Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 13:00

                     Cette fois,et malgré le pugnace volontarisme affiché notamment sur le plan "intergouvernemental" du chef de l'Etat qui ne demande parfois qu'à être mis en pratique, sauf justement quand il s'agit de l'euro surtout sur le mode "rachat de titres par la BCE" dont la survie ne fait qu'éviter sur le court terme des sacrifices pourtant indispensables en cette période électorale où la démagogie l'emporte sur le réalisme et la pédagogie, nous allons le voir, il est clair que le nécessaire travail de préparation à la dégradation de notre dette souveraine est commencé et, s'il ne s'agit que de ce travail, cela n'est pas une mauvaise chose d'autant plus que, si elles ont été incapables d'anticiper la crise des supprime, les agences pointent désormais le doigt sur la caractéristique du modèle français reposant sur la seule consommation. C'était d'ailleurs le sens de mon dernier article et il me semble opportun maintenant de noter que, si je comprends la "précipitation" des politiques à s'en remettre à des organismes supranationaux avant cette dégradation, ces derniers ne constitueraient pas davantage une solution que n'a constitué l'euro par rapport aux déficits publics qu'il n'a fait qu'encourager.

                 Effectivement,si la France perd son "AAA" ce qui semble de plus en plus probable, le seul intérêt du FESF ainsi que du MENESF, à savoir assurer des taux d'intérêt stables et peu élevés pour l'ensemble de la zone euro, disparait à moins d'espérer que l'Allemagne accepte rapidement une modification du statut et du rôle de la BCE ce qui est tout l'objet du débat institutionnel actuel. Cela n'est certes pas absurde de l'espérer tant l'Allemagne "profite" de l'"euro fort" pour exporter ses produits industriels vers les pays latins mais cela peut aussi lui coûter cher et il n'est d'ailleurs pas certain que les Allemands n'aient pas intérêt à une dévaluation de l'euro;dans le monde latin y compris pour le tourisme littoral. Ces organismes supranationaux risquent de ne pas avoir davantage de crédibilité financière que les Etats surendettés et ce, alors que l'éloignement entre les peuples et les décisionnaires contient nécessairement beaucoup d'approximation dans l'exercice et l'évaluation des politiques publiques. Cet éloignement des peuples de trouve déjà matérialisé en pratique en Grèce et en Italie avec la nomination à l'exécutif d'"experts" non élus mais se trouvait déjà à l'oeuvre en pratique avec le détournement des résultats de referendum ayant notamment abouti à un traité de Lisbonne dont on envisage aujourd'hui la modification dans un sens "keynésien"-après avoir fait de la surenchère en sens inverse avec "l'euro fort"- voire à l'interdiction de consultation de l'opinion aussi bien dans le pays le plus atteint initialement que, pour des raisons opposées, dans une Allemagne à la population structurellement réticente à l'idée même d'aider les "mauvais élèves" ce qui compromet bien sûr le projet européiste lui-même. Mais justement celui-ci est-il "tenable"?

                    Comme le fait remarquer le très atlantiste site Atlantico, cette crise est la plus importante depuis 1945 dans la mesure où elle est devenue une crise politique avant d'être une crise économique. En effet, si les Allemands ont largement profité de l'euro fort et si ce n'est pas le cas des Etats méditerranéens et atlantiques, ils ne sont pas prêts à payer pour les populations de ces dernières soit encouragées soit réduites à l'oisiveté-au sens industriel et même agricole du terme-;mais n'entendant pas pour autant renoncer à leurs "avantages acquis" liés à un "cadre de vie"plus privilégié et...à la capacité de surendettement jusque là permise par l'euro! C'est donc, à l'image de la bulle immobilière espagnole, une "bulle" qui s'est constituée et qui ne pouvait qu'éclater, le problème "interne" aux pays européens non germaniques résidant dans la difficulté à retrouver le mode de vie qui les rendait jadis moins "dépendants". Des solutions au cas par cas peuvent être trouvées, on le voit aujourd'hui avec le Portugal qui a conservé une structure sociale assez traditionnelle et des liens privilégiées avec des anciennes colonies aujourd'hui en plein essor mais il apparait justement que ce sont des solutions au cas par cas et non une solution globale. Confirmant d'une certaine façon les résultats des quelques referendum organisés avant la crise chez plusieurs peuples européens,les sondages permettent d'aujourd'hui d'évaluer les réticences des peuples européenns à la supranationalité européenne-réclamée par certains comme l'ultime solution et ce, qu'il s'agisse des peuples les plus touchés et les plus dépendants en apparence-au point que l'on a interdit à M.Papandreou d'organiser un referendum dans son pays-, du peuple amené à garantir les dettes de tout le monde-il est vrai qu'Angela Merkel vise surtout à imposer peut-être trop tard les mêmes astreintes que les Allemands se sont imposés eux au lendemain de la réunification en termes de compétitivité- que, véritable intermédiaire entre les deux en raison de l'excellent niveau de son potentiel historique, géographique et "infrastructurel" compensant pour partie le niveau abyssal de la dette, guère très éloigné maintenant de l'Italie et surtout excessivement dépendant de l'étranger (milliardaires pour l'immobilier et institutions chinoises pour la garantie du M.E.S.F. sans parler des détenteurs d'O.A.T.), notre pays dont la maladie n'est parfois pas (encore) assez perceptible par nos concitoyens. Justement, il est exact que les bureaucrates euromondialistes-je me permets pour une fois cette terminologie populiste- qui, à l'instar des politiques élus et des financiers, raisonnent sur le très court terme, prétendent préférable la garantie de l'euro et insistent sur les désavantages apparents immédiats d'un certain protectionnisme, en termes de pouvoir d'achat notamment, se réconciliant ainsi avec des syndicats gauchistes qui font de l'irresponsabilité publique un projet politique.

                       Sont-ils perceptibles ainsi, je ne sais mais il est exact aussi que les populations doivent assumer cette prise de position euroréaliste salvatrice même si cela implique quelques sacrifices de court terme et que les effets désagréables d'un démantèlement de la zone euro doivent être anticipés d'autant mieux qu'ils seraient plus utiles à moyen terme qu'une rigueur budgétaire certes nécessaire mais souvent aveugle lorsqu'elle est dirigée par des élites éloignées des populations. Or, le débat actuel sur le nucléaire, attisant une opposition peut-être salvatrice entre socialisme consumériste et malthusianisme écologiste, met l'accent sur la nécessité de concilier un certain potentiel public stratégique que le nucléaire garantit avec la nécessité de préparer l'avènement d'une société où la consommation ne pèse pas davantage que la production et impliquant aussi bien l'encouragement des énergies renouvelables et de l'agriculture biologique-sur le territoire national- que la préparation à un monde où l'on vit moins "au-desssus de ses moyens" grâce à la gabegie publique et à la spéculation financière. Nous n'adhérons pas à la vision "pseudo-écologiste" d'espaces naturels sanctuarisés traduisant surtout l'irréalisme de "bo-bo" oubliant la nécessité écologique de certaines activités traditionnelle comme la chasse mais plutôt en l'idée une saine répartition de la population, respectueuse de l'équilibre naturel, que justement cette "concurrence déloyale" menace le plus tout comme en pratique la bureaucratisation excessive européiste de la P.A.C., laquelle encourage excessivement la monoculture au détriment de l'agriculture vivrière et au détriment de l'agriculture elle-même dans certains pays comme la France- qui sur ce point n'a rien à envier avec le kafkaïsme du système administratif français qui au moins prétend incarner une légitimité nationale.

                                  Reste que ce n'est pas la bureaucratie qui "crée" l'identité "positive" mais plutôt un ensemble de données imbriquées et non formalisées associant des particularités culturelles ou ethniques et des considérations historiques et géographiques? Il est à ce titre révélateur que des régions aussi différentes que l'Alsace ou l'Euskadi présentent en commun un fort particularisme en même temps qu'une certaine réussite économique, double caractéristique que l'on trouve aussi en Vendée en raison d'une approche résolument humaine, sociale et "identitaire" au bon sens du terme dans la politique publique du conseil néral. Au moment où la Chine renonce à abonder les "fonds de soutien" européens et où l'Allemagne "marchande" avec la France une part d'austérité "compétitive" contre une part de "keynésianisme européen", il est plus que nécessaire que les peuples se "prennent en main" et, au lieu d'attendre la manne publique qui vient à se tarir, assument aussi bien une recherche d'autonomie alimentaire qu'ue véritable solidarité "identitaire". L'affaire du retour du Monsanto le prouve, il n'y a pas d'économie responsable sur les plans écologique et social sans un volontarisme national et "identitaire" impliquant une prise de distance allant vers une indépendance de l'argent facile émanant aussi bien des organismes publics légitimes (national) ou non (européen) que des lobbies profitant de cette situation pour influencer abusivement les politiques à l'instar des "agences de notation". Oui, cela implique des "sacrifices" que les valeurs d'une société traditionnelle basée sur le voisinage, la famille et l'effort peuvent pallier et c'est tout le sens du terroir comme seul vrai remède à la crise, notion dont l'Union européenne s'éloigne par définition.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Chasse Pêche Nature Tradition
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 13:12

                  Au moment où il me semble de plus en plus vain d'opposer la seule construction européenne au risque de gabegie socialiste, celle-ci permettant celle-là et il n'est que de constater le "keynésianisme" de mauvais aloi affiché par l'Union européenne qu'il s'agisse de rachat d'obligations publiques par la B.C.E. ou des "mécanismes de soutien" qui se traduisent en pratique uniquement par de couteux organismes publics supplémentaires, dont le seul avantage par rapport aux P.I.G.S. consiste dans le différentiel de taux d'intérêt, lequel pèsera fort peu de choses lorsque la France, deuxième économie de la zone euro de par son potentiel "historique" et par sa consommation ruineuse à terme, aura perdu son fameux "AAA".

C'est pour éviter cette dégradation peut-être inéluctable-cela dépend de l'attitude des créanciers par rapport à ce qui est fait (le renforcement à court terme des créanciers) et ce qui devrait être fait (la valorisation de la production au besoin au détriment de la consommation)- que le Gouvernement Fillon vient de lancer un nouveau "plan de rigueur" qu'il convient d'analyser ici.

