Vendredi 13 novembre 2009

                  En parlant de l’ « identité nationale » à propos de la crise du monde agricole il y a quelques  semaines, le Président de la République a mis le doigt sur un aspect crucial de mon combat de toujours : l’identité ne peut se concevoir sans une attache charnelle qui est celle de la terre, pourvu que cette dernière soit considérée comme un lieu où agriculture et environnement vont de pair.

                   Certes, la crise agricole s’explique évidemment par l’abandon des principes fondateurs de la Politique Agricole Communes : la préférence communautaire et le soutien des prix à la production pour préserver à la fois notre sécurité alimentaire et des revenus décents pour les agriculteurs tout en maintenant un modèle d’exploitation familiale normalement compatible avec notre vision du « développement  durable ». Mais le « productivisme » caractérisé par le développement massif des produits phytosanitaires, le remembrement ou la spécialisation portait en germes sa perte en raison de son insupportable coût pour le contribuable qui seul permettait de limiter la « concurrence déloyale » issue des pays méditerranéens ou même, concernant les produits laitiers, des pays d’Europe du Nord. Les réformes successives de la P.A.C. ont ensuite réalisé l’exploit de maintenir un modèle « productiviste » tout en organisant un « découplage », c’est-à-dire des subventions sans production et en maintenant la concurrence déloyale des autres pays européens. La fin des quotas laitiers ne fait que s’inscrire dans cette démarche puisqu’elle consacre la possibilité pour l’industrie laitière des pays d’Europe de Nord de menacer les exploitations traditionnelle des pays de l’Ouest, dont la France, où l’élevage bovin est certainement plus sain du double point de vue du développement durable et de la qualité « sanitaire » du produit.

Donc, la pollution chronique que l’on constate à travers l’élevage de porcs et de volailles « hors -sol » en Bretagne le prouve, les réformes de la P.A.C. n’ont en aucun cas contribué à la remise en cause de ce modèle agro-industriel  qui, bien plus que la quantité agricole produite avant les réformes  visant à limiter la production-comme si l’alimentation ne posait pas de problème aujourd’hui dans les pays du Tiers-Monde et même au sein de ce que l’on appelle le « Quart-Monde »-,  se trouve à l’origine de la rupture entre agricole et « développement durable ».

Le comble est que l’O.M.C. cherche aujourd'hui à transposer ce modèle aux pays du Tiers-Monde sous prétexte de développer leurs agricultures exportatrices et industries agro-alimentaires alors que tous les experts préconisent au contraire une préservation de leur « agriculture vivrière » garante justement d’un certain « développement durable » puisqu’elle seule peut permettre de continuer à alimenter les populations locales en préservant un certain tissu social.  En tout cas, c’est bien dans les pays du Tiers-Monde actuellement que l’on détruit des forêts pour de vastes champs de céréales qui serviront notamment à l’alimentation bovine en Europe. Or, il ne sert à rien d’imposer un étiquetage sévère des aliments « O.G.M. » si, au lieu de laisser pacager nos bêtes dans les bocages-lesquels sont menacés par les politiques publiques d’aide à la destruction des haies dont l’utilité écologique est par ailleurs avérée- et les alpages, on les nourrit avec les produits de Monsanto et Gaucho à grands renforts de carburants ! Comme l’a rappelé il y a quelques années le président du conseil général de la Vendée à cette occasion, ces insecticides menacent les abeilles et « si les abeilles venaient  à disparaître, les jours de l’Homme seraient comptés ».

 

                   Une agriculture durable, saine et équitable passe par le primat du local sur le productif, ce qui implique non seulement une stabilité géographique des « chefs d’entreprise » mais aussi des employés ponctuels.

Le plan d’aide agricole lancé par le chef de l’Etat prévoit de diminuer au maximum les charges sociales pour les travailleurs saisonniers et cela ne peut que favoriser l’agriculture biologique, laquelle nécessite par nature une main-d’œuvre souple, bon marché et, à l’instar de ce que doit être à mon sens l’agriculture bio, locale.

Car l’écologie agricole que je prône ne saurait s’accommoder d’intermédiaires trop nombreux et trop distants, y compris géographiquement. Non seulement ces « intermédiaires » contribuent à la poursuite de l’inflation concernant les légumes et fruits frais « de saison » sans assurer la survie des paysans mais elle favorise les « importations » issues des pays méditerranéens notamment et l’encouragement aux transports qu’il induit  se trouve  par nature antinomiques du « développement durable ».

Comment ne pas voir en effet que le développements exponentiel des transports constitue une pollution permanente alors que le principe même d’aller chercher loin ses produits en fonction d’objectifs de rentabilité coïncide  avec celle des « empoisonneurs publics » que peuvent représenter certaines entreprises cotées en Bourse comme Total ?

 

D’ailleurs, quelle est l’utilité d’imposer des normes sanitaires et environnementales que ce qu’il faut bien appeler  la « concurrence déloyale »ne respecte pas ?  Je préconise au contraire d’appliquer ces normes à tous les produits d’importation .A l’instar de ce qu’a déclaré souhaiter le ministre de la Relance pour les produits industriels, il faut mettre en place un dispositif qui pénalise les produits d’importation ne respectant pas un minimum de critères sanitaires et environnementaux si l’on veut espérer préserver et développer une agriculture comptable avec le développement durable.

 

                Je m’inscris donc en faux contre ceux qui veulent faire des espaces ruraux des zones « sanctuarisées », contribuant d’ailleurs nécessairement à développer l’exode rural, la surconcentration urbaine et/ou la « rurbanisation »   car il faut bien que les gens privés de terres et d’emploi aillent vivre quelque part. Qu’il s’agisse de l’ours slovène du Béarn et de la Bigorre ou du   loup du Mercantour, qui en viennent à menacer un élevage ovin déjà convalescent  ou du chevreuil et du sanglier, animaux comestibles qui saccagent les cultures et plantations dans toute la France aujourd’hui, l’actualité récente prouve que cette logique de la « sanctuarisation » nuit avant tout à l’agriculture traditionnelle c’est-à-dire précisément à l’écosystème traditionnel.

Pourtant, d’autres pistes existent pour réconcilier agriculture et « développement durable ».  Dans les terrains où l’espace existe, et même d’utiliser la ressource de la terre au profit des énergies renouvelables. Ainsi, dans l’intérieur de la Provence et du pays niçois où l’hiver peut être froid mais ensoleillé, le photovoltaïque peut permettre d’ajouter du « beurre dans les épinards » des propriétaires agricoles en fournissant de l’énergie « renouvelable » à la société.

A ce sujet, il va de soi que je soutiens les incitations fiscales aux travaux visant les économies d’énergie surtout lorsqu’ils contribuent à réhabiliter le patrimoine ancien.

                    Force est de constater, comme Lionnel Luca à propos du Grenelle de l’Environnement, que le Gouvernement actuel tend à défendre la notion de « croissance verte » inhérente à ce que Madame Jouanno a appelé l’ « écologie de droite » qu’il s’agit de promouvoir mais  une vision complète de l’écologie appelle une réflexion en profondeur sur les repères vitaux de l’individu, ce qui constitue l’identité précisément, et que ces repères vitaux ne sont compatibles qu’avec un modèle de « développement durable » où l’agriculture ne s’opposerait pas à l’environnement .

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Coordination Rurale
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Vendredi 16 octobre 2009

                  La vagues de suicides à laquelle nous assistons chez France Telecom nous amène à effectuer les précisions qui correspondent un peu à notre vision de l’homme et expliquent que nous nous reconnaissions dans l’expression « la droite humaine » telle que nous l’avons défendue notamment il y a quinze ans avec la campagne européenne de Philippe de Villiers soutenu par le juge Jean-Pierre, l’homme d’affaires visionnaire Goldschmidt mais aussi des personnalités comme Stéphane Buffetaut ou Christine Boutin..

 

               Tout d’abord, le soutien aux entreprises que nous affichons régulièrement ne signifie pas un soutien aux entreprises multinationales mondialisées toujours promptes à profiter de la spéculation que du travail, qu’elles suppriment ou délocalisent-dans des conditions souvent épouvantables si l’on pense à l’exploitation de la misère humaine dans les pays asiatiques- au maximum. Le contraste actuel entre la relative prospérité de la Bourse, comme si nous ne sortions pas d’une crise financière majeure-et la progression du chômage le prouve, ces entreprises ne contribuent que peu à la prospérité générale dès lors que leurs profits reposent essentiellement sur les échanges de titres et la valorisation des actifs, nécessairement ponctuels et artificiels. Nous y préférons le modèle de la PME enracinée telle qu’elle se trouve activement soutenue par le conseil général de la Vendée dont les « fonds propres » sont les propres fonds de l’employeur qui n’a aucun intérêt objectif à ce que son implantation locale soit remise en cause..

                   Ensuite, ce soutien n’est pas incompatible avec une véritable politique sociale dès lors que, plutôt d’en laisser le monopole à la dépense publique coûteuse selon une logique désastreuse de « guichet » et d’assistanat, on y privilégie une logique d’accompagnement en vue d’une véritable réinsertion et une revalorisation des solidarités naturelles , familiales, associatives ou « de proximité » professionnelle ou géographique.

Il faut partir du principe qu’il vaut mieux dépenser pour une personne en réinsertion professionnelle que pour deux personnes en situation de « minima sociaux » en situation d’assistanat anonyme, et dont la subsistance ne doit qu’à la contribution involontaire du « solitaire solidaire » avec lequel il n’a aucun lien..il en va de l’équilibre social mais aussi de la dignité de la personne concernée..

 Il vaut mieux aider les gens à travailler qu’à vivre de l’assistanat, ce qui implique de mettre fin à cette logique bureaucratique absurde, qui s’inspire manifestement de l’actuelle Politique Agricole Commune- pénalisant agriculteurs et  éleveurs dans leur travail de « production » alimentaire mais leur versant des compensations budgétaires parfois insuffisantes pour vivre- et qui, voyant à juste titre le coût d’un travailleur « défaillant » pour l’entreprise n’en voit pas le coût indirect que constitue les minima sociaux, assurances chômage et préretraites..puisque le coût de la protection sociale en France repose sur l’activité de nos entreprises plutôt que sur les produits d’importation ce que nous contestons par ailleurs..

Cette aide peut et doit dans certains cas être directe : par une prise en charge de la rémunération de la personne concernée-juste contrepartie aux "charges sociales"- tant qu’elle n’a pas encore tout à fait réellement sa place dans l’entreprise, ce qui implique bien sûr que celle-ci fasse preuve d’un minimum de « bonne volonté », des refus pouvant entraîner une suppression d’allocations..A l’inverse, le chef d’entreprise spécialement lorsque son activité correspond à un besoin territorial doit bénéficier d’une aide indirecte, ce qui implique bien sûr qu’il s’applique à embaucher local dans la mesure du possible, une embauche ou une délocalisation pouvant entraîner une majoration des prélèvements sociaux..

