens à moins dépendre de l'Etat-Providence et de l'inflation-pour conserver son pouvoir d'achat apparent- en les responsabilisant et en leur redonnant l'habitude de moins consommer en réapprenant à vivre de manière traditionnelle-le jardin potager, le chauffage au bois, l'entraide et la solidarité de voisinage- avec en plus l'usage des progrès technologiques bien utilisés sources par ailleurs d'emplois non délocalisables. N'en déplaise aux nostalgiques du keynésianisme inadapté de toutes façons à une mondialisation dont il faut limiter les effets, ce n'est donc pas la "décroissance que je prône!

La reprise timide et apparente de la croissance s'est paradoxalement accompagnée d'une reprise des importations par rapport aux exportations comme en 1982! Ce qui me renforce dans l'idée de normes voire de prélèvements de nature "écologique" comme en matière agricole où il ne nous semble pas opportun de compter uniquement sur le bugdget communautaire de la P.A.C-en pratique alimenté par les Etats-membres-pour maintenir le niveau de vie des agriculteurs au plus bas, alors que, cet été encore, le prix des fruits et légumes a encore augmenté de 11% pour les consommateurs! Ce qui prouve que, en comptant bien sûr sur la diminution des intermédaires, c'est ailleurs qu'il faut voir le problème!

 

En effet, révèle surtout que la baisse de l'euro n'a comporté un véritable effet positif que pour l'Allemagne et l'on se demande bien à vrai dire en quoi a consisté la consommation si ce n'est via des hausses de prix notamment dans des secteurs à bulle comme...l'immobilier! A propos de ce dernier, il est un fait que, cumulée à la baisse des taux d'intérêt qui toûche naturellement toutes les régions, les "niches fiscales aux noms divers (Scellier, Besson, Périssol) servent avant tout à entretenir les prix dans les agglomérations surpeuplées alors même que l'on pourrait profiter des "plans de rigueur" pour augmenter l'impôt sur les plus-values au détriment de la spéculation en région parisienne et dans certaines régions comme la Côte d'Azur ou la Côte Basque où les locaux ne peuvent souvent plus se loger alors que l'argent des retraités en mal d'authenticité pourrait servir à réaménager des fermes dans l'arrière-pays...

 

Nous ne pouvons donc que nous réjouir que les "plans de rigueur" s'attachent aux niches fiscales liées aux bulles spéculatives et/ou entretenant artificiellement les prix de l'immobilier...sauf lorsqu'il s'agit de la province et lorsque ces "niches" ont une portée "écologique" au bon sens du terme!

 

Car la préservation de notre rang ne passe plus par des statistiques économiques artificielles longtemps rendues nécessaires mais par la revalorisation des notions de terroir et d'identité, au moment où l'on s'aperçoit que, comme nous le pressentions depuis plusieurs mois, la différence de croissance entre l'Allemagne et les pays du Sud en cette période budgétaire difficile exacerbe les tensions liées à la "concurrence déloyale"-c'est le vrai problème de l'agriculture française" et, évidemement, remet en cause l'intégration européenne elle-même basée depuis plusieurs décennies sur l'utopie intégrationniste. 

 

 

                         Par les "plans de rigueur", on peut s'en prendre à l'assistanat et ainsi diminuer le coût de la sécurité, ou plutôt de l'insécurité. Comment ne pas voir dans l'insécurité latente dans certains quartiers l'effet néfaste de l'oisiveté de "jeunes" qui, outre le fait que les plus violents d'entre eux n'ont pas leur place en France, se "construiraient" davantage à participer "bénévolement"-dans un premier temps en conservant leurs minima sociaux si possible-en aidant les paysans dans les travaux des champs!

 

La notion d'identité n'est pas strictement ethnique mais implique un ensemble de circonstances de naissance et de vie qu'il faut tendre à retrouver à travers la reconstitution des "corps intermédiaires" comme garants des solidarités naturelles en vue d'une certaine harmonie avec la nature qui ne relève pas de l'utopie et que l'inévitable désagrégation des finances publiques rend désormais nécessaire.

 

A ce compte-là, les normes BBC et la "technologie verte" n'y suffiront pas. J'ai toujours prôné et prône toujours une meilleure répartition de l'activité humaine sur le territoire en vue d'atténuer ce que le géographe Gravier appelait déjà en 1947 "Paris et le désert français" . Ceci dit, la rurbanisation, du moins comprise comme cela, c'est pas mal mais une certaine ruralité pour ceux qui ne peuvent plus s'offrir le confort contemporain sans avoir recours à "l'Etat-Providence", c'est encore mieux!

Les premières déceptions récemment constatées en termes d'économies d'énergies, même si elles sont réelles, renvoient aux travaux d'étanchéité à l'air, qui impliquent des emplois locaux de rénovation du patrimoine injustement découragés par un système éducatif lui aussi trop coûteux-et au phénomène de "surchauffage" qui renvoient à une forme d'irresponsabilité dans la recherche du confort contemporain qui ne peut se traiter pour le coup que par une certaine forme d'"austérité"...les "écologistes" réalisent-ils que l'augmentation des prix d'EDF mais aussi une logique de limitation de la "redistribution" keynésienne peuvent seuls réellement responsabiliser nos concitoyens dans la recherche nécessaire d'économies d'énergies?

 

Sur un plan plus "mondial", les drâmes observés comme les inondations au Pakistan ou la canicule en Russie impliquent une certaine coopération internationale intelligente, visant à alléger provisoirement les normes contre la déforestation pour lancer les "bio-carburants" mais renforçant aussi la logique du "chacun pour soi" dans la recherche des matières premières comme malheureusement déjà les Chinois l'ont compris, mettant en danger les sources d'approvisionnement occidentales sur le continent africain. 

 

                     Ce qui nous amène à la réflexion sur la goouvernance concernant le traitement des grandes problèmes contemporains comme l'environnement et, c'est compte-tenu de cette "divergence" dans la gestion des intérêts des différents Etats que je prône la "coopération interétatique à géométrie variable", principale variante du principe de subsidiarité, comme garante d'une concrétisation de la gestion de l'économie mondiale qui ne peut plus rester "déconnectée des réalités".

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 17:52

                          Une fois de plus, le chef de l'Etat vient de montrer une réactivité et une force de conviction peu commune et ce, dans un contexte particulièrement tendu marqué par des contraintes budgétaires de plus en plus serrées, même si celles-ci relativisent plus que jamais le "verbe présidentiel", et sur un sujet on ne peut plus sensible qui est celui des "affaires" en politique!

Quant au ministre du Travail qui a défrayé la chronique, il reste à s'interroger sur le bien-fondé du cumul de sa fonction avec celui de trésorier du parti majoritaire et à ce titre, plus qu'opportun qu'il en démissione le plus vite possible.

 

Mais comme le soulignait il y a une semaine encore notre excellent député Lionnel Luca, cela ne saurait suffire, un remaniement plus profond est rendu nécessaire par la conjonction circonstantielle des "affaires"  et de l'introduction des premiers éléments d'un nécessaire "plan de rigueur" qui complexe jusqu'à la ministre de l'Economie et des Finances, même si cette dernière a raison sur la possibilité de relancer l'économie tout en allégeant le train de vie de l'Etat, nous y reviendrons.

 

La démission d'Alain Joyaudet et de Christian Blanc était d'autant plus opportune qu'elle avait été demandée par l'exécutif au nom de l'exemplarité dans les nécessaires sacrifices auxquels doit consentir tout Français dans ce contexte budgétaire difficile et ce, quel que soit son "rang"!

 

A titre personnel, je regrette que ce remaniement ne s'étende pas pour l'instant à Ramada Yade ou à Fadela Amara lesquelles ne font qu'apporter la preuve, après Rachida Dati, que la "discrimination positive" aux hautes fonctions de l'Etat n'est pas nécessairement sinonyme de "valeur ajoutée" ni surtout que l'origine sociale et "ethnique" des personnes concernées ne les rend pas pour autant économes de l'argent des contribuables..ou plutôt de la dette puisque c'est de plus en plus la question. Je regrette aussi que Bernard Kouchner, ami des rédacteurs du "Canard Enchaîné" ne soit pas davantage épinglé ne serait-ce que pour les "frais de réception" du Ministère des Affaires Etrangères...

Mais je m'oppose à l'éviction de Christian Estrosi qui a eu au moins le mérite de s'expliquer parmi les premiers et qui, en outre, a compris que certaines dépenses devaient être maintenues lorsqu'elles entraient des économies ultérieures comme l'achat par l'Etat de "voitures électriques" pour lancer la production de masse.

Quant à Eric Woerth, la vraie différence avec le "Grand Paris" de Christian  Blanc et ses "clusters" alors que l'agglomération parisienne est déjà congestionnée réside dans la nécessité de la réforme des retraites qu'il met en places et notamment son volet sur le report de l'âge légal de la retraite qui permettra d'alléger les dépenses de l'Etat-Providence sans en atténuer les recettes de consommation.

 

                              A rapprocher de l'attitude récemment constatée de certains joueurs de l'Equipe de France, le comportement de certains politiques ayant décidément du mal à montrer l'exemple aux fonctionnaires et aux citoyens malgré les multiples demandes de l'exécutif en ce sens est à rapprocher de celle de certains "traders" et, plus généralement, de nombre d'hommes d'affaires peu scrupuleux pratiquant la spéculation à tout va et peu soucieux du fait que leur gain d'argent  de "court terme" ne s'accompagne d'aucune contrapartie en terme de service et d'intérêt général ou même privé.

Le fait même que les "élites" correspondent et se croisent entre les affaires, la politique et la haute administration devraient nous conduire à ne pas "séparer" artificiellement secteur privé et secteur public sous l'angle de ce rapport de la dépendance à l'argent, non pas par "populisme" mais parce que les circonstances exigent que le politique se doit de montrer l'exemple aux fonctionnaires et aux citoyens, et c'est même l'intérêt de ces derniers, attendu que l'argent est souvent mal utilisé et, de par sa capacité à entretenir l'inflation dans certains domaines, se retourne souvent contre eux en termes de pouvoir d'achat!

 

Plus de quinze ans après l'épopée du juge Jean-Pierre allié au président du conseil général de la Vendée dans le cadre de l'affaire "Urba" notamment lors de la passionnante campagne des élections européennes de 1994, il est certes regrettable que ces agissements ne soient dénoncés par l'opinion que parce que nous entrons dans une période de crise dont tout laisse à penser qu'elle est structurelle en ce sens que nous entrons dans la période où nos créanciers nous font remarquer de manière de plus en plus insistante que nous vivons "au-dessus de nos moyens" et qu'il va falloir que cela cesse!

 

Il est évident que les excès de certains ministres et de certaines administrations peuvent objectivement être considérés comme une "goutte d'eau dans le vase" de la dette publique mais il faut objectier que des efforts doivent être demandés à tout le monde et que, bien au-delà de la notion d'exemplarité, il faut comprendre que la "voie hiérarchique" en vigueur dans l'Administration ne peut que se trouver viciée au niveau de l'échelon précis où le supérieur qui "ne fait pas d'efforts" demande des efforts à son subordonné. Il est très peu d'excuses en ce domaine comme l'a compris le Président de la République en annulant la "Garden Party" de l'Elysée, sachant que les traiteurs peuvent toujours se reconvertir dans des secteurs de restauration moins luxueux.

Si, lorsque la dépense publique permet de pallier la défaillance du secteur privé dans le domaine des "industries propres" non délocalisables que dans le cas des voitures électriques et de Monsieur Estrosi, justement!

 

Et il faut bien faire attention au fait que la recherche et la défense ne doivent pas être pénalisées lorsqu'elles permettent des économies d'argent public dans d'autres domaines et c'est un peu le cas de notre secteur nucléaire qui permet de faire d'autres économies sur le plan militaire mais aussi sur le plan civil, grâce à la réduction de la consommation énergétique notamment!

 

                                    A ceux qui m'objecteront que la consommation en général constitue en France une part trop importante du Produit Intérieur Brut pour être "sacrifiée" par un plan de rigueur, je dirais que c'est exact sur le court terme-c'est ce qui nous a permis d'atténuer les effets de la crise financière" grâce au maintien du pouvoir d'achat garanti par l'"Etat-Providence"- mais que sa structure actuelle favorise excessivement les importations au détriment de nos emplois-donc l'usage de l'argent sans contrepartie en terme de "travail" et l'aggravation de l'endettement public- et que la dépendance à l'argent qu'elle généère favorise justement ces agissements et la spéculation comme plusieurs économistes le constatent aujourd'hui!