 

            Passons sur le lieu de déroulement de ce G20 qui, s'il n'est pas inutile de pousser ainsi l'hotellerie -restauration maralpine à quelques dizaines de kilomètres d'une Italie en déshérence, confirme peut-être le mauvais signal constitué par le aides aux "privilégiés de l'économie mondialisée et  financiariée alors que l'excellent député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca vient justement de déposer un amendement allant dans le sens d'une necessaire exemplarité de "élites" dans la rigueur.

A première vue, malgré tous les sondages montrant l'attachement des Français au "protectionnisme et la dégradation de notre balance commerciale sans parler de l'impact des délocalisations se poursuivant sur nos finances publiques et, il faut le dire, privées, le Gouvernement Fillon persiste dans la volonté de taxer nos entreprises plutôt que celles des pays émergents.

Il est vrai que les restaurateurs n'ont pas trop respecté leurs engagements liés à la nécessaire mesure-pour laquelle nous nous sommes tant battus- de TVA à taux réduit dans la restauration, maintenant ainsi le potentiel de "concurrence déloyale" des Mac Do et autres "fast-food" et que le secteur du batiment n'a sans doute pas assez construit là où il faudrait en fonction d'une vision équilibrée de l'aménagement du territoire et que c'est peut-être un moyen de le faire sentir.

Par ailleurs, il n'est peut-être pas inintéressant de chercher à rééquilibrer le différentiel de fiscalité entre grandes entreprises et P.M.E. au profit de ces dernières et c'est une excellente chose que de réformer encore le système des retraites, seul à même de diminuer la dépenses publiques sans diminuer en même temps les recettes publiques, les retraités n'ayant souvent pas encore un mode de consommation approprié à une vision "patriotique" de salut public.

Pourtant, un relèvement du taux de T.V.A.  permet d'ouvrir la voie "intellectuelle" à ce que je réclame depuis longtemps soit un report de la taxation du travail "indigène" vers la consommation, seule à même de briser la spirale "infernale" d'une consommation alimentant les productions industrielles des "pays émergents"- même si à court terme, on peut comprendre que ces derniers aient encore intérêt à sauver la consommation assistée de l'Union européenne mais à quel prix?- , dans le sens où la question de la taxation de la consommation à la base de produits importés, ces derniers l'étant malheureusement déjà- ne serait plus taboue et c'est sans doute l'une des mesures les plus nécessaires tout en étant impopulaire à court terme.

Evidemment, comme ce type de mesure n'interviendrait que pour le prochain exercice budgétaire, l'impact sur le "sacro-saint" pouvoir d'achat ne serait pas perceptible avant l'élection présidentielle et c'est pourquoi il est dommage de ne pas prévoir cela dès maintenant mais l'on peut penser que d'autres "collectifs budgétaires" remettront le sujet  sur le tapis devant l'inéluctable insuffisance des fonds de soutien européen à gérer une crise de manière globale dans une zone non "économiquement optimale".

Ce type de mesure permettrait d'ailleurs de faciliter, seul gage d'une véritable souveraineté diplomatique et financière, le recouvrement d'une "souveraineté" industrielle, alimentaire et énergétique-au titre de quoi je préfère mille fois que l'on utilise des taxes sur importation pour financer l'installation d'entreprises de fabrication de panneaux solaires dans le Nord-Est de la France plutôt que l'on cherche à démanteler trop rapidement un secteur nucléaire assurant la sécurité énergétique et stratégique de la France- ce qui, en dehors des personnes conscientes d'avoir perdu leur emploi à cause de la mondialisation, peut ne pas paraitre populaire et c'est pourquoi il faut le mettre en place maintenant pour une entrée en vigueur après l'élection présidentielle.

En effet, les personnes aisées seront ainsi contraintes de participer à l'effort de cohésion nationale et les retraités du "Baby-Boom" seraient ainsi associés à leur propre financement de retraite et de santé lorsqu'ils reviendraient en  France se soigner- surtout s'ils dépensent abusivement leur retraite à l'étranger ce qui pourrait à la limite être surveillé aussi par des moyens encore à imaginer- ce qui ne serait pas illégitime tandis que les personnes constituant l'immigration d'assistanat seraient incités à s'intégrer ou repartir et que, de manière générale, les bénéficiaires de "revenus d'assistanat" seraient incités soit à s'auto-alimenter (je ne suis pas contre la mise à disposition de terrains en friche) soit à travailler (je ne suis pas contre l'aide aux entreprises en ce sens). Et concernant les classes moyennes, ce serait le gage de leur sécurité (dans tous les sens du terme car l'effort de sécurité publique les concerne lle-même), sous réserve d'un effort pédagogique, de la baisse de leurs prélèvements obligatoires par amélioration des finances publiques, mais cela implique évidemment pour ces dernières une compensation sociale qui accompagnerait la remise au cause d'un certain fonctionnement individualiste où les "solidarités privées" soient encouragées et responsabilisées, qu'il s'agisse d'entre-aide, de réseaux associatifs ou de circuits alternatifs liés à "l'économie solidaire".

 

Maintenant, cela pose la question de la cohésion nationale et des cohésions locales dans une société où l'Etat-Providence a paradoxalement encouragé l'individualisme au détriment  des "communautés naturelles" et c'est pourquoi la reconstitution des ces dernières comme seul palliatif à la crise me semble nécessaire.

 

Cela ne se fera pas sur un effort de "retour au réel" (avec une économie moins basée sur la spéculation et une société moins basée sur l'assisanat anonyme) et sur une réappropriation des racines, excluant les discours de "repentance" inappropriés et facilitant la démarche de projet de vie "ensemble".

 

Mais cela dépasse sans doute de simples considérations "électorales" basées sur un consumérisme de court terme...sauf si les notions de protection, de réhabilitation des identités et sociétés traditionnelles et d'exemplarité des élites (financiers, politiques, hauts fonctionnaires) sont mises en avant.

 

Le peuple et les peuples de France ont déjà traversé des périodes difficiles dans leur longue histoire, s'il s'agit de faire des efforts "ensemble" avec les seules personnes partageant la nécessité de la fierté de leurs racines (et non la seule dépendance envers un Etat-Providence obsolète) et d'un retour au réel y compris dans la manière de fonctionner économiquement, socialement et écologiquement avec solidarité de voisinage, jardinage et pèche, économie durable et, à condition que les intrus ne soient pas encouragés à rester, la traversée de cette crise sera salutaire.

 

La condition de la souveraineté comme de la liberté, c'est la capacité d'autosuffisance à ses besoins, laquelle ne signifie pas l'autarcie, mise en place d'obstacle à tout échange, mais une certaine autonomie dans des secteurs "vitaux" comme en matière alimentaire ou énergétique.

 

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 16:34

          Malgré nos régulières mises en garde tendant notamment à instaurer des mesures de type protectionniste dans la continuité de la présidence française de l'Union européenne et appelant au réalisme quant aux perspectives de croissance du P.I.B. au moment de l'élaboration du projet de loi de finances pour 2012, la mise sous surveillance de la note de la France par l'agence Moody's pour une période de trois mois est venue confirmer les oiseaux de mauvaise augure.

Il semble que, depuis l'affichage de reconversion municipale du Premier Ministre, ce dernier semble s'être attelé au projet pharaonesque du "Grand Paris"-les petits élus ruraux s'en sont malheureusement souvenus à l'occasion des élections sénatoriales du 25 septembre dernier- tandis que son ministre des Finances François Baroin tenait un discours trop peu crédible pour assurer la sérénité de tous sur  la survie de la "zone euro" en incluant la Grèce, tout en appelant au renforcement du Fonds Européen de Stabilité, que, seul grand pays occidental à ne pas voir désormais planer la menace de dégradation, l'Allemagne veut maintenant plafonner à 440 milliards d'euros, lesquels ne suffiraient évidemment pas en cas de propagion de la crise à l'Italie, à l'Espagne et, puisque cela commence à être l'actualité, à la France.

 

               Les prémices n'ont évidemment pas manqué, poussant ainsi sans doute au début du rapatriement des forces engagées en Afghanistan, ce qui n'est pas un mal en soi si on sait utiliser les soldats autrement pour quoi pas en complément des forces de l'ordre aux frontières ou aux limites des "banlieues", et, si l'on peut mettre en cause au premier chef les politiques, ceux qui font surenchère de démagogie n'étant pas les plus crédibles et des financiers peu scrupuleux ainsi que, pour n'épargner personne, nombre de "profiteurs" de la gabegie publique, il importe aussi de responsabiliser avant tout les citoyens dans le sens d'une "sobriété" voulue.

En effet, le système démocratique n'est compatible qu'avec un fort degré de responsabilisation des citoyens à la chose publique, responsabilisation qui peut se trouver atténuée par la dépendance irrationnelle au consumérisme, lequel incite notamment à préférer consommer en ruinant notre économie locale qu'à contribuer à celle-ci ou à diminuer la dépendance en l'"Etat-Providence" selon une saine conception de l'écologie. J'en profite à cet effet pour indiquer qu'une dégradation de la note française aurait surtout pour effet de mettre en difficulté certains secteurs parapublics dont les salariés au statut privilégié (ce qui ne les empêche pas de faire grève régulièrement) sont entretenus par la collectivité et que, en clair, surtout dans le contexte international à venir, on n'a peut-être encore rien vu en termes de coût énergétique malgré la menace de récession, celle-ci contribuant d'ailleurs à celle-là.

 

                         Quoique l'on puisse reprocher à l'action gouvernementale actuelle, à la décharge de laquelle on peut quand même reconnaître quelques bonnes mesures ponctuelles comme un meilleur contrôle des allocations familiales ou une difficulté gérer une crise qui aurait pu ne pas intervenir précisément à ce moment-là-encore faut-il préciser qu'elle serait intervenue nécessairement- qui semble en partie pécher par l'excès de communication présidentiel eu égard au résultat immédiatement perceptible-c'est le cas de la sécurité-, il faut tout de même comprendre que c'est avant tout la volonté affichée des gens de continuer à bénéficier des facilités de cette surconsommation assistée par l'endettement public et privé, laquelle ne fonctionne que par la complaisance des marchés financiers et de l'euro, que les dirigeants de la majorité présidentielle ont semblé d'abord vouloir jouer l'"autruche", pour préserver la crédibilité de l'euro en évitant un scénario de contagion dont la faillite grecque aurait été le fait générateur.