Dans les deux cas, si ce type de disposition peut donner l’impression d’un certain coût à court terme, il faut bien voir qu’il s’agit de les conditionner à des effets réels et que c’est la seule façon de stopper l’engrenage de l’assistanat généralisé dans notre pays..

Bien entendu, on doit passer d’une logique de guichet à une logique individualisée ou plutôt personnalisée de l’aide sociale allant jusqu’à l’emploi « aidé » dans la mesure possible et ce, de préférence dans le secteur privé et dans la région d’origine.

On le voit, j’accorde une importance tout de même conséquente au rôle des politiques publiques des collectivités locales-et je vais jusqu’à prôner dans ce domaine un certain « fonds de péréquation » dès lors qu’elles aident à maintenir l’emploi local et dès lors qu’elles ne cherchent pas à briser les solidarités naturelles et familiales. Importance intégrant une notion de responsabilité contradictoire avec l’idée d’un « droit acquis » à vie : en matière de logement, par exemple, le logement social doit être temporaire et ne pas exclure l’aide à l’accès à la propriété qui change en elle-même la vision de l’homme par rapport à son environnement immédiat.

               Mais je voudrais aussi insister sur le rôle des associations qui constituent autant de repères pour l’Homme qui s’y investit en fonction de ses préférences peut-être davantage que dans un cadre professionnel qui peuvent avoir un rôle dans deux domaines qui me tiennent à cœur que sont le maintien des personnes âgées à domicile et la distribution alimentaire au moment où l’inflation reprendra..

Une personne âgée « chez les siens », ou chez elle car je prône l’encouragement généralisé à la donation « en usufruit » et, de manière générale, la baisse des frais de succession, correspond à l’idéal d’une politique sociale selon ma vision…outre qu’elle peut malgré tout rendre quelques services à la famille-garde d’enfant, « chauffage » écologique, entretien du jardin potager-, elle contribuerait à assurer une certaine « stabilité »..les économies publiques ainsi réalisées permettraient de relancer le secteur des « aides à domicile » ce qui, dans certaines régions, pourrait générer un effet « vertueux » en termes d’emplois permettant peut-être de maintenir une clinique ou une petite antenne hospitalière locale.

Or, avec un peu d’aides, le secteur associatif pourrait contribuer à gérer certaines des « petites structures » nécessaires permettant d’accompagner dignement les personnes en fin de vie à proximité des leurs.

Les préoccupations « sanitaires » m’amènent à un deuxième point où j’accorde un rôle central au secteur associatif. Alors que les experts s’accordent sur le fait que la qualité de l’alimentation s’est nettement dégradée au cours de ces dernières décennies, et que, bien que la part du budget alimentaire « direct » soit censée diminuer, les Français se plaignent légitimement du prix des fruits et légumes achetés dans les commerces, les réseaux associatifs de distribution alimentaire ne sont pas suffisamment développés ce qui accroît la marge de manœuvre-et donc la marge tout court-des centrales d’achat. Petits producteurs, consommateurs et travailleurs occasionnels peuvent opportunément être mis en relation dans un cadre associatif qui profiterait à tous..sauf à l’Etat-Providence et à la grande distribution bien sûr mais nous pensions que le bonheur repose davantage sur les solidarités naturelles justement.

                          Evidemment , la notion d’ « environnement » ne se limite pas à cela, elle correspond avant tout à un cadre encore trop théorique où l’écologie ne s’oppose pas à l’économie et l’économie ne s’oppose pas au social.

Par exemple , l’idée d’un aménagement du territoire équilibré permettant aux familles de vivre dans des maisons dans des campagnes non désertifiées au lieu de s’entasser dans des  barres d’immeubles inhumaines correspond à  ma vision de l’environnement. L’idéal serait de limiter le phénomène d’ « exode rural » aux strictes opportunités professionnelles et ce, aussi bien dans les pays occidentaux que dans les pays du Tiers-Monde ainsi que, entre les seconds et les premiers. Cela implique bien sûr de concevoir un mode de développement traditionnel basé sur l’environnement humain en Occident et de le transposer en Afrique afin de stopper « positivement » le mirage de la société de consommation de masse auprès des populations locales génératrice de flux migratoire, de déracinement et d’insécurité.

                       Loin d’entrer dans la « stigmatisation » de catégories de populations, exercice que l'extrême-gauche maîtrise finalement à merveille, nous souhaitons prôner un mode de développement privilégiant l’Homme et son enracinement aux mirages de la spéculation boursière, de l’Etat-Providence devenu force d’inertie, de la pollution généralisée des agglomérations surpeuplées, du productivisme agricole et des transporteurs irresponsables autant que des « zones vierges » ou désertifiées.
Une fois n'est pas coutume, je finirais en vous conseillant à ce sujet la dernière encyclique "Caritas in veritate" qui comporte sans doute des éléments plus "transcendants" sur ce thème.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Lundi 5 octobre 2009

                  Le raisonnement conduisant à miser sur les "produits d'importation" pour faire baisser les prix à court terme est éminemment pervers, tout d’abord parce que le déficit d'activité induit a un coût indirect pour les sociétés affaiblies du "Vieux Continent" qui, en France, se matérialise par des prélèvements obligatoires supplémentaires pesant avant tout sur le patrimoine réel-par opposition à la spéculation boursière-et sur l’outil de travail-puisque l’on a décidé de ne pas taxer les produits d’importation-, prélèvements qui ne font qu’aggraver le phénomène.

C’est aussi le piège de la baisse des matériels de N.T.I.C. qui, pour utile qu’elle soit lorsqu’il s’agit de limiter la dépense publique, peut au contraire aussi en limiter les recettes par déficit d’activité.

 

 

                   Ensuite, le déséquilibre entre un Occident qui s'endette pour continuer à consommer et un Orient qui produit en vendant et prêtant à l'Occident comporte une conséquence directement à l'origine de la crise : l'aggravation de la dissociation du capital et du travail laquelle est structurellement génératrice de bulle spéculative et donc de crise.

Afin d'encourager la "relance", les Etats-Unis d'Amérique ont été obligés de "faire marcher la planche à billet à fonds", ce qui entraîne nécessairement une inflation à moyen terme. Comme les organismes de crédit continuent à privilégier dans ce cadre les risques de nature spéculative aux risques pourtant moindre de financement de l’économie réelle, les Etats européens seront à un moment donné obligés de répercuter cette spirale inflationniste pour alléger leurs dettes publiques abyssales.

Pour l’instant, la limitation de  cet effet "planche à billet" en Europe, due à une politique monétaire restrictive, ne favorise pas tellement non plus le Vieux Continent car la dépréciation du dollar entraîne une hausse du coût des matières premières.

 

                 Surtout, nous touchons là au problème de la rareté des matières premières, justement, que la « crise » aurait plutôt tendance à pallier…à première vue. L’encouragement généralisé aux échanges comporte nécessairement des répercussions inflationnistes  en termes de matières premières car « ce qui est rare, eu égard aux besoins, est cher ». Et puis, les pays asiatiques ne connaissent la crise que via leurs partenaires occidentaux dont ils profitent largement par ailleurs. Aussi n’ont-ils d’autre choix désormais que de continuer à produire pour exporter, en utilisant pour cela des matières premières. A moins de privilégier leur consommation intérieure mais, quelque part, cela revient au même sauf à réhabiliter leur société traditionnelle.

Rappelons surtout qu’ils n’ont aucun intérêt à ce que le dollar s’effondre puisqu’ils détiennent la majeure partie des bons du Trésor américain et que, pratiquant la « dévaluation compétitive », ils utilisent la faiblesse de leur monnaie, en complément de la faiblesse de leurs coûts de production, comme atout à leurs exportations.

 

 

                          Ces considérations générales ne seraient néanmoins pas complètes si l’on omettait que certains secteurs échappent au moins partiellement à l’évolution générale des prix.

 De la même manière que « l’euro fort » est apprécié dans le cadre de « voyages à l’étranger » et comporte d’ailleurs des conséquences en termes de « déficit d’activité »aussi-tandis que nombre de citoyens ressentent la juste impression que l’euro a entraîné une perte de pouvoir d’achat tout en prétendant lutter efficacement contre l’inflation, certains postes de dépenses échappent aux aléas de la conjoncture économique internationale.

Nous l’avons dit, l’explication principale de la distorsion entre le haut niveau de l’euro et son impact sur le pouvoir d’achat des Européens s’explique notamment par la chute des produits liés aux Nouvelles Technologies qui ont un impact structurel sur les trois facteurs recensés plus haut. Et « créant » une nouvelle dépendance sociale coûteuse et pas nécessairement exploitée là où elle devrait l’être, dans les frais de fonctionnement des administrations notamment.

Mais il faut bien constater que, en dehors de certains pays aujourd’hui malmenés par l’éclatement de la crise financière comme l’Irlande ou de la bulle immobilière comme l’Espagne, on ne peut dire vraiment qu’il a fallu attendre la faillite de Lehmann Brother pour connaître une période d’anémie économique-certes malgré une croissance légèrement positive-et pourtant certains secteurs comme l’immobilier ont connu une flambée des prix sans précédant entre 1997 et 2007, atteignant peut-être un niveau « plafonds » à l’été 2008. A un niveau complètement déconnecté de l’évolution des revenus des ménages…le ralentissement des mises en chantier pouvant faire craindre une limitation de la baisse.

Il en est de même pour les produits pétroliers qui ont poursuivi leur évolution positive, même s’il faut tenir compte du rôle des taxes et de l’influence des spéculateurs.

Le financement des « bulles immobilières » par les banques est peut-être aussi pervers que leur financement des « bulles spéculatives » car cela s’avère négatif pour le « pouvoir d’achat » à moyen terme, contrairement à leur rôle théorique de financement de « l’économie réelle ».

 

                  Au niveau alimentaire, la mise en concurrence au niveau mondial aboutit à une marginalisation des productions les moins "rentables" et c'est ainsi, alors que l'on dénonce paradoxalement une certaine "surproduction", que certains produits alimentaires commencent à manquer y compris chez des Etats exportateurs et que, dans les pays occidentaux, cela se traduit par une inflation car « tout ce qui est rare est cher ».

Dans notre pays qui subit à la fois la "concurrence déloyale", le phénomène de marge et le haut niveau de charges sociales, on arrive à payer cher des fruits et légumes qui poussent très bien dans nos contrées. Il faut dire que le prix de vente au consommateur ne correspond en rien au prix de vente au consommateur.