 

Il est vrai que l'argent "pourrit" un peu nos société et que celui qui l'utilise sans vraiment le gagner "à la sueur de son front" acquiert peu à peu cette impression que "tout lui est du" et par ce fait en abuse, qu'il s'agisse aussi bien du politique que du bénéficiaire de minima sociaux comme une "rente de situation" et que cela peut lui faire perdre le sens des réalités ce qui aliène les rapports humains "il aurait pu quand même...".

Non pas que je pense qu'un "défaut de paiement brutal" de l'Etat constitue une solution-c'est justement l'intérêt des "plans de rigueur"- mais, c'était le sens de mon dernier article, on peut commencer à développer une société qui, au lieu de pratiquer l'abus de consumérisme à l'aide de l'abus de dépense et de l'abus d'endettement public et privé, pratique davantage la gestion en "bon père de famille"en réhabilitant des pratiques individuelles et collectives davantage "éco-responsables" et cela ne peut se limiter au coûteux usage des produits phytosanitaires nécessairement remis en cause dans le contexte actuel de l'Union européenne!

            

                     La sacralisation de l'argent sans contrepartie qui doit passer par le fait de ne plus "vivre au-dessus de ses moyens" implique de favoriser la structure "production" davantage que la structure "consommation"  et ce sont les effets positifs de la baisse de l'euro et du "plan de rigueur" que d'y contribuer. Toutefois, afin que ceci ne soit pas trop douloureux, il convient que nos concitoyens réapprennent les "économies d'énergie", l'agriculture vivrière, les liens de proximité et la notion de service aussi bien dans le cadre de l'"intérêt général" que, s'ils peuvent le faire eux-mêmes, dans le cadre des petites exploitations "utiles"!

 

Face à la logique de "bulle" qui résulte directement de la volonté d'enrichissement par la voie "spéculative" comme par la volonté de continuer à "vivre au-dessus de ses moyens" y compris par la manière la plus "vaine" car l'augmentation des revenus mal répartie dans l'espace entraîne souvent une augmentation du coût de la vie et donc une perte de "pouvoir d'achat" -regardez l'effet des "aides sociales à la propriété" sur les prix immobiliers franciliens-  et la perte d'emplois lorsqu'elle entraîne l'achat de produits d'importation, il faut réhabiliser une vision humaine et "définanciarisée" des rapports sociaux, ce qui passe par une réhabilitation des liens informels de proximité permettant de limiter les dépenses de ménages-les A.M.A.P. y réussissent bien- certes au détriment des grandes surfaces et des recettes publiques de T.V.A. mais au détriment aussi de l'excès de "consumérisme" et donc au profit de l'environnement et de l'équilibre des finances publiques..

 

En finir avec l'assistanat par un certain retour à la "ruralité" mais aussi aux "liens de proximité" mais aussi avec le "surconsumérisme" assisté par des pratiques plus "éco-responsables" pour mettre fin à la spirale "inflationniste" ou l'Etat-Providence et les grandes entreprises-quand elles ne délocalisent pas-compensent pour pallier l' inévitable augmentation du "coût de la vie", voilà l'objectif à atteindre pour nous Français qui, menacés depuis trop récemment par les marchés en raison de la réactivité de notre "Etat-Providence" à enrayer les effets de la première crise financière et de la spéculation anglo-saxonne, n'avons pas cru utile de réapprendre tout de suite le "savoir-faire" domestique issu des générations passées et avons préféré nous en remettre à l'hypothétique réussite des "plans de relance"!

Je précise que, dans le débat environnemental, je renvoie "dos à dos" partisans de la "décroissance" et du "retour à la nature" et ceux qui croient que la "technologie écologique" suffira, je pense pour une société où l'on réapprenne à consommer en fonction du besoin et à utiliser les techniques de nos aïeux comme dans le cas de l'utilisation de sols...avec en plus effectivement un recours à des "industries propres" permettant de limiter le recours à des importations des industries polluantes délocalisées dans les "pays émergents"! Je m'intéresse énormément aux problématiques écologiques en raison en les corrélant aux problématiques de la nécessité d'économies publiques et privées et dans l'épanouissement d'une société enracinée et équilibrée mais je pense que ceux qui oublient que les nécessaires "technologies vertes" ne peuvent dispenser l'homme contemporain d'un minimum d'efforts dans la sphère environnementale comme ceux qui oublient que la chasse aux espèces sauvages menaçante pour les activités agricoles traditionnelles constituent justement une manière équilibrée de concevoir l'environnement oublient le véritable enjeu de l'écologie qui est de favoriser le sens des réalités et des responsabilités et partant, de diminuer la dépendance à "l'argent pour l'argent" et c'est pourquoi les politiques doivent montrer l'exemple et non se contenter de mesures en ce sens.

 

Le "keynésianisme" au eu du bon au cours des Trente Glorieuses dans la mesure où il a permis un certain progrès en ce sens que la vieille paysannerie et la vieille bourgeoisie n'auraient peut-être pas compris que l'on s'endette pour cela!

Mais certains phénomènes que je n'approuve pas comme la mondialisation favorisant la "concurrence déloyale", la culture de l'assistanat qui en découle partiellement, la perte du sens de l'effort physique et du travail y compris au sein de la sphère domestique, l'amenuisement des repères familiaux, paroissiaux et "identaitaires", la relativisation du sens de l'humain allant jusqu'à la négation du "droit à la vie" avec remboursement par la Sécurité Sociale, l'excessive "technologisation" de l'agriculture à l'aide d'argent public "communautaire" et cette tendance à attendre de l'"Etat-Providence" qu'il assure éducation, soins, confort minimal pour ceux qui ne travaillent pas, retraite, emploi-beaucoup de jeunes Français n'ont d'autre idéal que de devenir fonctionnaires- sans parler des déboûchés que constituent les "marchés publics"  pour certaines entreprises d'ailleurs à l'origine de nombre d'affaires politico-financière, ont déconnecté le moyen que constitue le transfert d'argent public de sa finalité que constitue le progrès. En réclamant "toujours plus" sans contrepartie comme l'écrivait un essayiste qui ne m'est particulièrement proche il y a quelques années, l'homme contemporain entretient sa dépendance à l'argent et les problématiques liées à la crise et aux affaires, ainsi qu'à la dette publique qui leur est structurellement liée, introduisent la responsabilité des "élites" dans ce domaine!

 

Or, cette excessive "dépendance" ne peut être traitée séparément s'agissant du simple citoyen réclamant "toujours plus" sans contrepartie productive du spéculateur avide de gains "de court terme" ou encore du fonctionnaire peu scrupuleux bénéficiant surtout d'une "rente de situation" et surtout du politique qui, par les mesures prises tout autant que par ses agissements, se doit de montrer l'exemple à ses compatriotes.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /2010 17:03

                         La tragique « ‘marée noire » qui touche le golfe du Mexique pourrait bien avoir des conséquences imprévisibles en raison du Gulf Stream qui, s’il se déplace progressivement vers l’intérieur de l’Océan Atlantique, n’en touche pas moins encore l’Arc Atlantique  avec les conséquences que l’on connaît en termes de douceur et d’humidité que le Gulf Stream amène normalement dans ces régions où il contribue de facto à un climat vivifiant propice sans doute au dynamisme des populations locales.

Cette nouvelle catastrophe écologique est d’autant plus grave que, comme dans l’affaire de l’Amoco Cadiz mais contrairement à l’affaire de l’Erika dont l’on peut sérieusement penser pourtant que la condamnation a été minime relativement aux dégâts occasionnés, le pétrole était brut et visqueux, ne pouvant donc s’extraire manuellement des plages par plaques.

 

Or, on ne peut pas ne pas corréler ce  débat de problématiques économiques et éthiques comme le poids des grands groupes cotés en Bourse , poussés à une certaine i responsabilisation par les actionnaires et les « investisseurs institutionnels » et de l’encouragement au déplacement incessant des hommes, des marchandises et des ressources naturelles qui s’avère par nature anti-écologique.

 

                    Cela m’amène à penser que, contrairement à ce que prétendent les Verts, les exigences environnementales s’accommodent mal  du gigantisme et de la mondialisation ainsi que de la généralisation aux « pays émergents » du mode de vie occidental.

Par ailleurs, le fait même que cette catastrophe écologique coïncide de manière révélatrice avec une crise potentielle dans la zone euro qui se révèle bien davantage une crise d’insolvabilité qu’une « simple » crise de liquidités » tombe à propos pour rappeler qu’un minimum de considérations environnementales va parfaitement de pair avec le « traitement » des problématiques économiques d’aujourd’hui et surtout de demain .

Il est en effet d’autant plus dangereux de laisser développer le Chine et l’Inde que leurs classes moyennes pourraient prendre le relai des classes moyennes occidentales appauvries pour intéresser des grands groupes inquiétés par le risque de défaut de paiement des États-Providences de la zone euro. N’étant pas un adepte du « clash », je préfère les mutations plus profondes et plus progressives…

 

Outre qu’une généralisation de ce mode de vie aurait des conséquences catastrophiques en termes de ressources naturelles- c’est tout le sens du « pic » inflationniste observé à l’été 2008-  et puisqu’il n’y a pas de débat-et c’est heureux-sur la nécessité du développement de « l’économie verte », il importe aussi de pénaliser le « surconsumérisme »  en pénalisant l’importation de produits manufacturés issus des « pays émergents » et même, dans certains domaines, celle d’autres pays européens !

Cela va se faire directement par la politique de déflation menée par le Gouvernement Fillon présente au moins cet avantage de limiter la surconsommation des ménages en les incitant, du moins nous l’espérons, à consommer plus « durable » voire à se rapprocher des agriculteurs pour « créer » des réseaux court-circuitant la « grande distribution »

La baisse de l’euro va augmenter le coût des produits d’importation ce qui est une bonne chose car il diminuera la « concurrence déloyale » mais il serait encore préférable d’appliquer une fiscalité environnementale aux produits d’importation. Ce raisonnement s’applique notamment aux produits textiles qui, en Chine ou en Inde, ne respectent objectivement pas un minimum de critères écologiques et la proposition en avait déjà été faite par le chef de l’Etat.

 

Je dirais même que le fait que l’Etat s’apprête à augmenter le tarif de l’électricité est une bonne chose, profitant de la dépendance des gens pour remettre à niveau son potentiel nucléaire militaire-il vaut mieux dépenser de l’argent public à préserver notre bombe atomique pour éviter d’avoir à en dépenser dans l’usage des autres « armes de destruction » massives » et civil-en dehors des déchets radioactifs, c’est malgré tout moins coûteux et moins polluant que d’autres mode de chauffage à base de fossiles..

 

Cela n’est peut-être pas une excellente chose sur le strict plan du pouvoir d’achat mais peut être l’occasion d’encourager nos concitoyens à la responsabilisation et à l’ »écocitoyenneté »

 

                          En termes d’aménagement du territoire, les dégâts occasionnés dans ces deux départements emblématiques pour moi que sont la Vendée et les Alpes-Maritimes ont bien montré ce déséquilibre que constitue le surpeuplement des littoraux, auquel il faudrait ajouter l’excessive concentration urbaine, alors que certaines régions sont aujourd’hui en voie de désertification. La politique de redistribution des fonds mêlée de libre-échangisme de l’Union européenne  montre ci clairement ses limites puisqu’elle a manifestement amplifié, et pas seulement depuis la réforme de la P.A.C., la faillite de certaines anciennes régions agricoles .

Il est en effet plus facile de prôner l’écocitoyenneté, le « localisme » et l’entraide villageoise-ou paroissiale-pour faire des économies de biens consommables si le plus de personnes possibles vivent à la campagne plutôt que dans des agglomérations surpeuplées ! A condition toutefois que la désertification ne touche pas les bourgs ruraux car cela inciterait une trop grande dépendance à la voiture…et aux grandes surfaces !

L’on me rétorquera que, aujourd’hui, on trouve des produits étiquetés « AB » dans les grandes surfaces mais j’avais déjà souligné qu’une vision cohérente du « développement durable » se conçoit préférentiellement avec des petites structures et une faiblesse de trajets !

 

                  Surtout, il importe de voir les atteintes à l’environnement dans l’agriculture elle-même ! Qu’il s’agisse de l’élevage « hors-sols » ou de l’usage massif de produits « phytosanitaires » ,les exemples ne manquent pas d’une agriculture polluante et coûteuse.

 

 

 

Nous avons été parmi les premiers à voir un côté pervers dans la générosité de la P.A.C. qui, à grand renfort d’argent public, a permis aux agriculteurs d’utiliser au maximum les engins motorisés et produits phytosanitaires sans remettre il est vrai en cause directement le modèle d’exploitation familiale que nous défendons, mais en le menaçant à moyen terme en le rendant dépendant des subventions alors même que, rapidement, la polyculture qui allait de pair avec ce modèle ne semblait pas une priorité

Le « productivisme » agricole est responsable de l’épuisement des sols tandis que le remembrements  a provoqué la disparition d’un écosystème garanti par le bocage (dont les haies abritent les chasseurs de nuisibles, retiennent les eaux et ) et protègent le bétail) et a favorisé encore plus la disparition d’une forme traditionnelle d’agriculture vivrière garantie de l’inévitable affaiblissement du « pouvoir d’achat » et d’une polyculture permettant d éviter de mettre « tous ses œufs dans le même panier » ce qui est utile en économie.

