Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 19:26
A la lumière des attentats islamistes, il me vient à l’esprit que, bien sûr, il faut que les pouvoirs publics, les nôtres, traquent impitoyablement les criminels concernés et ce, pas seulement en période électorale et dans un clair objectif de les expulser du territoire français avec tous leurs complices. Mais, je le redis, dans la période difficile qui s’annonce sur le plan budgétaire, cela ne se traduira pas efficacement sans une diminution drastique de la pompe aspirante migratoire, même si cela doit déplaire à certains indigènes -nous disposons de solutions laborieuses et utiles pour les « bonnes volontés » (et pas dans les agglomérations ») et sans l’utilisation d’une partie des forces armées à cet effet. Ce qui implique bien sûr un rapatriement des forces là où elles s’avèrent inutiles comme en Afghanistan, depuis la généralisation des « bavures » américaines qui rendent impossible la bienveillance de la population locale, y attendant à la rigueur une capture de taliban et y maintenant des instructeurs avec armement, et l’abstention d’intervention en Syrie, où le régime repose d’ailleurs sur un équilibre communautaire et confessionnel certes brutal mais dont on ne saurait imaginer la fin au vu de l’exemple irakien. Mais mon pragmatisme m’incite bien sûr à exploiter les erreurs faites : l’intervention en Lybie, si elle a été trop loin car il n’était pas utile de renverser Khadafi mais simplement de l’empêcher d’anéantir les insurgés de Benghazi, a au moins permis de tester notre matériel aérien, de rendre crédibles nos menaces diplomatiques (y compris par rapport à la Syrie) et de nous attirer la sympathie des «crypto-islamistes  du C.N.T. qui ne peuvent décemment pas soutenir le terrorisme islamiste en France et dans les pays proches. Si c’est tout de même le cas, une deuxième intervention en Lybie, contre le C.N.T. cette fois, se justifiera alors avec marchandage préalable sur le pétrôle et implantation forcée de chrétiens arabes protégés par la France à proximité immédiate d’une Egypte où la situation des coptes devient préoccupante. Car il est nécessaire de préserver des communautés chrétiennes au sein du monde arabe, quitte à rationnaliser leur localisation, le Liban restant a priori le plus rationnel, ce qui impliquerait que, comme sous François Ier, les chrétiens y soient sous protection française. Et l’exploitation de l’erreur migratoire pourrait permettre justement d’utiliser les liens de la francophonie générés par ces flux, on l’espère de retour.
Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 15:15

     Avec son projet d'imposition à 75% sur les plus hauts revenus, François Hollande vient autant de remporter un coup politique sur un Nicolas Sarkozy confronté à son bilan que d'émettre une proposition ridicule et même nuisible.

Qu'est-ce qui empêche des fortunés de délocaliser leurs avoirs en Suisse où le niveau d'imposition est moindre et où le handicap de la monnaie unique ne se pose pas? Surtout, est-ce en soi amoral que les riches gagnent beaucoup d'argent?

 

            Je commence par la deuxcième question: s'il s'agit de pure spéculation et s'il s'agit d'appauvrissement de régions entières-comme cela se fait dans le  cadre des délocalisations-, la réponse est clairement "non" et cela pose la question de la dissociation du capital et du travail, posée dès le début des années  90 par un Jimmy Goldsmidit, sachant qu'il est préférable d'encourager l'"actionnariat salarié" mais aussi l'entrepreneuriat traditionnel, dont l'entreprise appartient à une famille, s'inscrivant dans la durée et le terroir. Mais justement, les socialistes s'y opposent pour raisons idéologiques alors que cette richesse-là se fait pour le bien de tous...

 

Car, ce que ces derniers ne comprennent pas est que c'est bien le modèle de surendettement, avec distorsion entre (sur)consommation et production qui provoque ce poids de la finance et seule la taxation des produits d'importation-avec allocation des recettes au bénéfice d'infrastructures accueillant des entreprises "durables" dans les régions "en souffrance" peut pénaliser les agissements de personnages aussi odieux que Carlos Ghonem ou, du moins, les faire contribuer au financement de l'Etat. S'endetter pour consommer ne sert qu'à enrichir la finance-même si l'on abroge la loi de 1973 qui rendrait la finance totalement "publique"-et taxer les riches ne sert qu'à les pousser à la délocalisation..

 

Le  vrai problème est qu'il faut inciter les Français à moins acheter  à l'étranger pour limiter leurs agissements et, s'ils s'endettement, au moins que ce soit pour soutenir la production locale et, à ce niveau-là, une "T.V.A. sociale" avec taux réduits pour les produits alimentaires "made in France" constitue la vraie solution.

 

En revanche, rien n'empêche, comme le font les Etats-Unis d'Amérique d'inciter certains milliardaires indélicats à assumer leur libéralisme en les privant du bénéfice des services publics (école public, sécurité publique) au moindre prétexte, l'affaire Ghonem aurait pu "créer" un exemple, ou en leur infligeant des traitement humiliants comme le retrait du passeport et ne pas hésiter à généraliser cette formule aux retraités aisés qui dépensent leur argent à l'étranger et se soignent en France.

Mais, pour le reste, la meilleure solution reste une plus grande sobriété pour tous, sauf dans le cas de produits innovants, et cela peut d'autant plus briser à terme la mécanique de "pompe aspirante".

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 13:32

                     Sur sa nécessité : à partir du moment où, même dans une optique "libérale", on a besoin d'un minimum d'Etat, que le niveau de la dette publique commence à atteindre un niveau important (sans parler du déficit commercial) alors que les prélèvements obligatoires pèsent déjà beaucoup trop sur le système productif français (et que par ailleurs il est difficile bien que souhaitable de taxer les revenus spéculatifs, il vaut mieux s'attaquer aux prestations sociales de leurs bénéficiaires), il faut trouver l'argent là où il se trouve c'est-à-dire sur les produits d'importation.

Dans l'idéal, mais ce n'est pas la raison principale laquelle vient d'être donnée, les produits d'importation perdront de leur compétitivité par rapport aux produits "made in France" ce qui, dans une certaine mesure (et en fonction du degré de T.V.A.) peut générer un "cercle vertueux" mais cela nous conduit à traiter maintenant les critiques qui sont formulées à son endroit .

 

                     Sur l'inopérance des critiques : le relèvement des prix qu'évoquent ses adversaires n'est pas automatique surtout s'il y a effectivement risque de récession (or, les "économistes" adverses évoquent surtout ce risque) doit être considéré comme un effort "nécessaire" de la population pour que le recours aux importations destructrices d'emplois soit au moins au peu "taxé".

 De toutes façons, il faut avoir à l'esprit que la structure de la consommation en France, amplifiée par les délocalisations qui touche surtout le système productif, se trouve massivement dépendante de la dépense publique pour peu que l'on ait l'honnêteté de reconnaître que certaines catégories de populations vivent de l'effort collectif, que ce soit de manière légitime (fonctionnaires, retraités mais aussi professions médicales) ou illégitimes ("assistés" sans émettre de jugement à leur encontre) et qu'une petite autre partie, elle-même copieusement subventionnée (immobolier, finances, tourisme de luxe) contribue pour partie au P.I.B. sans que l'on puisse vraiment parler de "système productif". Comment permettre à ces derniers de continuer à consommer sans garantir leur système de financement, dépendant bien davantage de la T.V.A. que d'une fiscalité directe reposant uniquement sur les personnes qui travaillent? Par ailleurs, il est évident qu'il convient d'appliquer des taux réduits pour les "produits de première nécessité" mais sous condition de respect de certains critères comme le "made in France".

 Quoique l'on en ait dit, la restauration respecte ces deux conditions en termes de première nécessité et d'emploi sur notre territoire. Surtout, la perte de pouvoir d'achat qui est brandie est en réalité inéluctable et de manière bien pire en cas d'application des autres hypothèses que sont les politiques d'austérité (destruction d'emplois et réduction des revenus et allocations) ou, extrême en apparence, inverse, de "planche à billets" (entrainant une inflation pire à celle que l'euro prétendait combatte) mais aussi celles prônées par certains de mes amis de sortie volontaire de l'euro ou de dévaluation revenant au même.