Cette question « alimentaire » se trouve bien au cœur du paradoxe car, alors on ne peut objectivement pas corréler la croissance antérieure à la crise et l’inflation. Il y a bien sûr le rôle des aléas climatiques comme la sécheresse cette année mais il faut avant tout ramener la question à un équilibre des secteurs et des territoires. N’est-ce pas  le déséquilibre territorial qui fait que peu de gens disposent de jardins suffisants pour se passer des circuits de distribution ? Et le déséquilibre des secteurs qui confère à ces derniers un poids surdimensionné alors même qu’ils ne produisent pas et ne comportent finalement d’impact positif en termes d’emplois que lorsqu’ils sont implantés dans des régions « dévitalisées »?

 

Tant que l’on ne produira pas ou plus en Occident et en France en général, il faudra s’attendre à une rareté accrue de certaines matières premières ou biens de consommation qui se traduira par une forme de « stagflation »,  la relance budgétaire qui deviendra nécessairement monétaire à un moment donné ne pouvant qu’amplifier le phénomène.

Car la tertiarisation de l’économie «  profite » essentiellement à l’agglomération parisienne où les prix de l’immobilier restent pour l’instant prohibitifs, nombre de jeunes actifs devant « monter à Paris » pour s’insérer dans la vie professionnelle.

 

                Or, j’ai toujours dit qu’une saine croissance sans inflation passait par un équilibre sectoriel doublé d’un équilibre territorial non seulement en France mais dans le monde, les échanges ne devant que pallier l’absence de capacité de production de tel ou tel secteur dans tel ou tel pays ou région et en aucun cas provoquer la disparition d’un secteur qui « marche », qui, en pratique, provoque la faillite d’une région entière et son « assistanat » par les pouvoirs publics nationaux et européens.

Bien sûr, vous me parlerez de la nécessité de « gros ensembles » pour peser dans un contexte de compétitivité internationale mais je répondrais que, à l’heure d’Internet et de l’économie numérique, rien n’interdit de répartir harmonieusement ces pôles de compétitivité, à l’instar des vendéopoles, qui amèneront nécessairement une activité source de richesse.

L’inflation n’est pas seulement la conséquence d’une croissance « mal maîtrisée » mais surtout d’une croissance mal répartie- sur le double plan sectoriel et territorial- qui dans nos régions ne compte que sur la « consommation » des ménages, laquelle ne peut qu'être pénalisée par le retour de l'inflation.

Même si quelques efforts ont été déployés en ce sens par le gouvernement Fillon, je crains surtout que la « reprise » ne se traduise surtout par un retour des problématiques de l’été 2008 avec constitution de nouvelles bulles spéculatives et aggravation de la dette publique lorsque les taux d’intérêt finiront par remonter.

Le plan de soutien aux PME qui vient d’être annoncé, dans le même esprit que le « fonds d’investissement stratégique » me semble plus approprié que les « garanties » exorbitantes dénuées de véritables contreparties accordées aux organismes bancaires.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Jeunes Entrepreneurs
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Mercredi 23 septembre 2009

                      Il ne s'agit pas ici de remettre en cause notre système de sécurité sociale-à la condition qu'il contribue à un certain équilibre territorial j'y reviendrai-mais de chercher à en réduire le coût pour les entreprises et donc pour notre activité. Tout simplement parce que ce coût entraîne une position défavorable face à la concurrence.

Puisque le problème de base se trouve constitué par la "concurrence déloyale", on pourrait envisager de "reporter" partiellement ce coût, pesant actuellement sur notre outil de travail, vers nos produits d'"importation". Cela pourrait à première vue entraîner des mesures de "rétorsion" de certains de nos partenaires mais qui resteraient d'un impact sectoriel limité et qui souvent ne serait que "justice" face aux mesures qui existent bel et bien à l'encontre de nos produits d'exportation. Bien sûr, cette limitation de la "concurrence déloyale" pourrait aussi se faire "en douceur", avec l" émergence de normes sociales, sanitaires et environnementales qui s'appliqueraient en premier lieu aux produits d'importation.

L'idée a d'ailleurs été évoquée récemment par le ministre de la Relance Patrick Devedjan concernant la taxe carbone et nous l'approuvons d'autant plus que les critères "environnementaux" seraient particulièrement bienvenus aujourd’hui et que nos partenaires les plus dangereux n'en ont cure.

 

                   La question est que l'activité se délocalise alors que la population bénéficiant de l'Etat-Providence ne diminue pas, bien au contraire, puisque le déficit d'activité entraîne un regain de l'assistanat sous diverses formes et que ce système a tendance à attirer certaines populations du Tiers-Monde attirées par le mirage de la société de consommation de masse.

 

                  La question de l'immigration de masse sous cette angle est plurielle.

Nous sommes parfaitement en phase avec le Gouvernement dans l'idée de limiter l'immigration d'assistanat à la fois parce qu'elle entraîne un coût direct pour notre système de sécurité sociale et parce que les problèmes d'"intégration", nécessairement accrus dans un contexte de chômage de masse, entraînent inéluctablement un coût "indirect".

Pour autant, nous ne sommes pas vraiment favorables à l'immigration "de travail"-l'"immigration choisie"-, à la fois parce que les personnes concernées viennent rarement seules-leur famille et leur entourage "bénéficieront" de notre système d'"assistanat' et parce que, indirectement, leur employabilité sur des métiers "manuels" peu valorisés par notre système éducatif conforte indirectement les "indigènes" dans leur propension à rester dans une situation d'assistanat.

Surtout, notamment pour les emplois plus "qualifiées", les personnes concernées par cette "immigration choisie" manquent cruellement à leur pays d'origine qu'elles contribuent à maintenir dans un état de "sous-développement" et dont les habitants sont alors maintenus dans un état de précarité auxquels ils préfèrent a priori la pauvreté "assistée" de notre vieux pays!

D'autant plus que "la société traditionnelle" s'y trouve largement déstructurée aussi là-bas avec de surcroit des problèmes d'hygiène qui accentuent le phénomène de "pompe aspirante" vers l'Occident.

Bien entendu, il ne s'agit pas de décourager ces personnes à travailler, surtout lorsqu'elles gèrent une petite entreprise aux effets structurants pour le tissu social, mais plutôt à les encourager à jouer un rôle de levier, d'entraînement sur leur famille et leur entourage-les jeunes déracinés ayant encore plus besoin d'une incitation au travail et à l'effort- et pourquoi pas de les guider vers une démarche de Co-développement une fois expérimentés dans leur pays d'origine. Voilà une façon d'utiliser intelligemment les crédits correspondant à "l'aide aux pays du Tiers-Monde".

 

                        Lorsque j'évoque le Tiers-Monde ici, je ne parle évidemment pas des pays asiatiques d'où émane l'essentiel de la "concurrence déloyale" qui contribue à maintenir l'Occident dans un état d'assistanat. Et de manière extrêmement perverse puisque, sous le juste prétexte de payer moins cher les produits de consommation courants, les Occidentaux accélèrent leur appauvrissement par le mirage de la spéculation dans les pays anglo-saxons, de l'endettement privé un peu partout et, en France, de l'endettement public.  Car, si l'on peut se réjouir que les services publics contribuent à un tissu d'emplois, que les pensions de retraite maintiennent un certain niveau de vie indépendamment de la "crise" actuelle, que les dispositifs "d'assistanat" permettent aux personnes sans emploi de continuer à consommer, il convient de souligner qu'il ne s'agit ni d'"activité" directe au sens propre ni d'investissement conduisant à une amélioration des "infrastructures.

Bien sûr que cela peut y contribuer mais, nous y voilà, à condition que ces dépenses publiques soient effectuées "au bon endroit"à savoir au sein des régions souffrant le plus d'un déficit d'activité. A ce moment-là effectivement, les dépenses d'infrastructures-c'est là toute la faiblesse d'un plan de relance pas assez "localisé"-pourront alimenter des entreprises du Batiment et des Travaux Publics-tout comme les dépenses de rémunération pourront alimenter les commerces de détail. Avec dans les deux cas un effet d'entraînement sur l'économie locale car "tout est lié en économie".

En aucun cas en effet elles ne remplaceront la "véritable" activité" industrielle, menacée par les délocalisations et agricole, menacée en deux temps par un "assistanat" succédant au productivisme que traduit le phénomène de "découplage" couteux pour le budget européen sans que cela ne se traduise en maintien de l'activité agricole.

Que certains agriculteurs gagnent très bien leur vie n'est pas le problème à mon sens car ils se trouvent de facto concentrés sur certains secteurs alors que nombre d'exploitations familiales à la production pourtant "utile"-je pense aux fruits et légumes notamment-ont fait faillite. Or, les campagnes vivaient en partie grâce à ce type d'exploitation.

Il faut dire que la "concurrence déloyale" n'est pas seule en cause puisque la concentration, entraînant paradoxalement un "grossissement" des intermédiaires, menace directement notre équilibre territorial ce qui est générateur d"assistanat".

L'équilibre territorial parait naturellement indissociable de l'équilibre des secteurs car on ne peut compter complètement sur une capacité infinie d'endettement de l'Etat-Providence, ne serait-ce qu'à cause des intérêt de la dette qui absorbent annuellement le montant de l'impôt sur le revenu, lequel constitue un élément de ce que les économistes appellent la "trappe à la pauvreté".

 

                  Car notre société souffre aussi d'un assistanat trop incitatif par rapport à l'activité. Comme mes amis le formulent souvent, "mieux vaut l'artisanat que l'assistanat", sous-entendant qu'il vaut mieux dépenser de l'argent public à aider les gens à monter et gérer leur entreprise qu'à les maintenir dans l'inactivité. Nous nous réjouissons bien sûr à ce niveau du statut des "auto-entrepreneurs"-que nous aimerions rapidement étendre aux fonctionnaires au même titre que les retraités et chômeurs mais nous aimerions aussi une substantielle baisse des charges sociales pour les PME "déclarée"...cela nous renvoie bien sûr aux dépenses d'assistanat et aux produits d'importation que nous aimerions voir taxés par une "T.V.A. sociale".

Nous sommes aussi favorables à la généralisation de la logique du "pied à l'étrier" au besoin à l'aide des collectivités locales, conduisant progressivement à un basculement du montant des minima sociaux et allocations chômage en une aide à l'emploi des personnes concernées jusqu'à leur élimination. Nous pensons que nous devons guider les personnes marginalisées vers les secteurs recruteurs en assumant au besoin le coût pour l'entreprise dans un premier temps.

Une certaine réhabilitation de la "société traditionnelle" pourra aussi diminuer le phénomène d'assistanat en assurant le gîte et le couvert aux personnes rendant service aux paysans ou à la collectivité, à travers des activités qui pourront déboucher sur des formations.