 

Les Organismes Génétiques Modifiés constituent  quant à eux une monstruosité aux conséquence, comme pour tout ce qui manipule le vivant, nécessairement incontrôlables ..Les gains attendus pour ces « innovations » contiennent énormément d’effets pervers et imprévisibles tandis que la forme de « pollution » qu’ils génèrent se propage à d’autres champs ou à du bétail d’élevage dont le coût en termes de santé publique ne peut qu’être important !

 

Mais l’enjeu le plus grave dans lequel nous nous investissons consiste certainement dans le combat contre les pesticides et pour les abeilles dont le rôle dans la pollinisation est vital pour la végétation, l’agriculture et l’humanité

Plutôt que d’encourager les friches agricoles avec des espèces sauvages- l’ours, le loup, le sanglier, le chevreuil- qui ne poseraient pas tant de problèmes que cela si l’agriculture traditionnelle avait subsisté, il vaudrait mieux baisser les charges pour promouvoir plus tôt l’agriculture bio .

« mieux vaut l’agriculture biologique que l’assistanat », attendu que j’étends la notion d’assistanat au niveau européen, les Grecs en savent quelque chose, eux qui feraient mieux de quitter maintenant la zone euro sans rembourser leurs dettes pour revenir certes brutalement à une économie durable.

 

                 S’il est un point sur lequel on peut se réjouir à première vue des délocalisations massives d’emplois industriels vers les pays émergents , bien que ce soit cela qui aurait déjà du provoquer le défaut de paiement de notre « État-Providence », c’est le fait que ce sont souvent les industries polluantes !

 

En attendant que celles-ci relocalisent, ce qui n’est pas si évident dans l’absolu, pourquoi ne pas utiliser notre réel savoir-faire technologique pour soutenir les industries « éco-compatibles »

Le soutien public à l’immobilier, par exemple, n’est utile que dans le cadre de soutien aux économies d’énergies par exemple dans le cadre de l’éco-subvention et en aucun cas pour maintenir artificiellement les prix élevés comme le fait le dispositif Scellier.

Les déductions fiscales visant à des économies d’énergies sont plus utiles…d’autant plus qu’elles sont l’occasion de générer des emplois non dé localisables comme dans les travaux d’isolation ou de développement des modes de chauffage « propre » comme les panneaux photovoltaïques !

 

Ce raisonnement peut  et doit être transposé pour les voitures  électriques dont on pourrait aujourd’hui consacrer un budget équivalent à celui du traitement de l’assistanat afin d’apparaître en point de la technologie et de lancer dès maintenant des formations adaptées pour les jeunes comme pour les séniors !…C'est d’ailleurs une excellente chose, les "patrons" doivent comprendre que l'on ne peut alléger leurs charges sociales sans que l'on diminue les dépenses d'assistanat ou de "préretraite"..

 

                    Tout cela pour dire que la prise en compte des préoccupations environnementales paraît aujourd’hui le moyen le plus adapté à la gestion de l’inévitable rigueur imposée par le risque de défaut de paiement des principaux Etats-Providences de la zone euro…en exceptant bien sûr l’Allemagne qui, tout en développant ses industries d’exportation, a justement compris très tôt la nécessité de la prise en compte des préoccupations environnementales.

Il est évident aussi que cette nécessaire transition vers une économie plus « durable » implique aussi de prendre en compte la nécessité d’un meilleur « enracinement » social et d’une plus grande restriction aux grands mouvements de populations qui s’opposent par nature au « localisme » et à l’économie de proximité…

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Chasse Pêche Nature Tradition
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /2010 16:01

            Le grand plan de garantie européen ne correspondant « qu’ »’à un tiers des dettes publiques de la zone euro, il fallait s’attendre à ce que le « rebond boursier » observé le lendemain soit de courte durée puisqu’il ne visait pas l’essentiel.

 

Elle a été un moyen de conserver une factice solidarité européenne en faisant « profiter » la Grèce des taux d’intérêt des États jugés plus « fiables » mais dont certains, le nôtre au premier chef, se caractérisent déjà par un niveau d’endettement public exponentiel !

Lionnel Luca a eu parfaitement raison à ce sujet  de critiquer l’interventionnisme européiste une nouvelle fois à l’œuvre sous le juste prétexte de l’aggravation des dettes publiques car l’Europe de Bruxelles ne constitue plus une solution puisqu’un éclatement de la zone euro est désormais inéluctable. Et nécessaire s’il on prend en compte la pénalisation des exportations mais aussi le trop haut « coût de la vie » généré, lequel coût de la vie accroît mécaniquement la dépense publique de « compensation » dans notre économie désindustrialisée et sur administrée !

Sachant que nous sommes contributeurs nets de l’Union européenne, et que, plus nettement contributeurs encore que nous, les Allemands n’ont  certes pas l’intention d’aider les Grecs plus longtemps sans contrepartie réelle. Et les touristes allemands préfèreraient profiter des îles grecques à un prix ridicule, qu’engendrerait nécessairement une « déflation », que contribuer au sens propre au maintien de leur « Etat-Providence » et même de leur défense nationale.

Admettons donc qu’il s’agisse d’un « répit » évitant de prendre la seule solution possible qui aurait été la sortie de la Grèce, puis du Portugal, de la zone euro, quitte à ce que ce dernier renoue avec l’héritage salazariste.

En renouant avec son ancienne colonie en plein boom économique contribuant à recréer une solidarité lusophone comme la France pourrait elle-même l’envisager dans le cadre d’une solidarité francophone qui, du fait que cette dernière n’ait pas décollé économiquement, pourrait se traduire par une démarche de Co-développement, le faire elle-même avec l’Afrique francophone, contribuant à limiter l’immigration d’ « assistanat ».

 

               Comme je l’ai dit aussi, la France n’est pas le Portugal en ce sens que nous ne nous sommes pas préparés à une déflation trop rapide qu’entrainerait une sortie trop brutale de la zone euro et c’est en partie d’ailleurs ce qui  fait la confiance de ses investisseurs-en termes de bons du Trésor-puisque le système «  à la française » présente des avantages pour ces derniers…en attendant que les « pays émergents » ne prennent le relai car l’heure viendra où les classes moyennes chinoises seront en mesure de consommer elles aussi et ce, sans risque de défaut de paiement.

Le fait même que les dépenses publiques   y génèrent 56% du PIB, record absolu après certains pays scandinaves, doit être considéré comme une source d’inquiétude malgré le fait que la France aie mieux traversé la crise grâce à cela car cela traduit ce que j’appelle un « PIB » improductif

Quelle que soit l’évolution à venir, la situation au sens strictement « économique » s’aggravera car l’inflation engendrerait nécessairement un recul de la consommation comme on l’a constaté après l’été 2008, le niveau élevé des prix ne servant finalement qu’à garantir un niveau minimal de ressources fiscales à « l’Etat-Providence », lequel y perdra dans un second temps avec la baisse de la consommation engendrée.

Il faut sortir de la spirale du surendettement public et privé comme garant de la surconsommation sans production parce que les « bulles » correspondantes peuvent éclater demain, à commencer par celles que constituent les dettes publiques !

 

 Et pour cela diminuer le plus rapidement possible cette « distorsion » entre une consommation dépendant excessivement de l’ « Etat-Providence » et la production correspondante qui, de par sa délocalisation, assure de moins en moins l’alimentation de ce dernier !

 

                     Bien sûr, il s’agit notamment de pénaliser ponctuellement nos importations et ce, sur des critères «écologiques », comme je l’ai déjà dit mais en vue de favoriser un aménagement du territoire harmonieux au niveau mondial où « friches industrielles  comprenant des "bulles" ne coexisteraient pas avec des « pays émergent » pratiquant la pollution et l’exploitation humaine.

Il s’agit aussi, puisque les industries les plus « polluantes » se sont déjà en grande partie délocalisées vers l’Extrême-Orient, de favoriser chez nous des industries « propres »,notamment avec les voitures électriques, pourquoi en versant le montant de la « prime à la casse » à des dispositifs de reconversion des salariés en ce sens. Ce serait une façon originale et durable d’atténuer cette distorsion entre l’Occident qui consomme et l’Extrême-Orient qui produit.

Un peu comme il s’agit de ne plus faire coexister des zones surpeuplées, comme la région parisienne, ou, dans un autre genre, la Côte Basque et la Côte d’Azur avec des zones de campagne en voie de désertification et ce, en favorisant les activités « traditionnelles » dans nos campagnes. Même si le « pouvoir d’achat » des riches retraités azuréens peut aussi être orienté vers une forme de soutien aux AMAP, à l’alimentation « durable » et aux petits restaurants de proximité.

Nonobstant les déracinements de populations que ces déséquilibres territoriaux et migrations entraînent, source de conséquences extrêmement nuisibles y compris en termes de dépenses inutiles d’argent public-qu’on pense aux « investissements »et frais de fonctionnement réalisés dans la banlieue Nord de Paris-, ces déséquilibres entraînent des coûts « inflationnistes » directs, comme le prix du logement, ou indirects, comme l’alimentation déconnectée de sa production.

 

 

               Le projet de loi de modernisation agricole, défini comme «accord imparfait » par Monsieur Lucas, président de la Coordination Rurale- à ne pas confondre avec notre député Lionnel Luca qui constitue pour nous une référence également, prévoit d’améliorer les relations entre producteurs et distributeurs en favorisant une certaine transparence. Il est vrai que, si les agriculteurs ne gagnent pas assez d’argent, il est délicat d’augmenter les prix des produits agricoles pour autant et c’est pourquoi, en dehors des pistes visant à l’abandon d’un productivisme couteux –pour l’agriculteur comme pour le contribuable- au profit d’une agriculture « bio », il importe aussi de  s’attaquer aux marges des grandes surfaces. Il faut surtout prendre en compte le différentiel de coût de production et prélever les recettes là encore là où elles se trouvent à savoir dans les importations.

Il est clair que l’agriculture traditionnelle « éco-compatible » doit être favorisée davantage que les « espèces sauvages » comme le chevreuil, le sanglier, l’ours ou le loup qui, tant qu’elle ne s’est pas reconstituée, peuvent la mettre en danger alors que la « chasse » peut contribuer à cet entretien du paysage. Il est clair aussi que des espèces comme les abeilles doivent être protégées des insecticides et des multinationales qui les commercialisent et les apiculteurs défendus car il en va de l'alimentation "gratuite" des populations..

Il ne s’agit pas seulement de ma part de revendications « corporatistes » de ma part mais d’un aménagement du territoire harmonieux et durable visant à favoriser le localisme et l’écocitoyenneté comme alternative à la surconsommation de masse qui deviendra de moins en moins possible, en raison du risque de remontée des prix des matières premières lié à l’avènement d’une société chinoise consumériste comme des dysfonctionnements à venir de l’Etat-Providence.

 

                       C’est pourquoi nous entrons dans une phase transitoire où l’argent public devra être utilisé au profit de la réhabilitation d’une économie « réelle » et « durable ».permettant de diminuer la dépendance en la société de consommation de masse assistée par l’État-Providence de nos compatriotes en limitant le montant de leurs dépenses et en les sensibilisant davantage à des problématiques « écologiques ».  Des « microsociétés » peuvent être (re)constituées , encourageant les « solidarités » naturelles » garantes d’un équilibre social même lorsque les temps sont difficiles.

 

 

                 Concernant les «avantages acquis », il doit pouvoir être envisageable d’encourager les retraités à vivre à la « campagne »  ce qui entraînerait un dégonflement de la bulle immobilière et une revitalisation de certaines zones dont les commerçants ont justement besoin. Ainsi qu’une revitalisation des liens sociaux de proximité et du mode de vie rural, plus propice à passer les « vieux jours » Il s’agit autant que faire se peut de développer l’aide à domicile, autrement plus humain et moins coûteux que les structures médico-sociales pour personnes âgées et de revaloriser , en cette période de menace pour la retraite des plus jeunes, la solidarité intergénérationnelle et la solidarité « de voisinage ».

Il faut remettre en cause l’assistanat pur ou, du moins en inciter ses « bénéficiaires » factices à «  se rendre utiles » en dépensant le même argent à l’aide aux petites entreprises réelles ou  autres structures utiles « informelles » , permettant ainsi une « resocialisation » des jeunes en question, lesquels réapprendraient à cette occasion le goût de l’effort et du service, grands perdant du consumérisme.