 

Encore que, produits notamment par des organismes de la "Droite Populaire"protectionnistes, plusieurs sondages ont mis en avant l'attachement des Français à des mesures protectionnistes devant  sans doute la prise de conscience que les délocalisations et pertes d'emplois sont plus dommageables que le coût plus élevé des produits. Je vais pour ma part un peu plus loin puisque je prône, conscient de l'impossibilité de rattrapper le retard de compétitivité accumulé depuis une décennie, des pénalités visant avant tout les produits d'importation et servant à financer les infrastructures nécessaires au développement d'entreprises liées au développement durable dans des zones géographiques "en souffrance", à charge pour les collectivités territoriales "enrichies" par les réalisations d'infrastructures d'attirer ensuite les entreprises concernées.

 

Mais j'en reviens surtout à l'idée que c'est aux personnes de faire des efforts et d'accepter les responsabilités imposées par les circonstances, ce qui n'empêche pas les politiques et financiers de montrer un peu l'exemple et d'imposer aux multinationales et à leurs cadres des conditions d'emplois localisés au bénéfice de subventions ou d'infrastructures publiques, responsabilités qui ne doivent pas les laisser céder aux mirages de la démagogie.

 

Cela implique des solidarités basées sur les notions de famille, de paroisse et, plus généralement d'identité et de terroir, afin que les solidarités "naturelles"-pas celle du "solitaire solidaire" individualiste et paradoxalement, étatiste en même temps- s'exercent en termes de contrôle social, gage de limitation de l'insécurité, mais aussi de "rentabilité" de retour au mode de vie traditionnel, un individu seul doté d'un seul terrain agricole pouvant survivre sans minima sociaux s'il se sait soutenu par son entourage avec lequel il y a toujours moyen de s'arranger selon des modalités concrètes, "au cas par cas", qui ne peuvent faire l'objet ici d'une description détaillée mais qui peuvent réveiller le bon sens en termes d'utilisation des ressources naturelles comme de rapports sociaux..

 

C'est un moyen de valoriser ce que j'appelle l'"identité positive", les étrangers ayant leur place pour peu qu'ils aient à coeur de contribuer au retour de cette société traditionnelle enracinée et d'y montrer l'exemple, sinon le contexte ferait qu'ils n'auraient pas leur place.

 

                   En se réorganisant en "micro-sociétés" de type traditionnel, l'Etat n'intervenant plus que pour garantir le bien commun, la sécurité publique et le soutien aux secteurs économiques stratégiques qui comprennent aussi bien le nucléaire que le photovoltaïque, les personnes apprendront à ne plus se reposer sur des instances qui entretiennent des "parasites" ou, pire, dans le cadre de l'Union européenne, subventionnent les (trop) grandes exploitations agricoles céréalières en interdisant l'aide aux secteurs utiles, le tout dans une zone économique non "optimale" qui, avec une monnaie trop rigide, a précipité les nations européennes dans la crise en atténuant leur sens des responsabilités.

 

Certains exemples, je ne parle pas ici du cas emblématique germanique qui a aussi utilisé l'"euro fort" au détriment de ses partenaires,  comme la Vendée, revenue en force dans les années quatre-vingt à partir de son histoires et de ses P.M.E. familiales, ou l'Euskadi, dont la bizarrerie linguistique ne s'est pas révélée un obstacle devant la volonté identitaire affichée dans une montagne océanique préservée, devraient nous inciter à mieux exploiter nos terroirs, comme complément des nations, lesquelles ne sauraient s'en remettre à une Europe qui n'a fait qu'ajouter à ce qui ne fonctionnait plus (la dépense publique excessive) une logique de mondialisation et de rigidité monétaire qui a démantelé son "économie réelle" en la transormant en des agrégats de consommateurs individuels entretenus par le surendettement public et la spéculation financière.

Le fait de s'en remettre abusivement aux échelons supérieurs au mépris du principe de subsidiarité, l'Etat-Providence tout d'abord comprenant en outre une mauvaise conception de la nationalité-le droit du sol "systématique" alors que, si je ne prône pas le "droit du sang", je prône des contreparties de responsabilité différentes pour les citoyens "de sang" et pour les "allogènes"- et une Union européenne dans un second temps qui, avec une monnaie unique absurde complice des déficits publics qui expliquent la crise d'aujourd'hui, subventionne elle aussi selon des critères absurdes (je ne parle pas de l'agriculture de montagne mais des grandes exploitations céréalières) en interdisant aux Etats de soutenir les activités d'"avenir". C'est aussi en rétablissant ce principe de subsidiatité que l'on responsabilisera les pouvoirs publics.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 15:10

                Cela devait arriver : les dirigeants européens eux-mêmes commencent, par moments du moins, à admettre l’évidence à savoir la faillite prochaine quasi-inéluctable de la Grèce et, à travers elle, l’hypothèse qu’ils craignaient le plus à savoir le risque de contagion aux pays latins qui ne peut évidemment pas s’arrêter aux Alpes et aux Pyrénées et ce, d’autant plus que les trois mastodontes bancaires qui ont déjà défrayé la chronique à travers divers scandales comme l’affaire Kerviel seraient directement concernées sans pouvoir cette fois espérer leur « salut public ».

 

                           Si la chute de valeur de l’euro ne constitue pas un mal en soi, du moins pour le peu d’industries subsistant dans les pays « latins » de l’Union européenne, ce qu’elle traduit est très préoccupant, surtout si l’on prend en compte la « planche à billets » maximale pratiquée par les Etats-Unis d’Amérique alors même que les traités européens interdisent théoriquement ce phénomène ainsi que ce qui s’y trouve correllé comme l’inflation des matières premières, nécessairement pénalisante pour l’économie, la poursuite de la dévaluation volontaire des monnaies asiatiques et, parallèlement, les investissements massifs des principaux pays émergents, non plus vers les dettes souveraines occidentales elles-même mais vers les infrastructures de l’Union européenne, empêchant sans doute un écroulement total.

Nous vous renvoyons ici de Georges Berthu concernant la multiplicité des origines des crises, alliant keynésianisme d’endettement et mondialisme de dérégulation dans le contexte particulier de l’Union européenne avec la philosophie générale affichée récemment par Jacques Attali, personnage me plaisant beaucoup moins mais présentant l’intérêt de développer un scénario malheureusement crédible tout en défendant la nécessité pour les populations de s’y préparer .

 

                                 Si le phénomène de bulles spéculatives est indéniable et régulièrement dénoncé ici, il se trouve facilité par une logique d’interventionnisme public au profit du libre-échangisme ce qui n’est pas le moindre des paradoxes.

On sait que c’est tout le paradoxe français de laisser spécialisées nos secteurs « à forte valeur ajoutée » en pratiquant l’assistanat pour les exclus, paradoxe que le gouvernement Fillon a plutôt échoué à éradiquer, sans doute par crainte de déplaire à la fois chez les « gagnants » et chez les « perdants » de la mondialisation mais ce phénomène se pratique aussi d’une certaine façon dans les politiques publiques européennes à travers une Politique Agricole Commune qui subventionne essentiellement les grandes exploitations, accélérant d’ailleurs leur endettement, selon le principe de la Division Internationale du Travail.

Cela se traduit par l’élimination de la petite agriculture à la fois devant la grosse agriculture subventionnée mais aussi devant les importations des pays du Sud à bas coût, ne nourrissant plus les populations dans les deux cas , malgré le phénomène de « surproduction » par rapport aux normes (et le gaspillage alimentaire !), et incitant à un interventionnisme public d’assistananat ou de bulle.

 

             Ce raisonnement à « grosse échelle » est nuisible parce qu’il incite aux importations, parce qu’elles sont à un moindre coût direct « apparent » et à l’assistanat, parce que cela semble apparement moins cher que l’aide à l’embauche dans les secteurs productifs

 

C’est pourquoi, avant que la rigueur ne soit vraiment installée, il convient d’entrer dans une logique de petites structures, ancrées territorialement comme des petites entreprises ou…des petites administrations localisées qui seront par nature plus efficaces parce que mieux enracinées dans un territoire.

 

Bien sûr, cela n’exclut pas une intervention étatique qui, mieux que l’abandon stupide du nucléaire, pour des raisons déjà évoquées, pourrait aider à des emplois liés à l’économie durable comme la  fabrication de panneaux solaires.

 

             Je note avec plaisir que le Gouvernement cherche à imposer une journée de travail pour les  bénéficiaires de minima d’assistanat en même temps qu’il cherche aussi à favoriser l’encadrement militaire pour les jeunes délinquants. Encore une fois, s’agissant de l’Afghanistan comme de la Lybie, il s’agit de ne plus intervenir en masse tout en usant les bénéfices de l’intervention (du pétrôle avec le C.N.T. par exemple), ne laissant que quelques vétérans « accompagnateurs » et n’excluant pas la solution de la partition.

Cela renvoie bien sûr à une dimension géopolitique et, à l’heure où l’actualité fait abusivement critiquer la Françafrique, il convient d’utiliser ces liens également de manière économique, important si possible davantage de matières premières (sauf produits agricoles pouvant être produits chez nous en vertu d’une agriculture vivrière qui doit être développée chez eux comme chez nous) . Je suis bien conscient qu’il ne s’agit pas comme pour le Portugal et son ancienne colonie brésilienne de « renversement de tendance » justifié par les nouvelles circonstances mais c’est une piste..