Nous sommes favorables à l'abandon de ces politiques sociales du "solitaire solidaire" où l'on maintien les personne dans l'assistanat anonyme avec une prestation en lieu et place d'une véritable réinsertion qui pose souvent la question de "l'enracinement".

Car il est plus facile de mener des politiques sociales saines en limitant le "déracinement"..Dans une certaine mesure, cela vaut aussi pour les "retraités" que l'on devrait aider à rester chez eux, où ils peuvent se rendre utile à leur famille et à la collectivité de diverses façons, surtout s'il s'agit de régions en défaillance d'emplois. Il ne faut pas empêcher les retraités et autres inactifs de contribuer au lien social.

 

C'est en effet "à tous niveaux" que cette nécessité économique et sociale que constitue la limitation de l'assistanat que les politiques publiques  doivent être menés conformément à une logique d'"enracinement"  qui privilégie les liens vitaux de l'individu dans une société.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Mercredi 9 septembre 2009

               La taxe carbone dont il est tant question ne constituerait en fait une bonne idée qu'en milieu urbain et encore à condition qu'elle puisse s'appliquer aussi aux entreprises et administrations notamment en matière de  (sur)chauffage.  Mais comme celui-ci est essentiellement électrique...Pour le gens des campagnes,  dépendants du fuel ou du véhicule automobile, elle semble totalement inadaptée...sauf si tous ceux d'entre eux qui peuvent se le permettre se décident enfin à rejoindre les agglomérations surpeuplées ce qui ne serait pas le moindre des paradoxes !

En revanche, la dernière annonce gouvernementale envisageant de la compenser par une baisse de l’impôt sur le revenu et par une prime pour les ménages ruraux non imposables suscite notre enthousiasme.

Ce n'est pas par la sanction financière et fiscale mais par l'incitation aux travaux d'isolation, développement des moteurs électriques à air comprimé développement des énergies renouvelables ou autres installations éco-compatibles avec des améliorations de l'état des vieilles maisons d' habitation que la baisse des dépenses énergétiques doit être favorisée. Ainsi que par des aides aux compagnies de transports en commun afin qu'elles desservent les lieux d'implantation des entreprises au profit des zones en instance de désertification.

Pourquoi pas dans le cadre des plans de relance locaux ?

 

              Concernant les relations « écologiques » avec le reste du monde, il me semble opportun de concevoir nous aussi des normes techniques, par exemple d'ordre sanitaire ou environnemental, qui limiteraient la « concurrence déloyale » au niveau industriel.  Cette idée que nous avons toujours défendue a d'ailleurs été proposée récemment par le ministre de la Relance Patrick Devedjan « la taxe carbone, elle a pour objet de pénaliser le pollueur et donc si un pays étranger produit en ne prenant pas les précautions élémentaires pour l'environnement, il doit en supporter la conséquence économique ». On ne saurait mieux dire.

Chose à quoi l'inénarrable président de la  Commission européenne Jose Manuel Barroso, personnage auquel il ne me semble pas toujours utile de demander l'avis, a rétorqué qu'il était « pour la croissance verte et non pour la décroissance », ce que nous ne pouvons qu'approuver dans l'absolu » mais il faut bien comprendre que le principal adversaire de la croissance en général se trouve être la « concurrence déloyale » et que les normes environnementales peuvent justement contrebalancer. Cela serait une manière intelligente de concilier écologie et croissance, tout spécialement dans nos nations occidentales qui en ont le plus besoin.

Or, justement, M.Barroso, s'exprimant à propos d'une « taxe carbone extérieure » a  rappelé, prétendant parler au nom des nations européennes que « nous ne voulons pas introduite des mesures protectionnistes dans le monde ». Comme si nos partenaires chinois émettaient des scrupules à taxer leurs produits d'importation au nom de normes qui ne sont pas spécialement écologiques.

 

           Et puisque nous parlons "Europe", il faut savoir que les véritables bénéficiaires des aides européennes versées aux producteurs de fruits et légumes français ont été les agences de publicité et de communication à l'origine de slogans comme « manger cinq fruits et légumes par jour » ce qui explique largement que cet argent public dépensé en vue de favoriser une baisse du prix de revient pour les consommateurs avec un minimum de rémunération pour les agriculteurs n'ait servi à rien concernant cet objectif.

Comment ne pas voir que le respect de l'environnement passe avant tout par une limitation du productivisme et de la mondialisation ?

Transports et culte du gigantisme constituent aujourd'hui les deux principaux fléaux environnementaux des temps modernes.

S'attaquer aux vrais responsables des catastrophes de l'Erika et de l'Amoco Cadiz est complémentaire de s'attaquer à ceux qui privilégient les produits importés à moindre coût alors que le niveau du carburant a atteint des sommets il n'y a pas si longtemps. Or, avec un objectif de rentabilité contraire aux exigences de sécurité, les grandes compagnies pétrolières cotés en Bourse ont naturellement tendance à prendre des risques inconsidérés conduisant directement aux « marées noires » et autres catastrophes auxquelles nous avons assisté ces dernières années.

Parallèlement, la remarque a été faite justement concernant le phénomène « bio » aujourd'hui, l'écologie implique dans la mesure du possible une production et une consommation locales.

Le gigantisme implique une certaine concentration nuisible à notre conception du « développement durable. On le voit avec l'affaire des marges des grossistes et intermédiaires de la grande distribution qui pénalise injustement les petits producteurs, ceux-là justement qui privilégient le « développement durable », notamment les agriculteurs « bio ».

La vraie écologie ne passe pas par des zones sanctuarisées mais par une agriculture traditionnelle, respectueuse de l'environnement mêlant harmonieusement plantations de fruits et légumes et élevage ovin dans le Sud-est comme champs et bocage dans l'Ouest.

 

Surtout, l'Occident et le Tiers-Monde ne sont pas si différents sous ce regard-là, le déséquilibre démographique et économique a entraîné un déséquilibre écologique dans la mesure où, à côté des zones désertifiées promises à la jachère, se sont construites des agglomérations surpeuplées. Avec certes l'avantage du confort moderne pour les Occidentaux mais encore convient-il de rappeler que ce dernier n'est pas à proprement parler « écologique ». 

En effet, partisans du Co-développement, nous prônons depuis toujours des principes de bon sens conduisant à l'équilibre des secteurs et des territoires.

 

Quant aux  normes européennes ne sont pas adaptées aux réalités des OGM ne serait-ce que parce que l'étiquetage des viandes ne mentionne pas l'alimentation des animaux correspondants. La Politique Agricole Commune a longtemps encouragé financièrement un productivisme irresponsable et destructeur avant d'inciter au gel des productions. Tout en continuant d'encourgager les importations et les "innovations" telles que le vin rosé de coupage. 

Ce n'est pas sur l'Europe de Bruxelles qu'il faut compter pour relancer l'écologie selon notre vision.

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Coordination Rurale
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Mercredi 9 septembre 2009

                En même temps que la continuation de la pratique du bonus, nous avons constaté cet été  une sensible amélioration des performances boursières des grands groupes qui ne se traduit pas vraiment dans « l’économie réelle ». Certains analystes s’inquiètent même du comportement de certains nouveaux actionnaires comme les  porteurs chinois qui pourrait générer une trop forte spéculation boursière ou nouvelle « bulle » dont l’éclatement inévitable provoquerait à moyen terme une nouvelle crise.

Et quant à l’attitude des pouvoirs publics, les victimes en sont souvent davantage les « Français moyens » contribuables qui ne spéculent pas que les spéculateurs eux-mêmes qui, délocalisant habilement leur argent, ne paient pas d’impôt finalement.

 

 

 

              Avec des taux devenus très faibles et de vannes monétaires ouvertes de la part des banques centrales, les principaux groupes cotés ont levé une énorme somme d’argent pouvant dans l’absolu servir à une reprise des investissements en 2010 mais qui a été détournée au profit des grands indices boursiers, notamment à Shanghaï avec près de 500000 ouvertures de comptes titres par semaine. Avec un risque évident de nouvelle bulle spéculative.

 

Le fait même que l’emploi reste à la traîne au milieu de ces indices de reprise dont les plus importants semblent ceux de la Bourse peut laisser craindre à un nouveau processus de dissociation du capital et du travail.

Parallèlement, le niveau des encours bancaires reste très en deçà des objectifs fixés en contrepartie des aides publiques accordées.

L’amélioration des profits des entreprises, au sens du fameux « seuil de rentabilité » exigé par les fonds d’actionnaires, peut s’expliquer uniquement par les présidents de la FED et de la BCE-lequel en profite pour ne pas baisser une nouvelle fois les taux directeurs- et ne signifie pas particulièrement que les économies se portent bien.

 

 Car  justement la spéculation boursière s’inscrit en totale contradiction avec l’investissement, les performances boursières traduisent peut-être une légère reprise de l’activité outre-Atlantique mais dont les effets sur l’économie réelle, sur l’emploi notamment, se font particulièrement attendre. Le gouvernement français est déterminé à modifier cette situation mais il n’est guère suivi par ses partenaires européens et notamment à Londres et à Luxembourg. Quant aux Etats-Unis, Monsieur Obama a visiblement du mal à passer du discours à la pratique pour instaurer des règles de supervision du système bancaire. Tout cela n’augure rien de bon et de positif au prochain sommet du G20 à Pittsburgh.

 

Bien sûr, l’économie réelle a besoin d’un financement pour fonctionner, qu’il s’agisse de finance directe-la Bourse justement et c’est en cela que la bonne santé boursière peut dans l’absolu traduire une bonne santé  des grands groupes-ou de finance indirecte avec l’emprunt auprès des organismes bancaires.

 

Or, alors que l’excessive rigueur monétaire et les trop forts taux d’intérêt directeurs de la Banque Centrale Européenne ont longtemps empêché la finance directe de  jouer son rôle et que, aujourd’hui encore, les banques y préfèrent le retour des mauvaises habitudes du « bonus », il est manifeste que la finance indirecte n’est pas en cause dans la crise financière devenue économique que nous subissons.

Or, la finance indirecte se trouve beaucoup moins sujette à spéculation que la finance directe et c’est pourquoi on peut légitimement s’inquiéter que la Bourse reprenne et pas les encours bancaires.

Quant à la reprise de la consommation, si elle n’est pas suivie d’investissement ou de « création d’actifs » pourrait entraîner de nouvelles dérives telles que la perpétuation du déséquilibre entre l’Occident qui consomme et s’endette pour continuer à consommer et l’Orient qui produit en rachetant les savoir-faire occidentaux.

 

La crise économique que nous subissons a d’abord été une crise de la finance mondialisée mondiale dont la crise des supprime n’a été que l’élément déclencheur.