Il ne me semble en effet pas opportun de supprimer les exonérations de charges dès lors qu’il s’agit d’entreprises qui embauchent ni même certaines dépenses d’intervention en faveur de l’agriculture biologique ou de l’industrie « propre ». En revanche, pourquoi ne pas conditionner le versement du Revenu de Solidarité Active à la participation à de travaux d’intérêt général qui, pour les personnes les plus stables psychologiquement, pourraient se traduire par une collaboration avec des petits entrepreneurs ou des agriculteurs ? Collaboration n’exigeant de ces derniers « que » quelques prestations « gratuites » comme des produits, le gîte et le couvert, à contre-courant total de la logique qui prévaut encore aujourd’hui où certaines administrations consomment de l’argent public à « traquer » les travailleurs clandestins ce qui n’est utile que lorsqu’il s’agit d’immigrés bénéficiant éventuellement de minima sociaux ou de « groupes ethniques » marginalisés.

Mais que des jeunes Français qui seraient de toutes les façons au chômage participent « bénévolement » à des activités utiles au profit de personnes physiques ou morales qui contribuent à l’équilibre de l’aménagement du territoire ne devrait pas poser tant de problèmes !  C'est là l'insuffisance du "service civique"!

Il s’agit surtout de revaloriser le tissu social « naturel » ou de « proximité » qui de manière à rendre la société plus « humaine » au lieu de faire appel à l’ « assistanat anonyme »qui fait du « solitaire solidaire » l’alpha et l’oméga de toutes considération sociale.

Ce serait une façon de réinsérer ces personnes et, au passage et, en tout cas, de ne pas les laisser dans «l’oisiveté », et cela peut même conduire à la remise en cause de la « pompe aspirante » que constitue l’immigration d’assistanat qui constitue une véritable « plaie » pour notre société sachant que nombre de personnes traversent la Méditerranée pour cela, pour bénéficier du mirage consumériste grâce à cela !

La dimension territoriale et « identitaire » ne peut pas être négligée concernant les dépenses publiques, qu’il s’agisse des personnes âgées à domicile, des contributions fiscales des entreprises, de la répartition en terme d’aménagement du territoire et de l’équilibre des secteurs ou encore, de la capacité d’accueil et de la gestion des populations structurellement « déracinées ».

Les agents publics doivent, comme les patrons d'entrerprise, de sentir solidaire des "territoires" et c'est pourquoi leur implantation locale doit être favorisée; dans un cas extrême, on ne comprend pas pourquoi nos militaires passent tant de temps dans des régions du monde où nous n'avons pas d'intérêt géopolitique alors qu'ils pourraient contribuer à la protection des forces de police dans des zones de "non-droit".

L’administration doit montrer l’exemple, bien sûr,  à commencer par les personnels les « mieux payés » de l’I.N.S.E.E. qui doivent accepter une délocalisation opportune en termes de «maintien en vie » de la région concernée mais je dirais surtout  qu’il faudrait favoriser les « restructurations » et les alternatives à l’emploi public, ce qui passe par la réhabilitation d’une économie « diversifiée » où l’on ne met pas « tous ses œufs dans le même panier ».

Tout se tient en économie, l’emploi local appelle l’emploi local et c’est pourquoi il est crucial que la fiscalité locale s’adapte en fonction du maintien ou non et  de la « création » ou non d’emplois locaux, marquant ainsi la différence entre un groupe qui délocalise sans scrupule et une PME qui, travaillant sur place, génère un « cercle vertueux » local qui diminue nécessairement les dépenses d’assistanat.

Cette diversité est valable en matière agricole et ce, non pas nécessairement pour des raisons d’emplois mais aussi pour des raisons de sécurité dans l’approvisionnement alimentaire qui deviendra « stratégique » dans les prochaines années et c’est pourquoi l’argent de la P.A.C. doit être réorienté en ce sens, vers la polyculture qui, si l’on la laisse jouer son rôle de proximité, y trouvera son compte.

Il me semble important d’insister pour terminer sur le fait que les relations de « proximité » qu’impliquent ce fonctionnement social impliquent une cohésion « identitaire » délicate à assurer dans les grandes agglomérations anonymes et composites en termes d’origine..

 

                    Je serais tenté d’ajouter que des prix et une monnaie surévaluée comme l’euro entrainent une situation « malsaine » dans le cas d’une mauvaise répartition mais je voudrais « laisser la parole » pour finir à l’écrivain Cicéron à travers des propos qui peuvent sembler d’actualité sous maints aspects :

« Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l'administration doit être combattue et contrôlée, et l'aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l'aide publique.
Cicéron –“

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /2010 16:02

                 En pleine tourmente boursière, il ne s’agit pas ici de s’ apitoyer sur le sort  des spéculateurs dont le passé récent à montré l’incapacité à tirer les leçons de leurs propres erreurs dues à leur cupidité « de court terme »- et ce, malgré les efforts en ce sens de certains de leurs (anciens) proches comme le Président Sarkozy- et, finalement leur inutilité sur « l’économie réelle » malgré leur indéniable capacité de nuisance traduite par l’adage « too big to be fall ». Il s’agit davantage de s’intéresser au sujet de plus en plus préoccupant que constitue l’état des finances publiques de certains Etats de la zone euro dont nous faisons indiscutablement partie.

Parmi ceux-ci, le Portugal et surtout la Grèce défraient l’actualité en partie parce qu’ils mettent à mal la cohésion de la zone euro, dont les principaux membres n’apparaissent pas sur la même longueur d’onde... 

                       Mais, il fallait s’y attendre et c’est la conséquence logique d’un « effet dominos » en train de s’enclencher : la note AAA de la France se trouve à son tour remise en cause, la baisse de la consommation observée cet hiver y étant  certainement pour quelque chose.

Reste que c’était une erreur magistrale de miser uniquement sur la consommation, même si celle-ci s’avère un moindre mal dans certaines régions « désertifiées » et ce, pour deux raisons :

-la première est que cette « consommation » se réalise désormais à partir de produits manufacturés souvent importés et que les structures de production ont déjà été massivement délocalisés dans les pays à bas coût, induisant un modèle économique nouveau où seules l’administration, l’assistanat et « l’économie irréelle » permettent de l’entretenir. Les « pays émergents » dont les Chinois, décident alors de la « survie » du système et ils le feront en fonction de leurs intérêts qui dépendent de préoccupations dépendant de divers ordre, environnemental notamment, puisqu’ils peuvent décider d’instaurer un modèle de « développement durable » qui les rendrait moins dépendants de leurs exportations. Et ce d’autant plus qu’ils disposent des réserves d’argent permettant d’ acheter les savoir-faire et technologies occidentales et que, de toutes façon, le consumérisme mondialisé n’est pas imaginable pour de simples raisons écologiques

 -la deuxième est que la structure même de cette consommation est potentiellement « inflationniste » en raison de sa mauvaise répartition sur le territoire,  et si l’inflation reste à des niveaux faibles, c’est en partie parce que les prix restent à des niveaux très élevés ce qui favorise le risque de « déflation » dans un second temps, à travers un cycle qui a peut-être déjà commencé.

C’est là que nous touchons à la vraie différence avec les Grecs dans la mesure où cette consommation « déclarée » compte dans le PIB à tel point que l’endettement de ceux-ci paraît bien plus important que le nôtre et que, surtout, certains grands groupes cotés en profitent directement certes, par la détention des titres du Trésor, mais surtout indirectement ,par la consommation et la course au « gigantisme » générateur de bulles comme dans l’immobilier !

 

                           Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de constater la « communauté d’intérêts » entre la finance spéculative et les tenants de l’ "omniprésence » étatique comme certaines performances françaises-comme le record mondial de consommation de médicaments-. Il ne s’agit surtout pas de moi de tomber dans un nihilisme « protestataire » consistant à dire que « droite et gauche, c’est pareil », ce qui n’a aucun sens mais de montrer que la dérive libre-échangiste et spéculative du libéralisme s’associe paradoxalement pour l’instant aux socialismes de toutes natures au détriment du véritable « monde du travail » que nous défendons. Association évidemment « de court terme » puisque de toutes les façons, les spéculateurs pratiquant la dissociation du capital et du travail ne raisonnent que sur le « court terme » et c’était le sens de ma première restriction.

Cette dissociation du capital et du travail, en plus de la détention « boursière » du capital de l’entreprise, se caractérise notamment par, en dehors du cas particulier des « traders », par l’importance démesurée prise par les revenus de la spéculation, les fameux « dividendes », au détriment des revenus du travail, largement fiscalisés. L’assistanat "compensant"  certaines dérives dangereuses comme la mise à la retraite précoce des « quinquas » , on remarque que le travail n’est pas suffisamment valorisé en France. Il faudrait généraliser l’intéressement salarié pour associer les salariés aux prises de décision dans les conseils d’administration.

La tragédie de la PAC où l’on a découplé le travail de la rémunération, n’en est finalement qu’un avatar.

Finalement, le problème de faiblesse de la part de « primes au mérite » dans la Fonction Publique n’est, encore une fois, pas si loin et c’est important que, à travers la mise en place progressive de l’Indemnité de fonction et de résultat, à la fois pour la mobilité et l’intéressement

 

 

 

                    En « gelant » toute nouvelle dépense publique hors niveau des pensions-sachant qu’une réforme est heureusement ne cours et que celles-ci permettent d'entretenir la « consommation » en province et, si possible, en dehors de la Côte d’Azur et de la Côte Basque,-et intérêts de la dette, le gouvernement Fillon permet peut-être de sauvegarder le faible niveau de ces derniers.

C’est tout l’intérêt, sans jeu de mot des « réformettes » qui, incapables certes d’enrayer la spirale de l’endettement public , jouent finalement pour les taux d’intérêt dont le faible niveau (celui des OAT notemment) permet seul à notre modèle de perdurer pour l’instant. Cela peut aussi être l'intérêt d'un nouveau plan d'aide consistant en une garantie publique au niveau européen mais celle-là ne fera que retarder le "problème" de quelques mois!

En fait, cette solidarité entre milieux spéculatifs et « Etat-Providence » ne jouent que sur le court terme car, à plus long terme, il est évident que, le budget restant l’apanage des Etats, on ne peut continuer à entretenir l’Etat-Providence en laissant notre appareil productif à l’extérieur de nos frontières et c’est pourquoi un plan de relocalisation comme complément aux « réformettes » visant à alléger les dépenses publiques s’imposent.

Se pose en filigrane le problème de financement de l’Etat-Providence, avec des conséquences peut-être plus graves que pour les Grecs ou les Portugais, en raison de l’économie informelle de ces pays..si, conformément à l’héritage des années Salazar, le Portugal a conservé une société de « proximité » avec des côtés autarciques, il faut savoir que le PIB grec est sous-évalué de…35% ! Si l’on ajoute à cela le fait que les professions médicales n’y déclarent pas leurs revenus,

Cette nécessité de « relocalisation » nous pousse à s’intéresser à la question de l’Union européenne, zone de libre-échange trop faiblement protégée et à sa monnaie, l’euro, conçue exclusivement pour les intérêts allemands,

La tragédie de la PAC où l’on a découplé le travail de la rémunération, n’en est finalement qu’un avatar, alors que le agriculteurs ont perdu 34% de leurs revenus en 2009 et que nous avons besoin de produits alimentaires et d’entretien des paysages dans un aménagement du territoire équilibré pose clairement la question de la réhabilitation de l’économie réelle et à quel prix.

 

                      Il y a en effet quelque chose d’absurde à verser quatre-vingt milliards d’euros pour la zone euro, dont  17 milliards d’euros pour la France, sachant que, même si le prétexte affiché consiste dans la rémunération des prêts à la Grèce à des taux inférieurs à ceux auxquels elle emprunterait elle-même-, sachant que tout cet argent ne servira qu’à faire vivoter ce pays quelques mois encore ! Un nouveau plan massif tel que celui qui pourrait de concocter ce week-end présenterait l'intérêt d'une garantie mais ne saurait "sauver le système" plus de quelques mois! Plus généralement, il est absurde d’imposer une monnaie unique à des Etats culturellement et géographiquement différents qui n’ont de fait pas les mêmes impératifs et il est temps de « faire un exemple » avant que l’effet domino joue pour tous les Etats surendettés de la zone euro. Et celui-ci jouera de toutes les façons si le modèle strictement « consumériste » que la « zone la moins protégée du monde » qu’est l’Union européenne continue de fonctionner, de surcroît avec plusieurs Etats surendettés !

C’est pourquoi la question de la sortie de la Grèce de la zone euro en attendant celle d’autres pays doit désormais se poser maintenant et ce, même si elle se ferait nécessairement dans la douleur !