 

                            Pour aller plus loin: dans un premier temps de considérer que comme sa destination est "sociale" et se traduira dans une premier temps par une augmentation de recettes, cela peut être l'occasion d'aider à l'embauche et ainsi de pratiquer du vrai "social" dans des petites entreprises utiles qui n'emploient pas uniquement pour des seules raisons de charges comme les exploitations agricoles ou certaines entreprises liées au "développement durable".

Surtout, cela me conduit à la véritable écologie qui, cessant d'attirer la "misère du monde" dans des banlieues déshumanisées, va aider les personnes à un certain retour à la société traditionnelle par l'entraide de voisinage, le jardinage (ou la chasse!) et les économies d'énergies. Façon coercitive mais je renvoie à l'inopérance de la critique sur la hausse du prix et puis, il s'agit d'accompagner cette transition grâce au surcroit de recettes publiques induit.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 13:00

                     Cette fois,et malgré le pugnace volontarisme affiché notamment sur le plan "intergouvernemental" du chef de l'Etat qui ne demande parfois qu'à être mis en pratique, sauf justement quand il s'agit de l'euro surtout sur le mode "rachat de titres par la BCE" dont la survie ne fait qu'éviter sur le court terme des sacrifices pourtant indispensables en cette période électorale où la démagogie l'emporte sur le réalisme et la pédagogie, nous allons le voir, il est clair que le nécessaire travail de préparation à la dégradation de notre dette souveraine est commencé et, s'il ne s'agit que de ce travail, cela n'est pas une mauvaise chose d'autant plus que, si elles ont été incapables d'anticiper la crise des supprime, les agences pointent désormais le doigt sur la caractéristique du modèle français reposant sur la seule consommation. C'était d'ailleurs le sens de mon dernier article et il me semble opportun maintenant de noter que, si je comprends la "précipitation" des politiques à s'en remettre à des organismes supranationaux avant cette dégradation, ces derniers ne constitueraient pas davantage une solution que n'a constitué l'euro par rapport aux déficits publics qu'il n'a fait qu'encourager.

                 Effectivement,si la France perd son "AAA" ce qui semble de plus en plus probable, le seul intérêt du FESF ainsi que du MENESF, à savoir assurer des taux d'intérêt stables et peu élevés pour l'ensemble de la zone euro, disparait à moins d'espérer que l'Allemagne accepte rapidement une modification du statut et du rôle de la BCE ce qui est tout l'objet du débat institutionnel actuel. Cela n'est certes pas absurde de l'espérer tant l'Allemagne "profite" de l'"euro fort" pour exporter ses produits industriels vers les pays latins mais cela peut aussi lui coûter cher et il n'est d'ailleurs pas certain que les Allemands n'aient pas intérêt à une dévaluation de l'euro;dans le monde latin y compris pour le tourisme littoral. Ces organismes supranationaux risquent de ne pas avoir davantage de crédibilité financière que les Etats surendettés et ce, alors que l'éloignement entre les peuples et les décisionnaires contient nécessairement beaucoup d'approximation dans l'exercice et l'évaluation des politiques publiques. Cet éloignement des peuples de trouve déjà matérialisé en pratique en Grèce et en Italie avec la nomination à l'exécutif d'"experts" non élus mais se trouvait déjà à l'oeuvre en pratique avec le détournement des résultats de referendum ayant notamment abouti à un traité de Lisbonne dont on envisage aujourd'hui la modification dans un sens "keynésien"-après avoir fait de la surenchère en sens inverse avec "l'euro fort"- voire à l'interdiction de consultation de l'opinion aussi bien dans le pays le plus atteint initialement que, pour des raisons opposées, dans une Allemagne à la population structurellement réticente à l'idée même d'aider les "mauvais élèves" ce qui compromet bien sûr le projet européiste lui-même. Mais justement celui-ci est-il "tenable"?

                    Comme le fait remarquer le très atlantiste site Atlantico, cette crise est la plus importante depuis 1945 dans la mesure où elle est devenue une crise politique avant d'être une crise économique. En effet, si les Allemands ont largement profité de l'euro fort et si ce n'est pas le cas des Etats méditerranéens et atlantiques, ils ne sont pas prêts à payer pour les populations de ces dernières soit encouragées soit réduites à l'oisiveté-au sens industriel et même agricole du terme-;mais n'entendant pas pour autant renoncer à leurs "avantages acquis" liés à un "cadre de vie"plus privilégié et...à la capacité de surendettement jusque là permise par l'euro! C'est donc, à l'image de la bulle immobilière espagnole, une "bulle" qui s'est constituée et qui ne pouvait qu'éclater, le problème "interne" aux pays européens non germaniques résidant dans la difficulté à retrouver le mode de vie qui les rendait jadis moins "dépendants". Des solutions au cas par cas peuvent être trouvées, on le voit aujourd'hui avec le Portugal qui a conservé une structure sociale assez traditionnelle et des liens privilégiées avec des anciennes colonies aujourd'hui en plein essor mais il apparait justement que ce sont des solutions au cas par cas et non une solution globale. Confirmant d'une certaine façon les résultats des quelques referendum organisés avant la crise chez plusieurs peuples européens,les sondages permettent d'aujourd'hui d'évaluer les réticences des peuples européenns à la supranationalité européenne-réclamée par certains comme l'ultime solution et ce, qu'il s'agisse des peuples les plus touchés et les plus dépendants en apparence-au point que l'on a interdit à M.Papandreou d'organiser un referendum dans son pays-, du peuple amené à garantir les dettes de tout le monde-il est vrai qu'Angela Merkel vise surtout à imposer peut-être trop tard les mêmes astreintes que les Allemands se sont imposés eux au lendemain de la réunification en termes de compétitivité- que, véritable intermédiaire entre les deux en raison de l'excellent niveau de son potentiel historique, géographique et "infrastructurel" compensant pour partie le niveau abyssal de la dette, guère très éloigné maintenant de l'Italie et surtout excessivement dépendant de l'étranger (milliardaires pour l'immobilier et institutions chinoises pour la garantie du M.E.S.F. sans parler des détenteurs d'O.A.T.), notre pays dont la maladie n'est parfois pas (encore) assez perceptible par nos concitoyens. Justement, il est exact que les bureaucrates euromondialistes-je me permets pour une fois cette terminologie populiste- qui, à l'instar des politiques élus et des financiers, raisonnent sur le très court terme, prétendent préférable la garantie de l'euro et insistent sur les désavantages apparents immédiats d'un certain protectionnisme, en termes de pouvoir d'achat notamment, se réconciliant ainsi avec des syndicats gauchistes qui font de l'irresponsabilité publique un projet politique.

                       Sont-ils perceptibles ainsi, je ne sais mais il est exact aussi que les populations doivent assumer cette prise de position euroréaliste salvatrice même si cela implique quelques sacrifices de court terme et que les effets désagréables d'un démantèlement de la zone euro doivent être anticipés d'autant mieux qu'ils seraient plus utiles à moyen terme qu'une rigueur budgétaire certes nécessaire mais souvent aveugle lorsqu'elle est dirigée par des élites éloignées des populations. Or, le débat actuel sur le nucléaire, attisant une opposition peut-être salvatrice entre socialisme consumériste et malthusianisme écologiste, met l'accent sur la nécessité de concilier un certain potentiel public stratégique que le nucléaire garantit avec la nécessité de préparer l'avènement d'une société où la consommation ne pèse pas davantage que la production et impliquant aussi bien l'encouragement des énergies renouvelables et de l'agriculture biologique-sur le territoire national- que la préparation à un monde où l'on vit moins "au-desssus de ses moyens" grâce à la gabegie publique et à la spéculation financière. Nous n'adhérons pas à la vision "pseudo-écologiste" d'espaces naturels sanctuarisés traduisant surtout l'irréalisme de "bo-bo" oubliant la nécessité écologique de certaines activités traditionnelle comme la chasse mais plutôt en l'idée une saine répartition de la population, respectueuse de l'équilibre naturel, que justement cette "concurrence déloyale" menace le plus tout comme en pratique la bureaucratisation excessive européiste de la P.A.C., laquelle encourage excessivement la monoculture au détriment de l'agriculture vivrière et au détriment de l'agriculture elle-même dans certains pays comme la France- qui sur ce point n'a rien à envier avec le kafkaïsme du système administratif français qui au moins prétend incarner une légitimité nationale.