 

Pourtant, si l’on écoute Madame Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, les pouvoirs publics jouent à fonds leur rôle de régulation depuis l’éclatement d’une crise à laquelle, évidemment, ils ne sont pas responsables même si, à l’instar de la Reine d’Angleterre, on peut se demander s’il était normal que « personne ne l’ait prévu » alors que le scenario en avait été décrit par Jimmy Goldsmidt dans le Piège. La régulation ne peut être dissociée de l’aide publique dans la mesure où l’aide publique sans contrepartie peut être le principal levier d’une seconde crise du même ordre.

 

                     Le fait est que la crise a été une aubaine pour le Président Sarkozy, mal mené encore à l’été 2008, dans la mesure où elle lui a permis d’éprouver son volontarisme politique manifesté clairement dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne (nous savons dix ans après qu’il avait davantage qu’on ne le croit tiré les conséquences de sa défaite des européennes face à la liste souverainiste) et, même si  la réalité  de son bilan présidentiel européen me semble plus mitigée que la réalité officielle, la gestion de la présidence française de l’Union a amené une coopération volontariste interétatique à géométrie variable.

Mais les effets tardent un peu à se réaliser, soit que les mesures prises notamment concernant la rémunération des traders ne soient pas suffisamment concrètes soit que les acteurs privés mettent particulièrement de la mauvaise volonté.

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Nous ne savons pas encore actuellement si la probable entrée en vigueur prochaine du traité de Lisbonne va gêner substantiellement cette indéniable évolution dans le fonctionnement des institutions européennes mais nouveau pouvons espérer, à l’instar de l’ancien eurodéputé Georges Berthu, que l’interprétation des traités européens en vigueur soit traitée en termes pratiques et non en termes dogmatiques.

Le dogmatisme bruxellois, même s’il confond abusivement encouragement public à l’activité privée et fonctionnement public, n’est toutefois pas sans fondement concernant l’excessif poids de la sphère publique.

 

                   La question des leçons de la crise en France ne peut pas être déconnectée de la question de la dette publique dans la mesure où cette crise est aussi de la consommation au dessus de ses moyens, concentrée davantage sur l’Etat-Providence que sur les fonds de pension dans notre pays et, dans une moindre mesure, dans les autres Etats européens.

 En France, l’endettement public a structurellement tendance à suppléer l’endettement privé, consolidant ainsi les grands groupes dans leur stratégies spéculatives.

Ce problème d’endettement public se trouve donc être  à la fois un problème de dépenses et de recettes. Problème de recettes dans la mesure où il importe de relancer l’emploi et l’activité intérieures et problème de dépenses dans la mesure où l’Etat-Providence coûte cher en dépenses de fonctionnement et d’assistanat.

Le Gouvernement semble choisir la carte de la diversification des financements en lançant sa grande souscription publique, souscription qui présente l’avantage de mettre le citoyens à contribution pour sauver l’Etat-Providence, dont la société française actuelle s’est rendue dépendante et qui constitue encore le principal amortisseur de la crise. Nous ne condamnons pas le dispositif, une recherche de financement auprès d’acteurs de l’économie réelle pour, suivant l’importance des taux d’intérêt, leur profit à moyen terme mais nous nous espérons que cela ne génère pas une inquiétude généralisée sachant que la France semble isolée dans cette initiative.

 

Nous reconnaissons ceci dit au gouvernement Fillon de substantiels efforts concernant cette formidable bulle que constitue potentiellement notre dette publique sans critiquer outre-mesure le plan de relance qui, néanmoins, comme l’a fait remarquer le député de la Vendée Dominique Souchet, l’efficience de la dépense publique doit s’apprécier « au plus près du terrain »  ce qui nous renvoie à notre théorie du « principe de subsidiarité ».

 

                 Cette crise ayant été une crise de rupture d’équilibre, il importe de favoriser un rééquilibrage au niveau des secteurs et des territoires..alors que le gigantisme et la concentration ont été ses principaux ressorts.

Cela signifie notamment que  les services publics locaux dans les zones rurales doivent être mises en balance avec…les allègements de charges des entreprises. Cela permettra de mieux répartir la dépense publique au profit des territoires où le travail prime naturellement sur la spéculation avec les « PME enracinée ».

A un niveau géographique supérieur, cette crise est aussi celle de la distorsion entre un Occident qui consomme et s’endette-dans la sphère publique concernant notre pays-et un Orient qui produit.

Là encore, il y a eu quelques déclarations présidentielles et quelques tentatives allant dans ce sens. 

 

Mais  nous ne désespérons pas que des systèmes de « droits compensateurs », d’écluses douanières voire de T.V.A. sociale soient un jour mis en œuvre. Le débat sur la « taxe carbone » pourrait justement être l’occasion de faire émerger l’idée de normes sanitaires ou environnementales qui défavoriseraient nos importations en favorisant notre production intérieure. De même que la question des normes techniques, sanitaires ou...environnementales!

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : EUROPE SUPRANATIONALE
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Vendredi 28 août 2009

                Il y  a quelques jours, le Président de la République recevait les cadres dirigeants des grands organismes bancaires en d’annonçant  la nécessité d’encadrer la pratique du « bonus »,  pratique d’autant plus scandaleuse que, destiné théoriquement à relancer l’activité économique via le financement indirect, moins dangereux que le financement direct-la fameuse dissociation du capital et du travail-, des crédits ou du moins des « garanties » publiques ont été accordées aux organismes bancaires.

Certes défavorable en principe à la dépense publique « de fonctionnement » mais favorable à la dépense nécessaire à l’activité économique-contrairement aux bureaucrates bruxellois-, c’est à cette condition que j’ai soutenu le plan d’aide aux banques et c’est pourquoi je m’inquiète de l’absence de «  mesure concrète » en ce sens !

Simplement, je sais, dans un contexte hélas mondialisé et financiarisé- et c’est là l’utopie socialisante de la régulation- que ce problème ne peut aujourd’hui que se régler à un niveau interétatique. Bien sûr par la méthode de la  coopération à géométrie variable et ce, non seulement au niveau européen-à l’instar de la présidence française du dernier semestre 2008 dont je constate certains bons effets a posteriori alors que j’étais sceptique au début- mais au niveau mondial, les systèmes financiers anglo-saxons dépendant pour partie des agissements des spéculateurs boursiers.

Cette logique de coopération interétatique que les souverainistes ont toujours prôné peut montrer ses effets dans le domaine de la spéculation bancaire comme elle a contraint malgré tout la Banque Centrale Européenne à alléger enfin ses taux directeurs, qui, avec le dogme absurde de l’euro fort, étaient directement à l’origine de l’anémie économique du « Vieux Continent ».  A la faveur de la crise bien sûr, tout comme les bons aspects de la présidence française de l’UE, crise davantage due à la spéculation et à la dissociation du capital boursier et du travail délocalisable qu’au loyer de l’argent.

Serait-ce à dire que le pragmatisme sarkozien m’a  conduit à abandonner mes convictions souverainistes ? En aucun cas mais, outre que je soutiens la politique d’encouragement au travail mêlée d’un allègement de l’ « Etat-Providence » en vue de lui épargner la faillite-c’est bien l’investissement par la « création » d’actifs qu’il convient de favoriser-, je partage le pragmatisme affiché par le gouvernement concernant la mise en place d’un fonds d’investissement souverain, l’abandon du  vin rosé de coupage et la baisse de la TVA  dans la restauration.

 

Concernant le grand emprunt, nous approuvons intégralement le discours de Nicolas Sarkozy qui  a mis en avant, lors de son discours devant la commission Juppé-Rocard, chargée de sélectionner les «bonnes dépenses d'avenir, trois «défis» prioritaires : l'économie de la connaissance (et notamment le financement de l'enseignement supérieur), la compétitivité des entreprises (avec en particulier le problème de l'insuffisance de leurs fonds propres) et le soutien aux investissements industriels stratégiques. Le terrain est déjà un peu défriché sur la question des capitaux propres. Si nous en contestons le mode de financement, le R.S.A. marque un effort notable dans le sens d’une limitation du phénomène d’assistanat, auquel nous préférons- à coût équivalent- l’artisanat.

Caractéristique principale des politiques publiques basées sur la logique du « solidaire solitaire », ce phénomène d’assistanat nous est spécialement insupportable et nous comptons vraiment sur le gouvernement actuel pour contribuer à y mettre un terme.

L’assistanat comporte non seulement un coût économique et financier insupportable mais pose un problème d’intégration sociale et « identitaire », les personnes et populations qui en « bénéficient » ne s’intégrant pas dans un dispositif social enraciné -moins que les « S.D.F. » de jadis trouvant toujours le gîte et le couvert en échange de menus travaux des champs- et c’est encore plus vrai lorsqu’ils « déménagent » dans les grands centres urbanisés pour en bénéficier.

 

 

 

N’en déplaise d’ailleurs aux « identitaires » et à certains autres nationaux, c’est bien sous l’angle de l’assistanat qu’il convient de s’attacher à l’examen des phénomènes migratoires, d’autant plus que ces dispositifs-logement social, APE, CMU, RMI, ARE permettant de bénéficier de la société de consommation de masse en constituent le moteur.

 

 

Je voudrais ici lever un malentendu qui sévit encore aujourd’hui au sein des milieux intellectualisés de la droite nationale-malentendu que l’on ne constate évidemment plus au niveau de l’électorat- qui, basé sur certains discours de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy sur des thématiques sécuritaires voire « identitaires », voudrait que ce dernier n’ait pas respecté ses promesses. Cela est inexact car c’est davantage sur les questions d’assistanat et de délinquance davantage que sur l’origine des populations que le chef de la majorité présidentielle a voulu imprimer une « rupture ». Bien sûr, il ne s’est pas encore attaqué véritablement aux « pompes aspirantes » que constituent le droit du sol, d’une part, et le dispositif d’assistanat, d’autre part mais l’on peut noter toutefois quelques inflexions sur les reconduites à la frontières d’immigrés clandestins ou sur la constitution de bandes ethniques.

Je le répète, ce n’est pas à l’immigration en elle-même qu’il faut s’attaquer sur des prétextes identitaires mal compris mais aux seuls délinquants ainsi qu’au double aspect (assistanat, droit du sol) qui continue à attirer à nous les populations déracinées victimes du mirage de l’Etat-Providence…

 

 

 

                  Car je suis en quelque sorte pour un « enracinement positif »des populations, et c’est un peu cela qui me distingue des mouvements auto-assimilés à l’ « extrême-droite ».