Après tout, il ne peut plus y avoir remontée des taux d’intérêt sans effondrement de la valeur des actifs ! Et la valeur des actifs constitue en elle-même une nuisance y compris dans le montant des charges comptables des entreprises qu’il paraît impératif d’alléger.

Comme l’inflation se caractérise indépendamment de l’absence de croissance en raison de déséquilibres que je dénonçai déjà à l’été 2008 sur des « postes » comme l’immobilier, les matières premières ou..les produits alimentaires en fin de circuit, c’est un risque à courir ! Après tout, la surévaluation latente de certains actifs ne constitue un avantage que pour les « rentiers » ayant acheté « au bon moment ». Même concernant le tourisme, celui-ci gagnerait à une forte dévaluation qui rendrait la Grèce encore plus attractive !

Ne dit-on pas que l’ « euro fort » explique pour beaucoup cette montée des prix que l’on ne « classifie » pas nécessairement comme de l’inflation et qui explique beaucoup, sauf en Allemagne, l’atonie de la consommation, des exportations et, plus grave, des investissements !

Avec les précautions d’usage, sachant que la France n’y est pas aussi préparée que la Grèce et le Portugal, ce raisonnement est tout à fait transposable à la différence qu’il ne faut pas attendre le défaut de paiement pour développer chez nous une « économie parallèle » au bon sens du terme, toujours préférable à l’assistanat en termes de rapports sociaux, plus respectueuse de l’environnement et constituant une véritable alternative à cette alliance objective des marchés spéculatifs avec le « tout-Etat » avant que celle-ci ne s’effrite.

Et puis, il serait bon de remettre en cause ce « gigantisme » qui éloigne les producteurs des consommateurs et ce, avant que l’échéance se rapproche dans notre pays. Et de prôner une économie plus proche du « réel » ne serait-ce qu’en termes de « valeur des actifs ».

C’est là qu’il faut, progressivement, commencer à s’intéresser aux « structures intermédiaires » qui court-circuitent aussi bien l’Etat-Providence que la grande distribution selon une tournure très poujadiste qui ne nous rebute pas.

A condition que les « communautés intermédiaires » prennent le relai au niveau social et, si le modèle de la « PME enracinée » ne se développe pas suffisamment, il faut jouer sur le secteur associatif en utilisant à fonds les mécanismes de défiscalisation puisque ceux-ci existent, comme le font depuis quelques années déjà les Associations d’Aide au Maintien de l’Agriculture Paysanne qui compensent assez bien le défaut de rentabilité de nombre d’exploitation qui fonctionnent « à perte » ?  Il va de soi que la famille et les relations de "voisinage" dans l'esprit des anciennes paroisses doivent être réhabilités de façon à ce que davantage d'indigents puissent au moins utiliser leur "temps libre" au service des personnes et des propriétés.

Le statut d’ autoentrepreneur reste intéressant pour des personnes bénéficiant déjà d’un « statut social » car il peut développer cette activité secondaire dont la France a aussi besoin et qui existe déjà beaucoup en Grèce et au Portugal 

Cela peut sembler dangereux au premier abord de remettre finalement en cause les mécanismes de financement de l’Etat-Providence, plus de 45% des recettes publiques étant issues de la Taxe à la Valeur Ajoutée, sur le court terme, mais, sur le long   terme, c’est aussi un moyen d’apprendre aux personnes à limiter leur dépendance envers l’Etat-Providence ce qui est une bonne chose et c’est peut-être là que les Grecs nous montrent paradoxalement la voie..

Bien sûr, il faut penser à la transition aussi dans les rapports avec les pays émergents: les normes écologiques que je préconisent aux frontières de l’Europe et même aux frontières de la France car seul un système d’écluses s’avère efficace m’incitent à « profiter » de la délocalisation des emplois industriels polluants pour réhabiliter une économie plus éco-durable. De même que les secteurs liés à « l’économie durable » peuvent être encouragés sur les décombres des industries polluantes déjà délocalisées.

                         Ce modèle de « développement durable », limitant les impacts de la mondialisation et de l’assistanat, renforcera la cohésion « identitaire » des peuples à condition d’envisager dès maintenant une alternative à l’Etat-Providence en même temps qu’une sortie de la « zone euro ».

Dès maintenant pour les Grecs puisqu’ils sont prêts et que nous n’avons plus le choix en raison du risque d’ « effet domino » et de manière plus « progressive » pour notre pays puisque son modèle social le protège encore…à de plus en plus court terme !

Encore une fois, un nouveau plan ne ferait que reporter le problème de quelques mois puisqu'il se traduirait nécessairement par une aggravation de la dette des autres Etats surendettés! La fameuse "cohésion" de l'Europe permettrait peut-être à court terme aux Etats d'emprunter à de meilleurs taux mais reporterait simplement le risque de "défaut de paiement" de quelques mois ce qui n'invaliderait pas ma proposition.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /2010 17:36

L’éruption volcanique survenue en Islande et son nuage de cendre viennent encore une fois de rappeler que la technologie humaine comporte ses limites face aux lois naturelles .

Décidément, bien des choses échappent encore aux prévisions des "experts" en ce début de XXIème siècle, qu''il s'agissent des crise financières ou des évènements climatiques..

Il est vrai que la technologie humaine principalement en matière d’aviation comporte bien des limites comme l’a montré il y a peu  le tragique accident ayant causé le décès de l’excellent président polonais Lech Kaczinsky  et de son épouse, au moment même où ils accomplissaient leur devoir de représentants de leur nation en commémorant l’ignoble tragédie de Katyn.

Si cette coincidence chronologique semble a priori hors sujet, j’y tiens car je me dits que les innocents ne peuvent éternellement payer pour les coupables.

 

Evidemment, au moment où un certain nombre d’aéroports se remettent à fonctionner, il apparaît que la situation économique des Etats d’Europe Occidentale en général-et de la très spéculative Islande en particulier-pouvait difficilement se permettre ce formidable frein ponctuel au commerce mondial   qu’a provisoirement constitué l’arrêt du fonctionnement des aéroports.

Il est évident que le coût économique peut s’en avérer rude car un certain nombre d’emplois dépendent directement du bon fonctionnement des aéroports dans notre société globalisée de ce début de XXIème siècle, à commencer par les agences de voyage qui auront le délicat choix entre le remboursement des voyageurs  comme la loi ne les y oblige pas en cas de « catastrophe naturelle » et, justement, le "non-remboursement", lequel ne sera pas sans conséquence sur leur clientèle et leur chiffre d’affaires à venir. D’ailleurs, les voyageurs ainsi lésés vont perdre un peu de pouvoir d’achat alors même que, ceux d’entre eux qui se sont retrouvés bloqués à l’étranger, ont indéniablement mis en difficulté leur employeur.

 

Néanmoins, outre qu’il n’y avait peut-être pas beaucoup le choix, cette fermeture d’aéroports n’était-elle pas une manière certes radicale de limiter la consommation de carburant et donc son « coût » en cette période de (très) timide « reprise » et ce, alors que le Pentagone lui-même vient d’alerter les autorités sur le risque de pénurie de matière première à base d’hydrocarbures se traduisant concrètement par le risque d’une nouvelle « inflation » susceptible d’affaiblir encore le pouvoir d’achat des ménages occidentaux alors que les grands programmes de véhicules électriques n’ont pas encore trop vu le jour. Par ailleurs, puisque l’on parle « pouvoir d’achat », n’est-ce pas aussi un moyen  de faire perdre l’habitude aux Français de dépenser leurs devises à l’étranger alors que nombre de petits commerçants, de restaurateurs et d’agriculteurs, dans les régions en voie de « désertification » en ont cruellement besoin ? Il ne faudrait pas compter que sur les « services publics » pour maintenir « en vie » certaines régions intérieures de notre pays !

D’ailleurs, qui peut se plaindre des cargaisons de textile bloquées au Bengladesh qui ne font que « concurrencer » ce qui nous reste d’usines?

Qu’il s’agisse du saumon norvégien, des fleurs néerlandaises dont une partie provient en réalité du Kenya ou des voyageurs d’affaires en instance de manipulation spéculative, les domaines pénalisés par cette crise ne sont souvent pas si indispensables que cela. Et même les  structures hautement liées au transport aérien comme les agences de voyage ne sont finalement génératrices que d’emplois localisés dans les grandes agglomérations, notamment la région parisienne, qui souffrent déjà d’hyper-concentration et de  multiples problèmes induits par le le coût du logement.

 

En réalité, c’est davantage un modèle économique aux effets néfastes qui apparaît menacé que l’économie elle-même et c’est toute la différence avec la crise financière de 2008 qui, si elle a provoqué initialement la faillite des parties liées aux bulles spéculatives-ce qui est normal après tout  puisque ce sont elles qui ont provoqué la crise- s’est ensuite propagée à l’économie réelle avec des conséquences catastrophiques en termes de chômage, même si la situation n’a fait « que » s’aggraver dans notre pays. Et ce, alors que les premières (les parties liées aux bulles spéculatives) ont pu asses vite « remonter la pente » au prix parfois d’un alourdissement des dettes publiques des principaux Etats occidentaux-elles peuvent tout de même dire « merci » aux Etats- et, souvent, reprendre ensuite leurs vieilles pratiques spéculatives malgré les (trop) confiantes mises en garde du Président Sarkozy! Rien de très moral dans tout cela, et, si l’on raccroche cela à des références bibliques, l’on pense davantage à la tour de Babel plutôt qu’à « la sueur de son front » préconisée à sa façon en son temps par le candidat Sarkozy. Surtout quand on pense qu’il ne s’agit que de permettre aux gens d’alimenter les excès de la société de consommation de masse.

Bref, on peut se demander si le transport aérien ne favorise pas avant tout cette économie « irréelle » aux limites de la spéculation alors que, pour nous qui avons de sérieuses préoccupations « environnementales », l’impact écologique s’en avère plutôt positif contrairement à…la nième et scandaleuse grève de la S.N.C.F. que, dans leur soutien absurde aux partis marxistes, les adeptes d’ « Europe Ecologie » ont soutenue une fois encore !

 

Or, les préoccupations écologiques sont un tout, elles ressortent de préoccupations globales certes mais concrètes. La nécessaire dimension « globale » de l’écologie ne doit pas se focaliser sur des sujets trop globaux pour être concrets comme le « réchauffement climatique » mais sur une visio,n globale du mode de production et de distribution. C’est pourquoi l’on ne peut compter sur la « grande distribution » , dont la recherche désespérée de faibles coûts de production peut paraître d’autant plus perverse- quoique compréhensible-que les charges sociales et fiscales sont nécessairement importantes, pour contribuer à un modèle de « développement durable » même si le label « AB » apparaît de plus en plus dans les grandes surfaces, ce qui est un bien dans l’absolu.

Mais justement, et c’est là que pointe l’incohérence du « système », l’on constate que ces produits « AB » ont pour une partie d’entre eux effectué un long voyage avant d’atterrir, au sens propre et c’est aussi en cela que la « crise aérienne » peut aussi avoir un effet salutaire-sur les rayons accessibles aux « ménagères » et cela n’est pas du tout conforme au « développement durable » que je prône depuis plusieurs années.

 

Non, l’agriculture bio devrait nécessairement passer par un mode de « développement durable » d'autant plus qu'elle s'appuie normalement sur un modèle de diversité salutaire-ne pas "mettre tous ses oeufs dans le même panier" et sur un modèle d'allègement des charges "comptables" -limiter les gros investissements ruineux".Ce qui nous conduit logiquement à des exploitations familiales "enracinées" dans un terroir!

La réhabilitation du bocage met l’accent sur un modèle d’environnement rural favorisé par la polyculture et, plus généralement, par la diversité des activités en milieu rural..et même dans nos régions méditerrannéenes, par des maraichers et viticulteurs « bio » en alternance avec de l’élevage ovin et du tourisme « vert » , modème certes un peu éloigné  de la spéculation immobilière azuréenne mais dont l'arrière-pays niçois s'accomoderait bien pour le plus grand profit de certains citadins azuréens qui prendraient plaisir à s'approvisionner en produits de saisons en "prenant l'air" montagnard! 

Au-delà même du transport des produits « frais » on ne peut moins écologique, l’idée de faire venir des produits de l’autre bout de la planète contredit l’idée même du « développement durable » de la même façon qu’un produit faussement « bio » qui ne serait pas « de saison »..

Nous avons vu précédemment qu’il était absurde de pénaliser nos industries en leur imposant une « taxe carbone »…que l’on n’appliquerait pas aux pays industriels émergents et c’est pourquoi le nouveau projet de « taxe carbone aux frontières », s’il ne nous satisfait pas pleinement, tient bien davantage la route.