                                  Reste que ce n'est pas la bureaucratie qui "crée" l'identité "positive" mais plutôt un ensemble de données imbriquées et non formalisées associant des particularités culturelles ou ethniques et des considérations historiques et géographiques? Il est à ce titre révélateur que des régions aussi différentes que l'Alsace ou l'Euskadi présentent en commun un fort particularisme en même temps qu'une certaine réussite économique, double caractéristique que l'on trouve aussi en Vendée en raison d'une approche résolument humaine, sociale et "identitaire" au bon sens du terme dans la politique publique du conseil néral. Au moment où la Chine renonce à abonder les "fonds de soutien" européens et où l'Allemagne "marchande" avec la France une part d'austérité "compétitive" contre une part de "keynésianisme européen", il est plus que nécessaire que les peuples se "prennent en main" et, au lieu d'attendre la manne publique qui vient à se tarir, assument aussi bien une recherche d'autonomie alimentaire qu'ue véritable solidarité "identitaire". L'affaire du retour du Monsanto le prouve, il n'y a pas d'économie responsable sur les plans écologique et social sans un volontarisme national et "identitaire" impliquant une prise de distance allant vers une indépendance de l'argent facile émanant aussi bien des organismes publics légitimes (national) ou non (européen) que des lobbies profitant de cette situation pour influencer abusivement les politiques à l'instar des "agences de notation". Oui, cela implique des "sacrifices" que les valeurs d'une société traditionnelle basée sur le voisinage, la famille et l'effort peuvent pallier et c'est tout le sens du terroir comme seul vrai remède à la crise, notion dont l'Union européenne s'éloigne par définition.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Chasse Pêche Nature Tradition
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 13:12

                  Au moment où il me semble de plus en plus vain d'opposer la seule construction européenne au risque de gabegie socialiste, celle-ci permettant celle-là et il n'est que de constater le "keynésianisme" de mauvais aloi affiché par l'Union européenne qu'il s'agisse de rachat d'obligations publiques par la B.C.E. ou des "mécanismes de soutien" qui se traduisent en pratique uniquement par de couteux organismes publics supplémentaires, dont le seul avantage par rapport aux P.I.G.S. consiste dans le différentiel de taux d'intérêt, lequel pèsera fort peu de choses lorsque la France, deuxième économie de la zone euro de par son potentiel "historique" et par sa consommation ruineuse à terme, aura perdu son fameux "AAA".

C'est pour éviter cette dégradation peut-être inéluctable-cela dépend de l'attitude des créanciers par rapport à ce qui est fait (le renforcement à court terme des créanciers) et ce qui devrait être fait (la valorisation de la production au besoin au détriment de la consommation)- que le Gouvernement Fillon vient de lancer un nouveau "plan de rigueur" qu'il convient d'analyser ici.

 

            Passons sur le lieu de déroulement de ce G20 qui, s'il n'est pas inutile de pousser ainsi l'hotellerie -restauration maralpine à quelques dizaines de kilomètres d'une Italie en déshérence, confirme peut-être le mauvais signal constitué par le aides aux "privilégiés de l'économie mondialisée et  financiariée alors que l'excellent député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca vient justement de déposer un amendement allant dans le sens d'une necessaire exemplarité de "élites" dans la rigueur.

A première vue, malgré tous les sondages montrant l'attachement des Français au "protectionnisme et la dégradation de notre balance commerciale sans parler de l'impact des délocalisations se poursuivant sur nos finances publiques et, il faut le dire, privées, le Gouvernement Fillon persiste dans la volonté de taxer nos entreprises plutôt que celles des pays émergents.

Il est vrai que les restaurateurs n'ont pas trop respecté leurs engagements liés à la nécessaire mesure-pour laquelle nous nous sommes tant battus- de TVA à taux réduit dans la restauration, maintenant ainsi le potentiel de "concurrence déloyale" des Mac Do et autres "fast-food" et que le secteur du batiment n'a sans doute pas assez construit là où il faudrait en fonction d'une vision équilibrée de l'aménagement du territoire et que c'est peut-être un moyen de le faire sentir.

Par ailleurs, il n'est peut-être pas inintéressant de chercher à rééquilibrer le différentiel de fiscalité entre grandes entreprises et P.M.E. au profit de ces dernières et c'est une excellente chose que de réformer encore le système des retraites, seul à même de diminuer la dépenses publiques sans diminuer en même temps les recettes publiques, les retraités n'ayant souvent pas encore un mode de consommation approprié à une vision "patriotique" de salut public.

Pourtant, un relèvement du taux de T.V.A.  permet d'ouvrir la voie "intellectuelle" à ce que je réclame depuis longtemps soit un report de la taxation du travail "indigène" vers la consommation, seule à même de briser la spirale "infernale" d'une consommation alimentant les productions industrielles des "pays émergents"- même si à court terme, on peut comprendre que ces derniers aient encore intérêt à sauver la consommation assistée de l'Union européenne mais à quel prix?- , dans le sens où la question de la taxation de la consommation à la base de produits importés, ces derniers l'étant malheureusement déjà- ne serait plus taboue et c'est sans doute l'une des mesures les plus nécessaires tout en étant impopulaire à court terme.

Evidemment, comme ce type de mesure n'interviendrait que pour le prochain exercice budgétaire, l'impact sur le "sacro-saint" pouvoir d'achat ne serait pas perceptible avant l'élection présidentielle et c'est pourquoi il est dommage de ne pas prévoir cela dès maintenant mais l'on peut penser que d'autres "collectifs budgétaires" remettront le sujet  sur le tapis devant l'inéluctable insuffisance des fonds de soutien européen à gérer une crise de manière globale dans une zone non "économiquement optimale".

Ce type de mesure permettrait d'ailleurs de faciliter, seul gage d'une véritable souveraineté diplomatique et financière, le recouvrement d'une "souveraineté" industrielle, alimentaire et énergétique-au titre de quoi je préfère mille fois que l'on utilise des taxes sur importation pour financer l'installation d'entreprises de fabrication de panneaux solaires dans le Nord-Est de la France plutôt que l'on cherche à démanteler trop rapidement un secteur nucléaire assurant la sécurité énergétique et stratégique de la France- ce qui, en dehors des personnes conscientes d'avoir perdu leur emploi à cause de la mondialisation, peut ne pas paraitre populaire et c'est pourquoi il faut le mettre en place maintenant pour une entrée en vigueur après l'élection présidentielle.

En effet, les personnes aisées seront ainsi contraintes de participer à l'effort de cohésion nationale et les retraités du "Baby-Boom" seraient ainsi associés à leur propre financement de retraite et de santé lorsqu'ils reviendraient en  France se soigner- surtout s'ils dépensent abusivement leur retraite à l'étranger ce qui pourrait à la limite être surveillé aussi par des moyens encore à imaginer- ce qui ne serait pas illégitime tandis que les personnes constituant l'immigration d'assistanat seraient incités à s'intégrer ou repartir et que, de manière générale, les bénéficiaires de "revenus d'assistanat" seraient incités soit à s'auto-alimenter (je ne suis pas contre la mise à disposition de terrains en friche) soit à travailler (je ne suis pas contre l'aide aux entreprises en ce sens). Et concernant les classes moyennes, ce serait le gage de leur sécurité (dans tous les sens du terme car l'effort de sécurité publique les concerne lle-même), sous réserve d'un effort pédagogique, de la baisse de leurs prélèvements obligatoires par amélioration des finances publiques, mais cela implique évidemment pour ces dernières une compensation sociale qui accompagnerait la remise au cause d'un certain fonctionnement individualiste où les "solidarités privées" soient encouragées et responsabilisées, qu'il s'agisse d'entre-aide, de réseaux associatifs ou de circuits alternatifs liés à "l'économie solidaire".