Effectivement, cela me conduit malgré tout à m’opposer à « l’immigration choisie », qui consiste, un peu dans la logique de la directive Bolkenstein, à faire venir des travailleurs chez nous pour compenser notre  soi-disant déficit de main-d’œuvre, lié partiellement aux tares de notre système éducatif

Non seulement parce que cela constitue, au même titre que la mondialisation mais dans les deux sens cette fois-ci, une trappe à l’assistanat surtout lorsqu’elle s’accompagne d’une immigration familiale mais aussi parce qu’elle entretient le processus de déracinement.

Mais, comme la Vendée en a montré la voie, je suis davantage favorable à une forme de co-développement avec les pays du Tiers-Monde-tout à fait transposable concernant les pays du Maghreb dans le cadre de l’Union Pour la Méditerranée- attendu que ce co-développement doit réintroduire des principes de bon sens conduisant à l’équilibre des secteurs et des territoires.

Dans les pays du Tiers-Monde comme en Occident, l’exode rural et les déplacements de populations conduisent à un déséquilibre particulièrement nocif sur un triple plan économique, environnemental et social que j’ai déjà abordé.

 

C’est en effet sur ces question d’équilibre des secteurs et du territoire que je déplore un certain désintérêt de l’exécutif actuel, en plein accord sur ce point avec bien d’autres élus de la majorité que le président du conseil général de la Vendée .

Tout d’abord pour des raisons d’efficacité dans l’action publique que m’inspirent mes inquiétudes face aux effets réels du grand plan d’aide aux banques et à l’industrie automobile qui ont de quoi laisser sceptiques. Le principe de subsidiarité indique que c’est au plus près du terrain que l’action publique se trouve la plus efficace. Le niveau de la dette publique montre que, s’il faut savoir dépenser pour relancer l’économie, cette propension à dépenser comporte elle-même une limite.

Si légitime que soit l’analyse des rédacteurs du comité Balladur sur le « mille-feuille territorial », les doublons fonctionnels et le coût administratif généré en quantité de deniers publics, il n’empêche que, surtout lorsque la « clause générale de compétence » est bien utilisée, l’intérêt des élus coïncide avec celui d’un certain développement économique de leur circonscription et l’on ne peut en dire autant des directeurs de programme « L.O.L.F. » ainsi que de leurs subordonnés déconcentrés.

Par ailleurs, dans un contexte où le cumul de la mondialisation-financiarisation de l’économie et du poids des prélèvements obligatoires sur nos petites et moyennes entreprises accompagne le phénomène de désertification à telle enseigne que l’un entraîne l’autre, favorisant un processus de délocalisation que le volontarisme sarkozien ne suffit pas à enrayer, il reste que les collectivités locales peuvent constituer des garants du maintien des activites.

Par le dynamisme de leurs politiques publiques conduisant à un vrai « développement durable » mais aussi par l’utilisation qu’elles ont des mécanismes de prélèvements de ressources-on comprend mal l’intérêt de suppression de la taxe professionnelle dans la mesure où les collectivités locales cherchant à attirer des entreprises ne peuvent que la baisser ou, du moins, proposer des compensations en termes d’infrastructures.

En enrayant la désertification et l’exode, les collectivités locales favoriseront l’épanouissement « identitaire » des populations et, réciproquement, davantage enracinées, celles-ci auront davantage à cœur de travailler à la prospérité de leur terroir. Pourquoi ne pas envisager par exemple d’inciter les retraités, avec un encouragement des incitations aux services privés d’aide à la personne, à jouer ce rôle d’enracinement-si possible dans leur région d’origine-et d’équilibre territorial ?

 

Si l’on décline au niveau européen les problématique de subsidiarité dans les politiques publiques et  sans même évoquer les réglementations bureaucratiques que les derniers gouvernements semblent combattre avec davantage d’efficacité aujourd’hui-c’est ce que tend à laisser penser le recul de Bruxelles sur le vin rosé-, on constate la même propension à l’inefficience de l’argent public lorsqu’il est mandaté à un niveau trop éloigné. La Politique Agricole Commune a encouragé les excès du productivisme avant, par contrecoup, d’encourager un « découplage » entre aide et production particulièrement absurde.  Cela parce que la « planification » était géree à un niveau trop global, c’est-à-dire trop lointain. Bien sûr, les fonds structurels ont réellement servi à conserver certaines économies traditionnelles comme à l’intérieur des zones de montagne mais la logique de spécialisation d’inspiration ricardienne qui a conduit par exemple à couvrir notre pays de champs de céréales, y compris dans les régions méridionales au détriment parfois des fruits et légumes aux effets positifs reconnus aussi bien en termes de santé publique que de « développement durable.

Surtout, elle a contribué à dispenser de s’occuper de la « concurrence déloyale », y compris en provenance de pays européens comme l’Espagne ou l’Italie et c’est à ce niveau que le remboursement des aides touchées par les producteurs peut paraître scandaleux,comme l’indique avec courage sur son blog le député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca, confronté à la menace de manière directe dans sa circonscription.

Pour concilier l’impératif d’allègement des prélèvements obligatoires et l’impératif de limitation de la « concurrence déloyale », j’ai longtemps et continue à prôner l’instauration d’une « T.V.A. sociale » consistant à reporter le coût de l’Etat-Providence du travail sur les importations, mesure auquel nous savons le conseiller présidentiel Henri Guaino sensible.

De même, si les effets du fonds d’investissement souverain paraissent insuffisants pour enrayer les délocalisations et le rachat du capital de nos entreprises par les prédateurs asiatiques, il me semble opportun de concevoir nous aussi des normes techniques, par exemple d’ordre sanitaire ou environnemental, qui limiteraient la « concurrence déloyale » au niveau industriel.

Là encore, l’enracinement positif que je défends se conjugue avec une défense du terroir caractérisé sur les plans économique, social et environnemental. Avec un modèle d’entreprise enracinée « dont les fonds propres sont les propres fonds » , à même de limiter l’exclusion sociale, le déracinement , les atteintes à l’environnement et la désertification territoriale..

 

              Ainsi, en total accord avec le gouvernement sur la politique de revalorisation du travail et d’allègement de l’Etat-Providence en vue de lui faire éviter la faillite, j’ai noté avec satisfaction une évolution très positive de ce dernier concernant le volontarisme politique face à la mondialisation et à la financiarisation de l’économie mais je déplore encore un déficit d’ancrage de ce volontarisme concernant l’aménagement du territoire au niveau local, lequel peut impliquer quelques mesures de  nature « protectionniste ».

 

 

 

 

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Mercredi 15 juillet 2009

      La fin de la période électorale des élections européennes ayant conduit à une victoire par défaut des listes de la majorité présidentielle, victoire obtenue en partie par un phénomène de d’auto-décrédibilisation des « opposants » particulièrement malvenue en cette période de gestion de la crise financière et économique, une nouvelle ère dénuée de risques électoraux s’ouvre pour le Président de la République et son équipe.

A tort ou à raison, la réalité étant à mon sens « entre les deux », la gestion de la présidence française de l’Union européenne a coupé l’herbe sous le pied des souverainistes indépendants, en partie parce que les thématiques longtemps défendues par les chapelles souverainistes ont été prises en comptes lors de cet exercice.

Tandis que ces dernières se lamentent, parce qu’elles n’ont pas vu venir le phénomène à temps -cela ne change rien à mes sympathies pour elles que j’ai affichées jusqu’à la veille des élections européennes -malgré ma divergence sur leur « positionnement »-, je tiens pour ma part à m’en féliciter.

Non seulement parce que cette « récupération » a amené quelques mesures concrètes que j’ai toujours défendues comme la baisse de la T.V.A. dans la restauration et l’abandon emblématique du « vin rosé de coupage » mais aussi à cause du politique affiché à cette occasion se traduisant par une coopération volontariste inter-étatique à géométrie variable. Dans l'esprit des accords de Malaga.

Nous sommes satisfaits de cette évolution même si nous ne désespérons pas que des systèmes de « droits compensateurs », d’écluses douanières voire de T.V.A. sociale soient un jour mis en œuvre.

Nous ne savons pas encore actuellement si la probable entrée en vigueur prochaine du traité de Lisbonne va gêner substantiellement cette indéniable évolution dans le fonctionnement des institutions européennes comme nous ne savons pas non plus vraiment si les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne vont pouvoir se transformer en négociations de partenariat privilégié dans le cadre de l’Union Pour la Méditerranée. Mais nous le souhaitons et c’est pour cela que nous souhaitons que les souverainistes non encore ralliés à la majorité s’unissent maintenant aux souverainistes déjà ralliés pour faire respecter ces deux promesses présidentielles.

La question des traités européens, que la Commission de Bruxelles a « faussement interprétés » pendant longtemps -du moins concernant la sphère géographique d’application  qui était d’ailleurs très limitée au départ- comme l’a rappelé l’ancien eurodéputé Georges Berthu, va devoir être traitée en termes pratiques et non en termes dogmatiques.

C’est à cette condition que l’Europe pourra espérer sortir de la double impasse technocratique et libre-échangiste, comme le souhaitent désormais-nous l'espérons du moins- les eurodéputés du Parti Populaire Européen.

 

A l'opposée, la démarche de projet localisé que nous soutenons depuis toujours et qui a été reprise avec quelques failles non médiatisées- à l’occasion de la présidence française doit aussi pouvoir se décliner au niveau local, lequel doit être une composante du niveau national. Or, nous avons déjà eu l'occasion d'exprimer notre point de vue concernant cet échelon majeur en termes de politique économique et d'aménagement du territoire que constitue la région, point de vue qui peut lui aussi être repris par la droite institutionnelle lors de ces prochaines échéances.

 

               En effet, la droite ne prendra aucun risque lors de la prochaine échéance électorale que seront les élections régionales dans la mesure où, sauf la Corse et l’Alsace, les régions sont détenues par les socialistes avec le mode de gestion  spoliateur et dispendieux qui caractérise ces derniers et qui ne peut qu’inciter nombre d’électeurs à changer de majorité. Dans certaines régions comme la P.A.C.A., le « vote utile » sera cette fois-ci vraiment de circonstance, pour peu que des «souverainistes » soient réellement associés à la majorité à la hauteur des engagements de la dernière campagne électorale. Peut-être sera-t'il l'occasion d'y décliner le fameux modèle "vendéen", lequel peut certainement se transposer dans le Midi!

 

Il s’agit donc désormais de soutenir l’action de la majorité dans une forme d’ « union sacrée » qui n’exclut pas les conditions posées. Conditions tenant bien sûr à un respect formel du sens profonds des engagements des dernières campagnes électorales mais aussi aux considérations d’équilibre territorial et de soutien aux petites et moyennes entreprises, nous allons y venir.