 

                 Une piste désormais davantage exploitable, dès lors que l’on favorise la fin des grandes migrations par la diminution de « pompes aspirantes » et la réhbilitation des frontières, qu’une utopique Union européenne qui, dans sa structure même de « gigantisme » affiché », s’avère incapable d’affronter une crise économique et financière qu’elle a contribué par certains points (délocalisations, encouragement à l’endettement public, interventionnisme en même temps que rigidité monétaire avec les mauvais aspects de tous les côtés) à favoriser, s’avère en tout cas incapable de résoudre. Si je comprends cette volonté gouvernementale affichée de ne pas laisser la crise de propager à tous les pays, l’Allemagne se croyant à l’abri, il serait dommage de miser tout le salut de l’Europe sur cette solution impossible au point d’exclure quelques petites mesures de bon sens qui, comme la réforme des retraites, pourraient contribuer à préserver quelque temps la qualité de la signature comme des taxes sur les produits d’importation.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 17:38

 

                    La période de vacances scolaires semble avoir quelque peu précipité les choses en termes d'évènements rappelant la nécessité d'un désendettement public et privé  des pays occidentaux et cela tombe mal pour notre pays indiscutablement "béni des dieux" aux niveaux climatique, culturel, historique car l'élection présidentielle approche à grand pas et il faut redouter l'arrivée au pouvoir des utopistes socialistes, profitant de la dépendance des citoyens envers l'Etat-Providence mais aussi de l'échec du gouvernement Fillon à faire prévaloir la nécessité de la prise en compte des dimensions nationale et locale y compris dans la sphère strictement économique. Je note d'ailleurs que, ce que cette crise révèle au niveau européen, la propension des régions "périphériques" au climat privilégié du Sud et de l'Ouest du continent qui apparaissent les plus en difficulté après avoir davantage misé sur le tourisme et l'immobilier que sur l'industrie ce qui devrait commencer à nous inquiéter en France où, à la seule exception alsacienne, les régions au plus fort P.I.B. ne vivent "en fait de la spirale de l'endettement public et privé (songeons seulement au poids des dépenses publiques et des organismes bancaires dans les régions au plus forts prix immobiliers où la valeur de la terre n'a encore aucune dimension marchande). A vrai dire, comme l'Espagne et l'Italie mais contrairement à la Grèce, nous disposons encore un peu d'un potentiel industriel mais celui-ci est peu exploité en raison de la monnaie forte que nous impose l'Allemagne qui, comme je ne suis pas un partisan aveugle de l'Union européenne, pourrait très bien servir (c'est le cas de le dire), de "monnaie d'échange" contre la préservation de la survie budgétaire de l'Europe de l'Ouest, condamnée à terme de toutes façons.Que l'Allemagne paye pour les pays latins (le cas grec est "désespéré" car le tourisme nécessite une grosse importation de produits pétrôliers et il vaut mieux un retour brutal au mode de vie traditionnel qui servira d'exemple) ou abandonne l'euro fort qui pénalise ce qui leur reste d'industries (et donc leurs finances publiques), cela doit être aussi simple que cela!

 

Toujours est-il que, loin de reprocher au gouvernement Fillon d'envisager enfin un plan de rigueur à travers quelques mesures plus symboliques que réelles comme la taxation des plus hauts revenus ou l'atténuation des dispositifs d'entretien de la "bulle immobilière" -je préfèrerais d'ailleurs que l'on introduise des contreparties en termes de dépenses sur le territoire à l'abbatement fiscal des retraités plutôt que l'on touche à l'emploi à domicile qui constitue une solution au problème de la dépendance-et de maintenir pour l'instant le dispositif de baisse de TVA dans la restauration ne serait-ce que pour évaluer sérieusement les contreparties après l'échéance présidentielle, je voudrais, tout en me réjouissant du principe d'une taxe Tobin sur les transactions financières qui pourrait comporter un impact plus symbolique que réel, simplement que la seule proposition non totalement dénuée de fondement de Martine Aubry, à savoir une taxe "aux frontières" sur critères écologiques soit envisagée.

 

Explication : comme il s'agit à la fois de concilier l'exigence de maintien de la note "AAA" et de limitation du nécessaire mécontentement des populations ce qui implique avant tout une certaine pédagogie sur l'entraide privée et le retour d'un certain mode de vie traditionnel, il faut apprendre effectivement à aller chercher l'argent où il se trouve sans que cela ne pénalise ni l'appareil productif national ou ce qu'il en reste, ni le patrimoine utile des personnes. On favorisera ainsi évidemment une certaine diminution du pouvoir d'achat mais cela fera prendre quelques bonnes habitudes sans lesquelles la pauvreté deviendra vite insupportable et  ne concernera "que" des produits d'importation-lesquels appauvrissenet au total la nation par les délocalisations et le chomage qu'ils génèrent"-et encore, des produits aux aspects plutôt nuisibles. Encore faut-il, et la référence à l'utopiste socialiste s'arrête là, que cet argent soit utilisé intelligenment  ce qui exclut sa disparition dans le budget général. En clair, le produit de cette taxe doit servir à la fois à une économie durable et, ce qui va ensemble à mon sens, à des emplois localisés là où il y en a besoin: des sommes verséees sur une zone rurale avec friches industrielles ou une caserne venant de former pourraient aider des fabriquants de panneaux solaires à s'y installer sous la condition d'employer et de former des habitants tout en aidant ces derniers à s'équiper en véhicules électriques et à pratiquer l'agriculture biologique ou la chasse. Ainsi, certaines de ces zones deviendraient sans effort budgétaire relativement riches et de manière durable car pilotes, attendu que l'enrichissement consiste aussi à ne pas dépenser plus que de besoin. Ce serait plus efficace économiquement et écologiquement que les mesures de défiscalisation.

 

                        Dans le même ordre d'idées, maintenant que le régime khadafiste s'apprête à tomber , il importe d'exploiter politiquement cette apparence de puissance recouvrée à la fois par rapport à d'autres éventuels régimes hostiles et par rapport aux marchés, non pour se lancer dans des aventures militairement et budgétairement aussi désastreuses que l'Afghanistan mais pour en user intelligement. N'en déplaise aux écologistes, la France doit préserver son potentiel nucléaire pour "peser" et pour exporter en finançant ainsi nos énergies renouvelables. Et en profiter en attendant pour utiliser nos forces armées au service de notre rigueur, par exemple en épaulant les forces de police dans le contrôle des frontières pour bloquer toute immigration illégale.

 

Cela peut, je le sais entraîner des rétorsions notamment contre nos exportateurs et au détriment des investissements étrangers. Mais à partir du moment où le peu de croissance qui subsiste ne se fait qu'au prix d'un endettement nous conduisant de toutes façons à la perte de la note "AAA" avec les conséquences dramatiques que cela entrainerait si nous n'avons pas préparer l'avènement de l'économie durable de proximité, pourquoi ne pas essayer de mettre en place cette dernière tout de suite de surcroit en économisant a priori des deniers publics.

 

Et puis, il s'agit aussi d'introduire une double condition de participation à l'effort individuel et collectif à la mise en place de l'économie durable de proximité-les agriculteurs "bénéficiant" eux-mêmes de subventions ne seraient pas en mesure d'y rétorquer quoique ce soit surtout si l'on pénalise un peu les produits d'importations et que l'on facilite les curcuits directs par cette occasion- et d' insertion culturelle des personnes dans la région où ils feraient souche (cela peut aller jusqu'à des efforts d'apprentissage de la langue nationale ou régionale), attendu que l'exigence "comportementale" serait particulièrement surveillée pour les personnes dont la famille serait arrivée "récemment". C'est l'occasion de valoriser les solidarités naturelles privées lesquelles excluent le déracinement individualiste qui rend les personnes paradoxalement plus dépendantes de l'Etat-Providence aussi bien que des mécanismes de (sur)endettement privé liés à la (sur)consommation.

 

En attendant la mise en place de procédures de déchéances de nationalité pour délinquants condamnés que je crois nécessaire pour ces prochains mois ne serait-ce que pour éviter un vote stérile mettant en danger notre pays lors de l'échéance présidentielle prochaine mais serai-je entendu sur ce point? Ce serait une mesure de bon sens rendant crédibles les discours sarkoziens tout en laissant à l'Etat la possibilité plus structurelle mais néanmoins urgente, au moment où la pauvreté touche de plus en plus de personnes, de travailler à réduire ce cancer de l'assistanat qui veut que les emplois "à forte valeur ajoutée", d'ailleurs menacés aussi par la délocalisation des bureaux d'études, et à l'effet économique limité par les importations nécessaires au maintien du train de vie et à la spéculation immobilière, laissent sur la touche un certain nombre de personnes que l'on préfère assister pour qu'elles ne se révoltent pas au lieu de les faire travailler lorsqu'est c'est possible...ou s'insérer dans la société traditionnnelle lorsque cela ne l'est pas.

 

Le Gouvernement n'échappera pas à cette problématique et c'est pourquoi quelques interventions publiques de bon sens, au besoin au détriment des produits et des populations issus d'outre-frontières pour pallier le problème du coût initial, doivent compenser la nécessaire cure d'austérité imposée par les circonstances...pourvu qu'il s'agisse d'emplois durables et immédiats ou que les solidarités privées puissent pallier ce qui implique une certaine intégration à un terroir qu'il faut revaloriser avant même de verser aveuglément de l'argent aux nouveaux arrivants.

 

N'en déplaise au "Capital" de cet été, le modèle économique et social actuel n'est pas si bon que cela puisqu'il génère un fort endettement et un certain retour à la société traditionnelle enracinée, en alliant des mesures de rigueur et des interventions ciblées, semble nécessaire pour préserver les éléments objectifs du potentiel qui y sont relevés (sur le plan scientifique notamment). Car ce n'est pas parce que quelques multinationales profitent de la mondialisation que la France en profite elle-même, si l'on a l'honnêteté d'admettre que l'on utilise le surendettement public comme mauvais remède à la mondialisation.

 

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 16:06

               Les prises de position récentes du député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca, que nous ne pouvons qu'approuver, visant notamment à traduire les déclarations présidentielles sur certains sujets sensibles comme l'insécurité dans la réalité, ne peuvent pas sembler déconnectées d'une réflexion sur la nécessité d'un retour au réel impliquant une responsabilisation individuelle et collective et une saine valorisation de l'identité où la défense du caractère "franchouillard" illustré notamment par l'apéritif "saucisson-vin rouge" ne doit pas être conçue comme une marque d'agression à l'encontre des autres identités.
 
Qu'il s'agisse de la morale privée et publique mise en jeu dans l'affaire "DSK" comme de l'incivisme des institutions bancaires ou autres acteurs privés n'hésitant pas à imposer des mesures d'austérité dramatiques aux peuples européens pour des raisons absurdes et, surtout, à vendre des actifs (immobilier, infrastructures, terres) à des prix exorbitants pour des indigènes, il faut rappeler que c'est en ensemble, un système de valeurs qui s'est retrouvé relativisé.
 