 

Maintenant, cela pose la question de la cohésion nationale et des cohésions locales dans une société où l'Etat-Providence a paradoxalement encouragé l'individualisme au détriment  des "communautés naturelles" et c'est pourquoi la reconstitution des ces dernières comme seul palliatif à la crise me semble nécessaire.

 

Cela ne se fera pas sur un effort de "retour au réel" (avec une économie moins basée sur la spéculation et une société moins basée sur l'assisanat anonyme) et sur une réappropriation des racines, excluant les discours de "repentance" inappropriés et facilitant la démarche de projet de vie "ensemble".

 

Mais cela dépasse sans doute de simples considérations "électorales" basées sur un consumérisme de court terme...sauf si les notions de protection, de réhabilitation des identités et sociétés traditionnelles et d'exemplarité des élites (financiers, politiques, hauts fonctionnaires) sont mises en avant.

 

Le peuple et les peuples de France ont déjà traversé des périodes difficiles dans leur longue histoire, s'il s'agit de faire des efforts "ensemble" avec les seules personnes partageant la nécessité de la fierté de leurs racines (et non la seule dépendance envers un Etat-Providence obsolète) et d'un retour au réel y compris dans la manière de fonctionner économiquement, socialement et écologiquement avec solidarité de voisinage, jardinage et pèche, économie durable et, à condition que les intrus ne soient pas encouragés à rester, la traversée de cette crise sera salutaire.

 

La condition de la souveraineté comme de la liberté, c'est la capacité d'autosuffisance à ses besoins, laquelle ne signifie pas l'autarcie, mise en place d'obstacle à tout échange, mais une certaine autonomie dans des secteurs "vitaux" comme en matière alimentaire ou énergétique.

 

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 16:34

          Malgré nos régulières mises en garde tendant notamment à instaurer des mesures de type protectionniste dans la continuité de la présidence française de l'Union européenne et appelant au réalisme quant aux perspectives de croissance du P.I.B. au moment de l'élaboration du projet de loi de finances pour 2012, la mise sous surveillance de la note de la France par l'agence Moody's pour une période de trois mois est venue confirmer les oiseaux de mauvaise augure.

Il semble que, depuis l'affichage de reconversion municipale du Premier Ministre, ce dernier semble s'être attelé au projet pharaonesque du "Grand Paris"-les petits élus ruraux s'en sont malheureusement souvenus à l'occasion des élections sénatoriales du 25 septembre dernier- tandis que son ministre des Finances François Baroin tenait un discours trop peu crédible pour assurer la sérénité de tous sur  la survie de la "zone euro" en incluant la Grèce, tout en appelant au renforcement du Fonds Européen de Stabilité, que, seul grand pays occidental à ne pas voir désormais planer la menace de dégradation, l'Allemagne veut maintenant plafonner à 440 milliards d'euros, lesquels ne suffiraient évidemment pas en cas de propagion de la crise à l'Italie, à l'Espagne et, puisque cela commence à être l'actualité, à la France.

 

               Les prémices n'ont évidemment pas manqué, poussant ainsi sans doute au début du rapatriement des forces engagées en Afghanistan, ce qui n'est pas un mal en soi si on sait utiliser les soldats autrement pour quoi pas en complément des forces de l'ordre aux frontières ou aux limites des "banlieues", et, si l'on peut mettre en cause au premier chef les politiques, ceux qui font surenchère de démagogie n'étant pas les plus crédibles et des financiers peu scrupuleux ainsi que, pour n'épargner personne, nombre de "profiteurs" de la gabegie publique, il importe aussi de responsabiliser avant tout les citoyens dans le sens d'une "sobriété" voulue.

En effet, le système démocratique n'est compatible qu'avec un fort degré de responsabilisation des citoyens à la chose publique, responsabilisation qui peut se trouver atténuée par la dépendance irrationnelle au consumérisme, lequel incite notamment à préférer consommer en ruinant notre économie locale qu'à contribuer à celle-ci ou à diminuer la dépendance en l'"Etat-Providence" selon une saine conception de l'écologie. J'en profite à cet effet pour indiquer qu'une dégradation de la note française aurait surtout pour effet de mettre en difficulté certains secteurs parapublics dont les salariés au statut privilégié (ce qui ne les empêche pas de faire grève régulièrement) sont entretenus par la collectivité et que, en clair, surtout dans le contexte international à venir, on n'a peut-être encore rien vu en termes de coût énergétique malgré la menace de récession, celle-ci contribuant d'ailleurs à celle-là.

 

                         Quoique l'on puisse reprocher à l'action gouvernementale actuelle, à la décharge de laquelle on peut quand même reconnaître quelques bonnes mesures ponctuelles comme un meilleur contrôle des allocations familiales ou une difficulté gérer une crise qui aurait pu ne pas intervenir précisément à ce moment-là-encore faut-il préciser qu'elle serait intervenue nécessairement- qui semble en partie pécher par l'excès de communication présidentiel eu égard au résultat immédiatement perceptible-c'est le cas de la sécurité-, il faut tout de même comprendre que c'est avant tout la volonté affichée des gens de continuer à bénéficier des facilités de cette surconsommation assistée par l'endettement public et privé, laquelle ne fonctionne que par la complaisance des marchés financiers et de l'euro, que les dirigeants de la majorité présidentielle ont semblé d'abord vouloir jouer l'"autruche", pour préserver la crédibilité de l'euro en évitant un scénario de contagion dont la faillite grecque aurait été le fait générateur.

 

Encore que, produits notamment par des organismes de la "Droite Populaire"protectionnistes, plusieurs sondages ont mis en avant l'attachement des Français à des mesures protectionnistes devant  sans doute la prise de conscience que les délocalisations et pertes d'emplois sont plus dommageables que le coût plus élevé des produits. Je vais pour ma part un peu plus loin puisque je prône, conscient de l'impossibilité de rattrapper le retard de compétitivité accumulé depuis une décennie, des pénalités visant avant tout les produits d'importation et servant à financer les infrastructures nécessaires au développement d'entreprises liées au développement durable dans des zones géographiques "en souffrance", à charge pour les collectivités territoriales "enrichies" par les réalisations d'infrastructures d'attirer ensuite les entreprises concernées.

 

Mais j'en reviens surtout à l'idée que c'est aux personnes de faire des efforts et d'accepter les responsabilités imposées par les circonstances, ce qui n'empêche pas les politiques et financiers de montrer un peu l'exemple et d'imposer aux multinationales et à leurs cadres des conditions d'emplois localisés au bénéfice de subventions ou d'infrastructures publiques, responsabilités qui ne doivent pas les laisser céder aux mirages de la démagogie.

 

Cela implique des solidarités basées sur les notions de famille, de paroisse et, plus généralement d'identité et de terroir, afin que les solidarités "naturelles"-pas celle du "solitaire solidaire" individualiste et paradoxalement, étatiste en même temps- s'exercent en termes de contrôle social, gage de limitation de l'insécurité, mais aussi de "rentabilité" de retour au mode de vie traditionnel, un individu seul doté d'un seul terrain agricole pouvant survivre sans minima sociaux s'il se sait soutenu par son entourage avec lequel il y a toujours moyen de s'arranger selon des modalités concrètes, "au cas par cas", qui ne peuvent faire l'objet ici d'une description détaillée mais qui peuvent réveiller le bon sens en termes d'utilisation des ressources naturelles comme de rapports sociaux..

 

C'est un moyen de valoriser ce que j'appelle l'"identité positive", les étrangers ayant leur place pour peu qu'ils aient à coeur de contribuer au retour de cette société traditionnelle enracinée et d'y montrer l'exemple, sinon le contexte ferait qu'ils n'auraient pas leur place.

 

                   En se réorganisant en "micro-sociétés" de type traditionnel, l'Etat n'intervenant plus que pour garantir le bien commun, la sécurité publique et le soutien aux secteurs économiques stratégiques qui comprennent aussi bien le nucléaire que le photovoltaïque, les personnes apprendront à ne plus se reposer sur des instances qui entretiennent des "parasites" ou, pire, dans le cadre de l'Union européenne, subventionnent les (trop) grandes exploitations agricoles céréalières en interdisant l'aide aux secteurs utiles, le tout dans une zone économique non "optimale" qui, avec une monnaie trop rigide, a précipité les nations européennes dans la crise en atténuant leur sens des responsabilités.