 

C’est donc sur aux problématiques « intérieures » qu’il importe de s’attacher désormais sachant que, si la crise financière semble passée avec l’éclatement des bulles spéculatives, les conséquences économiques et sociales à venir sont encore à venir,  tout spécialement dans notre pays où l’essentiel des incidences est supporté par la dette publique, qui ne peut que s’accroître au fur et à mesure de l’augmentation du déficit public. Lequel devrait plus que doubler entre 2008 et 2009!

 

 

Le Gouvernement en tout cas ne s'y trompe pas en lançant sa grande souscription publique, souscription qui présente l’avantage de mettre le citoyens à contribution pour sauver l’Etat-Providence, dont la société française actuelle s’est rendue dépendante et qui constitue encore le principal amortisseur de la crise.

 

 

L’annonce d’un grand emprunt public peut légitimement inquiéter et, selon Philippe Seguin, premier président de la Cour des Comptes, «  il ne faut pas que la crise que connaissent nos économies fasse oublier celle de nos finances publiques, qui est structurelle. Si la crise doit avoir une influence, cela doit être de nous inciter à redoubler ».

Autrement dit, si  plan de relance il doit y avoir, l’argent public supplémentaire dépensé doit l’être exclusivement en investissements et non en fonctionnement. Autant nous rejetons le dogmatisme budgétaire longtemps affiché par Bruxelles conduisant à condamner toute aide au secteur privé autant nous pensons que la dépense publique doit être-elle aussi-limitée dans son objet. C'est d'ailleurs toute l'insuffisance de la L.O.L.F. qui identifie les dépenses sans s'attacher à la "réorganisation" étatique.

 

A notre avis, comme l’a fait remarquer le député de la Vendée Dominique Souchet, l’efficience de la dépense publique doit s’apprécier « au plus près du terrain »  ce qui nous renvoie à notre théorie du « principe de subsidiarité ». L'efficacité de la dépense publique se caractérise par des objectifs précis et chiffrés afin que les sommes d'argent public dépensés ne disparaissent pas dans les bulles comme l'argent européen dans la bulle immobilière espagnole.

 

Mais le plus important est certainement ce que cache cette souscription d’emprunt public national qui laisse à penser que l’Etat cherche à diversifier ses sources de financement...

 

 

             Peut-on pour autant se réfugier dans le catastrophisme ? Non car le système explose, nous nous retrouverons dans la situation de l’Argentine il y a quelques années. Les Français ne sont pas encore prêts à la situation de faillite et il est préférable que le nécessaire changement des habitudes (ne serait-ce que le "retour à la terre") se fasse plus "progressivement".

 

 

Nous rejetons en effet « l’analyse » des opposants structurels qui misent sur la crise pour rebondir, non seulement parce que cela n’est pas conforme à notre vision du  Bien Commun mais aussi parce qu’elle inopportune. Profondément attachés à l’édredon social que constitue l’Etat-Providence dont ils commencent à comprendre qu’il n’est pas immortel, les Français ont maintenant tendance à faire confiance à ceux qui font office de « moins mauvais » gestionnaires. Et à ce compte-là, le choix entre le pragmatique François Fillon et l'idéologue Martine Aubry est vite fait. Or, si malheureuse cette situation soit-elle-encore cela est-il plus vrai dans les régions rurales délaissées que dans les banlieux "déracinées" où l'argent public se perd inutilement-, il est un fait qu'une faillite des services publics entraînerait une faillite de notre économie puisque les commerces vivent de la consommation.

 

Simplement, la seule reprise des argumentaires souverainistes par la majorité présidentielle aux élections européennes prouve que nous avons les moyens de poser nos conditions à notre soutien à cette nécessaire politique de "survie", afin que la survie dépasse le strict cadre du quinquennat Sarkozy même s’il se renouvelle .

Or, il relève du bon sens que l’on ne peut sauver l’Etat-Providence qu’en l’allégeant, ce qui implique de diminuer les « doublons fonctionnels » entre administrations centrales et services déconcentrés/décentralisés (on est loin de la problématique de suppression des départements !) mais aussi entre administrations elles-même, avec de véritables fusion de corps (et remise à plat des primes !). Je pense que nous sommes sur ce point en phase avec le gouvernement  Fillon. Mais cela implique aussi de mettre fin  à la politique du « solitaire solidaire » pour revaloriser le rôle social des communautés intermédiaires-à l'instar du conseil général de la Vendée- et c’est là que nous touchons aux nécessaires conditions, un peu dans le même esprit que  concernant le projet de loi sur le travail dominical que nous n'approuvons pas.  Mais je rappelle que notre ami Lionnel Luca en a éliminé les dispositions les plus gênantes qui aboutiraient à une « concurrence loyale » pour les petits commerces des bourgs et centre-villes et c’est justement dans cet esprit que nous concevons notre soutien conditionnel à la majorité. C'est tout l'intérêt de l'amendement! 

Quant à la teneur de ces conditions, il  s’agit notamment de prôner une politique d’aménagement du territoire équilibré et une politique d’aide localisée aux entreprises enracinées.

 

 

Mais, sans nous opposer pour autant à l’idée d’un allègement structurel des dépenses publiques, il nous faut insister sur la plus grande efficacité de la petite dépense ponctuelle sur la grande dépense générale.

Si la réforme des collectivités locales est nécessaire, la préservation des entités locales avec la "clause générale de compétence constitue la garantie d'une action publique efficace et équilibrée. Pour ce faire, il nous faut utiliser la même méthode que celle utilisée lors de certains combats ponctuels comme le vin rosé : une organisation d’élus locaux dans laquelle les élus de la Vendée auraient toute leur place.

En tout cas, les services publics locaux dans les zones rurales doivent être mises en balance avec…les allègements de charges des entreprises. 

En effet, si l’on part du principe qu’une certaine vitalité est nécessaire dans toutes les régions françaises, il est nécessaire que chaque suppression de service administratif ou industriel ou commercial doit être compensée par une réduction de charge pour les entreprises enracinée.

 

Cela nous amène à l’essentiel : nous devons privilégier un système où, à tous niveaux, on aide l’homme à vivre non pas là où il le souhaite arbitrairement mais, dans la mesure du possible, là où il est né et où vivent les siens. Cela évite l'engorgement des agglomérations et la desertification des campagnes avec déplacements de populations et problèmes de déracinement rendant utopique toute politique sociale, comme nos banlieues en constituent d'ailleurs un triste exemple.

Et pour cela, nous soutenons le volontarisme réformateur de la majorité présidentielle à la double condition que la politique volontariste ainsi manifestée dans le cadre des plans de relance se traduise avant tout par des projets localisés conduisant à une relocalisation des services ou, mieux, des petites et moyennes entreprises "enracinées", dans les régions d’origine pour contribuer à un aménagement du territoire harmonieux.

Il s’agit en tout cas de mettre fin aux délocalisations et à la désertification et, en termes de modalité comme de finalité, de privilégier le "local".

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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Vendredi 26 juin 2009
                Ainsi, l'échec des listes "Libertas" aux élections européennes dimanche dernier vient de  sceller le sort du Mouvement Pour la France, parti issu de "Combat Pour les Valeurs" et de la formidable campagne du "non à Maastricht" qui, deux ans après, avait débouché sur l'alliance du jeune président du conseil général de la Vendée avec le petit-fils du général de Gaulle et le visionnaire Jimmy Goldshmidt.  Ce dernier avait d’ailleurs, dans son ouvrage "Le Piège", annonçé  les ressorts de l’éclatement de la crise, appuyée sur une double dissociation entre le capital qui prospére en Bourse et le travail qui se délocalise, entre un Orient producteur de richesses n’ayant pas les moyens de les consommer et un Occident s’endettant sans cesse- pour se financer lesdites richesses.". Jusqu’au double « clash » de la Bourse, déjà produit, et des finances publiques, encore à venir.
            Toujours est-il qu’un bon résultat était impératif pour "rattraper" l'élection présidentielle et c'est pourquoi nous avons accepté de soutenir "Libertas". Un peu inutilement car, si nous avons dans un premier temps constaté avec plaisir l'alliance entre le parti du Vendéen et Chasse Pêche Nature Traditions, nous nous sommes rendus compte dans un second temps que les attaques virulentes de la campagne "Libertas" à l'encontre de l'ensemble du parti de l'Union Pour la Majorité Présidentielle ne faisaient qu'accentuer la posture de "contestataire" prise par Philippe de Vendée par l’élection présidentielle. Contribuant ainsi à la « couper » des réseaux d’élus qui constituent une partie des « corps intermédiaires » locaux qui ont fait le succès de la liste Pasqua/Villiers 1999, dans une moindre mesure, l’élection de Patrick Louis 2004.

           Nous avons donc fait notre travail sur les sujets ponctuels comme le vin rosé sans que cela ne profite à « Libertas » dont la vision de l’identité était pourtant la nôtre, car la mobilisation dépassait largement le simple attelage partisan MPF/CPNT.

 

         Mais c’est précisément cette question de l’identité qui a piégé Philippe de Villiers, lequel, n’ayant aucune leçon à recevoir en principe du fait de son bilan vendéen, s’est cru obligé au cours d’une très longue campagne présidentielle pour laquelle il était au départ largement médiatisé- parce que  succédant à une campagne référendaire brillamment menée- de reproduire le discours vindicatif et abstrait des « identitaires ».

             Même si le communautarisme de confession islamique constitue un problème réel que je combats par ailleurs, il n’empêche que Philippe de Villiers s’est fourvoyé en s’imaginant en chantre d’une Europe ethnico-culturelle et laïciste en guerre contre un Islam  conquérant. Ceci, alors que la France a toujours su jouer un rôle d’équilibre diplomatique et que les bandes de jeunes casseurs sont davantage constituées de « déracinés » que de fanatiques « barbus ».

Il est vrai que nos concitoyens ignorent largement la différence entre « Arabe », « Maghrébin » et « musulman » mais ce type de propagande n’a pas été pour les faciliter.

  Le résultat de l’élection présidentielle en résulte directement avec les  conséquences qu’il a entraînées en termes d’aura médiatique et de « rapports de forces ». Ce fût d’autant plus grave que le fondateur du « Puy-du-Fou » et défenseur des apiculteurs était certainement le souverainiste à la vision la plus « complète », dont la défense de la souveraineté française ne s’appuie pas sur un Etat gaullien artificiel mais, en vertu du principe de subsidiarité, sur une vision de l’identité « enracinée » à travers les terroirs et les territoires. Qualité que lui ont reconnue les dirigeants de Chasse Pêche Nature Traditions, trop tard pour enrayer le déclin de leur propre mouvement.