Par ailleurs, il importe enfin de contrer la propagande de Monsanto qui, encore une fois, chercher à exercer son lobby par et aux dépends de l’Union européenne.

Même si cela peut paraître curieux à certains, il serait parfaitement cohérent de faire coincider le respect de l’environnement avec le respect de la Vie et ce, justement au nom de la « loi naturelle » qui veut que l’Homme ne s’arroge pas le pouvoir d’une régulation contre-nature…

 

La « démesure » se retrouve aussi dans l’hypertrophie administrative mais aussi dans l’hypertrophie spéculative, deux grands mots qui rappelant aussi la tour de Babel, caractérise cette logique de la démesure par laquelle l’homme tente de s’affranchir de la Loi Naturelle.

Très ancien débat…

En tout cas, le fait que malgré quelques bonnes mesures indéniables sur l'isolation thermique notamment prévues par le "Grenelle de l'environnement", ce caractère "global" du développement durable n'ait pas été suffisemment pris en compte me pousse à maintenir mes réserves à ce propos. Ceci alors que les députés ont refusé le 7 avril d'appliquer des restrictions de bon sens aux produits phytosanitaires et que le Cruiser et le Gaucho, véritables dangers publiques pour les abeilles et donc pour les hommes, comme le disait si bien le président du conseil général de la Vendée à l'époque, ne devraient pas être "inquiétés".

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /2010 16:12

 

                       Lors de ce qui a paru être une « gaffe » du Président de la République au Salon de l’Agriculture « les questions d’environnement, ça commence à bien faire », nous avons pu penser qu’il s’agissait « uniquement » de ne pas pénaliser les agriculteurs ce qui n’empêche pas de les encourager à l’agriculture biologique. C’est du moins comme cela que Monsieur Borloo l’a interprété. Il semble pourtant qu’une amertume commençait à poindre quant à un choix de  la majorité de « courtiser » spécialement les électeurs correspondant à cette mouvance, plutôt que ceux de « l’aile droite » de la majorité qui avaient contribué activement à son succès en 2007 et par défaut en 2009, même si je suis bien placé pour dire qu’il n’y a pas d’antinomie entre les deux. Amertume accentuée par  le soutien apporté par les listes d’Europe Ecologie au parti le moins respectueux de l’environnement qui soit à savoir le Parti Socialiste ! Certes, ce n’était pas nouveau mais c’était l’un des effets attendus de la très controversée-à juste titre-« ouverture à gauche » et ce, en plus du terrassement du MoDem ! En effet, de la même façon que le Front National a maintenu ses listes contre la majorité présidentielle partout où il le pouvait, chose compréhensible mais désastreuse pour « l’intérêt général » régional, Europe Ecologie aurait pu tout aussi bien maintenir ses listes contre le Parti Socialiste, en arguant du mépris de ce dernier pour les questions environnementales, le cas de la "P.A.C.A." n’étant pas le moindre des exemple.

 

                           En effet, la vraie écologie est de droite, valorisant la responsabilité individuelle, les « corps intermédiaires » et le « localisme ».

Reste à savoir si la « taxe carbone » y était la réponse la plus appropriée. Puisque nous sommes dans un contexte « local » ou « territorial », il ne me semble pas inutile de rappeler que la suppression de la part « investissement » de la taxe professionnelle n’était pas une mauvaise chose en soi…à ceci près que, contrairement aux charges sociales à propos desquelles pas grand chose n’a été fait depuis 2007, son produit était alloué aux collectivités locales qui en gaspillaient normalement moins la somme correspondante que « l’Etat-Providence » car il est un fait que l’on dépense mieux l’argent public « au plus près du terrain ». C’est la raison pour laquelle j’émettais des réserves à propos de la suppression de la taxe professionnelle, même si je m’y suis rallié parce qu’elle ne touchait que la part « investissement »-or, l’investissement localisé privé est toujours une bonne chose- , parce qu’elle amènerait probablement plus d’emplois-à condition de contreparties encore insuffisantes dans les faits-, parce que les collectivités locales « bénéficient » déjà largement des services publics étatiques et des retraites-au point de générer une inflation dans certaines régions comme la Côte Basque ou la Côte d’Azur préjudiciable aux populations locales- et parce que…le produit de la taxe carbone, nécessairement moins important que la taxe professionnelle –sinon disparaît l’intérêt pour les entrepreneurs- pourrait être redistribué aux collectivités locales !

 

                 Je suis ultra-favorable au principe « pollueur-payeur » et suis le premier à regretter que les mastodontes pétroliers comme Total dans l’affaire de l’Erika aient laissé les collectivités de l’Ouest assumer l’essentiel du financement correspondant au désastre dont ils sont à l’origine. Ce n'est pas le verdict récent qui change la donne...

Reste que tous les « pollueurs » ne sont pas dans la situation de Total et ont malheureusement un peu « besoin » de consommation énergétique pour vivre et pour jouer le rôle de gardiens du « développement durable » comme les agriculteurs, dont la nécessaire reconversion à l’agriculture bio ne peut se faire que progressivement. Reste aussi que certaines industries sont dans l’état garantes d’un aménagement du territoire équilibré-celui-là même qui valorise le « jardin potager » et la chasse au lieu de la friche saccagée par les prédateurs herbivores- et que leur fermeture, déjà largement entamée, je peut que favoriser la marginalisation des populations concernées, sauf si elles commencent à fonctionner à la « grecque » mais l’Etat-Providence y veille malheureusement- ou leurs migrations vers les grandes métropoles, comme l’a justement fait remarquer le maire de Nice Christian Estrosi, qui s’est avéré à cette occasion un vrai défenseur du « patriotisme industriel ». En fait, je serais plutôt favorable à un système d’incitation à l’efficacité énergétique pour valoriser les investissements visant les économies d’énergies ce qui, au passage, « créerait » des emplois. Mais il faudrait aller plus loin et, comme l’a déjà suggéré Patrick Devedjan, envisager de pénaliser « aux frontières » les produits d’importation ne respectant pas un minimum de critères environnementaux ce qui conduirait à faire de l’écologie sans pénaliser nos producteurs et favoriser des délocalisations désastreuses. Je ne voudrais pas que, sous le juste prétexte du soutien absurde des Verts au parti le plus anti-écologique qui soit aux dernières élections régionales et de la pénalisation qu’une taxe engendrerait pour les petits entrepreneurs locaux, l’idée elle-même soit abandonnée alors qu’il y a possibilité sans léser ces derniers.

 

Evidemment, cela ne suffira pas à contenter les anciens électeurs de Nicolas Sarkozy, à propos duquel j’avais déjà noté à l’hiver 2008 un phénomène de « dévoilement d’un long malentendu » devant la distorsion, au demeurant fatale compte-tenu des marges de manœuvres réelles de « l’Etat-Providence », entre communication évènementielle et transposition pratique, un temps éclipsé par une présidence française de l’Union européenne plutôt réussie. Avant tout, le Parti Socialiste aurait bien tort de mettre l’échec de la majorité sur le compte de la politiques de réformes tout comme le Front national aurait tort, même si c’est beaucoup plus compréhensible, de mettre ce même échec sur le compte d’un reniement pur et simple des promesses électorales sur les sujets importants mais limités de l’immigration et l’insécurité, attend que les gens ne font pas toujours le lien pourtant évident entre les deux comme en témoigne le traitement indigne réservé à l’éditorialiste Eric Zemmour.  L’abstention et la popularité du Premier Ministre suffisent à nuancer ce sophisme, pour le premier, et simplisme, pour le second, même si pour ma part, j’accuse beaucoup « l’ouverture à gauche ».

 

                 Heureusement, c’est aussi l’occasion d’effectuer de nouveaux « transferts de compétences » pour obliger les socialistes à mieux gérer l’argent public « au plus près du terrain » et ce, pour quatre ans seulement car interviendra alors la réforme territoriale qui aura là aussi des aspects paradoxaux : fusion des assemblées délibérantes, source d’économie mais séparation strictes des fonctions  alors que, notamment en Vendée, la « clause générale de compétence » a été utilisée à bon escient.

                       Je crois que ce qu’attendent légitimement les Français n’est surtout pas l’abandon des réformes visant à l’allègement de « l’Etat-Providence »-ils sont de plus en plus conscients de l’incertitude que notre abyssale dette publique fait peser sur leur « train de vie » à moyen terme- mais une concrétisation des effets bénéfiques de celui-ci en termes d’emploi et d’enracinement dans un tissu local. Ce qui implique une concrétisation davantage accentuée des mesures de lutte contre les délocalisations, à travers un vrai plan de relocalisation, un véritable transfert de l’argent détenu par les banques de la spéculation boursière vers l’économie réelle et une possibilité de bénéficier d’un meilleur cadre de vie à moindre coût ce qui implique la réhabilitation des notions d’identité et d’enracinement dans leurs acceptions pratiques.       En matière agricole, par exemple, le chef de l’Etat a refusé d'accepter le démantèlement de la politique agricole commune et de laisser la spéculation fixer de façon erratique des prix agricoles qui ne permettraient pas à nos agriculteurs de vivre décemment du fruit de leur travail», chose en quoi il a en partie raison  mais c’est oublier que, très coûteuse au contribuable, la P.A.C. a, même si elle respectait au départ le modèle d’exploitation familiale, instauré un modèle d’agriculture productiviste conduisant à une rupture du lien entre l’agriculteur et son environnement et ce, au détriment de l’enracinement. Il serait peut-être moins coûteux d’alléger tout simplement les charges sociales des petits agriculteurs et notamment ceux qui se lancent dans le « bio » comme cela avait d’ailleurs été amorcé au moment du plan d’aide à l’agriculture l’été dernier.

 

                      Les Français  attendent aussi légitimement un « changement de cap » dans la méthode de gouvernance sarkozienne consistant en de l’hyper-communication alors même que, chose que les Français ne savent pas tous, le processus institutionnel et législatif, la lourdeur du système administratif, le surendettement rendant l’Etat tributaire de la faiblesse des taux d’intérêt de même que la dépendance de nos concitoyens envers l’ « Etat-Providence » font que les choses ne peuvent aller si vite que cela. Très bien conseillé par notre ami Henri Guaino ces dernières années, l’actuel chef de l’Etat a mesuré assez bien les problématiques du « pays réel » qu’il dirige aujourd’hui. Il semble néanmoins que, si l’éclatement de la crise l’a incité à impulser une démarche interétatique de bon aloi dans la gouvernance européenne au second semestre 2008, elle a ensuite exacerbé les problématiques déjà latentes de déconnexion entre une économie tertiarisée, à la fois spéculative et bureaucratique et le « pays réel » qui rend dérisoires les discours et les mesurettes en faveur de la « relocalisation » de l’économie. C’est là que la gouvernance du chef de l’Etat gagnerait à s’appuyer davantage sur la profondeur que sur la communication instantanée qu’il pratique certes avec brio.

 

                           Pour finir, je dirais qu’il convient, comme l’a suggéré Lionnel Luca, de rechercher enfin, au lieu des idéologues de la gauche qui n’amènent pas d’électeurs supplémentaires à la majorité,  les compétences de la droite que le résultat de dimanche a encore davantage brimées, je pense à celle du président du conseil général de la Vendée Philippe de Villiers et de ses (anciens) proches comme le sénateur Bruno Retailleau, aux compétences notables en termes d’économie locale et durable.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 16:20

                      A la lumière de l’actualité liée à la dette publique grecque, je me pose la question suivante : un Etat endetté fait-il vraiment « ce qu’il veut » ?

Je ne le crois pas. Aussi bien pour les Etats-Unis d’Amérique dont la dette est très peu diversifiée à la fois dans son objet, leurs colossales dépenses militaires, et dans leurs « créanciers », les Chinois, ce qui me laisse penser que les seconds ne laisseront jamais les premiers « intervenir » contrairement à leurs intérêts géopolitiques et économiques.

C’est finalement davantage le cas encore quant à notre pays, car sa dette certes plus diversifiée sert avant tout  à assumer les besoins « vitaux » d’une société au moins partiellement assistée par l’Etat-Providence. La société de consommation en France a besoin des salaires de ses fonctionnaires, des retraites, des minima sociaux mais aussi de la commande publique, du remboursement des frais médicaux et des médicaments par la Sécurité Sociale, de l’attrait des  organismes bancaires et des professionnels de l’immobilier pour les revenus « stables » pour fonctionner. Et comme le secteur privé « productif », agricole et industriel n’est plus en mesure d’assurer les « besoins » du pays tant directement (l’indépendance alimentaire et industrielle n’est plus assurée dans la plupart des secteurs) qu’indirectement (les emplois ne parviennent plus à assurer le financement de l’ « Etat-Providence »), l’Etat doit augmenter sans cesse sa dette pour conserver aux Français (qualité obtenue par la seule naissance sur le territoire ce qui n’est pas sans lien hélas car ce n’est pas normal!) le mode de vie dont ils sont devenus dépendants et dont ils n’envisagent pas de se débarrasser pour l’instant malgré le timide développement des Associations de Maintien de l’Agriculture Paysanne et des relations de proximité. Le Produit Intérieur Brut constitue sous cette aune une statistique assez « décalée » car incluant la pure « consommation » nécessairement ruineuse à terme pour le contribuable  comme pour les épargnants.