 

Certains exemples, je ne parle pas ici du cas emblématique germanique qui a aussi utilisé l'"euro fort" au détriment de ses partenaires,  comme la Vendée, revenue en force dans les années quatre-vingt à partir de son histoires et de ses P.M.E. familiales, ou l'Euskadi, dont la bizarrerie linguistique ne s'est pas révélée un obstacle devant la volonté identitaire affichée dans une montagne océanique préservée, devraient nous inciter à mieux exploiter nos terroirs, comme complément des nations, lesquelles ne sauraient s'en remettre à une Europe qui n'a fait qu'ajouter à ce qui ne fonctionnait plus (la dépense publique excessive) une logique de mondialisation et de rigidité monétaire qui a démantelé son "économie réelle" en la transormant en des agrégats de consommateurs individuels entretenus par le surendettement public et la spéculation financière.

Le fait de s'en remettre abusivement aux échelons supérieurs au mépris du principe de subsidiarité, l'Etat-Providence tout d'abord comprenant en outre une mauvaise conception de la nationalité-le droit du sol "systématique" alors que, si je ne prône pas le "droit du sang", je prône des contreparties de responsabilité différentes pour les citoyens "de sang" et pour les "allogènes"- et une Union européenne dans un second temps qui, avec une monnaie unique absurde complice des déficits publics qui expliquent la crise d'aujourd'hui, subventionne elle aussi selon des critères absurdes (je ne parle pas de l'agriculture de montagne mais des grandes exploitations céréalières) en interdisant aux Etats de soutenir les activités d'"avenir". C'est aussi en rétablissant ce principe de subsidiatité que l'on responsabilisera les pouvoirs publics.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 15:10

                Cela devait arriver : les dirigeants européens eux-mêmes commencent, par moments du moins, à admettre l’évidence à savoir la faillite prochaine quasi-inéluctable de la Grèce et, à travers elle, l’hypothèse qu’ils craignaient le plus à savoir le risque de contagion aux pays latins qui ne peut évidemment pas s’arrêter aux Alpes et aux Pyrénées et ce, d’autant plus que les trois mastodontes bancaires qui ont déjà défrayé la chronique à travers divers scandales comme l’affaire Kerviel seraient directement concernées sans pouvoir cette fois espérer leur « salut public ».

 

                           Si la chute de valeur de l’euro ne constitue pas un mal en soi, du moins pour le peu d’industries subsistant dans les pays « latins » de l’Union européenne, ce qu’elle traduit est très préoccupant, surtout si l’on prend en compte la « planche à billets » maximale pratiquée par les Etats-Unis d’Amérique alors même que les traités européens interdisent théoriquement ce phénomène ainsi que ce qui s’y trouve correllé comme l’inflation des matières premières, nécessairement pénalisante pour l’économie, la poursuite de la dévaluation volontaire des monnaies asiatiques et, parallèlement, les investissements massifs des principaux pays émergents, non plus vers les dettes souveraines occidentales elles-même mais vers les infrastructures de l’Union européenne, empêchant sans doute un écroulement total.

Nous vous renvoyons ici de Georges Berthu concernant la multiplicité des origines des crises, alliant keynésianisme d’endettement et mondialisme de dérégulation dans le contexte particulier de l’Union européenne avec la philosophie générale affichée récemment par Jacques Attali, personnage me plaisant beaucoup moins mais présentant l’intérêt de développer un scénario malheureusement crédible tout en défendant la nécessité pour les populations de s’y préparer .

 

                                 Si le phénomène de bulles spéculatives est indéniable et régulièrement dénoncé ici, il se trouve facilité par une logique d’interventionnisme public au profit du libre-échangisme ce qui n’est pas le moindre des paradoxes.

On sait que c’est tout le paradoxe français de laisser spécialisées nos secteurs « à forte valeur ajoutée » en pratiquant l’assistanat pour les exclus, paradoxe que le gouvernement Fillon a plutôt échoué à éradiquer, sans doute par crainte de déplaire à la fois chez les « gagnants » et chez les « perdants » de la mondialisation mais ce phénomène se pratique aussi d’une certaine façon dans les politiques publiques européennes à travers une Politique Agricole Commune qui subventionne essentiellement les grandes exploitations, accélérant d’ailleurs leur endettement, selon le principe de la Division Internationale du Travail.

Cela se traduit par l’élimination de la petite agriculture à la fois devant la grosse agriculture subventionnée mais aussi devant les importations des pays du Sud à bas coût, ne nourrissant plus les populations dans les deux cas , malgré le phénomène de « surproduction » par rapport aux normes (et le gaspillage alimentaire !), et incitant à un interventionnisme public d’assistananat ou de bulle.

 

             Ce raisonnement à « grosse échelle » est nuisible parce qu’il incite aux importations, parce qu’elles sont à un moindre coût direct « apparent » et à l’assistanat, parce que cela semble apparement moins cher que l’aide à l’embauche dans les secteurs productifs

 

C’est pourquoi, avant que la rigueur ne soit vraiment installée, il convient d’entrer dans une logique de petites structures, ancrées territorialement comme des petites entreprises ou…des petites administrations localisées qui seront par nature plus efficaces parce que mieux enracinées dans un territoire.

 

Bien sûr, cela n’exclut pas une intervention étatique qui, mieux que l’abandon stupide du nucléaire, pour des raisons déjà évoquées, pourrait aider à des emplois liés à l’économie durable comme la  fabrication de panneaux solaires.

 

             Je note avec plaisir que le Gouvernement cherche à imposer une journée de travail pour les  bénéficiaires de minima d’assistanat en même temps qu’il cherche aussi à favoriser l’encadrement militaire pour les jeunes délinquants. Encore une fois, s’agissant de l’Afghanistan comme de la Lybie, il s’agit de ne plus intervenir en masse tout en usant les bénéfices de l’intervention (du pétrôle avec le C.N.T. par exemple), ne laissant que quelques vétérans « accompagnateurs » et n’excluant pas la solution de la partition.

Cela renvoie bien sûr à une dimension géopolitique et, à l’heure où l’actualité fait abusivement critiquer la Françafrique, il convient d’utiliser ces liens également de manière économique, important si possible davantage de matières premières (sauf produits agricoles pouvant être produits chez nous en vertu d’une agriculture vivrière qui doit être développée chez eux comme chez nous) . Je suis bien conscient qu’il ne s’agit pas comme pour le Portugal et son ancienne colonie brésilienne de « renversement de tendance » justifié par les nouvelles circonstances mais c’est une piste..

 

                 Une piste désormais davantage exploitable, dès lors que l’on favorise la fin des grandes migrations par la diminution de « pompes aspirantes » et la réhbilitation des frontières, qu’une utopique Union européenne qui, dans sa structure même de « gigantisme » affiché », s’avère incapable d’affronter une crise économique et financière qu’elle a contribué par certains points (délocalisations, encouragement à l’endettement public, interventionnisme en même temps que rigidité monétaire avec les mauvais aspects de tous les côtés) à favoriser, s’avère en tout cas incapable de résoudre. Si je comprends cette volonté gouvernementale affichée de ne pas laisser la crise de propager à tous les pays, l’Allemagne se croyant à l’abri, il serait dommage de miser tout le salut de l’Europe sur cette solution impossible au point d’exclure quelques petites mesures de bon sens qui, comme la réforme des retraites, pourraient contribuer à préserver quelque temps la qualité de la signature comme des taxes sur les produits d’importation.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 17:38

 