J'élaguerais rapidement-on n'en a que trop parlé dans les media- le sujet correspondant au destin de celui qui était censé être le meilleur candidat à l'élection présidentielle 2012 pour observer simplement que, à force de se garder de tout jugement "moral" sur les hommes politiques (et peut-être les pays anglo-saxons ont ils pour une fois une certaine longueur d'avance), le voyeurisme s'installe nécessairement à la moindre suspiscion s'il s'agit d'un personnage qui, sur le plan sexuel, semble en oublier jusque les notions de limite et de crédibilité même si l'on part du principe de la "ralation consentie" (à midi, avant de prendre l'avion!). Et c'est aussi sur la question des limites à l'immoralité publique que les acteurs "investisseurs institutionnels" privés sont justement épinglés
Songe-t'on simplement que les règles prudentielles concernant les ratios de fonds propres des banques accordant un crédit se traduisent en pratique par une "tritrisation" ou un transfert de "créances douteuses", faux actifs devenant de "vrais passifs" potentiels-un peu comme les ventes de matériel militaire français à la Grèce "à découvert",  vers d'autres institutions et que c'est cette immoralité latente, encouragée  qui se trouve la vraie responsable.
 
                  A la source de cette immoralité latente? La déconnexion du réel, entretenue par les bulles spéculatives, les Etats-Providences surendettés, et leur complice, l'euro, véritable encouragement à l'incurie budgétaire autant qu'il pénalise les exportations pour la plupart des pays de l'Union européenne. Combien paraissent alors les expressions "tu travailleras à la sueur de ton front" et "tu ne voleras pas le bien d'autrui" obsolètes!
 
Bien sûr, l'on se plaint davantage, à l'instar des (ir)responsables du Parti Socialiste découvrant tardivement les vertus de la morale autant que de la présomption d'innocence et oubliant que l'incurie budgétaire favorise inéluctablement les défaillances des services publics, de la faiblesse du pouvoir d'achat quitte à, ce n'est pas le moindre des paradoxes, à encourager l'achat massif de produits issus des importations en raison de leur faible coût-tout comme leurs camarades "Verts" encouragent les produits "bio" émanant de l'autre bout de la planète- alors même que le même recours aux importations provoque inéluctablement délocalisations, déracinement, chômage et misère sociale.
 
Evidemment, une taxe aux frontières, différente-en vertu d'un système d'écluses-selon le degré de proximité économique, sociale, écologique ou "identitaire" (ce qui va ensemble comme je l'ai démontré dans un précédant article) renchérit inéluctablement le prix d'une partie des produits de consommation courants, provoquant de fait une certaine "décroissance" prônée d'ailleurs par certains écologistes. Mais outre que ce serait le moyen de lancer une certaine "économie verte" précisément, basée sur le tryptique panneaux solaires-voitures électriques-agriculture biologique sans amputer d'autres secteurs bénéficiant de subventions d'ailleurs injustifiées, ce serait un moyen certes radical, à un moment où le déficit commercial s'aggrave dangereusement, de rétablir un certain équilibre tout en responsabilisant les consommateurs. Voilà une excellente forme de "TVA sociale"!
 
Il convient aussi et surtout de limiter les dépenses de la Sécurité Sociale et  ce, aussi bien en déremboursant l'interruption volontaire de grossesse qu'en diminuant des allocations familiales qui contribuent à attirer et entretenir la "misère du monde" sur notre territoire pour, là encore, prôner un "retour au réel" basé sur la notion de famille responsable.  Il en va de même des "solidarités naturelles" de toutes sortes!
Cela permettrait de redonner une fierté aux peuples consistant à ne pas vendre leur patrimoine pour préserver un "train de vie" de court terme mais au contraire, sans cesser d'utiliser les recettes touristiques,  d'en faire un atout "identitaire" que le label "Made in France" pourrait conforter.
Cela peut être douloureux mais   davantage prometteur sur les moyen et long termes.
 
                                   Il ne s'agit pas bien sûr de réintroduire des critères ethniques dans l'identité nationale ni même au sein des identités locales mais de supprimer la seule motivation des prestations sociales versées par notre Etat-Providence surendetté comme lien "identitaire" factice qui fonctionne d'ailleurs de moins en moins. Ce n'est pas les moyens qu'il manque à nos forces de police mais la légitimité d'un arsenal répressif auprès des populations déracinées, même si des unités de l'armée de terre pourraient ponctuellement quadriller certains quartiers....ou les frontières ce qui serait davantage conforme à leur raison d'être.
 
De plus, lorsque l'on voit désormais les insurgés "piétiner" en Lybie occidentale (sachant qu'il n'est pas question d'une intervention "occidentale" terrestre qui aurait le contraire de l'effet "recherché) alors que la partition s'impose et la mort d'un soldat français du à un tir fratricide en Afghanistan (alors que je n'ai jamais contesté l'intérêt de vétérans "en mission" au sein des troupes officielles afghanes), on peut légitimement prôner désormais un usage de nos armées en fonction de nos seuls intérêts. ...et en fonction d'objectifs réalisables! Les retraits ne doivent évidemment pas se faire dans une "précipitation" surmédiatisée et doivent laisser la porte ouverte aux possibilités d'approvisionnement de matières premières. éventuellement des "biocarburants" dans les zones forestières incendiées par exemple!
  
  C'est un travail en profondeur de responsabilisation, de moralisation et de réappropriation des racines dont nos peuples ont besoin et cela devient d'autant plus urgent que la mauvaise conception du "libéralisme" lié aux bulles spéculatives a pour partie décrédibilisé la droite gouvernementale et que le recours à la gabegie socialiste serait la pire des solutions pour notre pays, empêchant précisément cette responsabilisation que j'appelle de mes voeux.

 

Il apparait de moins en moins douteux que la contagion de la "crise obligataire" va gagner peu à peu toute l'Europe, malgré l'importance des sommes déversées en Grèce et, en raison de l'inévitable austérité d'ailleurs inhérente à l'"euro fort" et que, plutôt que faire preuve autant de complaisance abusive envers les "investisseurs institutionnels" autant que de démagogie coupable à l'endroit des populations, le sentiment d'appartenance et l'économie réelle de proximité doivent être valorisés éventuellement au détriment du reste.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Mouvement pour la France
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 19:12

 

 

 

 

   Il est inutile de s'attarder sur les faits mêmes qui font heureusement l'objet d'une instruction judiciaire, dont on peut regretter qu'elle se fasse à grand renfort de battage médiatique et d'argent facile, dans les deux "camps",  et faire simplement remarquer que, si "complot" il y a eu, force est de constater que la personnalité de "DSK", prompte au sexe, à l'argent et à la malsaine "ivresse du pouvoir" qui en découle, s'y prêtait tout à fait.

Il reste que l'on pourrait se poser la question "à qui profite le crime?" et se dire que, si c'est une incontestable bonne nouvelle pour la France que cet individu n'accède pas aux destinées de notre pays bimillénaire-imaginez les incidents diplomatiques avec les pays "puritains" ou musulmans-, on peut a contrario se demander si les "pays émergents", désormais lassés de payer pour un Occident surendetté et incapable d'envisager la vie autrement qu'en achetant à crédit leurs produits pas chers mais ruineuses en raison des pertes d'emplois induites, ne seraient pas prêts d'en profiter pour inverser le "rapports de force" introduit par-et c'est là qu'apparait le socialisme authentique du personnage- la dimension keynésienne de l'ex-directeur du F.M.I. qui, plus conciliant envers la zone euro qu'avec l'Argentine ou la Malaisie il y a quelques années, a incité à des "plans de relance"  qui, pour nécessaires qu'ils aient été au début-contrairement à la jurisprudence stupide de la Cour de Justice des Communautés Européennes- ont dévoilé dans un second temps leur caractère excessivement coûteux pour les finances publiques et obsolète, une partie de cet argent déversé n'ayant aucune chance d'être remboursé autrement que par une vente massive des actifs infrastructurels et patrimoniaux aux plus puissants des "pays émergents".  Effectivement, ces achats constituent une rentrée d'argent pour l'Union européenne qui, compensant en petite partie-le niveau effrayant du déficit commercial de la France montre bien le caractère illusoire de cette "compensation"-l'impact des délocalisations vers les "pays émergents", permettent pour partie à la très américanisée-rappelons que l'affaire "DSK" a éclaté quasiment le jour même de la mise en faillite des Etats-Unis d'Amérique- ministre de l'Economie et des Finances de se féliciter d'une certaine reprise de l'activité et baisse du chômage, elle dont le dossier judiciaire relatif au "règlement douteux" de l'affaire Tapie (au détriment du contribuable là encore ce qui prouve que les "élites" ne montrent pas encore l'exemple aux Français en termes d'argent public comme il le faudrait) vient d'être renvoyé au 8 juillet, faisant du coup peser une "incertitude" délicate sur la validité de sa candidature au poste rendu vacant par la démission de "DSK".