C’est la vraie différence  avec les Grecs-je fais abstraction ici de l’importance accordée au budget militaire en raison de la réalité du danger turc- qui travaillent au noir, ne consomment pas vraiment et utilisent le tourisme comme origine de financement « annexe » direct. Dès lors, les grands groupes cotés, qu’il s’agisse des laboratoires pharmaceutiques ou des grands organismes bancaires, ont bien davantage intérêt à laisser la France « fonctionner » ainsi pour l’instant tant directement (une partie d’entre eux détient la dette publique française) qu’indirectement (s’ils délocalisent en Asie, c’est pour permettre aux Français de continuer à consommer à bas coût de production) que la Grèce.

 

 

Et si le « cadeau » que constituent les faibles taux d’intérêt pour la France était due uniquement à son système d’ « Etat-Providence » qui y fait vivre la société de consommation de masse et même certains grands groupes  comme Sanofi-Adventis ? On peut se demander à cet égard comment les grands groupes cotés tirent profit de leur situation, affichant aussi bien une baisse du chiffre d'affaire qu'une hausse des bénéfices dans bien des cas, ce qui signifie une perte d'emplois normalement préjudiciable à une reprise réelle et dont ces groupes se contentent volontiers...

Ou encore à l’envoi de troupes en Afghanistan ? Mon avis intime est que nous entrons depuis l’éclatement de la crise financière dans une période de transition qui implique peut-être le maintien du système de « redistribution » à la française qui, en période de crise financière, présente l’avantage de préserver la capacité de consommation des Français y compris et surtout les plus modestes.

 

                  Y gagnons-nous ? Cela dépend. Le rôle d’amortisseur social a été très net au moment de la crise et, d’un autre côté, l’Etat-Providence retarde la désertification de certaines régions.

D’un autre côté, les prélèvements obligatoires servant essentiellement à rembourser les intérêts de la dette pénalisent trop nos entreprises, l’assistanat empêche la véritable réinsertion sociale et entraîne l’assistanat en attirant la « misère du monde » et les agents publics trop bien payés de certains ministères entretiennent l’inflation immobilière francilienne. Par ailleurs, la recherche à tout prix de recettes publiques accessoires par certaines administrations (le Trésor Public et les forces de police dans le cas des procédures parfois abusives de recouvrement d’amendes, l’Inspection du Travail dans le cadre du travail non déclaré, les administrations centrales et européennes à l’origine de règlements aussi tatillons qu’inutiles et en tout cas non conformes au principe de subsidiarité) pénalise bien souvent l’ « économie réelle » et les « corps intermédiaires » qui la composent.

 

Dans ce contexte où l’on consomme ce que l’on ne produit pas ou plus, la question n’est plus de savoir si l’on fait revivre notre économie privée largement financiarisée mais si l’on fait continue à faire vivre la société de consommation de masse. L’argent-dette n’existe que par le crédit ce qui signifie que la dette permet cette dernière et c’est tout le piège dont les « consommateurs » ne profitent plus vraiment car, même en période de déflation aujourd’hui, le maintien de revenus artificiellement « élevés » se traduit par un haut niveau de prix…et de forts coûts de production pour les entrepreneurs !

 

Comme la revalorisation généralisée des rémunérations et minima sociaux, l’Etat-Providence lui-même se heurte à la tendance des consommateurs à alimenter les déséquilibres inflationnistes, c’est très net dans le domaine immobilier, ce qui entraine une perte de pouvoir d’achat…mais la poursuite du train de vie de l’Etat-Providence et de la société de consommation de masse, c’est l’engrenage !

Comme il n’est pas question de supprimer tout de suite tout cela, il faut à la fois en alléger le coût en diminuant les dépenses de fonctionnement et d’assistanat surtout par l’encouragement au travail et aux relocalisations ! Et à propos de « relocalisation », veiller à mieux « répartir » les dépenses au profit des zones rurale afin de limiter une concentration coûteuse pour les ménages !

 

Nous approuvons le souhait du chef de l’Etat d’augmenter de 25% la production industrielle d’ici 2015, le grand emprunt avec ses 5, 5 milliards d’euros déjà accordés aux entreprises innovantes et surtout les 500 millions de prêts bonifiés « verts » ainsi que les 200 millions de primes à la « relocalisation » avec un Etat qui, en tant qu’actionnaire, joue un rôle stratégique réel. La fonction "investissement" de la dépense publique, utilisant opportunément le mode du redéploiement des effectifs publics ce qui implique un aboutissement des réformes liées à la mobilité et aux indemnités des fonctionnaires, doit être valorisée surtout si elle privilégie les secteurs stratégiques, les secteurs "écologiques" et les secteurs susceptibles d'employer beaucoup de personnes dans les zonez rurales non protégées en voie de désertification. Il s'agit encore une fois d'une meilleure utilisation de l'argent public!

 

Mais cela ne doit pas faire l’économie d’une réflexion profonde sur le sens de cette société de consommation bureaucratique qui attire « la misère du monde » au détriment des pays d’origine comme des pays d’accueil, entretient l’assistanat anonyme au détriment de l’artisanat, décourage les initiatives individuelles ou associatives et, plus généralement, maintient les populations dans un état d’opulence artificielle se traduisant concrètement par de l’inflation tout en favorisant le gaspillage des ressources naturelles et énergétiques. Et de manière, plus fondamentale, le déracinement.

 

 

                        On peut penser que, compte-tenu du comportement exemplaire en termes de dette publique de certains de nos voisins, la participation à « une zone euro » en voie d’explosion en raison du risque de krach obligataire constitue un avantage…Outre que les « fonds structurels » profitent essentiellement aux Etats s’approchant du modèle grec s’agissant du FEDER et à l’agriculture productiviste mais interdite désormais de production s’agissant du FEOGA, il convient de noter qu’une partie de notre production notamment agricole subit les conséquences de cette « concurrence déloyale » à laquelle on n’ose même pas imposer des critères environnementaux.

C’est tout le sens de la problématique actuelle qui, se traduisant par le relativement faible niveau des taux d’intérêt en France, met à mal la cohésion de la zone euro.

 

Pourtant, la Grèce souffre avant tout du niveau élevé de l’euro, c’est un point commun avec la France…et une divergence majeure avec l’Allemagne qui, encore traumatisée moins d’un siècle après par l’inflation de 1923, a misé sur des exportations à haute valeur ajoutée qui lui assureront une certaine prospérité …jusqu’à ce que les Chinois aient fini de racheter leurs savoir-faire par O.P.A. interposés comme les Indiens ont déjà fait avec le nôtre, même si nous avons encore quelques ressources mal exploitées en termes de recherche, ce qui est un autre sujet !

 

Par ailleurs, plus les échanges internes se généralisent, plus l’impact des échanges externes également.

L’histoire récente de l’Union européenne l’a montré, une union économique monétaire complètement ouverte même théoriquement à l’intérieur de ses frontières ne peut longtemps empêcher que la frontières internes sont d’autant plus perméables car « débordées » ou « saturées » que les frontières externes sont ouvertes. 

Il faudrait réhabiliter un  système d’ écluses, avec une progressivité en fonction du degré d’éloignement (géographique ou culturel) du pays exportateur qui serait autrement plus efficace. Ce qui est aussi valable d’ailleurs pour les réfugiés et les travailleurs clandestins qui, à partir du moment où ils ont réussi à atterrir sur les plages italiennes ou espagnoles, passent d’autant plus facilement en France que les frontières internes sont ouvertes.

 

En plus d’un système d’écluses, les critères environnementaux doivent être favorisés en incluant des critères de proximité tenant compte de l’adage « produire durable, c’est produire local ». Notre « localisme » économique et écologique doit aussi bien s’appliquer à l’intérieur des terroirs qu’à l’intérieur de l’Etat-Nation que, pourquoi pas, à l’intérieur de l’Union européenne !

 

C’est en même temps la condition nécessaire pour que notre société cesse d’être composée d’individus anonymement assistés par les services sociaux et d’administrations pléthoriques associées à tout un monde tertiaire aux limites de la spéculation 

Elle n’en sera que plus « équilibrée » sur les plans social, environnemental et culturel et sa cohésion « identitaire » en sera renforcée, surtout si, faisant prévaloir le principe de subsidiarité, les terroirs soient revalorisées en complémentarité et non en opposition avec la nation qui, ainsi, en perdrait d’autant moins sa dimension universelle que, au lieu d’attirer la « misère du monde » dans des conditions inacceptables et de favoriser l’exploitation humaine dans les zones de délocalisation, elle pourrait ainsi jouer son rôle universel et original.

Rôle comportant des aspects liés au « Co-développement » bien sûr mais aussi à la stabilité « identitaire » des régions à troubles avec lesquels notre nation a des liens historiques. 

Bien sûr, cela impliquerait aussi une valorisation de son rôle à l’intérieur de l’Union européenne, reprenant son indépendant mais impulsant les grands projets européens, que les problématiques liées à sa dette publique lui interdisent partiellement.

Bien davantage matrice de la civilisation européenne que l’Allemagne, la Grèce nous montre-t’elle la voie ?
En dévaluant et sortant de l'euro il va sans dire...

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 12:34

 

                    L’affaire Clearstream pose évidemment la question de l’indépendance de la justice face à l’exercice de la politique, on se  souvient des combats du procureur de Montgolfier sur la Côte d’Azur, mais aussi plus généralement des questions d’éthique dans la politique.

L’éthique, c’est aussi une société où l’on punit les coupables de crimes et délits, en expulsant notamment les auteurs d’origine étrangère qui n’ont pas respecté les usages du pays d’accueil.

Ce qui va d’ailleurs de pair avec, le terrible séisme qui a ravagé Haïti l’a montré, la générosité que notre pays doit afficher dans sa vocation universelle, attendu qu’il ne s’agit pas d’accueillir la « misère du monde » chez nous mais à pallier la misère chez nous et, si possible, chez nos partenaires du Tiers-Monde mais avec des principes sains qui sont par exemple ceux du Co-développement entre le Bénin et le conseil général de la Vendée.

 

                                   Il est évident que la politique au sens noble du terme, c’est-à-dire, au sens aristotélicien, se doit de prôner l’éthique dans la gestion de la chose publique notamment dans l’économie, tout spécialement en ce moment délicat où les spéculateurs menacent les Etats surendettés de la zone euro de relèvement des taux d’intérêt ce qui peut mener à un « krach obligataire »…et à la fin de la société de consommation de masse dont ils pâtiraient nécessairement.

Bien sûr, le fait de « travailler à la sueur de son front » prôné par l’Evangile ne correspond qu’à moitié au mode de vie contemporain mais, outre que le travail manuel et les travaux agricoles ne sont pas suffisamment valorisés par rapport aux besoins ô combien modernes de notre société-il n’est que de constater les plaintes des consommateurs devant le prix des aliments dans les grandes surfaces alors que les agriculteurs ne vivent plus du « fruit de leur travail » et que les importations de fruits et légumes issues d’autres pays européens donnent une fausse impression de « surproduction-, la quête désespérée de « l’argent facile » , surtout lorsqu’elle est déconnectée du réel-c’est le principe même de la logique spéculative- constitue une violation basique à la nécessaire éthique sur le plan économique. Et qu’il appartient aux politiques de pallier, au niveau national et aussi au niveau international sous la forme de la « coopération interétatique » car  des liens un peu trop privilégiés apparaissent facilement entre organisations internationales « indépendantes », elles-mêmes déconnectées des besoins des populations et des Etats, et « lobbies » proches des investisseurs institutionnels dont l’intérêt réside dans le fort rendement « sur le court terme ».

En vendant les titres de sa dette à ses dernier pour continuer à alimenter un système exagérément consumériste où la société entière vit au dessus de ses moyens, l’ « Etat-Providence » participe à cette « violation » de l’éthique d’autant plus qu’une fiscalité confiscatoire pénalise pour le coup réellement ceux qui « travaillent à la sueur de leur front »

 

                 Ethique de conviction et éthique de responsabilité face à la spéculation et à l’assistanat généralisé. Cette préoccupation est d’ailleurs rappelée par Benoit XVI dans « Caritas in veritate » .L’éthique de manière générale consisterait à permettre aux gens de vivre du fruit de leur travail aux dépends aussi bien de l’assistanat que de la spéculation.