                    La période de vacances scolaires semble avoir quelque peu précipité les choses en termes d'évènements rappelant la nécessité d'un désendettement public et privé  des pays occidentaux et cela tombe mal pour notre pays indiscutablement "béni des dieux" aux niveaux climatique, culturel, historique car l'élection présidentielle approche à grand pas et il faut redouter l'arrivée au pouvoir des utopistes socialistes, profitant de la dépendance des citoyens envers l'Etat-Providence mais aussi de l'échec du gouvernement Fillon à faire prévaloir la nécessité de la prise en compte des dimensions nationale et locale y compris dans la sphère strictement économique. Je note d'ailleurs que, ce que cette crise révèle au niveau européen, la propension des régions "périphériques" au climat privilégié du Sud et de l'Ouest du continent qui apparaissent les plus en difficulté après avoir davantage misé sur le tourisme et l'immobilier que sur l'industrie ce qui devrait commencer à nous inquiéter en France où, à la seule exception alsacienne, les régions au plus fort P.I.B. ne vivent "en fait de la spirale de l'endettement public et privé (songeons seulement au poids des dépenses publiques et des organismes bancaires dans les régions au plus forts prix immobiliers où la valeur de la terre n'a encore aucune dimension marchande). A vrai dire, comme l'Espagne et l'Italie mais contrairement à la Grèce, nous disposons encore un peu d'un potentiel industriel mais celui-ci est peu exploité en raison de la monnaie forte que nous impose l'Allemagne qui, comme je ne suis pas un partisan aveugle de l'Union européenne, pourrait très bien servir (c'est le cas de le dire), de "monnaie d'échange" contre la préservation de la survie budgétaire de l'Europe de l'Ouest, condamnée à terme de toutes façons.Que l'Allemagne paye pour les pays latins (le cas grec est "désespéré" car le tourisme nécessite une grosse importation de produits pétrôliers et il vaut mieux un retour brutal au mode de vie traditionnel qui servira d'exemple) ou abandonne l'euro fort qui pénalise ce qui leur reste d'industries (et donc leurs finances publiques), cela doit être aussi simple que cela!

 

Toujours est-il que, loin de reprocher au gouvernement Fillon d'envisager enfin un plan de rigueur à travers quelques mesures plus symboliques que réelles comme la taxation des plus hauts revenus ou l'atténuation des dispositifs d'entretien de la "bulle immobilière" -je préfèrerais d'ailleurs que l'on introduise des contreparties en termes de dépenses sur le territoire à l'abbatement fiscal des retraités plutôt que l'on touche à l'emploi à domicile qui constitue une solution au problème de la dépendance-et de maintenir pour l'instant le dispositif de baisse de TVA dans la restauration ne serait-ce que pour évaluer sérieusement les contreparties après l'échéance présidentielle, je voudrais, tout en me réjouissant du principe d'une taxe Tobin sur les transactions financières qui pourrait comporter un impact plus symbolique que réel, simplement que la seule proposition non totalement dénuée de fondement de Martine Aubry, à savoir une taxe "aux frontières" sur critères écologiques soit envisagée.

 

Explication : comme il s'agit à la fois de concilier l'exigence de maintien de la note "AAA" et de limitation du nécessaire mécontentement des populations ce qui implique avant tout une certaine pédagogie sur l'entraide privée et le retour d'un certain mode de vie traditionnel, il faut apprendre effectivement à aller chercher l'argent où il se trouve sans que cela ne pénalise ni l'appareil productif national ou ce qu'il en reste, ni le patrimoine utile des personnes. On favorisera ainsi évidemment une certaine diminution du pouvoir d'achat mais cela fera prendre quelques bonnes habitudes sans lesquelles la pauvreté deviendra vite insupportable et  ne concernera "que" des produits d'importation-lesquels appauvrissenet au total la nation par les délocalisations et le chomage qu'ils génèrent"-et encore, des produits aux aspects plutôt nuisibles. Encore faut-il, et la référence à l'utopiste socialiste s'arrête là, que cet argent soit utilisé intelligenment  ce qui exclut sa disparition dans le budget général. En clair, le produit de cette taxe doit servir à la fois à une économie durable et, ce qui va ensemble à mon sens, à des emplois localisés là où il y en a besoin: des sommes verséees sur une zone rurale avec friches industrielles ou une caserne venant de former pourraient aider des fabriquants de panneaux solaires à s'y installer sous la condition d'employer et de former des habitants tout en aidant ces derniers à s'équiper en véhicules électriques et à pratiquer l'agriculture biologique ou la chasse. Ainsi, certaines de ces zones deviendraient sans effort budgétaire relativement riches et de manière durable car pilotes, attendu que l'enrichissement consiste aussi à ne pas dépenser plus que de besoin. Ce serait plus efficace économiquement et écologiquement que les mesures de défiscalisation.

 

                        Dans le même ordre d'idées, maintenant que le régime khadafiste s'apprête à tomber , il importe d'exploiter politiquement cette apparence de puissance recouvrée à la fois par rapport à d'autres éventuels régimes hostiles et par rapport aux marchés, non pour se lancer dans des aventures militairement et budgétairement aussi désastreuses que l'Afghanistan mais pour en user intelligement. N'en déplaise aux écologistes, la France doit préserver son potentiel nucléaire pour "peser" et pour exporter en finançant ainsi nos énergies renouvelables. Et en profiter en attendant pour utiliser nos forces armées au service de notre rigueur, par exemple en épaulant les forces de police dans le contrôle des frontières pour bloquer toute immigration illégale.

 

Cela peut, je le sais entraîner des rétorsions notamment contre nos exportateurs et au détriment des investissements étrangers. Mais à partir du moment où le peu de croissance qui subsiste ne se fait qu'au prix d'un endettement nous conduisant de toutes façons à la perte de la note "AAA" avec les conséquences dramatiques que cela entrainerait si nous n'avons pas préparer l'avènement de l'économie durable de proximité, pourquoi ne pas essayer de mettre en place cette dernière tout de suite de surcroit en économisant a priori des deniers publics.

 

Et puis, il s'agit aussi d'introduire une double condition de participation à l'effort individuel et collectif à la mise en place de l'économie durable de proximité-les agriculteurs "bénéficiant" eux-mêmes de subventions ne seraient pas en mesure d'y rétorquer quoique ce soit surtout si l'on pénalise un peu les produits d'importations et que l'on facilite les curcuits directs par cette occasion- et d' insertion culturelle des personnes dans la région où ils feraient souche (cela peut aller jusqu'à des efforts d'apprentissage de la langue nationale ou régionale), attendu que l'exigence "comportementale" serait particulièrement surveillée pour les personnes dont la famille serait arrivée "récemment". C'est l'occasion de valoriser les solidarités naturelles privées lesquelles excluent le déracinement individualiste qui rend les personnes paradoxalement plus dépendantes de l'Etat-Providence aussi bien que des mécanismes de (sur)endettement privé liés à la (sur)consommation.

 

En attendant la mise en place de procédures de déchéances de nationalité pour délinquants condamnés que je crois nécessaire pour ces prochains mois ne serait-ce que pour éviter un vote stérile mettant en danger notre pays lors de l'échéance présidentielle prochaine mais serai-je entendu sur ce point? Ce serait une mesure de bon sens rendant crédibles les discours sarkoziens tout en laissant à l'Etat la possibilité plus structurelle mais néanmoins urgente, au moment où la pauvreté touche de plus en plus de personnes, de travailler à réduire ce cancer de l'assistanat qui veut que les emplois "à forte valeur ajoutée", d'ailleurs menacés aussi par la délocalisation des bureaux d'études, et à l'effet économique limité par les importations nécessaires au maintien du train de vie et à la spéculation immobilière, laissent sur la touche un certain nombre de personnes que l'on préfère assister pour qu'elles ne se révoltent pas au lieu de les faire travailler lorsqu'est c'est possible...ou s'insérer dans la société traditionnnelle lorsque cela ne l'est pas.

 

Le Gouvernement n'échappera pas à cette problématique et c'est pourquoi quelques interventions publiques de bon sens, au besoin au détriment des produits et des populations issus d'outre-frontières pour pallier le problème du coût initial, doivent compenser la nécessaire cure d'austérité imposée par les circonstances...pourvu qu'il s'agisse d'emplois durables et immédiats ou que les solidarités privées puissent pallier ce qui implique une certaine intégration à un terroir qu'il faut revaloriser avant même de verser aveuglément de l'argent aux nouveaux arrivants.