 

                    On peut d'ailleurs douter de ses compétences d'économiste mais puisque l'argument est évoqué et qu'il n'y pas d'autre Français "crédible", jouons donc le jeu avec la réserve judiciaire que je viens de donner et à la condition d'une véritable marge de maneouvre pour nous laisser le temps de nous préparer aux périodes de "vaches maigres" à venir au besoin en contrant les intérêts des pays émergents et même des Etats-Unis d'Amérique, que les difficultés budgétaires mettent directement en concurrence avec nous pour la rechercher des fonds au moindre coût possible . L'idéal serait qu'elle sollicite un accord avec la toute jeune Aurélie Trouvé, qui, en tant que président d'A.T.T.A.C., présente au moins l'avantage de soutenir l'idée, dont on peut douter de la réalisabilité en l'état ceci dit, de taxes sur les mouvements de capitaux alors que, à mon sens, taxer les produits d'importation en fonction de système d'écluses serait déjà pas mal, à condition d'allouer directement le produit de ces taxes à certains investissements favorisant l'autonomie énergétique et alimentaire et non d'alimenter un "Etat-Providence" qui continuera de favoriser les importations en pénalisant la production.  Le fait est que, sous l'impulsion notamment des députés de "Droite Populaire" mais aussi du ministre Laurent Wauquiez, peut-être aussi de la semonce provoquée par des sondages donnant Marine Le Pen en deuxième position derrière "DSK", la droite gouvernementale a fait "bouger les lignes" plutôt dans le bon sens ces derniers mois, retrouvant un peu les accents de la présidence française de l'Union européennne, comme je l'ai évoqué dans mon dernier article en rappelant quelques propositions de lois en matière judiciaire ou sociale. Le ridicule désavoeu infligé par une classe politique gavée d'utopie social-libérale aux propositions de bon sens de Monsieur Wauquiez concernant le cancer de l'assistanat, lequel aurait eu indirectement en outre le mérite de s'attaquer indirectement à ce deuxième cancer lié que constitue l'une immigration massive qui alliène nos forces vives et de manière plus réaliste que ce que proposent les ténors de "l'extrême-droite", pourrait en soi être infirmé intelligemment. Par exemple, le plan d'aide aux éleveurs victimes de la sécheresse-l'idée de faire acheminer du foin depuis le Béarn et le Pays Basque avec l'aide de la S.N.C.F. et de l'armée étant excellente en soi- renforce encore la dépendance des agriculteurs envers l'argent public et c'est peut-être justement le moment d'obliger ces derniers à accepter de prendre en charge des personnes bénéficiaires de minima sociaux afin de faciliter un "retour à la terre" comme moyen de rompre la logique de l'assistanat.

 

                      Bien sûr, au risque de me répéter, cela ne  "fonctionnerait" qu'au prix d'une (re)valorisation du "sentiment d'appartenance"-je dirais qu'à la limite, peu importe que les "bénéficiaires" soient des indigènes ou des allogènes pourvu qu'ils soient réellement attachés à notre pays et que c'est justement l'intérêt d'une diminution des prestations sociales que de provoquer un "tri" indirect".  Cela implique de réhabiliter l'idée d'une "économie informelle", fonctionnant sur les anciens réseaux de solidarité et les activités "traditionnelles", véritable alternative au "social-libéralisme" mondialisé qu'incarnait "DSK" et dont les "pays émergents" ne veulent plus avec raison-mais il faut simplement prendre garde de ne pas les laisser s'emparer des commandes trop "brutalement"-, ce qui permettra d'économiser un peu pour en réserver  à l'"économie verte", tout à fait compatible avec la première pourvu qu'il s'agisse de "créer" des emplois locaux (pourquoi pas dans le photovoltaïque) et, ce n'est pas antinomique, dans les secteurs stratégiques, réservant peut-être, après une période de transition où la surconsommation serait pénalisée au profit des usines nationales de panneaux solaires, le nucléaire aux approvisionnement d'urgence dans certains secteurs industriels à forte dimension stratégique et à l'usage militaire.

Car je crois, et c'est là encore une fois la dimension "géopolitique" de l'affaire "DSK", qu'il faut bien davantage miser sur la préservation de notre indépendance militaire que sur le F.M.I. pour assurer notre survie, ce qui implique sans doute, de "rationnaliser" nos interventions militaires. Autant c'était une excellente chose d'empêcher Khadafi de réduire l'insurrection cyrénaïque en testant nos dispositifs aériens comme c'était une excellente chose de traquer un peu les taliban afghans en "aguerrissant" un peu nos soldats, autant il serait stupide de s'"embourber" au-delà de ce que nos intérêts vitaux exigent d'autant plus que, sauf pression chinoise, on ne peut plus demander aux Américains de nous y aider. 

                               En d'autres termes, il faut davantage compter sur la rationnalisation de nos dépenses publiques amenant le recouvrement d'une certaine indépendance que sur le F.M.I. et la complaisance de son directeur envers un "keynésianisme mondialisé" obsolète pour empêcher l'engrangement d'une spirale fatale générée par l'impossibilité objective des Etats surendettés "fragile" de la zone euro de rembourser les Etats surendettés "encore solides" dont, grâce à notre climat, notre histoire et à notre patrimoine -encore faut-il que nous ne les "bradions" pas uniquement pour préserver notre train de vie artificiel- nous faisons partie...jusqu'à quand?

On peut même se demander si "DSK" n'avait pas vu l'inéluctabilité de cet engrenage ou l'incompatibilité des mesures à prendre avec son programme et ses idées "social-libérales" pour, cédant à l'un de ses travers psychico-physiologiques unanimement connus et reconnus y compris dans le "Boboland" français (comme l'affaire  Tristane Banon le laisse clairement penser) pour échapper à un destin tragique sachant que son statut de milliardaire expatrié lui laisse une chance d'espérer une fin sereine outre-Atlantique.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Centre National des Indépendants
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 19:34

             Décidant un peu tard de se "reprendre en main" après une gestion de crise bien commencée sur le plan politique lors de la présidence française de l'Union européenne puis apparue au moins impuissante face aux spéculateurs internationaux, dont les profits contribuent à choquer légitimement les gens et à décrédibiliser l'action gouvernementale si l'on fait référence aux "engagements" sarkoziens sur l'amélioration du pouvoir d'achat, la "propagande" officielle insiste maintenant sur la différence de situation entre la France et les autres grands pays occidentaux touchés par la crise, dans lesquels les effets pour les habitants s'en ressentent plus que proportionnellement.

Bien sûr, comme il s'agit de fin électorale, il est surtout fait ici état d'un certain "keynésianisme", même si sur certains points (défiscalisation des PME, aides au lancement de l'"économie verte", programme "Galiléo" d'indépendance avec le logiciel américain G.P.S. ou encore mise en place du Fonds européen d'investissement stratégique), je soutiens totalement et si, heureusement, une réforme sur les retraites est venue maintenir provisoirement la fameuse notation "AAA" de la France, qui présente avant tout l'intérêt de montrer aux Français que, en termes d'austérité, il y a bien pire ailleurs!

Reste que, à l'heure de la sécheresse-au bilan énergétique discutable- et des tensions géopolitiques et énergétiques qui ne font qu'aggraver les problèmes de surendettement public et privé structurel-c'est-à-dire liés à une surconsommation au regard de l'appareil productif correspondant pour les nations occidentales (si l'on excepte le cas des "machines-outils allemandes), et au moment où le risque de faillite des banques irlandaises, développées avec la "complicité" de l'Union européenne et de la finance anglo-saxonne, on peut se poser la question de l'étatisation excessive de notre société elle-même. Quant on pense que la moitié des crédits nationaux "de voirie"-et ce n'est qu'un exemple-sont consacrés à l'agglomération parisienne, dont la seule véritable richesse intrinsèque réside dans la présence des sièges sociaux d'entreprises, on peut se demander si une partie de la dépense publique ferait mieux, même si elle devait aboutir à une baisse de "Produit Intérieur Brut" ne pas être!

Autant les agissements et les profits indécents de certains grands groupes financiers peuvent inciter à une plus grande étatisation-encore que le scandaleux arrangement de Madame Lagarde avec l'ignoble Tapie s'est fait au détriment du contribuable avant tout comme le "sauvetage" de certains financiers peu scrupuleux-ou plutôt à une plus grande "nationalisation" des économies excessivement dépendantes de la mondialisation, autant divers évènements comme  la condamnation récente de l'"assassin" du cambrioleur  plus sévèrement que certains jeunes crimminels peut inciter à une certaine "privatisation" de certaines fonctions régaliennes elles-mêmes. Mais, comme je l'ai déjà dit, l'excessive financiarisation des économies occidentales se trouve directement liée à l'excessive étatisation de certaines d'entre elles, ainsi qu'à leur excessive mondialisation.

  

                J'ai noté avec satisfaction diverses mesures comme l'instauration de primes en fonction des dividendes (pour freîner la dissociation du capital et du travail et dont pourraient bénéficier quatre millions de personnes), ou l'instauration de taxes pour le non-résidents ou encore, avec l'excellente loi Ciotti, la restriction du droit au séjour des étrangers malades ou encore la suppression des allocations familiales en cas d'absentéisme, autant de "bonnes mesures" dont l'effet financier proprement dit peut être faible dans un premier temps mais qui peuvent décourager dans un second temps  ce mécanisme malsain d'encouragement des finances publiques à la seule consommation (et spéculation) des résidents indigènes et allogènes, les seconds étant malheureusement attirés par le phénomène de "pompe aspirante" que seule une remise en cause de l'assistanat peut maintenant freîner!

Par ailleurs, si le therminal pétrôlier de Dunkerque et ses emplois constituaient un excellent objectif, la France serait bien inspirée d' exploiter son intervention en Lybie non pour essayer de renverser le dictateur Khadafi mais pour maintenir une zone "réservée" (acceuillant pourquoi pas des chrétiens d'Orient comme des réfugiés tunisiens surnuméraires dont nous n'avons sûrement pas besoin) facilitant son approvisionnement en pétrôle.

 

Attendu que, comme j'y fais référence dans mon dernier article sur la nécessité stratégique du nucléaire, il ne s'agit en aucun cas d'abandonner l'aide aux énergies renouvelables mais  de faciliter leur avènement au profit de notre économie locale avec comme seule modalité "négative" l'absence d'incitation publique à la surconsommation énergétique et au gaspillage ce qui implique une refonte du modèle keynésien curieusement transposé d'une certaine façon par des institutions européennes qui violent allègrement le principe de subsidiarité dans des mécanismes de redistribution directement copiés des Etats vis-à-vis desquels leurs critiques frôlent le dogme comme lorsqu'elles assimilent des allègements de charges à l'agriculture "bio" locale ou à des industries stratégiques ou éco-durables à des aides publiques abusives, renversant ainsi le lien de responsabilité entre pouvoirs publics et "économie réelle".