Le Rassemblement Pour l’Indépendance de la France de Paul-Marie Couteaux ne s’est pas joint à cette entente en raison de l’alliance avec le leader du non irlandais Declan Ganley, accusé à tort ou à raison d’atlantisme et cela semble avoir gêné sérieusement « Libertas » sans lui permettre de sortir de son état « groupusculaire » . Etat groupusculaire que les partisans de l’ancien député européen ont manifesté lors des quelques manifestations contre le traité de Lisbonne au cours de l’année scolaire 2007-2008 alors que le président du conseil général de la Vendée semblait dangereusement discret, comptant sur la bienveillance médiatique pour rebondir juste au moment de la campagne électorale européenne, tandis que Paul-Marie Couteaux se transformait en chantre de la division..

En fait, il semblerait que « Libertas », au niveau idéologique, aurait davantage composé avec des courants moins souverainistes mais plus « réactionnaires provinciaux » comme le Centre National des Indépendants mais, par malchance, ceux-ci aussi ont composé leur liste…

 

Nous n’évoquerons pas ici le cas du Front national dont le caractère « handicapant » du positionnement protestataire s’accroît d’échéance en échéance  et qui n’était pas partie prenante dans les grandes aventures souverainistes de 1992-1994, 1999 et 2004-2005.

Moins significatif mais plus intéressant, en dehors de son burlesque refus d’entente avec « Libertas »,  le club « Debout la République » de Nicolas Dupont-Aignan semble tombé dans le piège d’un jacobinisme «  laïcard » décalé mais semble surtout s’être marginalisé dans sa rupture avec le grand parti majoritaire en 2007 puisque, non seulement, certains anciens du Rassemblement Pour la France de Charles Pasqua siégeant au conseil d’administration ne l’ont pas suivi dans son aventure solitaire mais aussi des cadres éminents tels le député de la Drôme Patrick Labaune, aujourd’hui clairement intégré à l’U.M.P.

 

                Ce qui m’amène au cœur du problème que, dans leur propension à vouloir singer le positionnement stérile du Front national sans en avoir les ressources électorales initiales, les souverainistes français se sont bornés à considérés comme du « rapt sémantique ».

Je veux parler bien sûr du phénomène de récupération des discours et slogans souverainistes déjà initiés sous l’influence d’Henri Guaino pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et confirmés, chose inédite, lors de ces élections européennes à la faveur d’une présidence française finalement plutôt réussie, du moins dans son positionnement-même si je renvoie à mon bilan réalisé à l’époque » à l’époque où la crise financière commençait à obliger les responsables politiques à tenir compte a posteriori des arguments jadis développés par  Jimmy Goldshmidt. La « législature » 2009-2014 infirmera ou non cette  campagne mais, de toutes façons, l’éclatement de la crise et le « sarkozisme » ont « fait bougé les lignes ».

Mais si cette récupération a été possible, n’était-ce pas parce qu’une partie des élus, militants et sympathisants de l’U.M.P. y étaient acquis ? Chose parfaitement normale par ailleurs puisque ce parti avait vocation par nature à rassembler tous les courants de la droite classique et que, dans la foulée de l’élection présidentielle 2002 qui a vu une partie de l’ancien électorat Pasqua/Villiers 1999 se porter sur un Jean-Marie Le Pen en fait déjà déclinant, il fallait commencer par « récupérer » les anciens cadres du R.P.F. et donc leurs réseaux.  Libertas a alors commis l’erreur fatale d’attaquer l’Union Pour la Majorité Présidentielle en bloc, sans nuance alors qu’elle aurait du s’appuyer sur une partie de celle-ci.  Au pire cela aurait-il accentué la différence entre l’Ouest et les autres régions mais qu’il y avait-il à perdre ?

Tout à leur « stratégie de contestation », ils ont argué de l’incompatibilité entre gestion de la crise et traité de Lisbonne, chose exacte au regard des dispositions mais non encore démontrée par les faits et sur la position exacte du chef de l’Etat et la réalité du processus d’adhésion de la Turquie mais sans s’attacher aux véritables explications, notamment diplomatiques, qui auraient conduit à une réflexion plus crédible sur l’O.T.A.N. En diplomatie et en droit international, les choses ne se font pas « brutalement » et je pense que l’excellent député diplomate Dominique Souchet le sait nécessairement.

 

Cette « contestation » semblait d’autant plus incongrue que sur trois sujets majeurs que sont le vin rosé, la T.V.A. dans la restauration ou le fonds d’investissement souverain, nos idées ont trouvé des éléments d’application.

Sans parler de quelques éléments de la loi T.E.P.A. ou même du projet de loi sur les « bandes » annoncé par le maire actuel de Nice Christian Estrosi.

 

Bien sûr, il s’agit davantage d’un souci de pragmatisme de la part des institutions européennes et de leurs partisans, savamment affiché depuis la victoire du « non » en France et dans les Pays-Bas  qui n’empêche ni la poursuite de dispositions condamnables ni la présence de personnes aux positions notoirement opposées.

Dernier en date le nouveau secrétaire d’Etat aux affaires européennes LELOUCHE, notoirement favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne mais imagine-t’on sérieusement  qu’il recueille l’aval de la majorité sur ce point ?

C’est sûr les positions relayées par ce « l’aile droite de l’U.M.P. » qu’il faudra s’appuyer désormais.

 

 

             Il va plutôt s’agir au cours des prochaines années de tâcher de « garder le cap » au sein de la majorité-je reprends sciemment une expression issue de la campagne des européennes 2004-, majorité dont nous approuvons le processus de réforme de l’Etat par ailleurs, quitte à y constituer un bloc « euroréaliste » auprès des élus favorables à une Europe de la subsidiarité. Et qui sont plus nombreux que l’on ne le croit eu égard à leur soutien à la « présidence française » même si certains comme Madame Grossetête, qui n’ont pas encore tout compris, attribuent son relatif succès au mythe de « l’Europe unie » dont, justement, Nicolas Sarkozy a su faire fi.

Au sein de cette « aile droite », relayée par des élus, des associations et des réseaux, les dirigeants du conseil général de la Vendée seront amenés à avoir une place mais, compte tenu des errements passés et de sa dépendance vis-à-vis de l’électorat de la majorité, le M.P.F. devra réexaminer sa place dans les autres régions.

Par ailleurs, cela n’empêche évidemment pas de travailler  avec des organismes politiques « indépendants » mais, en dehors des élections locales, ceux-ci ne doivent plus espérer jouer le « compromis démocratique » de Maurras qui ne redeviendra opportun que lorsque « l’aile droite » de l’U.M.P. se sera autonomisée.

           Et qu’on ne vienne pas me dire que la crise va accentuer le « vote protestataire » ou les partis d’opposition : les gens sont aujourd’hui trop attachés à la société de consommation dépendantes d’un Etat-Providence qui assure un maintien artificiel du standard de vie. A moins que l’inflation ne reprenne et dégénère et jusqu’à l’éclatement de la dernière bulle que constitue la « dette publique » mais à ce moment-là, je conseille à l’ensemble de mes concitoyens de reprendre des habitudes plus rustiques.

La France et le monde pourront y gagner par ailleurs mais c’est un autre débat que j’ai d’ailleurs déjà abordé.

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : Mouvement pour la France
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Mercredi 24 juin 2009

              Face à l’aggravation sans précédant de la dette publique et des comptes sociaux, le relèvement de l’age du départ à la retraite est proposé comme alternative. Comme il n’est pas envisageable de taxer davantage les salaires des jeunes actifs et délicat de réduire les retraites des personnes âgées, l’allongement des durées de cotisations est avancée comme solution universelle. Cela n’est pas sans bon sens d’ailleurs !

Rien ne sert de d’augmenter la durée de cotisations théoriques si dans le même temps on favorise les dispositifs d’assistanat « actif » comme le R.S.A. (financé par les économies des ménages) peut le devenir ou le paiement d’un salaire « complet » pendant un an après licenciement comme vient de l’annoncer le Président de la République.

Mais face à l’explosion du chômage aggravée-mais non générée- par l’explosion des bulles spéculatives consécutives à la crise du « capitalisme financier, on peut aussi se demander s’il ne serait pas plus sain de mettre les « jeunes au travail », qui, une fois le pied « mis à l’étrier » constitueront autant de cotisants au cours de leur carrière.

En revanche, le Président de la République a clairement raison de privilégier l’investissement à la consommation car cette dernière ne permet pas réellement de re dynamiser notre appareil productif et accroît notre risque dette publique…En revanche, c’est bien l’appareil productif qui permet de faire vivre l’économie locale tout en apportant des ressources à l’économie nationale. Cela peut nécessiter effectivement un rôle important pour les collectivités locales et c’est en cela que le projet de « grand emprunt national » annoncé par le chef de l’Etat au Congrès m’inspire quelques inquiétudes car c’est toujours « au plus près du besoin » que l’on dépense le plus efficacement l’argent public.

 

Personnellement, je pense que le problème-et donc la solution-réside bien dans la répartition du travail mais je reste frappé que personne ne s’intéresse aux éléments de ce double déséquilibre.

La théorie de la Division Internationale du Travail d’après Ricardo a abouti à un déséquilibre entre un Occident consommateur de richesses et un Orient producteur, le premier s’endettant auprès du second pour…continuer à consommer.

L’Organisation Mondiale du Commerce et la Commission de Bruxelles avec son combat obstiné contre « les restrictions à la libre circulation » en sont directement responsables.

 

Ce déséquilibre territorial a été amplifié, et c’est là que l’on retrouve le rôle néfaste de la mondialisation, par la faillite des industries et des agricultures aboutissant à des zones désertifiées ou dépendantes des « services publics »  et services à la personne.

Car s’ajoute là la notion d’équilibre sectoriel : face aux défis de la mondialisation, il nous semble nécessaire de ne pas tout miser sur une même carte, de ne pas mettre "tous ses oeufs dans le même panier". Lorsque la principale entreprise du pays fait faillite, la collectivité territoriale concernée doit pouvoir miser sur d’autres entreprises pour relancer l’activité.

Or, un aménagement du territoire bien conçu peut amener un ensemble d’activités agricoles à favoriser certaines industries lesquelles vont à leur tour générer des industries secondaires sous-traitantes et des services.

Cet équilibre passe évidemment par un « maillage » de petites et moyennes entreprises « enracinées », constituant en elles-même une partie des « communautés intermédiaires », ne présentant pas les défauts structurels des grandes entreprises tentées par la délocalisation ou la spéculation boursière.

 

Cet équilibre doit être garanti par un bon système d’écluses douanières mêlé d’une T.V.A. sociale consistant en des prélèvements sur les produits d’importation d’un montant au moins équivalent à ceux des charges sociales de nos entreprises.

 

 

Par JEAN DU TERROIR - Publié dans : REFLEXIONS POLITIQUE NATIONALE
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