 

N'en déplaise au "Capital" de cet été, le modèle économique et social actuel n'est pas si bon que cela puisqu'il génère un fort endettement et un certain retour à la société traditionnelle enracinée, en alliant des mesures de rigueur et des interventions ciblées, semble nécessaire pour préserver les éléments objectifs du potentiel qui y sont relevés (sur le plan scientifique notamment). Car ce n'est pas parce que quelques multinationales profitent de la mondialisation que la France en profite elle-même, si l'on a l'honnêteté d'admettre que l'on utilise le surendettement public comme mauvais remède à la mondialisation.

 

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 16:06

               Les prises de position récentes du député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca, que nous ne pouvons qu'approuver, visant notamment à traduire les déclarations présidentielles sur certains sujets sensibles comme l'insécurité dans la réalité, ne peuvent pas sembler déconnectées d'une réflexion sur la nécessité d'un retour au réel impliquant une responsabilisation individuelle et collective et une saine valorisation de l'identité où la défense du caractère "franchouillard" illustré notamment par l'apéritif "saucisson-vin rouge" ne doit pas être conçue comme une marque d'agression à l'encontre des autres identités.
 
Qu'il s'agisse de la morale privée et publique mise en jeu dans l'affaire "DSK" comme de l'incivisme des institutions bancaires ou autres acteurs privés n'hésitant pas à imposer des mesures d'austérité dramatiques aux peuples européens pour des raisons absurdes et, surtout, à vendre des actifs (immobilier, infrastructures, terres) à des prix exorbitants pour des indigènes, il faut rappeler que c'est en ensemble, un système de valeurs qui s'est retrouvé relativisé.
 
J'élaguerais rapidement-on n'en a que trop parlé dans les media- le sujet correspondant au destin de celui qui était censé être le meilleur candidat à l'élection présidentielle 2012 pour observer simplement que, à force de se garder de tout jugement "moral" sur les hommes politiques (et peut-être les pays anglo-saxons ont ils pour une fois une certaine longueur d'avance), le voyeurisme s'installe nécessairement à la moindre suspiscion s'il s'agit d'un personnage qui, sur le plan sexuel, semble en oublier jusque les notions de limite et de crédibilité même si l'on part du principe de la "ralation consentie" (à midi, avant de prendre l'avion!). Et c'est aussi sur la question des limites à l'immoralité publique que les acteurs "investisseurs institutionnels" privés sont justement épinglés
Songe-t'on simplement que les règles prudentielles concernant les ratios de fonds propres des banques accordant un crédit se traduisent en pratique par une "tritrisation" ou un transfert de "créances douteuses", faux actifs devenant de "vrais passifs" potentiels-un peu comme les ventes de matériel militaire français à la Grèce "à découvert",  vers d'autres institutions et que c'est cette immoralité latente, encouragée  qui se trouve la vraie responsable.
 
                  A la source de cette immoralité latente? La déconnexion du réel, entretenue par les bulles spéculatives, les Etats-Providences surendettés, et leur complice, l'euro, véritable encouragement à l'incurie budgétaire autant qu'il pénalise les exportations pour la plupart des pays de l'Union européenne. Combien paraissent alors les expressions "tu travailleras à la sueur de ton front" et "tu ne voleras pas le bien d'autrui" obsolètes!
 
Bien sûr, l'on se plaint davantage, à l'instar des (ir)responsables du Parti Socialiste découvrant tardivement les vertus de la morale autant que de la présomption d'innocence et oubliant que l'incurie budgétaire favorise inéluctablement les défaillances des services publics, de la faiblesse du pouvoir d'achat quitte à, ce n'est pas le moindre des paradoxes, à encourager l'achat massif de produits issus des importations en raison de leur faible coût-tout comme leurs camarades "Verts" encouragent les produits "bio" émanant de l'autre bout de la planète- alors même que le même recours aux importations provoque inéluctablement délocalisations, déracinement, chômage et misère sociale.
 
Evidemment, une taxe aux frontières, différente-en vertu d'un système d'écluses-selon le degré de proximité économique, sociale, écologique ou "identitaire" (ce qui va ensemble comme je l'ai démontré dans un précédant article) renchérit inéluctablement le prix d'une partie des produits de consommation courants, provoquant de fait une certaine "décroissance" prônée d'ailleurs par certains écologistes. Mais outre que ce serait le moyen de lancer une certaine "économie verte" précisément, basée sur le tryptique panneaux solaires-voitures électriques-agriculture biologique sans amputer d'autres secteurs bénéficiant de subventions d'ailleurs injustifiées, ce serait un moyen certes radical, à un moment où le déficit commercial s'aggrave dangereusement, de rétablir un certain équilibre tout en responsabilisant les consommateurs. Voilà une excellente forme de "TVA sociale"!
 
Il convient aussi et surtout de limiter les dépenses de la Sécurité Sociale et  ce, aussi bien en déremboursant l'interruption volontaire de grossesse qu'en diminuant des allocations familiales qui contribuent à attirer et entretenir la "misère du monde" sur notre territoire pour, là encore, prôner un "retour au réel" basé sur la notion de famille responsable.  Il en va de même des "solidarités naturelles" de toutes sortes!
Cela permettrait de redonner une fierté aux peuples consistant à ne pas vendre leur patrimoine pour préserver un "train de vie" de court terme mais au contraire, sans cesser d'utiliser les recettes touristiques,  d'en faire un atout "identitaire" que le label "Made in France" pourrait conforter.
Cela peut être douloureux mais   davantage prometteur sur les moyen et long termes.
 
                                   Il ne s'agit pas bien sûr de réintroduire des critères ethniques dans l'identité nationale ni même au sein des identités locales mais de supprimer la seule motivation des prestations sociales versées par notre Etat-Providence surendetté comme lien "identitaire" factice qui fonctionne d'ailleurs de moins en moins. Ce n'est pas les moyens qu'il manque à nos forces de police mais la légitimité d'un arsenal répressif auprès des populations déracinées, même si des unités de l'armée de terre pourraient ponctuellement quadriller certains quartiers....ou les frontières ce qui serait davantage conforme à leur raison d'être.
 
De plus, lorsque l'on voit désormais les insurgés "piétiner" en Lybie occidentale (sachant qu'il n'est pas question d'une intervention "occidentale" terrestre qui aurait le contraire de l'effet "recherché) alors que la partition s'impose et la mort d'un soldat français du à un tir fratricide en Afghanistan (alors que je n'ai jamais contesté l'intérêt de vétérans "en mission" au sein des troupes officielles afghanes), on peut légitimement prôner désormais un usage de nos armées en fonction de nos seuls intérêts. ...et en fonction d'objectifs réalisables! Les retraits ne doivent évidemment pas se faire dans une "précipitation" surmédiatisée et doivent laisser la porte ouverte aux possibilités d'approvisionnement de matières premières. éventuellement des "biocarburants" dans les zones forestières incendiées par exemple!
  
  C'est un travail en profondeur de responsabilisation, de moralisation et de réappropriation des racines dont nos peuples ont besoin et cela devient d'autant plus urgent que la mauvaise conception du "libéralisme" lié aux bulles spéculatives a pour partie décrédibilisé la droite gouvernementale et que le recours à la gabegie socialiste serait la pire des solutions pour notre pays, empêchant précisément cette responsabilisation que j'appelle de mes voeux.

 

Il apparait de moins en moins douteux que la contagion de la "crise obligataire" va gagner peu à peu toute l'Europe, malgré l'importance des sommes déversées en Grèce et, en raison de l'inévitable austérité d'ailleurs inhérente à l'"euro fort" et que, plutôt que faire preuve autant de complaisance abusive envers les "investisseurs institutionnels" autant que de démagogie coupable à l'endroit des populations, le sentiment d'appartenance et l'économie réelle de proximité doivent être valorisés éventuellement au détriment du reste.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Mouvement pour la France
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 19:12

 

 

 

 

   Il est inutile de s'attarder sur les faits mêmes qui font heureusement l'objet d'une instruction judiciaire, dont on peut regretter qu'elle se fasse à grand renfort de battage médiatique et d'argent facile, dans les deux "camps",  et faire simplement remarquer que, si "complot" il y a eu, force est de constater que la personnalité de "DSK", prompte au sexe, à l'argent et à la malsaine "ivresse du pouvoir" qui en découle, s'y prêtait tout à fait.