 

"l'oisiveté est la mère de tous les vices", si l'on considère que cet adage contient nombre d'effets indésirables au sens du Bien Commun, il ne faut surtout pas entretenir les personnes dans l'inaction, ce qui conduit aussi bien à limiter les effets de la mondialisation (et de l'excessive fiscalité) pour qu'ils ne perdent pas leur emploi que limiter les effets de l'assistanat, ce qui peut passer par un conditionnement des prestations à l'accomplissement des travaux agricoles ou utilitaires. Le statut de l'autoentrepreneur partait d'un excellent principe sur le plan incitatif mais il faut aller encore plus loin afin que les nécessaires mesures d'austérité ne provoquent pas uniquement la colère des populations mais les "motive" au contraire et, outre la nécessaire exemplarité des grands acteurs publics et privés qui laisse encore à désirer, cela passe par la revalorisation d'une cohésion sociale liée au sentiment d'appartenance et à l'économie locale de proximité.

Le futur, je l'espère (n'en déplaise à l'incompétente Bachelot) plan Wauquiez de limitation de l'assistanat par l'obligation de contreparties pour les bénéficiaires de minima sociaux ? Oui s'il étend ces obligations aux condamnés de droit commun pour les Travaux d'Intérêt Général, aux "déracinés" de toutes sortes mais aussi aux pré-retraités trop précoces et ce, y compris en zone rurale pour revitaliser l'agriculture vivrière. Enfin, cela va dans le bon sens de toutes façons donc, je ne me livrerai pas à la critique stérile comme vient de s'y complaire malheureusement Marine Le Pen dont j'attends une attitude parfois plus "constructive".

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 15:15

                         En rejetant la proposition de cessez-le feu du grotesque Khadafi, le C.N.T. de Cyrénaïque vient de changer la donne car la partition de la Lybie constitue la seule solution économiquement réaliste.

Contrairement à la présidence française de l'Union européenne il y a deux ans où l'on avait vu un Nicolas Sarkozy pragmatique et prenant acte des principales revendications "euroréalistes" , la posture internationale ne permettra pas cette fois au chef de l'Etat d'enrayer les effets du malaise social, d'autant que la présidence du G20 et du G8 se révèle bien insuffisante pour limiter les effets de la sous-évaluation du yuan, de la pénurie de matières premières amplifiée d'une certaine façon par la catastrophe de Fukushima (qui révèle davantage un problème de refroidissement que de sécurité des réacteurs proprement dits) et de spéculation interminable sur fonds de crise sans précédant des dettes souveraines européennes  qui semblent donner une limite à la capacité d'action de l'Europe et des Etats à l'économie dépendante de l'Etat-Providence, le nôtre particulièrement.

Si l'on prend en compte cette nouvelle donne économique et financière, elle-même évidement prévisible ceci dit, le seul tort de Nicolas Sarkozy est d'avoir fait naître des attentes sans se poser vraiment la question de leur concrétisation.

 

                     Car même les mesures de lutte contre la crise, et c'est là la différence majeure avec la présidence française de l'Union européenne où les "euroréalistes" se sont un peu retrouvés dénués d'arguments, semblent avoir révélé les effets néfastes du keynésianisme comme l'entretien de la bulle immobilière pour la baisse des taux d'intérêt, l'encouragement au retour des pratiques spéculatives détestables sans contrepartie pour l'économie réelle, le maintien d'un "consumérisme" assisté juste suffisant pour encourager les importations et, bien entendu l'aggravation de l'endettement public puisque tout le monde- riches,assistés, classes moyennes, compte sur l'Etat pour ne pas changer son mode de vie. Le comble reste quand même les entreprises bénéficiaires de fonds publics qui délocalisent...

 

Pourtant, quelques bonnes mesures comme la réforme des universités ou l'introduction d'une part de "mérite" dans la rémunérations des fonctionnaires d'Etat ont  bien été prises et les députés de "Droite Populaire" ont eu raison de l'évoquer...tout comme ils ont raison aussi de réclamer comme l'a fait le député Luca "on leur a promis le Karcher, il faut leur donner le Karcher". Bien sûr, cela implique des dispositifs de sécurité publique mais cela implique, plus économique, de décourager l'immigration à la source, par la remise en cause du droit du sol ainsi que de la nationalité acquise pour les délinquants condamnés et la révision des "pompes aspirantes" qui entretiennent l'assisanat et l'oisiveté, nous le verrons.

 

                         Tout le problème est que, pour éviter les analyses "simplistes" il convient de distinguer les promesses trop globales pour être appliquées dans un contexte de bulle financière et de surendettement public-dans ce cas, on peut reprocher au chef de l'Etat son imprévoyance mais pas le rendre responsable de tout-, les promesses précises non tenues sur le double plan de l'insécurité/immigration et de la mondialisation -mais sans remettre en cause l'Etat-Providence, c'est un peu difficile car c'est l'assistanat qui attire et entretient l'immigration tandis que le surendettement nous rend dépendants de la bienveillance des créanciers qui ont souvent d'autres intérêts- et les promesses tenues mais dénuées de répercussion importante et...faisant justement l'objet d'une vaine et stupide contestation comme concernant la réforme des retraites qui constituait la seule mesure propre à empêcher le début d'un cycle d'inquiétude fatal des détenteurs de la dette publique qui profitent abusivement de notre dépendance...

 

Il est évident que le retour des bénéfices et revenus indécent des stars du CAC 40 pose vraiment problème mais la "taxation" interne ne ferait que favoriser les délocalisations tandis que l'"Etat-Providence" ne fait que favoriser la spéculation internationale.

Jean-François Roubaud évoquait  il y a peu les dispositifs d'intéressement pour faite face intelligement au la flambée du coût de la vie mais cette mesure qui a toujours été de bon sens, se heurte peut-être aux intérêts des grands groupes qui préfèrent délocaliser en entretenant le surendettement public dont ils vivent indirectement. Peut-être est-ce justement ce qui empêche de sages mesures visant à limiter les importations de produits à bas coût (jusqu'à quand si l'on observe l'inflation chinoise devant la flambée des matières premières?). Cependant, les critères "écologiques" peuvent servir justement à pénaliser les produits d'importation dont le bas coût se trouve largement "compensé" par les effets de la perte d'emplois, de l'assistanat et...de la flambée des matières premières due au développement des "pays émergents" qui souvent, contrairement au Brésil avec le Portugal, n'ont pas de lien "historique" avec la France compte-tenu du maintien dans le "sous-développement" de l'Afrique Noire et des troubles géopolitiques qui touchent l'Afrique du Nord.

 

                      C'est que l'inflation et la pénurie écologique apparaissent de plus en plus liés et c'est pourquoi on ne saurait imaginer une généralisation du "mode de vie" à l'occidentale à terme à l'échelle de la planète et même sur notre territoire, dès lors que les emplois correspondants n'y sont plus produits. A terme dis-je car notre impressionnant potentiel touristique, historique et climatique avec le maintien d'une bulle immobilière qui peut inciter  à l'achat massif étranger et le maintien du fonctionnement de la Sécurité Sociale peuvent entretenir l'illusion quelque temps mais, sans régler les problèmes de fonds, n'empêcheraient pas la précipitation éventuelle de la crise une fois que les "pays émergents" seraient redevenus autarciques (car rien ne les en empêche...), que les spéculateurs que constituent les détenteurs de titres d'Etat comme d'actions dans les grands groupe auront changé de "cible" et encore moins, encouragée d'ailleurs par le surendettement public, le retour d'une inflation "importée" qui ne présente que l'avantage d'inciter à une moindre consommation...mais l'inconvénient majeur d'en recourir encore et toujours à un Etat insolvable pour préserver son mode de vie!

 

Alors, la révolution écologique?L'abandon des mesures au secteur photovoltaïque montre simplement un "défaut de conception intial": c'est l'usine française de panneaux solaires qu'il aurait fallu aider et ce, à la source (peut-être n'est-il d'ailleurs pas trop tard) et non obliger E.R.D.F. à acheter trop cher l'électricité à des particuliers pour générer, là encore, une nouvelle "bulle" que la collectivité ne pouvait plus se permettre. Toujours, la collectivisation, décidément... En fait, il faut tout simplement accepter de décourager la surconsommation en utilisant les recettes pour développer le secteur photovoltaïque...local!

Et il faut laisser une certaine part à l'autoconsommation, pourquoi pas en énergie solaire effectivement, mais aussi en bioéthanol ou autres énergies renouvelables locales qui ne prendront pas trop de place à l'agriculture pour peu que cette autoconsommation, alliée à une certaine autoproduction n'excluant en aucun cas les échanges de services ou de marchandises se fasse...au niveau local!

Cette notion de localité est très importante car, outre le "risque" de dépenses publiques alimentant délocalisations et importations, le sentiment d'appartenance peut seul permettre aux Français de se prendre en main contre enrayer les effets de la crise avant que les effets n'en soient trop "voyants" et c'est pourquoi les purs bénéficiaires du "regroupement  familial" n'ont rien à faire chez nous..sauf s'ils se plient à des coutumes locales correspondant dans une certaine mesure à une saine conception de l'écologie comme la chasse traditionnelle ou le maraîchage ou autres services alternatifs à la surconsommation assistée..

 

                 Car "l'oisiveté est la mère de tous les vices", si des gens ne trouvent pas de travail-chose que je regrette légitiment car je n'ai jamais soutenu ni l'agriculture "productiviste" ni les délocalisations industrielles, c'est le moins que l'on puisse dire-, et, pire, s'ils sombrent dans la délinquance sans que l'on puisse les expulser-ce qu'il faudrait faire pour certains délinquants d'origine étrangère conformément aux préconisation du collectif "Droite Populaire"-, il faut qu'ils rendent des services "en nature" aux particuliers,  ou à la collectivité et c'est cela qui palliera à la fois les problèmes d'exclusion, de pouvoir d'achat et de surendettement public. Comment? En conditionnant le versement des allocations-cela est  valable aussi pour les pensions de retraite-, en favorisant le secteur associatif-les A.M.A.P. constituent une bonne formule qui ne présente souvent comme inconvénient que d'être "noyautées" par des "gauchistes"- ainsi que les "communautés naturelles" comme la famille et en décourageant l'immigration d'assistanat et même en conditionnant l'arrivée dans une région "prisée" comme le Pays Basque ou la Corse...Le conseil général de la Vendée allait en grande partie dans cet axe, sentiment d'appartenance et limitation maximale de l'assistanat, mais il faut accepter aujourd'hui l'idée d'une limitation de la surconsommation ce qui induit une modification des mentalités impliquant un volontarisme étatique plus fort que celui de la simple et utopique satisfaction des "intérêts" électoraux comme le voudrait l'opposition actuelle. Reste que l'exécutif n'est pas dénué de reproches tout à fait fondés, chose que la "Droite Populaire" suffit a priori à rappeler mais aussi qu'une modification des mentalités dans un sens plus "traditionnel" est nécessaire ce qui, outre le sentiment d'appartenance, ne peut se concevoir sans un minimum d'efforts de la part de tout le monde car, dans le cas contraire, une victoire de la  gauche déclencherait un cycle fatal ou une victoire de la "droiche" ne servirait à rien! 