Et, dans le cas des « rentes de situation », que cela  corresponde au moins à une « utilité sociale » précise : où est l’intérêt de « parquer » des retraités dans l’agglomération surpeuplée et exorbitante de la région parisienne, ce qui constitue autant de logements en moins pour les jeunes actifs ? Alors qu’un cadre familial et provincial plus stable serait davantage conforme à nos préoccupations. La défense des « communautés naturelles » en général et de la famille en particulier implique de s’intéresser à la dimension la plus fondamentale et la plus évidente de l’éthique qui est la défense de la Vie. Ceci alors que la négation de l’ordre naturel et de la justice incarnée par la « Culture de Mort » a  transformé les mentalités : contraception, stérilisation, avortement, euthanasie, eugénisme, manipulation embryonnaire invitant à la débauche et au meurtre.

 

 

                       Il est vrai que c’est très net en matière de bio-éthique et c’est là que je m’inscris en faux avec certains milieux prônant la défense de la Vie qui, sous le couvert de la dénonciation légitime du « malthusianisme », s’en prennent au pseudo-mythe du « réchauffement climatique »-comme s’il n’y avait pas de problème environnemental et comme si les ressources naturelles étaient infinies- au lieu d’affiner leurs argumentations sur les coûteuses  manipulations génétiques à partir des « embryons surnuméraires » et aux moyens matériels d’apporter une réponse aux jeunes femmes tentées par l’avortement. Des argumentations impliquant des réponses sociologiques valorisant les familles et, à défaut, les « communautés intermédiaires » où chacun a sa place et où l’on préfèrera toujours accueillir un nouveau venu qui en est issu plutôt que de pousser à l’exil, que ce soit pour des raisons d’emploi ou de rupture familiale.

Lesquelles passent évidemment par une société conforme au « développement durable », en harmonie avec la nature-où l’on a besoin de tous pour survivre comme c’était le cas dans les familles paysannes-et non par la logique d’assistanat qui a toujours un véritable coût, plus que les « enfants à naître », pour le contribuable et entretient largement les « pompes aspirantes » migratoires qui ne rendent service ni aux pays d’émigration ni aux pays d’immigration. Et oui, la défense de la Vie  ne s’oppose pas à l’éthique de l’environnement mais la complète.

Car les atteintes insupportables à l’environnement qui illustrent l’idée d’une démesure, d’une hypothétique « toute-puissance » de l’homme sur la nature reposent sur la même « philosophie » que les atteintes insupportables à la « bio-éthique ». Dans les deux cas, loin de prôner l’idée d’une opposition frontale entre l’Homme et la Nature, nous prônons l’idée d’une complémentarité entre l’activité humaine et la gestion de l’environnement en vue de la survie de l’équilibre mondial. Ce qui est valable en bioéthique est aussi valable concernant l’environnement et c’est pourquoi nous prônons la défense de « l’agriculture biologique », ou du moins l’agriculture traditionnelle et/ou vivrière face à l’agriculture « productiviste » et mondialisée que l’on cherche à imposer aux pays du Tiers-Monde après l’avoir imposée en Occident et le maintien d’une certaine ruralité, garante d’un équilibre de vie enraciné et respectueux du sens du bonheur par l’effort. Bien sûr, il ne s’agit en aucun cas de rejeter la « technique » mais de la mettre au service de l’Homme et de la Vie, ce qui implique de valoriser les pistes comme la recherches sur les « cellules-souches »-au lieu des embryons surnuméraires-ou sur « l’économie verte » et tout ce qui a trait à l’économie d’énergie. Et, sur un plan plus « stratégique », s’il nous semble nécessaire de limiter certaines dépenses d’investissement et de fonctionnement concernant la défense-les véritables interventions militaires devraient être limitées  à la défense des intérêts et la vocation universelle de la France, je continue de prôner un effort particulier sur le nucléaire, permettant d’économiser d’autres énergies au niveau civil et de rester « inattaquable » au niveau militaire selon la vielle formule « si vis pacem, para bellum ».

 

                    Tout cela implique de soutenir plus que jamais la réhabilitation de la notion de « terroir » comme garante d’un équilibre éthique face à la mondialisation spéculative débridée et les atteintes à l’environnement et à la Vie au nom d’une logique de la démesure dans l’action humaine.

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Centre National des Indépendants
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 17:17

                         Lundi soir, le Président de la République a été convainquant comme à son habitude, notamment sur le fait que l’on ne pouvait totalement incriminer les pouvoirs publics de l’indiscutable aggravation des problématiques liées à la crise, bien que, j’insiste encore sur ce point, celles-ci soient apparues bien avant celle-là car, c'est une évidence, les "bulles spéculatives", qui ont d'ailleurs tendance à reprendre en ce moment, finissent TOUJOURS par éclater.

Je l’ai déjà dit, si la « crise » a surtout été fatale aux pays anglo-saxons et à leurs affidés en raison de l’éclatement des bulles spéculatives prédites en son temps par Jimmy Goldshmidt, cela ne veut pas dire qu’un « Etat-Providence » irresponsable soit une solution de long et même de moyen terme. Nous l’approuvons en ce sens, même si nous doutons de la baisse du chômage annoncée ainsi que de la responsabilité des acteurs et que nous déplorons ce qui peut sembler un mépris des questions fondamentales d’aménagement du territoire.

Ce qui est intéressant est que, face à la nécessité des réformes, il a défendu les notions de responsabilité et d’identité, extrêmement liées. Responsabilité dans le fait que la France n’a pas besoin d’assistanat-le statut d’ « auto entrepreneur »  apporte une illustration concrète de ce « volontarisme »- et d’identité en ce sens que la générosité inhérente à notre pays implique des devoirs pour tous. Nous allons voir que ces deux domaines sont très liés.

 

                          Dans tous les domaines, il s’agit de responsabiliser la personne ou plutôt d’inciter la personne à prendre ses responsabilités en tant qu’acteur pour ne pas tout faire porter sur la puissance publique, qu’il s’agisse du rôle des acteurs privés dans la crise ou des particuliers concernant la consommation d’énergie.

Les banquiers doivent aider les entrepreneurs comme cela a été proposé récemment ne serait-ce qu’en « remerciement » des aides de l’Etat c’est-à-dire, dois-je rappeler, du contribuable !

Contrairement aux reproches émis, il était nécessaire d’aider le secteur bancaire pour le priver du prétexte que constitue la faiblesse des « fonds propres » pour prêter aux entreprises quitte à le sanctionner ensuite.

Il ne sert à rien de vilipender les banquiers qui ne prêtent pas assez aux PME et les agents publics qui ne travaillent pas assez si l’on développe pas des mesures d’incitation

Il faut généraliser la participation dans les grandes entreprises aussi bien que les primes au mérite dans la Fonction Publique. Bien sûr qu’il fallait aider les banques et les grandes entreprises en misant sur leur responsabilité mais, comme cet exercice s’est avéré décevant,

 

                                 A ce propos, la personne doit faire l’objet d’un traitement individualisée et c’est valable aussi bien en interne qu’en externe à l’administration. En interne car la nécessaire responsabilisation de l’agent public ne consiste pas en la multiplication des contrôles de son action mais en une évaluation sur les résultats concrets obtenus ou du moins recherchés avec bonne volonté, quitte à accorder une part supplémentaire de rémunération au mérite. Et en  externe car, à rebours de la logique du « solitaire solidaire » inhérente à notre système social, il s’agit de contribuer à apporter une réponse personnalisée et adaptée qui implique de relativiser les lourdeurs de la procédure administrative, quitte à « lâcher du lest » sur les missions pouvant être interprétées comme du harcèlement des petits entrepreneurs qui ne font pas de mal en faisant travailler des SDF en échange du « gîte » et du « couvert » , attendu que les « communautés naturelles » ne doivent plus être sacrifiées à « l’Etat-Providence », qui n'est plus adapté aux exigences économiques, sociales et écologiques de demain sauf s'il aide les entreprises à produire local et durable avec si possible un certain "paternalisme" de bon aloi.

 

                     Quant au secteur privé, je dirais que le fait d’inciter la personne à prendre ses responsabilités passe aussi par le développement de la participation afin que les bénéfices des entreprises ne passent pas dans la spéculation boursière et que les salariés y soient associés.

Cette participation doit être considérée comme une solidarité de fait qui, brisant les axiomes de la « lutte des classes », favorise la cohésion et la solidarité entre employeurs et salariés, tout comme le fait de favoriser les liens de proximité entre producteurs et consommateurs, au besoin par le biais associatif et court-circuitant si besoin est la grande distribution, favorise aussi la cohésion sociale. Cohésion sociale qui, surtout si elle met en exergue les liens de proximité-c’est valable aussi bien dans une grande entreprise implantée territorialement que pour un tissu social-ne peut que s’appuyer sur une cohésion « identitaire », seule  garante de la « communauté naturelle ». L’appartenance à une « communauté naturelle » rend naturel l’exercice de la responsabilité». Nous rejetons la notion « d’identité multiple de la personne » que l’éducation civique introduit pour y provilégier la notion d'identité complémentaire ou subsidiaire où l'identité cagnoise et provençale ne s'opposerait pas à l'identité française qui, elle-même-comme quoi je ne suis pas si "eurosceptique" que mes détracteurs le laissent entendre-ne s'opposerait pas à l'identité européenne qui a aussi sa place dès lors qu'elle ne s'oppose pas à la vocation universelle de la France dans certaines de ses anciennes colonies où elle a encore un rôle d'accompagnement et, à mon sens, de co-développement "durable" et culturel. Rôle bien préférable à celui de l'accueil sur notre sol de populations nécessairement déracinées, phénomène qui constitue à la fois une cause et une conséquence de nos problèmes économiques, sociaux et environnementaux parce que niant le lien entre responsabilité et identité.

 

 

                  Le débat sur l’identité nationale qui touche à son terme était nécessaire, eu égard aux personnes qui ne bénéficient-en vertu du « droit du sol » -qu’il est d’ailleurs urgent de réformer car la « France ne peut accueillir toute la misère du monde »- et aux clandestins qui continuent à affluer vers notre sol pour bénéficier des mirages de la société de consommation assurée par une collectivité en voie d’insolvabilité ce qui pose la question de l’appartenance à une communauté naturelle. En effet, mieux que les nécessaires contrôles aux frontières - plus coûteux depuis Schengen- que les non moins nécessaires prélèvements sur les importations-immédiatement « rentabilisés » quant à eux-, c’est la question de l’appartenance naturelle à une communauté qui est posée afin de favoriser la notion de responsabilité que chacun a envers sa « communauté ».

 

                    Et c’est valable à tout niveau, du travailleur « immigré » qui doit envisager de faire vivre son pays d’origine à l’indigène qui doit s’approvisionner en produits locaux, même si cela peut coûter à « l’Etat-Providence », en vertu de sa responsabilité. La relocalisation des entreprises-la « taxe carbone » proposée par le chef de l’Etat est un excellente solution à partir du moment où la suppression de la taxe professionnelle rend plus difficile l’action des collectivités locales- est un moyen de « recréer » une communauté stable, sur le plan « identitaire », où les gens se sentiraient une responsabilité par rapport à leurs voisins.

D'autant plus que la spéculation immobilière en région parisienne et dans les zones touristiques en sera limitée tandis que les zones rurales seront moins désertifiés. Si les entreprises locales ne s’en chargent pas, le secteur associatif peut jouer un rôle en ce domaine et c’est tout le sens et l’action des A.M.A.P. que nous soutenons activement.

La « sécurité » s’en trouvera renforcée parce que les nouveaux arrivants seront minoritaires et se sentiront obligés, sans renier leur culture d’origine, de respecter les usages du terroir d’accueil dans lequel ils « s’intègreront d’autant plus facilement » qu’ils ne viendront que si une entreprise les y accueille..

 

                        Mon idée du « développement durable » sera ainsi favorisée par, autre complémentarité, une harmonie entre nature et activité humaine, me conduisant à prôner l’épanouissement d’ une  culture de la Vie qui ne s’oppose en aucun cas au respect de l’environnement puisqu’elles reposent sur le même principe. Plutôt que d'essayer de nier comme le font certains, s'appuyant sur les petites vagues de froid hivernales qui ne durent que quelques jours dans l'année et rendent d'autant plus criante le réchauffement des agglomérations, la certes contestable théorie du "réchauffement climatique", nous préférons contribuer à mettre en place un cadre de vie harmonieux qui, parce qu'il ne gaspille pas les ressources et respecte l'environnement, pourra accueillir toute vie humaine en respectant son identité. Puisqu’un cadre respectueux de la nature aura été « recréé » , toute vie humaine y aura sa place, avec son identité et sa responsabilité.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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