Il reste que l'on pourrait se poser la question "à qui profite le crime?" et se dire que, si c'est une incontestable bonne nouvelle pour la France que cet individu n'accède pas aux destinées de notre pays bimillénaire-imaginez les incidents diplomatiques avec les pays "puritains" ou musulmans-, on peut a contrario se demander si les "pays émergents", désormais lassés de payer pour un Occident surendetté et incapable d'envisager la vie autrement qu'en achetant à crédit leurs produits pas chers mais ruineuses en raison des pertes d'emplois induites, ne seraient pas prêts d'en profiter pour inverser le "rapports de force" introduit par-et c'est là qu'apparait le socialisme authentique du personnage- la dimension keynésienne de l'ex-directeur du F.M.I. qui, plus conciliant envers la zone euro qu'avec l'Argentine ou la Malaisie il y a quelques années, a incité à des "plans de relance"  qui, pour nécessaires qu'ils aient été au début-contrairement à la jurisprudence stupide de la Cour de Justice des Communautés Européennes- ont dévoilé dans un second temps leur caractère excessivement coûteux pour les finances publiques et obsolète, une partie de cet argent déversé n'ayant aucune chance d'être remboursé autrement que par une vente massive des actifs infrastructurels et patrimoniaux aux plus puissants des "pays émergents".  Effectivement, ces achats constituent une rentrée d'argent pour l'Union européenne qui, compensant en petite partie-le niveau effrayant du déficit commercial de la France montre bien le caractère illusoire de cette "compensation"-l'impact des délocalisations vers les "pays émergents", permettent pour partie à la très américanisée-rappelons que l'affaire "DSK" a éclaté quasiment le jour même de la mise en faillite des Etats-Unis d'Amérique- ministre de l'Economie et des Finances de se féliciter d'une certaine reprise de l'activité et baisse du chômage, elle dont le dossier judiciaire relatif au "règlement douteux" de l'affaire Tapie (au détriment du contribuable là encore ce qui prouve que les "élites" ne montrent pas encore l'exemple aux Français en termes d'argent public comme il le faudrait) vient d'être renvoyé au 8 juillet, faisant du coup peser une "incertitude" délicate sur la validité de sa candidature au poste rendu vacant par la démission de "DSK".

 

                    On peut d'ailleurs douter de ses compétences d'économiste mais puisque l'argument est évoqué et qu'il n'y pas d'autre Français "crédible", jouons donc le jeu avec la réserve judiciaire que je viens de donner et à la condition d'une véritable marge de maneouvre pour nous laisser le temps de nous préparer aux périodes de "vaches maigres" à venir au besoin en contrant les intérêts des pays émergents et même des Etats-Unis d'Amérique, que les difficultés budgétaires mettent directement en concurrence avec nous pour la rechercher des fonds au moindre coût possible . L'idéal serait qu'elle sollicite un accord avec la toute jeune Aurélie Trouvé, qui, en tant que président d'A.T.T.A.C., présente au moins l'avantage de soutenir l'idée, dont on peut douter de la réalisabilité en l'état ceci dit, de taxes sur les mouvements de capitaux alors que, à mon sens, taxer les produits d'importation en fonction de système d'écluses serait déjà pas mal, à condition d'allouer directement le produit de ces taxes à certains investissements favorisant l'autonomie énergétique et alimentaire et non d'alimenter un "Etat-Providence" qui continuera de favoriser les importations en pénalisant la production.  Le fait est que, sous l'impulsion notamment des députés de "Droite Populaire" mais aussi du ministre Laurent Wauquiez, peut-être aussi de la semonce provoquée par des sondages donnant Marine Le Pen en deuxième position derrière "DSK", la droite gouvernementale a fait "bouger les lignes" plutôt dans le bon sens ces derniers mois, retrouvant un peu les accents de la présidence française de l'Union européennne, comme je l'ai évoqué dans mon dernier article en rappelant quelques propositions de lois en matière judiciaire ou sociale. Le ridicule désavoeu infligé par une classe politique gavée d'utopie social-libérale aux propositions de bon sens de Monsieur Wauquiez concernant le cancer de l'assistanat, lequel aurait eu indirectement en outre le mérite de s'attaquer indirectement à ce deuxième cancer lié que constitue l'une immigration massive qui alliène nos forces vives et de manière plus réaliste que ce que proposent les ténors de "l'extrême-droite", pourrait en soi être infirmé intelligemment. Par exemple, le plan d'aide aux éleveurs victimes de la sécheresse-l'idée de faire acheminer du foin depuis le Béarn et le Pays Basque avec l'aide de la S.N.C.F. et de l'armée étant excellente en soi- renforce encore la dépendance des agriculteurs envers l'argent public et c'est peut-être justement le moment d'obliger ces derniers à accepter de prendre en charge des personnes bénéficiaires de minima sociaux afin de faciliter un "retour à la terre" comme moyen de rompre la logique de l'assistanat.

 

                      Bien sûr, au risque de me répéter, cela ne  "fonctionnerait" qu'au prix d'une (re)valorisation du "sentiment d'appartenance"-je dirais qu'à la limite, peu importe que les "bénéficiaires" soient des indigènes ou des allogènes pourvu qu'ils soient réellement attachés à notre pays et que c'est justement l'intérêt d'une diminution des prestations sociales que de provoquer un "tri" indirect".  Cela implique de réhabiliter l'idée d'une "économie informelle", fonctionnant sur les anciens réseaux de solidarité et les activités "traditionnelles", véritable alternative au "social-libéralisme" mondialisé qu'incarnait "DSK" et dont les "pays émergents" ne veulent plus avec raison-mais il faut simplement prendre garde de ne pas les laisser s'emparer des commandes trop "brutalement"-, ce qui permettra d'économiser un peu pour en réserver  à l'"économie verte", tout à fait compatible avec la première pourvu qu'il s'agisse de "créer" des emplois locaux (pourquoi pas dans le photovoltaïque) et, ce n'est pas antinomique, dans les secteurs stratégiques, réservant peut-être, après une période de transition où la surconsommation serait pénalisée au profit des usines nationales de panneaux solaires, le nucléaire aux approvisionnement d'urgence dans certains secteurs industriels à forte dimension stratégique et à l'usage militaire.

Car je crois, et c'est là encore une fois la dimension "géopolitique" de l'affaire "DSK", qu'il faut bien davantage miser sur la préservation de notre indépendance militaire que sur le F.M.I. pour assurer notre survie, ce qui implique sans doute, de "rationnaliser" nos interventions militaires. Autant c'était une excellente chose d'empêcher Khadafi de réduire l'insurrection cyrénaïque en testant nos dispositifs aériens comme c'était une excellente chose de traquer un peu les taliban afghans en "aguerrissant" un peu nos soldats, autant il serait stupide de s'"embourber" au-delà de ce que nos intérêts vitaux exigent d'autant plus que, sauf pression chinoise, on ne peut plus demander aux Américains de nous y aider. 

                               En d'autres termes, il faut davantage compter sur la rationnalisation de nos dépenses publiques amenant le recouvrement d'une certaine indépendance que sur le F.M.I. et la complaisance de son directeur envers un "keynésianisme mondialisé" obsolète pour empêcher l'engrangement d'une spirale fatale générée par l'impossibilité objective des Etats surendettés "fragile" de la zone euro de rembourser les Etats surendettés "encore solides" dont, grâce à notre climat, notre histoire et à notre patrimoine -encore faut-il que nous ne les "bradions" pas uniquement pour préserver notre train de vie artificiel- nous faisons partie...jusqu'à quand?

On peut même se demander si "DSK" n'avait pas vu l'inéluctabilité de cet engrenage ou l'incompatibilité des mesures à prendre avec son programme et ses idées "social-libérales" pour, cédant à l'un de ses travers psychico-physiologiques unanimement connus et reconnus y compris dans le "Boboland" français (comme l'affaire  Tristane Banon le laisse clairement penser) pour échapper à un destin tragique sachant que son statut de milliardaire expatrié lui laisse une chance d'espérer une fin sereine outre-Atlantique.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Centre National des Indépendants
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