 

J'oubliais : en limitant aussi nos forces armées à l'extérieur à un rôle d'équilibre et en n'hésitant pas à les utiliser comme moyen de "maintien de l'ordre", ce qui ne devrait pas coûter un centime public! Même si je reconnais que certaines interventions comme des bombardements aériens ponctuels sur l'armée lybienne lorsqu'elle s'aventure en Cyrénaïque peuvent aussi servir d'"entraînement...

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 14:05

                  Le terrible séisme qui vient de frapper le Japon vient "opportunément" de nous éloigner des problématiques économiques, sociales et environnementales avec menace de crise grave "masquée" en France par le début de la campagne présidentielle. Indépendamment du drâme qui toûche les populations, cet évènement naturel a le mérite de "rabattre les cartes" dans un monde touché par la dangereuse ascension de l'Extrême-Orient en ce début de troisième millénaire et de ramener la problématique du nucléaire au devant de l'actualité.

Et d'éclipser par la même occasion la problématique posée, dans la foulée du "printemps arabe", par la répression menée sur le peuple lybien par l'ubuesque Khadafi qui malheureusement détient des arguments à notre endroit, sachant que nous ne pouvons nous permettre une intervention militaire (pourquoi pas quelques  frappes aériennes ciblées toutefois pour retarder l'inéluctable victoire des forces loyalistes) et que nous pouvons encore moins nous permettre un afflux de réfugiés de la rive méridionale de la Méditerranée sachant que le problème que pose l'ouverture des frontières imposée par les traités européens avec  la moindre attractivité de l'Italie par rapport à la France, les dictatures "arabes" amenant au moins le mérite d'une certaine stabilité.

 

                                Le risque d'accident nucléaire au Japon doit-il pour autant nous inciter à renoncer au nucléaire comme le voudraient certains écologistes gauchisants? Je ne le pense pas car, indépendament de l'arme atomique qui elle seule peut nous permettre de faire d'autres économies bien ciblées, l'entretien de forces spéciales d'élites et la sécurité intérieure devant redevenir la priorité à mon sens pour être au moins capable d'imiter Khadafi si besoin est et de pratiquer un certain contrôle du territoire, l'électricité nucléaire constitue pour l'instant le moyen le plus sûr d'assurer notre indépendance énergétique et de continuer à investir dans un "savoir-faire" de haute technicité.

Il reste que cela n'empêche pas à la fois d'inciter à la limitation de la consommation d'électricité, par le retour de certaines "bonnes habitudes" mais aussi par le financement par ceux qui consomment beaucoup des nécessaires soutiens aux énergies renouvelables et notamment au secteur photovoltaïque! En effet, il ne s'agit pas ici de favoriser une "bulle" inflationniste couteuse mais bien d'aider nos producteurs de panneaux solaires à équiper le pays ce qui ne signifie pas la même chose qu'aider E.R.D.F. à acheter l'électricité solaire à des prix prohibitits en important des panneaux solaires chinois! Le rapport coût/utilité n'est pas le même.

Il s'agit d'admettre une fois pour toutes la nécessité d'une certaine limitation à la consommation lorsqu'elle se trouve directement financée par l'argent public sans contrepartie en termes d'emplois "durables"!

Par ailleurs, l'écologie ne doit pas donner lieu à une lecture idéologique visant à une application qui ne défavoriserait que nos producteurs  agricoles (comme nos producteurs industriels alors même que la seule façon de "profiter" intellegemment de la désindustrialisation serait de pénaliser spécialement les produits que l'on sait être importés)alors même que la "grande distribution profite à fonds su système mais plutôt d'encourager ménages et secteur associatif à court-circuiter cette dernière pour revenir à l'idée d'un mode de vie traditionnel générant une alimentation saine et à la portée de tous sans dépense excessive d'argent public.

 

                         Surtout, à l'approche de l'élection présidentielle où le risque de présentation et d'élection de Dominique Strauss-Kahn se précise, risque important en termes moins de gabegie publique que les marchés ne permettraient pas avec ses challengers socialistes que de perte d'indépendance sachant les justes prétextes que peut employer le F.M.I. pour inviter la France non à se désendetter elle-même au détriment de l'extérieur comme ol le faudrait mais à préserver son modèle social surconsumériste à l"aide" de l'extérieur-on commence déjà à le voir avec l'achat d'aéroports par les Chinois, le maintien d'un euro surévalué par la préservation de nos capacités d'endettement et surtout le maintien des frontières ouvertes aux marchandises et aux hommes-, n'en déplaise aux déclarations tonitruantes d'un chef d'Etat qui semble ne plus contrôler la situation.

Mais au fait, omnubilée par sa complaisance envers un monde de la finance qui a rapidement reversé dans les excès ayant conduit à la crise comme par le maintien d'un mode de vie "occidental" au besoin-le paradoxe est de taille mais seulement apparent si l'on mesure la logique similaire à l'endettement public et à l'endettement privé- grâce à l'usage massif de "l'Etat-Providence",  la droite gouvernementale française est-elle restée crédible pour empêcher ce cauchemar?

Il semble surtout que les intentions réelles ou supposées de Nicolas Sarkozy se heurtent au droit positif international et européen qu'il a d'ailleurs contribué à faire évoluer -dans le mauvais sens concernant le traité de Lisbonne qui heureusement n'était pas encore en vigueur lors de la présidence française de l'Union européenne- mais aussi à la faiblesse d'esprit de "sacrifice" de nos compatriotes qui attendent un peu toujours le confort des "services publics" sans une contrepartie fiscale devenue illusoire du fait des délocalisations et de la prexistence d'un "droit du sol" qui maintient sur notre sol des populations aggravant encore ce consumérisme ambiant. N'est-il pas "choquant" que l'on accepte de payer cher son énergie et son logement tout en passant ses vacances à l'étranger tout en refusant d'acheter des produits durables pour y préferer des produits d'importation qui se retournent contre leurs propres consommateurs par leurs effets indirects (délocalisations, chômage, faillite des services publics, mauvaise qualité)?

 

                 Les députés de "Droite Populaire" ont opportunément rappelé qu'il valait mieux faire consentir des sacrifices dans le sens d'une limitation des dépenses publiques pour leurs bénéficiaires (y compris les retraités), ce qu'a en partie commencé à faire le Premier Ministre François Fillon mais, en revanche, faire respecter par des mesures concrètes et pratiques les engagements présidentiels au niveau de la sécurité comme de la limitation de l'assistanat et la préservation des emplois privés au besoin à l'aide de mesures de rétorsion apparentées à du "protectionnisme".

Il faudrait ajouter, chose qu'aurait faite en son temps Philippe de Villiers, que ce sacrifice en termes de "services publics" doit être "compensé" par la consolidation des "communautés intermédiaires" ou "solidarités naturelles" dont les membres, plutôt que ne rien faire de leurs journées avec leurs revenus d'assistanat, se rendent utiles à leurs villages, leurs associations notamment, en cette période de flambée des prix alimentaire, les A.M.A.P. pour entretenir un tissu social pouvant accompagner la transition vers un necessaire recul de l'"Etat-Providence" qui peut-être assumerait d'autant mieux ses fonctions régaliennes que la notion de "solidarité naturelle" implique un effort pour tous et  l'exclusion-au besoin à l'aide des pouvoirs publics"-de ceux qui, bénéficiant actuellement des dispositifs d'acceuils collectifs, ne se seraient pas montrés dignes de notre hospitalité.

Bien sûr, pour des raisons strictement "électorales", je comprends que certains sacrifices que l'on devra nécessairement imposer par exemple aux retraités qui flambent le produit de leur rente dans des Etats aujourd'hui en guerre interne-cela "tombe bien" ne puissent pas être abordés aussi clairement avant 2012! Et de toutes façons, il importe davantage de les inciter à aider leurs familles dans le contexte actuel..

Il n'empêche que, pour que le projet de la droite soit crédible, il convient cette fois de favoriser doucement quelques mesures d'accompagnement vers la "société traditionnelle", aides aux bénévoles "utiles" et aux petites entreprises "stratégiques" ou "durables" tout en allégeant dès avant 2012 la pression fiscale reposant inutilement sur les mêmes P.M.E. et en recentrant l'Etat sur ses missions de sécurité, recentrage pouvant amener des économies budgétaires s'il s'agit de d'expulser les délinquants ou de réalouer nos forces à l'intérieur même du territoire.

Notons aussi que les mesures de rétorsion de la finance en cas par exemple de taxation de certains produits d'importations ne comporteront pas d'impact (en termes de relèvements des taux qui ne peuvent que monter maintenant que la part "risque" de l'O.A.T. se précise) ne seront peut-être pas aussi immédiates que l'amélioration directe et indirecte des comptes publiques provoquée sur le court terme et cela vaut le coup d'essayer, ne serait-ce que pour alléger la pression fiscale de tous ceux qui ne dépensent pas leur argent à 'létranger et essaient de construire quelque chose d'utile sur notre territoire.

Sauf "miraculeux" duel Nicolas Sarkozy/Marine Le Pen qui ne ferait pas disparaître pour autant les problématiques de transition vers l'économie durable de proximité désendettée, il me semble que la victoire de la droite est à ce prix et que, face à l'utopique gabegie qu'entraînerait un socialisme "vieille formule", le véritable adversaire qui ne nous permettrait de vivre que conformément aux voeux des nébuleuses mondialistes s'appelle Dominique Strauss-Kahn et qu'il faut surtout aller plus loin que de simples préoccupations "électoralistes" car la droite n'a je le crains plus grand chose à perdre aujourd'hui.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Debout la France
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